Le règne des désaxés, des dérangés et des déviants

Quand on y réfléchit, ce que ça prend pour défaire une tyrannie, un État policier, une dictature, ou tout autre forme de pouvoir indu et oppressif est braquer les projecteurs sur eux et ainsi éliminer les zones sombres. Car c’est dans ces zones de noirceur que la tyrannie s’installe peu à peu, car elle est toujours illégitime et doit donc se cacher pour survivre son enfance. Lorsqu’on arrive à forcer un régime totalitaire et liberticide qui avance à visière baissée à se comporter tel qu’il est réellement, au vu et au su de tout le monde, on passe alors le moment crucial où le proverbial empereur apparaît nu à tous.

La population ne peut plus dorénavant prétendre que les habits de l’empereur existent, on apprécie la réalité pour ce qu’elle est, sans détour ni aveuglement. Ainsi, lorsqu’on cesse de vivre dans la peur et qu’on force une tyrannie à agir en tyrannie, on l’expose à la vue de tous, dans toute sa laideur et son vide de sens.

L’information et son contrôle sont plus que jamais une composante primordiale du pouvoir. Depuis des siècles, les décisions qui ont changé le cour de l’Histoire ont été prises par de petits groupes élitistes dans les couloirs du pouvoir étatique et religieux. Il est toujours plus facile de contrôler une population et le pouvoir lorsque cette dernière est à 95% illettrée et vit dans la peur et l’instabilité constante.

À l’ère de l’Internet, ce monopole de l’information a été brisé. C’est une révolution de la façon dont l’information circule dans la société qui s’est opéré. L’ordre établit en a été bouleversé. Il y a eu un éveil global des consciences sur la planète. Les effets ne font que commencer à se faire ressentir. Il y a cinq ans, vous auriez parlé des Bilderberg publiquement et vous auriez passé pour un hurluberlu conspirationniste; tandis qu’aujourd’hui, même les médias traditionnels en parlent. D’ailleurs, lors du dernier sommet des Bilderberg en Espagne, plusieurs individus qui joignent normalement le groupe à sa rencontre annuelle, ne s’y sont pas présentés parce qu’ils disent avoir ensuite des ennuis avec les questions et le traitement médiatique qu’ils reçoivent en rentrant dans leur pays.

Encore tout aussi significatif, il y a Zbigniew Brzezinski qui lors de la dernière rencontre du Council on Foreign Relations (CFR) à Montréal a fait l’étonnante admission « qu’un éveil politique global » s’opérait, et que « pour la première fois de l’Histoire de l’humanité, presque toute l’humanité est politiquement active, politiquement consciente, et politiquement interactive ». Ce nouveau développement totalement unique dans l’Histoire humaine prend place partout autour du monde et est sans précédent tant au niveau du volume que de sa portée. Il est aussi la plus grande menace des structures globales du pouvoir.

C’est une menace parce qu’il devient presque impossible de manipuler par les mensonges, de contrôler les esprits par la propagande et la peur. La vérité devient de plus en plus difficile à cacher. Les faux vernis s’écaillent et ce qu’ils ont de plus important s’évapore: leur apparence de légitimité et de crédibilité.

La clique mafieuse du G8/G20 peu bien se rencontrer anti-démocratiquement à huis clos en gaspillant un milliards de dollars de notre argent pour se protéger de nous, ils ne font que se révéler au grand jour pour ce qu’ils sont: une bande de charognards sans honte qui ne sont plus nos représentants depuis belle lurette, mais qui décident sans nous consulter comment gérer nos vies et notre futur. Aux yeux de la vaste majorité de la population, ces gens n’ont absolument aucune crédibilité que ce soit. Zéro.

Entre ce qu’on peut lire et entendre dans les médias traditionnels et dans la blogosphère indépendante, il y a un monde de différence. Il semble que si on regarde le monde via le prisme des grands médias, l’empereur nu est toujours perçu et projeté comme étant habillé. Mais pour les dizaines de millions d’individus, d’activistes, de chercheurs indépendants, de blogueurs et de journalistes citoyens à travers la blogosphère, la réalité apparaît telle qu’elle est, sans distorsion.

Ainsi, il est criant pour l’ordre établi d’être certain que les citoyens ne puissent seulement lire et entendre l’information qui est caractérisée de « nouvelle » par les médias corporatifs à propos de ce qui se passe dans le monde. Les gouvernements et l’ordre établi sont absolument terrifiés d’une blogosphère indépendantes qui est en mesure d’obtenir la vérité à propos de plusieurs évènements critiques se déroulant autour du monde et dans son pays. Ils veulent donc un total cyber-contrôle de l’Internet pour prévenir toute continuation de cela.

C’est dans cet esprit que le gouvernement fédéral sous Obama est sur le point de recevoir le pouvoir absolu de fermer l’Internet pour une durée de quatre mois si le projet de loi « The Protecting Cyberspace as a National Asset Act » passe la dernière étape de vote du Sénat. Sous ce nouveau pouvoir totalitaire, le président des États-Unis, en réponse d’une directive du Homeland Security. Le prétexte officiel est bien évidemment de protéger la sécurité nationale et les secrets d’État. Le « mur de silicone » est dressé à travers l’Amérique.

