L’ÉGLISE EST-ELLE AU SERVICE D’ELLE-MÊME OU DE L’HUMANITÉ?

OSCAR FORTIN   Depuis le 7 octobre dernier, des évêques du monde entier sont réunis à Rome pour débattre de la question de la nouvelle évangélisation. La question que plusieurs se posent est de savoir si l’Église cherche à se sauver elle-même plutôt que de sauver une Humanité abandonnée aux prédateurs des pires espèces. Veut-elle sauver sa doctrine, ses sacrements, ses cultes ou veut-elle devenir une force au service d’une Humanité en quête de justice, de vérité, de bonté, de solidarité et de compassion ?

L’appel de Benoît XVI à réfléchir sur la foi devrait nous en donner quelques indications.  Dans le Motu Proprio « Porta Fidei », du 17 octobre 2011, le pape Benoît XVI a annoncé une « Année de la foi » qui a débuté le 11 octobre 2012, pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013. Le thème en sera « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ». 

Il s’agit donc d’un temps fort, permettant à l’Église de revenir aux sources de sa foi, d’en comprendre les véritables implications, non seulement pour la conscience humaine, mais aussi et surtout pour elle-même. Cet exercice de réflexion et d’analyse sera d’autant plus percutant que le diagnostic des problèmes qu’elle vit, se fera à la lumière tout autant des impératifs évangéliques que de ceux du monde dans lequel nous vivons. 

LES IMPÉRATIFS D’ÉVANGILE

 


Jésus, personnage central des Évangiles, a posé des gestes symboliques en redonnant valeur et importance à toute personne de bonne volonté, particulièrement les délaissées et les exclues de « la bonne société », celle des puissants, des grands prêtres et des docteurs de la loi. 

« Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles. Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. » (texte prophétique de Marie à sa cousine Élisabeth. (Luc. 1.51-53) 

Il a également fait entendre une voix dont l’essentiel du message peut se résumer à ceci : « Aime ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes pensées et aime ton prochain comme toi-même. »(Mc. 12,29-30)  « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn 15,17) « Ce que vous faites au plus petits des miens c’est à moi que vous le faites et “si vous ne croyez pas ma parole, croyez dans mes œuvres.” (Jn 14, 11)  

En d’autres mots, aimer Dieu de tout son cœur, c’est d’abord et avant tout aimer son prochain comme soi-même et ne pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas qu’on nous fasse.  Genre de message que nos vieux parents nous répètent pour exprimer ce qui peut les rendre les plus heureux. 

Ce message va à l’essentiel de toute vie humaine. Loin de détourner nos regards du monde dans lequel nous vivons pour les fixer sur un dieu qui lui serait étranger, il les tourne vers les hommes et les femmes de ce monde en nous disant de les aimer comme nous voudrions qu’ils nous aiment et d’agir à leur endroit comme il l’a fait lui-même. En cela, nous dit-il, est la volonté de son Père et en cela est également sa volonté. La rencontre du Dieu de Jésus, ne peut se faire qu’à travers la rencontre des hommes et des femmes qui côtoient nos vies et tout particulièrement à travers les exclus, les pauvres et les sans défense. 

Croire au Nazaréen, c’est faire en sorte que la justice soit toujours plus justice, que la vérité soit toujours plus incisive pour mette à nu les mensonges et les hypocrisies, que la solidarité devienne fraternité et que la compassion et la miséricorde nous élèvent au-dessus des guerres et fassent taire les armes de la haine. 

Force est de constater que ces impératifs d’Évangile ont été progressivement enveloppés par des impératifs d’Église. 

LES IMPÉRATIFS DE L’ÉGLISE-INSTITUTION

 

 

 

 

Tout au long de ses 2000 ans d’histoire, l’Église est progressivement devenue une institution avec toutes les caractéristiques d’un véritable gouvernement. Le Concile de Nicée (325) en a consacré l’existence publique, laquelle n’a cessé, par la suite, de se préciser et de s’amplifier.  C’est dans le cadre de cette nouvelle institution que la doctrine s’est développée et que les dogmes sont devenus des vérités de foi. 

Cette foi est condensée dans le « Je crois en Dieu » et dans le catéchisme qui rappelle les grandes vérités de la foi chrétienne, telles que manifestées tout au long des siècles et dont témoignent les dogmes.  Elle est un “enseignement” qui se communique et s’apprend. Sa manifestation principale est celle qui s’articule dans les divers cultes et tout particulièrement dans la célébration des sacrements. Elle encadre la vie des croyants dans des préceptes qui orientent leur vie morale, précisant ce qui est bon et ce qui est mauvais. 

Cette foi est portée par une Église qui s’est également transformée tout au long des siècles pour devenir l’institution ecclésiale que nous connaissons avec sa doctrine, ses liturgies, ses sacrements, ses prêtres, ses évêques, ses nonces apostoliques, ses cardinaux, son État. Tout cela sous l’autorité vaticane dont le pape est le représentant par excellence. Si elle a connu ses heures de gloire, elle se voit maintenant désertée par bon nombre de ses membres. Un questionnement s’impose tout autant pour diagnostiquer cet abandon que pour dégager les mesures à prendre pour y remédier. 

Les multiples composantes de l’Église ont été mises à contribution pour réfléchir à ce thème. Les principales conclusions de chacune d’elles ont été transmises au Vatican qui en a fait une synthèse à l’intention du  synode des évêques du monde entier qui se tient à Rome, du 7 au 24 octobre prochain. Son contenu, sous le titre « Instrumentum laboris », a été rendu public le 19 juin 2012. 

