Le Sénateur Patrick Brazeau; l’art de se tirer dans le pied

Celui qui était encore sénateur conservateur il n’y a pas si longtemps, Patrick Brazeau, vient de se voir mettre à la porte du caucus du parti de Stephen Harper en plus de devoir quitter le Sénat pour une durée indéterminée. Patrick Brazeau est ce métis algonquin, ex-chef du Congrès des peuples autochtones (CPA), qui siégeait à titre de sénateur conservateur depuis 2008. Il a été expulsé du caucus du Parti conservateur suite à son arrestation, le 7 février dernier, pour voies de fait et agression sexuelle.

Rappelons qu’il a aussi suscité son lot de controverses dans le cadre du mouvement Idle No More. Il a notamment déclaré à l’Agence QMI que le mouvement était un « écran de fumée parce qu’on ne veut pas parler des vraies problématiques sur les réserves » en faisant référence à la gestion financière de ces dernières. Il s’est aussi ouvertement moqué de Theresa Spence, la chef de la réserve d’Attawapiskat, et de sa grève de la faim.

Avant même d’être nommé au Sénat, M. Brazeau faisait déjà l’objet de controverses lorsqu’il était encore chef du CPA. Il a dû démissionner en janvier 2009, en raison d’une plainte formulée contre lui pour harcèlement sexuel. Il s’est trouvé également au cœur de soupçons de détournements de fonds fédéraux dans le cadre du même emploi. Il commettait déjà des gestes faisant en sorte que l’on puisse remettre aujourd’hui en question sa nomination comme sénateur.

Aux récentes accusations de voies de faits et d’agressions, M. Brazeau il faut ajouter les vérifications du Sénat dont il fait l’objet pour une allocation de résidence douteuse. À cela s’ajoute également des allégations voulant qu’il ait demandé des déductions fiscales pour avoir déclaré comme lieu de résidence la maison de son ancien beau-père située sur une réserve indienne. Nous avons affaire à un sénateur allant à l’encontre de ses déclarations comme quoi les réserves amérindiennes devraient surveiller plus étroitement leurs finances.

Bref, M. Brazeau se permet de critiquer les autres, mais n’a nullement assuré ses arrières afin de donner du poids à ses critiques. Il  s’est permis de critiquer le mouvement Idle No More, mais quel poids ont ses critiques quand ses bourdes monumentales semblent bien le rendre indigne de sa fonction de sénateur ?

Voir l’article récent de Philippe David.  http://les7duquebec.org/7-de-garde/les-brigands-a-plumes-rouges/

Une pensée sur “Le Sénateur Patrick Brazeau; l’art de se tirer dans le pied

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    16 février 2013 à 17 05 32 02322
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    Digne ou indigne?
    La réponse est dans son comportement.
    Le sénat est une institution de riches vivant au crochet des contribuables pendant que le gouvernement sabre dans l’Assurance-emploi.
    Le sénat est une haute distinction…
    Ici, c’est Brazeau qui fait honte!

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