Des mois avant que le 9/11 se produise, les États-Unis avaient déplacé toute une armada militaire dans le golfe Persique prêt à attaquer. Le lendemain du 11 septembre, les Talibans sont accusés de protéger et cacher Bin Laden en Afghanistan et comme par magie, l’invasion pu être lancée dans les semaines qui suivirent. Dans le mois qui ont précédé mars 2003, le monde entier fut témoin d’une campagne médiatique intense pour démoniser l’Irak et Saddam Hussein, terroriser la planète entière avec les fausses armes de destruction massive, la menace des armes nucléaires inexistantes et les prétendus liens avec l’Al-Qaïda dans le but de préparer la guerre et la vendre. Les effectifs militaires un coup en place, la guerre sera lancée.

Aujourd’hui, tous ces mensonges ont été exposés. Pourtant, la même recette est utilisée pour nous vendre une nouvelle guerre contre l’Iran, un ennemi perçu de la part d’Israël et des États-Unis. Cela fait maintenant quelques années que cette guerre contre l’Iran est voulue et se prépare. Mais elle est quasiment impossible à vendre, tous les trucs du livre ont été essayés, mais sans succès. La population internationale réunie sur la blogosphère refuse de mordre à l’hameçon.

Mais l’empereur a besoin de cette guerre potentiellement mondiale pour détourner l’attention de sa nudité: sa nature despotique et les fiascos épiques dont il est le responsable. On passe à la cinquième vitesse, on pèse sur l’accélérateur. Selon les informations partagées par Wayne Madsen, c’est le gouvernement américain qui aurait poussé dans le dos de BP pour driller dans le réservoir du Macondo dans le golfe du Mexique dans le but de s’assurer un approvisionnement en pétrole de huit mois dans la perspective où une guerre contre l’Iran serait entamée et que le flot de pétrole en provenance du Moyen-Orient soit interrompu.

Selon les sources de Wayne Madsen Report (WMR) au sein du Corps des ingénieurs de l’armée et de la Federal Emergency Management Agency (FEMA), le Pentagone et les ministères de l’Intérieur et de l’énergie ont dit à l’Administration Obama que les 3 à 4 milliards de barils de pétrole nouvellement découverts dans le Golfe du Mexique couvriraient les besoins pétroliers zuniens pendant au maximum huit mois, au cas où une attaque militaire contre l’Iran aboutissait au blocage de la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, entraînant l’arrêt de l’approvisionnement pétrolier du Golfe Persique pour la Zunie.

Selon les sources gouvernementales de WMR, Obama, Salazar, Chu, et Gates on donné dès le début leur feu vert pour les opérations du forage risqué à Macondo.

WMR a appris que BP a pu repousser plusieurs contrôles de sécurité du fait du haut niveau d’intérêt de la Maison Blanche et du Pentagone pour l’exploitation du riche filon trouvé dans le golfe du Mexique afin de planifier une attaque militaire contre l’Iran sans avoir à se préoccuper de la pénurie de pétrole et de gaz naturel en provenance du golfe Persique après l’ouverture des hostilités. (Source)

Tout comme dans les mois précédant l’agression de l’Afghanistan en 2001, de puissants effectifs militaires américains sont présentement déployés dans le golfe Persique et la mer Rouge, autour de l’Iran. Il s’agit d’un porte-avion accompagné d’une douzaine de navires de guerre américains et un israélien, de sous-marins à capacité nucléaire américains et israéliens, de troupes d’infanterie, de véhicules blindés et de munitions. La Israeli Air Force (IAF) a acheminé de l’équipement militaire à une base en Arabie Saoudite tandis qu’une importante force américaine s’est massée en Azerbaïdjan qui se trouve à la frontière nord-ouest de l’Iran.

Israël a stationné trois de ses cinq sous-marins de classe Dolphin dans la mer Rouge et opèrent le long des côtes iraniennes en tout temps. Bien que ce soit l’Iran qui est accusée de vouloir produire des bombes nucléaires, c’est en fait ces sous-marins qui sont armés de missiles de croisières équipés de têtes nucléaires de 200 kilotonnes ayant une portée de 1500 kilomètres. Ces bombes nucléaires ne sont pas seulement pointées vers l’Iran, mais bien aussi vers les capitales européennes et pourraient toutes les détruire, selon Martin Van Crevel, professeur israélien et historien militaire.

C’est la fuite vers l’avant des désaxés. Face aux scandales grandissants et la connaissances des vrais artisans des crises économiques, du pétrole de BP dans le golfe du Mexique, de l’attaque de la flottille d’aide humanitaire en eaux internationales et autres, les dérangés ont besoin de détourner l’attention des gens. On ne déplace pas de tels effectifs militaires lourds sans penser s’en servir. Il ne manque qu’un faux prétexte, une fausse attaque terroriste (sur l’infrastructure de l’Internet?) ou un acte simulé de provocation pour partir la guerre. À partir de ce moment-là, nous pouvons nous attendre à ce qu’Obama pense à éteindre l’Internet; les déviants qui paradent comme nos sauveurs au G/20 pourront dormir tranquille tout en finissant de nous voler et tout baignera dans l’huile de BP pour le reste du monde.

La seule arme qu’il nous reste est ce projecteur de lumière qu’est l’Internet. Braquons-le directement sur les activités néfastes qui se déroulent sous nos yeux. C’est le moyen le plus efficace pour enlever le semblant de légitimité et de moralité de l’élite en place. Sans ce masque de crédibilité et de légitimité, ces décideurs, leaders, autorités, chefs d’État apparaissent tel qu’ils sont véritablement: des psychopathes désaxés malades de contrôle et assoiffés de pouvoir dont le règne s’achève. Ils le savent et en sont terrifiés.

Accueillez le règne des hommes et femmes informés, souverains et indépendants.