Dans l’introduction de ce document, on peut y lire : 

En se laissant vivifier par l’Esprit Saint, les chrétiens seront aussi sensibles à de nombreux frères et sœurs qui, bien qu’étant baptisés, se sont éloignés de l’Église et de la pratique chrétienne. C’est plus particulièrement à eux qu’ils veulent s’adresser avec la nouvelle évangélisation pour leur faire découvrir une nouvelle fois la beauté de la foi chrétienne et la joie de la rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus, au sein de l’Église, communauté des fidèles.”(3) 

Zeinab Abdelaziz, Prof. émérite de civilisation française, s’intéressant particulièrement au diagnostic fait par les divers intervenants, relève les points qui ont été identifiés comme causes de l’abandon de l’Église : 

“l’éloignement des baptisés de la pratique chrétienne; l’indifférence religieuse; la sécularisation; l’athéisme; la diffusion de sectes; une confusion grandissante qui induit les chrétiens à ne pas écouter les prêtres; la peur, la honte ou le fait de ‘rougir de l’évangile’ comme disait Saint Paul; les migrations; la mondialisation; les communications; l’affaiblissement de la foi des chrétiens; le manque de participation; la diminution du dynamisme des communautés ecclésiales; la perte de l’enthousiasme et l’affaiblissement de l’élan missionnaire; une véritable apostasie silencieuse”. C’est pourquoi l’Église trouve nécessaire de réévangéliser les communautés chrétiennes, marquées par les importantes mutations sociales et culturelles, y compris le reste de l’humanité. 

Dans ce document, aucun point ne remet en question l’Institution ecclésiale elle-même pas plus que sa doctrine qui se substitue dans bien des cas à l’Évangile. Aucun point ne relève les défis que posent aujourd’hui les conditions de vie de plus des 2/3 de l’humanité pas plus que les impératifs évangéliques d’être avec les exclus et les plus délaissés de nos sociétés. On parle plutôt de trouver de nouvelles méthodes pour ramener les ‘brebis perdues’.

UNE ÉGLISE  À LA CROISÉE DES CHEMINS 

Nous n’en sommes plus à une revitalisation des structures déjà existantes de l’Église, mais à une transformation radicale de celle-ci et de sa présence dans le monde. Elle doit sortir du Vatican et revenir là où elle aurait toujours dû être au milieu des pauvres, des malades, des artisans de justice, des témoins de vérité, des exclus. Elle doit redevenir une témoin crédible de justice, de vérité, de service, d’humilité, de solidarité et de bonté. 

Il n’y a pas de demi-mesures lorsqu’il est question de ceux et celles qui portent le message évangélique et qui témoignent de Jésus de Nazareth. Elle doit assumer ce que le jeune homme riche de l’Évangile (Mc. 10,17-22) n’a pu faire pour suivre Jésus, à savoir de tout laisser, vendre ses biens et en donner les profits aux pauvres. Là commence le premier acte de foi de ceux qui ont pour mission de témoigner du message évangélique pour les temps que nous vivons.

De plus, elle doit prendre ses distances des puissances et des empires qui font la pluie et le beau temps dans le monde. Il faut reconnaître et dire que les deux dernières papautés se sont particulièrement caractérisées par une collaboration très étroite entre les forces de l’Empire et celles du Vatican. Il est donc urgent qu’elle retrouve sa liberté, celle-là même du Nazaréen qui a dénoncé les hypocrites, les menteurs, les docteurs de la loi qui mettaient sur les épaules des autres des fardeaux qu’ils ne pouvaient eux-mêmes portés. 

Le message du Nazaréen est d’une grande simplicité. Il va dans le sens d’une humanité, transformée par des lois qui transcendent la cupidité, l’égoïsme, le mensonge, la tromperie, le tout pour soi. Il s’inscrit dans la conscience des hommes et des femmes comme une ‘foi’ et non comme une « religion ». Il est un message qui apporte réconfort aux témoins de justice, de vérité et de solidarité et qui répond aux attentes des hommes et des femmes d’aujourd’hui. 

L’HUMANITÉ AU COEUR DE LA FOI

J’ai la conviction profonde que le niveau de conscience auquel l’humanité est arrivée met à l’épreuve tout autant les croyants que les non-croyants. Cette conscience interpelle tous les dieux qui alimentent les religions du  monde, mais aussi toutes les idéologies qui s’appuient sur diverses rationalités. Les questions que cette conscience pose à ces dieux et à ces idéologies sont les suivantes : que font-ils et que font-elles, à travers leurs adeptes, pour répondre prioritairement aux grandes aspirations de justice, de vérité, de bonté, de compassion, de solidarité des hommes et des femmes d’aujourd’hui?? Jusqu’à quels points transforment-elles leurs disciples en de véritables artisans au service d’une humanité toujours plus en quête de respect, de solidarité et de paix?

Les conflits qui se manifestent un peu partout dans le monde ne doivent-ils pas nous interpeller? Que dire de ces millions de morts, de blessés, victimes de nos guerres, ces centaines de millions d’affamés vivant des miettes qui tombent de la table des nantis, prédateurs de leurs richesses?  Ne devons-nous pas détecter et dénoncer les fauteurs de troubles, ceux qui utilisent à profusion le mensonge pour mieux tromper et manipuler l’opinion mondiale afin d’imposer leur volonté à l’humanité entière? Dans bien des cas, ils sont malheureusement de ceux et de celles qui se disent chrétiens. Souvent, l’institution ecclésiale les y accompagne en couvrant ces crimes d’une certaine légitimité. Comment est-ce possible?