François Marginean

9 pensées sur “Le règne des désaxés, des dérangés et des déviants

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    29 juin 2010 à 23 11 25 06256
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    Je veux bien…
    Mais présentement, internet, autant que les manifestations G8,G20,G.X et toute autre critique ne servent qu’à dénoncer le pouvoir en place. Cela donne l’impression que le seul but est de remplacer ce pouvoir.

    Mais par quoi ?
    La très grande majorité de la population est convaincue (ou bien prête à le croire) que le pouvoir en place profite d’eux.
    Le chemin idéal n’est certainement pas celui de dénoncer (et du coté du pouvoir d’étirer la sauce ) jusqu’à ce que tout cela explose.
    Qu’est-ce qui se relèverais d’un tel chaos ? Fort probablement un gouvernement encore plus totalitaire.

    Ce qu’il manque est un projet. Présentement, c’est le néant total. Le citoyen n’est pas fou et voit bien qu’il n’y a pas d’alternative qui se présente à lui. Faute d’alternative, il opte (avec raison) pour le statut-quo.
    (Une question comme cela justement, quelles sont les alternatives s’offrant à celui qui dénonce notre système ? Le socialisme dans toutes ses variations, le libertarianisme avec toutes ses terreurs, l’écologisme qui est la philosophie du moins-être. D’autres choix quelqu’un ?)

    Sans dire qu’il ne faut pas dénoncer les abus de ceux au pouvoir, je crains le jour ou ce système tombera en banqueroute, déroute, etc. sans qu’une alternative acceptable soit visible à une majorité de gens.

    Internet pour dénoncer, oui. Mais il ne faut pas oublier de tracer le chemin du futur…

    PS: A Francois Marginean: ne le prenez pas personnel, mon commentaire ne s’adresse vraiment pas à vous en particulier, mais bien à nous tous qui critiquons sur le NET.

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    30 juin 2010 à 21 09 05 06056
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    François Marginean,

    Je trouve vos textes toujours passionnants, tout comme cet article qui en fera réfléchir plusieurs, y compris moi. Voici quelques réflexions.

    LE NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL
    J’en suis restée abasourdie quelques secondes, lorsque sur RDI durant le G-8 et le G-20 qui vient de se terminer à huit clos à coût de 1 milliard, on parlait bien du « Nouvel ordre économique mondial ». Tout en étant vigilent sur le Web, tout ce qui se lit n’est pas faux. C’est à chacun de se faire sa propre idée réaliste.

    S’ils les dirigeants USA songent maintenant à fermer l’internet pour 4 mois, peut-être ont-ils crainte que nous adhérons à des réalités cachés à la population en général. Quelle réalité ? Celle que des astronautes et cosmonautes qui ont révélés sur un vidéo dans le Web, avoir vu des OVNIS et gens différents des humains en train de les surveiller. Où peut-être que le Vatican aussi qui a commencé à révéler voir des OVNIS ? Où on craint de nous choquer si on découvre que l’atmosphère est rempli d’épandage de chemtrails.

    Tout est possible en ce bas-monde. Je garde espoir que les gens se réveillent de plus en plus avec des médias indépendants et ouverts au citoyens ordinaires, en plus du Web qui est devenu presqu’aussi essentiel que l’eau des villes bombardée de fluor….peut-être pour nous endormir davantage ?

    Patricia Turcotte
    Le 30 juin 2010

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    30 juin 2010 à 23 11 59 06596
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    Le « New World Order » n’est pas un thème nouveau chez la présidence américaine. Cela fait trois ou quatre présidents qui en parlent à différents sujets.

    Le sujet économique actuel est causé par la débâcle économique de l’an dernier à travers le monde.

    Si la guerre contre l’Iran était voulue vraiment, il était très simple de crier que la catastrophe du Golfe du Mexique avait été causé par une attaque « terroriste » des Iraniens, et de déclarer la guerre.

    Dénoncer les abus, rectifier les fausses infos, d’accord; mais soyons conscient que d’être anti -« tout ce qui est actuellement » n’est pas une garantie de « vérité ». L’Internet est une arme, encore d’accord; mais c’est une arme à deux tranchants. Il faut en être conscient et ne pas tomber dans tous les panneaux qui se présentent.

    Internet peut servir à toutes les politiques existantes actuellement. C’est le prix à payer pour la liberté d’expression pour chacun des individus. Il ne reste que le raisonnement de chacun pour faire le poids. La démocratie se doit d’accepter ces avantages tout autant que ces inconvénients.

    De toutes façons, l’information pour ou contre « quoi que ce soit », circule beaucoup plus librement en amérique qu’en France, notamment. Il y a énormément de sites internets français qui m’intéressaient et qui sont rapidement disparus pour toutes sortes de raisons non expliquées. Ces sites allaient tous à l’encontre des opinions officielles; que celles-ci soient scientifiques ou autre.

    André Lefebvre

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    5 juillet 2010 à 15 03 34 07347
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    «Depuis des siècles, les décisions qui ont changé le cour de l’Histoire ont été prises par de petits groupes élitistes dans les couloirs du pouvoir étatique et religieux.»

    Les élites se sont donnés sinon, des États, pour asseoir leur domination. Et dans un contexte libertaire, les cartels se créent encore –puisque le libertarisme n’a rien trouvé de mieux que de les nier pour les éviter-. Au pire, si ce ne sont plus des États qui font le sale boulot des parasites bourgeois incapables de créer eux-mêmes la richesse –la faisant créer par ceux qu’ils exploitent, en l’occurrence, les prolétaires…-, ce sont les polices privées qui s’en chargeront.

    Car oui, dans un système libertaire, certains possèdent encore plus que d’autres, comme au capitalisme c’est le pain quotidien- sans qu’un mérite n’y soit attribuable-. Alors si certains possèdent plus, ils jouent inévitablement un plus grand rôle social que leurs équivalents moins riches. Bref, les problèmes du capitalisme corporatiste ne seront pas choses oubliées sous un régime libertarien. Et régime il y aurait, car il y aurait accoutumances entre pareils, entre mieux nantis. Il y aurait concertation à nouveau, et les élites reverraient le jour.

    C’est aussi ça, le système libertarien, totalitaire qu’il est soi.

    «Il est toujours plus facile de contrôler une population et le pouvoir lorsque cette dernière est à 95% illettrée et vit dans la peur et l’instabilité constante.»

    Effectivement, et ce pourquoi je crois, les Cubains soutiennent aujourd’hui le socialisme à Cuba, même si ces Cubains aimeraient bien avoir un peu plus de matériel «inutile, mais plaisant». Après la fin des combats –En fait, les combats continuaient en les meurtres des alphabétiseurs et des médecins envoyés dans toutes les régions par Fidel Castro!- à Cuba, Fidel Castro et son gouvernement ont envoyés des milliers de médecins et d’enseignants à travers les lointaines campagnes du pays, afin de contrer l’analphabétisme de Cuba, largement partagé par une population assez pauvre. Pour apprendre à l’école, sous Batista –même sous Machado, ou avant…-, il fallait être très aisé, comme les parents de Fidel Castro. Et pour avoir le droit à la santé, il fallait être chanceux, ou lécher les bonnes couilles comme on dit. Il n’y avait à Cuba, que 6000 médecins, dans le domaine privé bien sûr, et donc, conséquemment, réservés pour les riches –une minorité évidente-.

    Aujourd’hui, le peuple Cubain se tient debout. Non pas parce qu’on lui quoi et comment le faire, mais parce qu’il sait que ce qu’on lui de faire, et comment le faire, en sachant lire, c’est aussi la bonne affaire à faire. L’État, contrairement aux prétentions de François ici, n’est pas toujours l’outil des élites, et d’elles seules. L’État Cubain par exemple, sert les intérêts de la majorité cubaine, et non pas ceux de l’élite, comme c’était le cas sous Batista, et comme c’aurait été le cas sous un gouvernement issu de l’opération «Bush 2000», où George W Bush Jr voulait envahir l’île, et y imposer des ministres déjà choisis au Pentagone –la clique de Miami, les nostalgiques de Batista…-.

    «La vérité devient de plus en plus difficile à cacher.»

    Comme le fait que le libertarisme n’est qu’un capitalisme, plus sauvage encore que celui qui existe actuellement. Corporatisme ou non, le libertarisme mène aux corporations, inévitablement.

    Sinon, c’est un excellent texte qui annonce l’inévitable. La mauvaise gestion de crise mondiale de parasites acculés au pied du mur. Et effectivement, la fin de quelque chose s’en vient.

    @ François J

    «Qu’est-ce qui se relèverais d’un tel chaos ? Fort probablement un gouvernement encore plus totalitaire.»

    Un régime de Seigneurs de guerre?

    «Ce qu’il manque est un projet. Présentement, c’est le néant total. Le citoyen n’est pas fou et voit bien qu’il n’y a pas d’alternative qui se présente à lui. Faute d’alternative, il opte (avec raison) pour le statut-quo.»

    Je ne suis pas d’accord. On lui a dit toute sa vie, au citoyen, que les alternatives étaient males. Que le socialisme entre autre, était le fruit de Satan. D’ailleurs, on a même montré au citoyen ce qu’on faisait des socialistes. On l’a fait en Amérique latine au prix de centaines de milliers de morts, au Vietnam au prix de millions d’autres, et partout dans le monde au prix de millions encore… L’anticommunisme a été plus sanglant que le stalinisme de Staline. Plus encore que celui de Mao, pourtant coûteux en vies humaines lui aussi.

    Les alternatives? Il y en a! Il faut enlever ses œillets pour les voir!

    «Le socialisme dans toutes ses variations, le libertarianisme avec toutes ses terreurs, l’écologisme qui est la philosophie du moins-être. D’autres choix quelqu’un ?)»

    D’après moi, le socialisme va de pair avec la nature, car la science va de pair avec le marxisme, et lui, avec le matérialisme. Bref, le marxiste, ou socialiste, se doit de respecter la science, la nouvelle, au jour le jour. Donc, il se doit de tenir compte des constats scientifiques sur le climat, sur la faune et la flore. Sinon, le marxiste se le prétendant, et faisant fi de ces principaux faits, fait lui-même fi du marxisme dont il se prétend. Il fait dans l’imposture, comme Staline et Mao d’ailleurs, l’ont fait. Et tout le monde sait que l’habit ne fait pas le moine.

    @ LARTISTE

    «Si la guerre contre l’Iran était voulue vraiment, il était très simple de crier que la catastrophe du Golfe du Mexique avait été causé par une attaque « terroriste » des Iraniens, et de déclarer la guerre.»

    Pas vraiment. Quand ils ont tenté de salir Saddam Hussein, ils s’y sont pris de diverses manières avant de conclure et d’envahir. Nous avons des populations dupes comme le disait Chomsky –parce qu’elles sont conditionnées disait aussi Chomsky-, mais dupes à ce point? Sinon, ce serait comme dire que, tout le monde est au point naïf qu’il «croit» que la bourgeoisie mérite le fruit du labeur d’autrui, de par sa possession préalable de capitaux pour acquérir les moyens de production, inaccessibles sans capital.