Selon les écritures, Jésus de Nazareth est le premier né de cette humanité retrouvée, il en est la semence vivante qui se développe dans le cœur et la conscience de centaines de millions de personnes qui disent oui à la justice, à la vérité, à la solidarité, à la compassion, à l’amour et  qui disent non au mensonge, à l’hypocrisie, aux injustices, à la manipulation, à la corruption, aux guerres.

Paul de Tarse, au milieu de l’aréopage, s’adressa, un jour, aux Athéniens en ces termes :

« Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, lui, le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main d’homme. Il n’est pas non plus servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses (…) Que si nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l’or, de l’argent ou de la pierre, travaillés par l’art et le génie de l’homme. Or voici que, fermant les yeux sur les temps de l’ignorance, Dieu fait maintenant savoir aux hommes d’avoir tous et partout à se repentir, parce qu’il a fixé un jour pour juger l’univers avec justice, par un homme qu’il y a destiné, offrant à tous une garantie en le ressuscitant des morts. » Act. 17, 22-31

Selon cette foi, un homme a été établi par Dieu pour juger l’univers avec justice pour y faire régner une ère de paix, de bonheur, de justice et de plénitude. Cet homme qui doit se manifester n’est, pour les chrétiens, les musulmans et certains juifs, nul autre que Jésus de Nazareth, le fils de Marie. Son jugement départagera les gens de bonne foi des prédateurs, hypocrites, manipulateurs, menteurs. Pour en savoir plus sur ce jugement je vous réfère à ce récit de Mathieu 25, 31-46 : 

http://www.lexilogos.com/bible_multilingue.htm 

Que deviendrait l’institution ecclésiale si l’humanité était elle-même église et que ses sacrements en étaient les oeuvres de justice, de vérité, de solidarité, de service et la compassion? Pourtant, là, en cette humanité, est l’Esprit qui agit en chaque personne humaine.

 

Oscar Fortin

Québec, le 20 octobre 2012

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Oscar Fortin

Libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l’humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses. Bien que disposant d’une formation en Science Politique (maîtrise) ainsi qu’en Théologie (maîtrise), je demeure avant tout à l’écoute des évènements et de ce qu’ils m’inspirent.

26 pensées sur “L’ÉGLISE EST-ELLE AU SERVICE D’ELLE-MÊME OU DE L’HUMANITÉ?

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    21 octobre 2012 à 11 11 26 102610
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    Tout laisse penser que la réflexion sur la « nouvelle évangélisation » va confirmer l’enlisement de l’Eglise déjà constaté lors du Synode de 2008 sur la « Parole de Dieu ». Voir ici :

    http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/synode-et-mepris-du-monde-reel-46015

    Extrait :

    «  » « Tout est créé de la Parole et tout est appelé à servir la Parole », disait encore le pape à l’ouverture du synode. Les catholiques ont le droit, et même sans doute aujourd’hui le devoir, de lui répliquer très fort – suffisamment fort pour réveiller les évêques prisonniers du synode et du dogme – qu’ils se sentent et se veulent appelés avant tout à la solidarité avec leurs frères et sœurs de l’humanité réelle. » »

    Zeinab Abdelaziz n’a pas relevé le pire de ce qui fait l’actuel abandon de l’Eglise : son entêtement à justifier, dans la « nouvelle évangélisation », la théologie criminogène. Voir ici :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lettre-ouverte-aux-evangelisateurs-121879

    Extrait :

    «  » En 2012, en ce début de troisième millénaire, ce dont les enfants du catéchisme ont le plus grand besoin c’est que disparaisse la justification de la violence commise au nom de Dieu.
    En rédigeant l’actuel catéchisme, ses rédacteurs – dont le responsable était le futur pape Benoît XVI – n’ont pas fait leur devoir et ils ont maintenu cette justification.
    C’est donc toujours avec la complicité partielle et indirecte – mais bien réelle – de l’Eglise catholique que des musulmans tuent et maltraitent au nom de Dieu.
    Cette persistance dans l’erreur gravissime des fondateurs du catholicisme est une trahison du merveilleux prophète juif Jésus par les catholiques et autres chrétiens qui se disent – et presque toujours se croient – ses fidèles disciples.
    Les enfants du monde d’aujourd’hui et de demain semblent alors fatalement destinés à subir une violence islamique toujours plus grande comme on le voit, depuis quelques années déjà, en France et en Europe. «  »

    L’Eglise de Benoît XVI continue d’alimenter cette violence, même si c’est indirectement. Voir ici :

    http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

    Extrait :

    «  » Il faut dire ici bien fort que les croyants fanatiques passant à l’acte criminel effectif « ont bon dos », et que les institutions de leurs religions respectives devraient, dans une société où la Justice profane serait réellement indépendante et objective, assumer au moins partiellement la responsabilité de leur crime. «  »

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    21 octobre 2012 à 11 11 50 105010
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    @Pierre Régnier
    Merci pour votre commentaire. Je me dois toutefois de préciser une chose: la violence n’est pas le monopole des musulmans et loin de là. Au cours des 12 dernières années, les chrétiens comme G.W. Bush et son entourage évangélique et les catholiques complaisants, ainsi que la catholique Italie et la tout aussi catholique Espagne, sans oublier la chrétienne Angleterre ont fait des millions de morts et de blessés dans tout le M.O. et continuent encore à en faire. Afghanistan, Irak, Libye, Amérique latine, Afrique en témoignent. Dans un certain nombre de cas, le Vatican s’est fait complaisant. Il ne s’agit donc pas d’une influence indirecte, mais d’une complicité directe avec les envahisseurs.

    Il ne faudrait pas faire dévier trop rapidement cette analyse de l’Église catholique sur les musulmans. Non seulement ce serait trop facile, mais surtout très injuste.

    Avec tout mon respect.

    Oscar Fortin

    Avec tout mon respect.

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    21 octobre 2012 à 12 12 38 103810
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    Depuis le 7 octobre dernier, des évêques du monde entier sont réunis à Rome pour débattre de la question de la nouvelle évangélisation. La question que plusieurs se posent est de savoir si l’Église cherche à se sauver elle-même plutôt que de sauver une Humanité abandonnée aux prédateurs des pires espèces. Veut-elle sauver sa doctrine, ses sacrements, ses cultes ou veut-elle devenir une force au service d’une Humanité en quête de justice, de vérité, de bonté, de solidarité et de compassion ?

    L’appel de Benoît XVI à réfléchir sur la foi devrait nous en donner quelques indications. Dans le Motu Proprio « Porta Fidei », du 17 octobre 2011, le pape Benoît XVI a annoncé une « Année de la foi » qui a débuté le 11 octobre 2012, pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013. Le thème en sera « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

    Il s’agit donc d’un temps fort, permettant à l’Église de revenir aux sources de sa foi, d’en comprendre les véritables implications, non seulement pour la conscience humaine, mais aussi et surtout pour elle-même. Cet exercice de réflexion et d’analyse sera d’autant plus percutant que le diagnostic des problèmes qu’elle vit, se fera à la lumière tout autant des impératifs évangéliques que de ceux du monde dans lequel nous vivons.

    Votre introduction peut effectivement s’appliquer à toutes les religions exception.

    Le jour ou la séparation des pouvoirs entre l’église et le pouvoir des Eats sera réelle, nous toucherons le sens de l’humanisme.

    La croyance chrétienne est presque « morte » tout comme la masse des religions sauf pour les soits-disants « croyants » persécutés qui tombent dans le fanatisme.
    Il suufit de regarder de plus proche quelle est la religion la plus pratiquée dans le monde.

    Je me suis entretenu avec des éhomes de grande conviction en fonction de leur religion sur presque les 5 continents, je n’ai remarqué qu’à la suite de mon passage et des années à la suite DES MORTS quant à la confiance dans LA JUSTICE parlons donc de la croyance réelle et nous sombrons comme exposé sur France2 ce « matin ».

    Il n’ y avait pas un seul représentant du peuple au sens laïc; c’est à l’image de l’abolition des priviléges du 4 août 1789!

    Quand cela a t-il été appliqué

    Si la révolution n’avait été là, pour ramener un semblant de justice pour peu de temps, nous ne serions plus là pour en parler.

    Mais, les prédateurs sont comme les diverses religions de plus en plus riches et le soldat humain de base de plus en plus pauvre, je ne vois nullement le sens du partage dans aucune « religion »

    Il est possible que j’en ai ratée une merci auquel cas de me l’indiquer et pourtant je respecte toutes les croyances, mais pas la cupidité des nantis.

    Diverses réactions se trouvent aussi:
    http://www.panda-france.net
    EN ARTICLE DU MOMENT

    Cordialement,

    Le Panda

    Patrick Juan

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      21 octobre 2012 à 13 01 05 100510
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      @ Le Panda

      La religion du Jésus des Evangiles – qui n’est toujours pas celle de l’église catholique ni celle des autres églises chrétiennes et c’est ça le drame depuis 15 siècles au moins – était une religion exemplaire.

      Si un jour elle est enfin comprise de ceux qui s’en réclament, s’ils l’exigent et l’obtiennent de leurs actuels mauvais bergers (pape et clergé faux disciples de ce Jésus) la pacification des autres religions pourra venir très vite.

      La prétendue « juste violence de Dieu » ne pourra plus y être confirmée, justifiée, enseignée, transmise aux générations futures.

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    21 octobre 2012 à 12 12 41 104110
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    D’accord, Oscar, sur la complicité parfois directe du Vatican, pas sur le reste.

    Bush n’est pas un représentant de l’Eglise catholique, et ni lui ni ses successeurs n’ont à définir la « nouvelle évangélisation ».

    Les autres dirigeants belliqueux, serviteurs du système économico-politique mondialement dominant, non plus.

    C’est la THEOLOGIE CRIMINOGENE qui est à rejeter de toutes les religions si l’on veut qu’un jour la paix du monde soit possible.

    Les crimes toujours commis au nom de Dieu, comme ils le furent depuis 3000 ans, en sont LA SIMPLE APPLICATION.

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    21 octobre 2012 à 13 01 03 100310
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    Il y a bien des mots pour le dire – et encore plus pour éviter d’en parler mais le message « criminogene » de toutes les églises monothéistes n’est-il pas que l’aspect plus particulièrement revoltant d’un corpus commun de billevesées qui, s’il ne rend pas toujours méchant, rend certainement toujours bête ?

    Si on veut que se constitue une force pour le BIEN dans le monde, qui mette à profit l’éthique largement consensuelle dans ses fondements qu’ont parfois propagée les religions, le PREMIER pas n’est-il pas un renoncement à TOUT DOGME et une totale identification à cette éthique ?