    Non, nous ne sommes si dupes. Ils y vont en Iran, ce n’est qu’une question de temps. Autour de la fin juillet, on verra. Tout est là pour que cela se produise. La mise en branle de toute une unité navale, et d’une autre, de milliers de fantassins, de missiles balistiques (ou de croisière, guidés au laser…), etc.. De plus, Washington ne cesse de plaider auprès de ses partenaires stratégiques la mise en place d’un couloir aérien pour qu’Israël puisse continuer de faire ce qu’elle fait et ce qu’elle a toujours fait, c’est-à-dire de bafouer les lois internationales, les droits humains et user entre autre, d’armes de destruction massive qui ne sont permises qu’aux élites munis de la «force» -grâce à leurs capitaux-.

    Et comme le dit ici François Marginean, toutes les recettes ont été utilisées, sans succès, pour faire la promotion de cette prise 2 dans cette région. Même si les gens peuvent être assez dupes pour embarquer dans la logistique guerrière des vautours de la maison blanche, ce qui les empêche ici d’avancer offensivement, n’est peut-être pas le fait de conscience de certains, comme on le prétend, mais plutôt, possiblement, le taux de cynisme qui prévaut, tant au secteur économique que celui du social, qui vont de pairs en fait.

    La guerre en Irak, elle a été très bien dénoncée par les gens du web. Elle a eu lieu quand même. Nous avions tous mis notre grain de sel dans le rouage, et pourtant… Nous avons démontré le financement jadis –par Washington-, du défunt dictateur irakien. Nous avons démontré la double-mesure quant aux ADM que pouvait détenir l’Irak, mais qui étaient aussi présentes en sol états-unien… Nous avons fait le tour des conflits d’intérêts, des contrats sans appel d’offre, de la privatisation du pétrole irakien à partir du Congrès états-unien. Nous avons même été jusqu’à démontrer que la fortune des Bush était issue elle, d’affaires entre Bush grand-père et l’Allemagne nazie. Nous avons tout fait, même «prédit» le million de morts, dont surtout seraient des civils. Que n’avons-nous pas fait pour salir l’idée d’aller faire une guerre en Irak? J’étais de ces 300 000 au moins, dans les rues de Montréal. Je n’avais vu, pour ma part, de pareille manifestation. À travers le monde nous étions concertés pour contrer cette guerre, bien plus nombreux que ceux qui la défendaient. Même l’ONU a condamné et a refusé de donner son aval. Et pourtant…

    Elle aura lieu cette guerre. Il faut amuser la galerie, les combats de gladiateurs ne suffisent plus. Et c’est bien trop payant d’y participer, si vous êtes certain d’obtenir les contrats de reconstruction pou de divers projets post-guerre. Comme ce fut le cas pour Haliburton.

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    6 juillet 2010 à 8 08 52 07527
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    Je crois pour ma part que Washington n’a pas les moyens de ses ambitions. Elle n’ira en Corée que si elle peut utiliser ses armes nucléaires pour raser le principal des troupes. Cette armée nord-coréenne a bien beau être désuète en matière de technologies militaires, mais son poids en hommes fait trembler de peur, ainsi que la détermination de ces soldats vis-à-vis le régime de Kim-Jong-Il.

    Et je ne crois pas que celui-ci soit le seul chef en réalité. Je suis pas mal certain qu’à l’instar de ce qui se passe en «Birmanie», une junte militaire aux côtés de Kim-Jong-Il trouve écho dans ce régime, elle a ses intérêts bien à elle.

    Ensuite, une chose est certaine, la Corée du Nord de Kim-Jong-Il n’a rien de communiste, ni de socialiste. C’est la dictature d’un seul homme sur le prolétariat, et non du prolétariat sur la totalité de la population, comme se veut l’être le communisme. La Corée du nord n’a que l’étendard
    qui soit authentique. Rien d’autre…

    Si ce régime peut tomber, c’est une bonne chose, mais ce n’est pas aux autorités états-uniennes d’aller faire la morale dans cette région mondiale, surtout pas. D’ailleurs, on leur impute, aux forces spéciales états-uniennes, le sabordage de la corvette sud-coréenne. Le Cheonan ne fut donc pas coulé par les nord-coréens, mais par les alliés de Séoul. Le tout n’est qu’un prétexte pour débuter les hostilités.

    Et d’autre part, plutôt que de paniquer sur les quelques ogives nucléaires nord-coréennes, il vaudrait mieux s’inquiéter des mille ogives nucléaires états-uniennes déployées et prêtes à faire feu, sur la frontière conjointe des deux Corée! La presse occidentale s’en fiche pas mal, de ces ADM là…, comme toujours.

    Certes, ce régime dictatorial doit tomber, mais de la main de son propre peuple, non pas de celle déjà tachée de sang états-unienne. Les États-Unis d’Amérique ont mis en place des tas de dictatures comme celle de Kim-Jong-Il. Rappelez-vous le Sha, Pinochet, Suharto, et un tas d’autres porcs en Amérique latine et en Asie.

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    6 juillet 2010 à 10 10 31 07317
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    « D’ailleurs, on leur impute, aux forces spéciales états-uniennes, le sabordage de la corvette sud-coréenne.  »

    Si cela est exact, cela contredit ce que tu dis plus haut:
    « Je crois pour ma part que Washington n’a pas les moyens de ses ambitions. Elle n’ira en Corée que si elle peut utiliser ses armes nucléaires pour raser le principal des troupes. »

    Mais ma question sur la Corée du Nord, ne visait pas les USA; elle visait à demander ton opinion sur la chance que la Corée du Nord puisse utiliser ses armes nucléaires inconsidérément (à notre point de vue évidemment; pas au leur) bien avant l’Iran ou les USA.

    « Et d’autre part, plutôt que de paniquer sur les quelques ogives nucléaires nord-coréennes, il vaudrait mieux s’inquiéter des mille ogives nucléaires états-uniennes déployées et prêtes à faire feu,… »

    Remarque qu’un seule suffit au départ. Curieusement, Je suis moins inquiet de l’utilisation d’armes nucléaires par les USA, la Russie, la France, l’Angleterre la Chine et même l’Inde et le Pakistan que par la Corée du Nord et bientôt l’Iran. Je me demande pourquoi, en fait.

    Probablement parce que les dirigeants de la Corée du Nord me semblent un peu « déséquilibrés » et que ceux de l’Iran considèrent « normal » le suicide terroriste style « kamikase ».

    « Rappelez-vous le Sha, Pinochet, Suharto, et un tas d’autres porcs en Amérique latine et en Asie. »

    Je me rappelle très bien. Ces « mises ne place » de dictatures me semble avoir été pour installer le capitalisme dans ces pays, en un premier temps, et la démocratie par la suite.
    Pinochet: sur le plan économique, son régime est marqué par la libéralisation de l’économie, la liberté des changes et l’ouverture du pays à la concurrence internationale. Finalement, il a dû accepter la démocratie.

    Pour Soeharto, à partir de 1967 jusqu’en 1998, Le revenu moyen par habitant progressa de 70 $ à 1300 $ et le nombre d’Indonésiens pauvres passa de 56 % à 12 %. Le taux d’analphabétisme fut réduit, l’espérance de vie augmenta. L’inflation tomba de 600 % à 6,5 %. À la suite de Soeharto, une transition à la démocratie s’est installée.

    Pour le Sha, après la Seconde Guerre mondiale, Mohammad Reza Pahlavi se rapprocha progressivement des États-Unis et entretint des liens très étroits avec la Maison Blanche, en particulier avec les présidents Eisenhower et Nixon. Par la suite, tout en demeurant un allié de premier plan pour les Américains et les chancelleries occidentales, Mohammad Reza Pahlavi se rapprocha progressivement de l’Union soviétique puis de la Chine, traduisant ainsi un désir d’émancipation et de neutralisme. Courrir quatre lièvre à la fois ne fonctionne jamais, et le Sha perdit l’appui des quatre alliés qu’il croyait encore avoir. La démocratie s’est également installée en Iran mais elle est théocratique.

    je te laisse faire le parallèle des « opérations » qui visaient à installer le socialisme.

    André lefebvre

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    7 juillet 2010 à 8 08 47 07477
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    «Si cela est exact, cela contredit ce que tu dis plus haut:
    « Je crois pour ma part que Washington n’a pas les moyens de ses ambitions. Elle n’ira en Corée que si elle peut utiliser ses armes nucléaires pour raser le principal des troupes. »»

    Non, je crois que Washington croit avoir les moyens de ses ambitions, mais ne les a pas. Elle ne pourra jamais sortir vainqueur de ce conflit. Elle en sortira amochée. Elle n’a pas les moyens non plus… La seule façon dont Washington peut renverser ce régime, c’est par le feu nucléaire pour l’instant. Beaucoup trop de soldats au sol, avec des montagnes, de la forêt ici et là, un vrai cauchemar, rien à voir avec l’Afghanistan.

    «Mais ma question sur la Corée du Nord, ne visait pas les USA; elle visait à demander ton opinion sur la chance que la Corée du Nord puisse utiliser ses armes nucléaires inconsidérément (à notre point de vue évidemment; pas au leur) bien avant l’Iran ou les USA.»

    Ouf! Ce n’est que du bluffe. Ils ne peuvent rien faire, ils préserveront cette solution pour la fin. Ils n’ont pas beaucoup d’ogives et il y en a plus de 1000 états-uniennes sur le front commun des deux Corée. La Corée du nord serait rasée de la carte, avec les conséquences graves qui feraient vite le tour de la Terre… M’étonnerait donc. Très difficile à dire en ce moment. Et si Washington veut y aller à pied, ce sera tout un bourbier.

    «Remarque qu’un seule suffit au départ. Curieusement, Je suis moins inquiet de l’utilisation d’armes nucléaires par les USA, la Russie, la France, l’Angleterre la Chine et même l’Inde et le Pakistan que par la Corée du Nord et bientôt l’Iran. Je me demande pourquoi, en fait.»

    Eh bien, pas moi. Je suis plus inquiet des États-Unis d’Amérique, qui eux, l’ont déjà utilisé cette bombe, à deux reprises d’ailleurs, et les deux fois, sur des civils alors que le Japon se rendait. Washington est capable de faire dans le terrorisme dès que ses intérêts sont dans la balance. Et en ce moment, aucune autre puissance n’a fait usage de ces armes –sur des civils en plus-, sauf les États-Unis d’Amérique. Et ceux qui pourraient le plus se servir d’une telle arme prochainement, ce serait Israël d’après moi.

    Que les autres nations en aient, cela ne mène qu’à l’équilibre des forces. Et l’Iran a déjà démontré par le passé, qu’elle ne visait pas à faire usage d’ADM. Dans le conflit qui l’opposa à l’Irak dans les années 80, l’Iran a obtempéré aux ordres du guide suprême, l’appelant à ne pas bombarder aveuglément l’Irak, comme Saddam Hussein le faisait avec l’Iran. Le guide disait que ces bombardements n’étaient pas digne de leur religion, etc.. Ils ont subi, pour répondre aux dogmes du guide, plus de morts, plus longtemps.