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/116-un-pape-et-une-eglise/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2011/11/20/dieu-est-mort-les-oeuvres-sans-la-foi/

    Pierre JC Allard

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    21 octobre 2012 à 13 01 05 100510
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    Pierre, je m’excuse, mais Bush et ses semblables se réclament de la foi chrétienne et des Évangiles et au nom de Dieu (le Bien), il s’est lancé en guerre contre le « Mal ». Ma réflexion tout en prenant comme point de départ le synode des évêques traite plus spécifiquement de la foi qui se réclame des Évangiles et de Jésus de Nazareth. À ce titre, tous les chrétiens et chrétiennes sont interpellés par ma réflexion. Je vous réfère à un article, écrit sur l’intervention de Condoleezza Rice à un congrès d’évangéliques. Les musulmans ne sont pas seuls à se réclamer de Dieu.

    http://humanisme.blogspot.ca/2006_06_01_archive.html

    Pierre je vous écris comme ça me vient, mais votre intervention est plus que pertinente pour réfléchir sur l’ensemble de la problématique. J’aime votre expression de Théologie criminogène. Ma contribution, s’il y en a une, est de mettre en relief les fondements évangéliques de la foi chrétienne et de relever le caractère engagé de Jésus en faveur des plus défavorisés et laissés pour compte. Une manière de revenir à l’essentiel et de cesser de se compter des histoires que nous aurons toute l’éternité pour les découvrir.

    En tout respect et amitié

    Oscar

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    21 octobre 2012 à 13 01 52 105210
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    Bonjour Pierre JC Allard

    L’auteur et les premiers commentateurs sommes ici très proches, comme nous l’avions déjà remarqué dans des échanges précédents.

    Une nuance importante toutefois : pour ma part je ne m’oppose pas à TOUT dogme mais seulement à ceux qui sont criminogènes. C’est ainsi que, dans un article antérieur à ceux que j’ai cités plus haut (*) je disais déjà ceci :

    « Qu’ils soient croyants musulmans, ou chrétiens ou juifs, ou qu’ils soient agnostiques ou athées, les pacifistes du monde entier ressentent confusément, même s’ils ne l’expriment guère ou pas du tout parce qu’ils ne savent pas comment cela doit se faire, une nécessité évidente : TOUTES les institutions religieuses doivent aujourd’hui rejeter très officiellement, très fermement et sans ambiguïté leur vieille conception criminogène de Dieu, cette persistance à le penser et à le dire – depuis 3000 ans ! – auteur du Mal comme du Bien, du Pire comme du Meilleur contenu dans les textes sacrés. C’est là un DEVOIR pour les responsables des religions monothéistes.

    NON, répondent-ils en chœur et avec insistance, mais pas franchement, toujours en contournant le problème dans des explications compliquées (où revient toujours l’idée que ce sont les lecteurs indignés des textes sacrés qui ne savent pas lire, qui interprètent mal), non car les textes sacrés sont la parole de Dieu et ce serait sacrilège de modifier la parole de Dieu. En réalité ils pensent « ce serait NOUS remettre en question », ce serait reconnaître que « NOUS nous sommes trompés en divinisant, sacralisant, dogmatisant, pérennisant des pensées ou actions très humaines de simples chercheurs de Dieu ». Pour n’avoir pas à reconnaître leur erreur – et leur entêtement de mille, deux mille ou trois mille ans dans l’erreur – ils font porter à tous les croyants de toutes les religions un épouvantable fardeau spirituel. »

    (*) http://www.centpapiers.com/la-decennie-au-profit-des-enfants-du-monde-va-finir-en-catastrophe/76309

    Mais j’insiste toujours sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de rejeter LE TOUT des religions pour obtenir leur pacification. Ainsi, dès mars 2000, dans mon petit essai « Désacraliser la violence religieuse » que je n’ai pas pu publier, je disais ceci :

    «  » La voie spirituelle religieuse – qui n’est pas la seule voie spirituelle – peut rejoindre (ou retrouver, c’est la même chose) la raison pacifique. Il me semble qu’il faut pour cela remonter avant les divisions religieuses dogmatisées, « se refaire juif », et refaire avec le peuple qui a « inventé Dieu » le cheminement qui l’a conduit jusqu’à la quête actuelle du meilleur de nous-mêmes, qu’on la nomme ou non « quête de Dieu », une quête toujours ressentie comme essentielle avant comme après la « sortie de la religion ».

    Il faut refaire le chemin, avec l’éclairage actuel des Droits de l’Homme, pour constater à chaque pas la folie interprétative meurtrière, non pour condamner la démarche elle-même, saine volonté de vivre en trouvant un sens à la vie. «  »

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    21 octobre 2012 à 14 02 01 100110
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    Historiquement, la religion Chrétienne est devenu importante avec Constantin en 313 ap J.C.; et c’était une décision POLITIQUE.

    L’Église n’a pas changé depuis cette époque; elle est POLITIQUE.

    Ce n’est pas parce qu’elle va chercher ses ouailles parmi les pauvres qu’elle est plus louable. Si elle va chez les pauvres c’est parce qu’il y a plus de pauvres que de riches. Par contre, elle s’abouche aux riches pour participer aux profits.

    L’Église a perdu sa force en Occident; elle s’est tournée vers l’Afrique et ensuite vers l’Amérique du Sud. Elle perd toujours des plumes; donc, aujourd’hui elle tente de s’attirer les Amérindiens grâce à la Sainte Kateri Tekakuita.

    Peine perdu. Espérons que la NASA trouvera la vie sur Mars; sinon…

    Peut-être que l’humanisme réel et l’altruisme pourront se développer après son départ? Souhaitons-le!