    Mais de là dire qu’ils ne veulent pas de bombe nucléaire… Mais encore. Si Israël a le droit d’en avoir, je ne vois pas pourquoi l’Iran n’aurait pas le droit. Si c’est bon pour minou, c’est bon pour pitou.

    «Probablement parce que les dirigeants de la Corée du Nord me semblent un peu « déséquilibrés » et que ceux de l’Iran considèrent « normal » le suicide terroriste style « kamikase ».»

    Vous en verrez, des kamikazes en Corée du Nord, si l’OTAN y entre. Aussi, prenez note que l’Iran n’est pas plus prompte aux suicides que les autres pays. Bon nombre de soldats états-uniens meurent au combat dans des actions héroïques, mais suicidaires en contrepartie.

    Et l’Iran a le droit de développer son expertise dans l’énergie nucléaire, surtout si les autres pays ont le droit. En réalité, tout ça n’est encore qu’une question de dépendance énergétique, et les grosses compagnies pétrolières sont encore derrière tout ça. Rappelez-vous la dictature du Sha, qui avait remplacé Mossadegh, qui lui, nationalisait le pétrole que les britanniques exploitaient. Ceux-ci, tout de suite après, sont allés voir Washington, pour préparer le Coup d’État et mettre en place le Sha, ce qui fut fait. Ce dernier privatisa aussitôt le pétrole, et mis celui-ci à disposition des états-uniens et des britanniques… Les Empire ne voulaient pas d’une Iran indépendante énergétiquement et ne voulait surtout pas que celle-ci développe une expertise en la matière de raffinage. Le même scénario est entrain de voir le jour en Iran, mais pour des questions nucléaires. D’ailleurs, l’OTAN propose à l’Iran de lui acheter son uranium faiblement enrichi, contre de l’uranium beaucoup plus enrichi. Alors le problème n’est pas d’ordre d’armements, mais de dépendance en la matière. Point barre. Le reste, c’est de la foutaise, et la raison pour entrer en guerre sera puérile, comme celle qui servit à entrer en guerre en Irak, ou au Vietnam.

    «Je me rappelle très bien. Ces « mises ne place » de dictatures me semble avoir été pour installer le capitalisme dans ces pays, en un premier temps, et la démocratie par la suite.»

    Je ne vois pas en quoi le capitalisme est plus démocratique que le socialisme, alors que le socialisme dispose des droits et des pouvoirs aux soviets, constitués du peuple lui-même et que notre mode de démocratie ici, n’a rien de démocratique en soi. Il permet la dictature de 4 ans d’un groupe, ou d’un lobby si vous voulez.

    Quant à Pinochet, ce qui a marqué le plus son régime, ce sont les enlèvements, les tortures et les meurtres et le soutien de Washington, de la CIA et d’un certain capitaliste très respecté comme économiste en chef du pays –lui-même rémunéré par la CIA!-.

    «Pour Soeharto, à partir de 1967 jusqu’en 1998, Le revenu moyen par habitant progressa de 70 $ à 1300 $ et le nombre d’Indonésiens pauvres passa de 56 % à 12 %. Le taux d’analphabétisme fut réduit, l’espérance de vie augmenta. L’inflation tomba de 600 % à 6,5 %. À la suite de Soeharto, une transition à la démocratie s’est installée.»

    Ouf! On oublie vite la terreur et les disparitions de masse ici! Comme sous le régime sud-coréen installé par Washington après la guerre de Corée. Je vois que LARTISTE a une mémoire sélective. Suharto a fait disparaître tout opposant à son régime mon cher ami… Et si vous éliminez la contestation, les pauvres et tout opposant, comme ce fut fait en Corée du sud sous la dictature du général, eh bien vous êtes certains d’avoir un bon compte-rendu à la fin. Pareil au Chili, si vous les éliminez en quelques semaines les opposants, dans les stades, et que vous pourchassez avec l’aide de la CIA, il y a de grosses chances que tout aille bien, à vos yeux.

    Le régime de Pinochet fut une abomination, et un Coup d’État soit dit en passant, orchestré depuis la maison blanche, comme les plus de 45 Coups d’État orchestrés par cette maison blanche de merde… Et celui de Suharto dépassa même ses frontières! En Asie, des tonnes de militants sont tombés sous les exécutions sommaires et arbitraires, parce qu’ils étaient des «méchants communistes». Ce que ça veut dire surtout, c’est que sans l’intervention de l’État armé, le capitalisme n’est pas populaire et ne se transmet pas naturellement. Les capitalistes doivent l’imposer de force, par les armes, les massacres, les enlèvements et la torture. Tous les États de l’Amérique latine y sont passés.

    «Suharto fut l’instigateur du massacre des communistes et de leurs alliés qui a fait entre 500 000 et un million de morts en 1965 ; il a annexé le Timor-Oriental, entraînant la mort de plus de 200 000 personnes et laissant le pays dévasté ; il a récidivé dans la répression sanglante en faisant quelque 9 000 morts dans la province d’Atjeh. Sans parler de la corruption qui fut la seconde caractéristique de son régime… Son bilan est sanglant, son héritage catastrophique — et le vibrant hommage rendu par une partie de la population indonésien ne peut qu’inquiéter. Mais, pour Washington, il fut un allié fidèle. « A bastard, but one of our own bastards… » (« Un salaud, mais un des nôtres »), selon le dicton en vogue à la CIA.» http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-01-29-Suharto

    Le bilan de Suharto ma chère encyclopédie sélective, n’a rien de glorifiant et s’est bâti sur le mépris des opinions divergentes, sur le massacre des opposants et cela, avec l’aide de l’entité terroriste la mieux financée du monde, la CIA.

    Pourquoi ne parlez-vous pas plutôt du régime de Carlos Menem, réélu trois fois, mais qui a mis son économie par terre, avec ses privatisations? Le FMI prenait les décisions à sa place en réalité, et on a vu ce que cela a donné…

    Je vais le répéter, aucun pays capitaliste ne peut revendiquer la réussite sans les armes. Aucun! Et encore! On imprime toujours des billets pour le faire fonctionner ce système à la con à ce que je sache… Alors de quoi parle t-on quand on parle de réussite? Saviez-vous que sous la dictature du général en Corée du sud, des milliards ont été octroyés par Washington pour développer l’économie? Et que cela fut fait partout où Washington mit ses sales pieds? T’sé, le capital, ça ne pousse pas dans les arbres, sauf quand le système fait faillite!

    «Courrir quatre lièvre à la fois ne fonctionne jamais, et le Sha perdit l’appui des quatre alliés qu’il croyait encore avoir. La démocratie s’est également installée en Iran mais elle est théocratique.»

    Oui, la démocratie s’y est installée, à la «capitaliste». Mais le Sha a eu le temps de faire bien des dégâts, avec l’aide de ses amis naturels au fond. Et comme ailleurs, sans l’intervention de la maison blanche, tout cela ne serait pas arrivé «ainsi». Et le pouvoir du Sha fut instauré pour priver l’Iran de son indépendance de raffinage du pétrole. C’est la Bristish Petroleum qui alla quérir, avec Londres, l’aide de Washington pour renverser Mossadegh…, parce que ce dernier nationalisait ces moyens de production et qu’il était plus près des stalinistes et des maoïstes que des putes à bourgeois de Washington ou de Londres. En fait, il était plus près des intérêts de son peuple que de ceux des parasites bourgeois. Et ça, bien, ça ne plaît pas aux capitalistes, qui installent des «Sha», des «Suharto» et des «Pinochet» ici et là. Et soit dit en passant, Allende fut élu démocratiquement, et ce fut d’ailleurs le premier régime socialiste à prendre le pouvoir électoralement. En trois fois, il n’a cessé d’augmenter sa cote de popularité. Ce sont les chrétiens et la CIA –avec les militaires et la bourgeoisie locale- qui ont renversé Allende, et massacrés des milliers de civils qui n’étaient pas de leur avis.

    Mépriser l’historique complet des régimes que vous décrivez comme des victoires du capitalisme «purzédur», sans tenir compte des massacres de millions de gens, c’est faire fi des faits, et de l’incapacité du capitalisme de se faire aimer des peuples de la Terre.

    Et laissez-moi douter de vos chiffres, probablement cueillis sur le site du FMI, qui eux aussi, font fi des inégalités sociales –le FMI dit que le Ghana est un exemple pour l’Afrique-. T’sé, des moyennes là, ça ne tient compte que du total, divisé par le nombre… Ça ne répertorie pas le mauvais partage des richesses… Et encore, ce fut fait avec l’injection de capitaux de Washington, comparé à un régime autrement puni économiquement par Washington. T’sé, faut se brancher! Si l’économie de Pinochet semble avoir été meilleure, alors on pourrait en dire autant de Cuba qui fit affaire avec la Russie staliniste en lui vendant son sucre, non? N’importe quoi! J’ai vu Éric Duhaime, ce crétin, plaider en faveur d’un régime à la «Pinochet» devant un comité à l’Assemblée nationale! Lui non plus, il ne tenait pas compte de tous les dommages collatéraux, ni des tricheries d’injection de capitaux…

    «je te laisse faire le parallèle des « opérations » qui visaient à installer le socialisme.»

    Vous frappez un mur alors! Je condamne d’emblée le régime staliniste et le régime maoïste, qui n’ont rien eu de socialiste soit dit en passant. Meilleure chance la prochaine fois.

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    7 juillet 2010 à 13 01 03 07037
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    « Mépriser l’historique complet des régimes que vous décrivez comme des victoires du capitalisme «purzédur», sans tenir compte des massacres de millions de gens, c’est faire fi des faits, et de l’incapacité du capitalisme de se faire aimer des peuples de la Terre.  »

    Vous faites erreur cher ami; je ne suis pas du tout « sélectif ». Je tenais simplement à vous énumérer certains faits économiques et sociaux très précis pour atténuer un peu vos « condamnations » plus que très générales sur les qualité d’une chose versus les defauts de l’autre.
    Puisque vous ne parlez constamment que des « actions horribles du capitalisme » je souligne quelques bons côtés, au lieu de m’éterniser dans une argumentation en décrivant les « actions horribles » de ce que vous défendez.

    Je ne suis pas du tout un « défenseur » du Capitalisme, pas plus qu’un « promoteur » du socialisme. Je ne veux que de me servir de ma « caboche » pour comprendre finalement qu’un écriteau capitaliste ou socialiste accroché au cou d’un individu, n’en fait pas un homme honorable pour autant.

    Le respect de soi-même pour parvenir à respecter autrui est une voie préférable. Cependant, encore une fois, il faut connaître ce qu’est le respect.

    Se faire respecter n’est pas de se faire craindre comme plusieurs le croient. Le respect ne s’impose pas, il se mérite.

    Amicalement

    André Lefebvre

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