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      21 octobre 2012 à 14 02 58 105810
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      Vous dites, L’artiste, : « L’Église a perdu sa force en Occident; elle s’est tournée vers l’Afrique et ensuite vers l’Amérique du Sud. Elle perd toujours des plumes; donc, aujourd’hui elle tente de s’attirer les Amérindiens grâce à la Sainte Kateri Tekakuita »

      Oui, c’est ce genre de chose qui intéresse prioritairement le très dogmatique Benoît XVI, pas la dé-divinisation, la dé-sacralisation, la dé-dogmatisation de la violence religieuse.

      Cependant, même si l’on doit critiquer sévèrement ce très mauvais « berger » j’estime qu’on doit aussi s’adresser à ses soumises brebis dans des termes très durs :

      Mais vous, les catholiques « de base », que faites-vous, concrètement, pour que vos responsables abandonnent leurs croyances ET LEUR ENSEIGNEMENT criminogènes ?

      Et pour qu’ils cessent, du même coup, de trahir le merveilleux Jésus dont ils se réclament ?

      L’ancien catholique fervent que je suis, encore largement « jésuïste » ne cesse pas, en tous cas, de tenter de les empêcher de dormir en ces termes.

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    21 octobre 2012 à 16 04 03 100310
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    @ Pierre Regnier Oui, oui, nous avons bien compris pour l’aspect criminogene stricto sensu, mais il ne s’agit pas uniquement de gommer une évidente bavure, mais de voir si quelque bien ne pourrait pas sortir de toute cette énergie qu’on a mise dans le dossier religion. Et pour ça, il faut AUSSI arreter de dire des niaiseries.

    On ne pourra pas faire fonctionner correctement la pulsion religieuse qui est une réalité, si on la fait dépendre de manifestes absurdités.

    Aussi longtemps que vous demanderez de croire que le Créateur éternel de toutes les galaxies a décidé il y a 2 000 ans de faire un gosse à une jeune juive en Galilé, pour que le dit gosse, en se faisant crucifier, apaise le courroux de son pere , vexé qu’une préhominienne quelconque ait transgresé jadis un symbolique interdit, le dialogue va être difficile…. et je vous épargne cent pages d’humour facile.

    Si on ne dénonce pas TOUS les dogmes, on garde la pomme de discorde, qui est une conséquence de l’exclusivité et de la rivalité entre les ‘fois », bien plus que des histoires grotesque de massacres des livres religieux. Dénonçons les dogmes, qui font la preuve que ceux qui croient ne sont pas très doués ou de mauvaise foi, ce qui n’arrange rien…

    PJCA

    C’est un sujet sérieux, Restons sérieux.

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    21 octobre 2012 à 16 04 28 102810
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    À tous les intervenants, Pierre Régnier, Pierre J.C.A, Panda, l’artiste. D’abord, je m’excuse de m’être absenté quelques heures pour des activités familiales. Je suis maintenant de retour.
     
    Sans entrer dans le détail de chacune de vos interventions, je relèverai la question de la relation du sacré et du  profane. Je suis demeuré attaché à cette problématique jusqu’au jour où j’ai réalisé que cette distinction nous empêchait d’aller plus à fond dans la compréhension primordiale entre foi et religion. Cette dernière conditionnera nécessairement notre compréhension avec les réalités de la vie.
     
    Dans ma compréhension, la foi n’est pas une religion, mais une vie et ne comporte pas d’autres rites que ceux inscrits dans la nature des choses et des humains. La religion m’apparait comme une récupération de la foi pour en faire une croyance construite sur des mythes, des cultes, des enseignements et des rites. Elles ont toutes en commun de regarder vers le ciel avant de regarder vers la terre. Dans ce contexte il est facile de parler d’une séparation du sacré, étant la religion, et du profane, étant la vie sociale au quotidien.
     
    La perspective devient différente lorsque la foi n’est plus un enseignement, mais un engagement dans le monde réel des sociétés. À ce moment, tout devient sacré : l’enfant, l’homme, la femme, les communautés de vie, les luttes pour la justice, la vérité, la bonté, la compassion, la solidarité. Tout est sacré parce que le Dieu de la foi est là au cœur de ces réalités et ne peut être rencontré qu’à travers ce monde.
     
    Moi, je me dis croyant en Jésus de Nazareth ressuscité, mais il n’est pas nécessaire pour tous de proclamer cette foi, bien que tous aient à s’engager à rendre l’humanité plus humaine et plus juste. Même dans les Actes des apôtres des disciples réalisèrent que des non baptisés réalisaient des prodiges. La réponse a été qui n’est pas contre nous est pour nous. Il n’est pas nécessaire de confesser tous les dogmes pour réaliser ce que le Père demande. Il suffit de réaliser ce qui est prioritairement mis en relief dans la narration du jugement dernier. Je vous présente deux références qui mettent en relief l’opposition entre doctrine et foi.
     
    http://humanisme.blogspot.ca/search?q=jugement+dernier
    http://humanisme.blogspot.ca/2006/05/le-juge-en-chef-de-la-cour-suprme-du.html
     
    Merci pour vos observations et commentaires
     
    Sans prétention, oscar

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    21 octobre 2012 à 18 06 46 104610
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    Je suis parfaitement d’accord pour laisser à chacun voir sa propre réalité; mais un fait est assuré:

    Aussi longtemps qu’on croira que Dieu est BON et qu’il pardonne suite à une « contrition », il est évident que l’homme ne sentira aucune nécessité d’être lui-même BON.

    Par contre, avant d’être bon, il faut être honnête intellectuellement; sinon la bonté est illusoire.

    Du moins, c’est ce que je pense.

    Amicalement

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    21 octobre 2012 à 19 07 34 103410
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    Oscar,
    Entre autres…
    Vous soulevez un problème fondamental qui est celui de TOUTES les religions: le message à la racine. En ce sens, vous parlez du Christ et des racines mêmes de son enseignement.
    C’Est celui-là qui doit être appliqué.
    Quand vous parles de Bush – ce qui pourrait d’ailleurs l’être pour les musulmans – , comment « pratiquer » une religion sans pratiquer son enseignement, et même aller vers le contraire?
    Jésus n’a-t-il pas lancé un message aux hypocrites?
    Les messages sont toujours liés à la vie quotidienne et au comportement des hommes. Mais il est du devoir des prêtres de ramener ces enseignements à « l’heure actuelle ». Dans certains pays Sud Américains, les prêtes sont plus près de la réalité et parlent des situations actuelles. Alors qu’ici, plusieurs ne font que nous ramener à de l’histoire ancienne…
    Pratiquer une religion n’est pas d’aller à l’église une fois la semaine. C’est appliquer ou tenter d’appliquer le message central qui est très « rationnel » en terme de vie humaine…
    Vous le dites en ce paragraphe:

    Croire au Nazaréen, c’est faire en sorte que la justice soit toujours plus justice, que la vérité soit toujours plus incisive pour mette à nu les mensonges et les hypocrisies, que la solidarité devienne fraternité et que la compassion et la miséricorde nous élèvent au-dessus des guerres et fassent taire les armes de la haine.
    Force est de constater que ces impératifs d’Évangile ont été progressivement enveloppés par des impératifs d’Église.
    ____

    Merci pour ce rappel…

    Répondre
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    21 octobre 2012 à 21 09 07 100710
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    À lartiste et à Gaétan; Merci pour vos commentaires. Si Dieu est bon, comme le dit Lartiste, il n’est bonasse et il sait reconnaitre les hypocrites, les manipulateurs et les menteurs. Voici le traitement qu’il leur réserve « Mais les lâches, les renégats, les dépravés, les assassins, les impurs, les sorciers, les idolâtres, bref, tous les hommes de mensonge, leur lot se trouve dans l’étang brûlant de feu et de soufre : c’est la seconde mort. » Apocalypse 21,8

    Pour Gaétan, j’ai cette lettre ouverte de Jésus-Christ à G.W. Bush
    http://humanisme.blogspot.ca/2005/01/lettre-ouverte-de-jsus-christ-gwbush.html

    merci et bonne fin de soirée

    Oscar

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    22 octobre 2012 à 10 10 01 100110
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    Il n’est malheureusement pas question de la « bonnasserie » de Dieu ou de l’hypocrisie des hommes; mais plutôt, de la « nécessité sociale » pour l’homme de laisser parler sa « bonté ».

    Le résultat de l’enseignement dogmatique de la « bpnté divine » relègue celle de l’homme à une insignifiance.

    C’est là le sens que je donnais à mon intervention.

    Amicalement

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    22 octobre 2012 à 13 01 21 102110
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    LARTISTE: Je m’excuse, j’avais mal saisi le sens de votre intervention.

    oscar :-O

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    23 octobre 2012 à 8 08 34 103410
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    Ce n’est pas seulement que « l’enseignement de la « bonté divine » relègue celle de l’homme à une insignifiance ».

    C’est aussi que l’enseignement d’un flagrant mensonge toujours ATTRIBUÉ à Dieu par les ACTUELLES institutions religieuses au plus haut niveau PERPÉTUE la criminalité commise au nom de Dieu.

    Je rappelle que, concernant la criminalité meurtrière, la réalité de l’Ancien Testament ça n’est pas « Tu ne tueras pas » comme on le répète inlassablement sans réfléchir.

    C’est « Tu ne tueras pas » ET « TU MASSACRERAS ABONDAMMENT quand je t’expliquerai que ces massacres-là sont des bons massacres ».

    MÊME les athées militants ne mettent presque jamais l’accent sur cette énormité. C’est peut-être, Pierre JC Allard, parce qu’ils sont trop enfermés dans la volonté de détruire TOUTES les invraisemblances religieuses, y compris celles qui ne font de mal à personne.

    Personnellement je pense, comme Oscar et Gaëtan ci-dessus, que c’est « l’enseignement de Jésus qui doit être appliqué » mais ce n’est pas là-dessus que je mets désormais l’accent.

    Depuis mes 9 propositions de 2006 je répète que la priorité absolue est la mise en lumière du monstrueux mensonge des responsables religieux et la destruction de la théologie criminogène.

    C’est cette théologie toujours très concrètement meurtrière que les « nouveaux évangélisateurs » doivent cesser d’enseigner.

    Ils doivent SE REVOLTER contre leur indigne pape, leur indigne magistère, leur indigne clergé à tous les niveaux, et gueuler très fort : VOUS ETES MONSTRUEUX quand vous continuez d’attribuer à Dieu lui-même VOTRE épouvantable croyance criminogène !

    Rappel :

    NEUF PROPOSITIONS POUR SORTIR DE LA VIOLENCE RELIGIEUSE

    1/ La violence religieuse effective est toujours à la fois épouvantable ET BANALE puisque les religions continuent d’enseigner que Dieu la commande ou l’a commandée

    2/ Ce sont les institutions religieuses qui continuent de croire FONDAMENTAL de maintenir INTEGRALEMENT sacrés leurs textes contenant les bases de la violence religieuse

    3/ La nécessaire désacralisation de la violence religieuse suppose une radicale révision, PAR LES INSTITUTIONS RELIGIEUSES, de leur propre interprétation de leurs propres textes sacrés

    4/ Le maintien de la conception criminogène de Dieu, jadis sacralisée, et celui de la théologie criminogène qui la dogmatise ne sont nullement fatals

    5/ La paix et la protection des Droits de la personne humaine sont impossibles sans le rejet de la théologie criminogène

    6/ Les sociétés défendant les Droits humains doivent exiger des institutions religieuses qu’elles rejettent officiellement et sans ambiguïté la théologie criminogène

    7/ Le combat pour la désacralisation de la conception criminogène de Dieu N’EST PAS un combat CONTRE LE TOUT des religions

    8/ Le CHOC DES CONCEPTIONS (pacifiste et criminogène) AU SEIN DES RELIGIONS est le plus sûr moyen d’éviter le CHOC DES CIVILISATIONS.

    9/ C’est en exigeant d’abord la désacralisation de la violence dans leur propre religion que les croyants pourront entraîner les pacifistes des autres religions dans la même exigence.

    décembre 2006
    Pierre Régnier, ancien militant de la JOC
    (si j’apporte cette précision c’est parce que c’est toujours au nom des valeurs apprises à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, celles du merveilleux Jésus contenues dans les Evangiles, jamais par moi rejetées, que je milite aujourd’hui contre la théologie criminogène)

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      23 octobre 2012 à 12 12 54 105410
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      Mais de quoi parlez vous?
      De quelle évidence ?
      De quel mensonge?
      Quel enseignement?
      Quel merveilleux Jésus?
      .
      Ahhh la J.O.C.
      .
      Tout s’explique.

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        23 octobre 2012 à 14 02 34 103410
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        Furtif

        La Bible est un livre long et ennuyeux. On comprend donc que peu de gens le lisent. Peut-être surtout parmi les croyants. Quand j’étais petit et catholique très fervent ma très croyante maman me disait « qu’il ne faut pas lire la Bible, c’est plein d’horreurs, il faut écouter monsieur le curé qui, lui, sait ce qu’il faut en penser ».

        Mais on peut lire des analyses qui en sont faites, et qui attirent l’attention sur des « détails » – comme aurait dit un Jean-Marie Le Pen d’il y a 2500 ans – difficiles à avaler. Quand on tombe dessus, ou bien « on va voir monsieur le curé pour savoir ce qu’il faut en penser » ou bien, si l’on a un esprit indépendant et qu’on est honnête avec soi-même on se dit que ce n’est pas tolérable.

        Le pire c’est que, quand on va « voir monsieur le curé », ou l’évêque ou le pape ou ses théologiens, ils nous confirment que « c’est bien Dieu qui a dit ces horreurs », exactement comme c’est lui qui a dit « Tu ne tueras pas » mais, comme la « Parole de Dieu » est sacrée ils nous précisent : « on ne peut rien faire de mieux que « d’interpréter correctement ».

        Donc « c’est bien Dieu », selon Benoît VI, entre autres, aujourd’hui, qui a dit a Josué et à son armée, il y a 3000 ans : « Allez massacrer tous les gens de cette cité, et faites en sorte qu’il ne reste pas un seul survivant ». Le même Dieu recommence le lendemain : « Allez massacrer tous les gens de cette autre cité, et veillez à ce qu’il n’y ait pas un seul survivant ». Puis le surlendemain : Allez massacrer tous les gens de cette troisième cité et, surtout, ne revenez pas avant de vous être assurés que vous ne laissez pas un seul survivant » etc…

        Depuis 2500 ans, les croyants – mais aussi, comme je le dis plus haut, la majorité des athées purs et durs – trouvent très acceptable la « bonne interprétation » que leur donnent les « monsieur le curé » « qui savent ». Ils ne voient pas la moindre contradiction avec l’autre « Parole de Dieu » répétée à tout moment un peu partout pour nous montrer combien ce Dieu est pacifique : « Tu ne tueras pas ».

        Voici ce que j’en dis, moi, dans un article publié en septembre 2010 sur Centpapiers :

        « Mais, bien sûr, le Catéchisme contient aussi les tortueuses précisions sur la nécessité de faire les « bonnes interprétations » de toutes les horreurs « conformes au désir de Dieu » qu’on rencontrera dans « l’Ecriture ». Il faut dire sans détours que, loin d’atténuer le caractère maléfique des affirmations précédentes, elles le renforcent impardonnablement. Elles sont tout simplement UNE MONSTRUEUSE TRICHERIE SUPPLEMENTAIRE.

        Celle-ci est aussi vieille que la démarche religieuse elle-même. Parmi beaucoup d’autres l’évêque Augustin (pour le catholicisme), ou Maïmonide (pour le judaïsme) expliquaient déjà, aux Ve et XIIe siècles, que l’église et Dieu « persécutent par amour », contrairement aux impies qui persécutent par cruauté. »

        Mon article est long mais, tout de même, beaucoup moins que la Bible. Il est ici :

        http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

        J’ajoute maintenant, de plus en plus souvent, que les « dignitaires » religieux qui persévèrent dans les monstrueuses « interprétations » SONT INDIGNES, et qu’avec le temps qui passe ils m’apparaissent tout simplement commes « des salauds ».

        Et qu’ils sont de plus en plus directement RESPONSABLES des violences religieuses toujours effectivement commises de nos jours au nom de Dieu.

        Bien cordialement. P.R.

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    23 octobre 2012 à 10 10 13 101310
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    @ Pierre Regnier

    « …. l’enseignement d’un flagrant mensonge toujours ATTRIBUÉ à Dieu par les ACTUELLES institutions religieuses … »

    J’avoue ne pas comprendre comment vous pouvez ne pas en déduire cette évidence que le reste du message  » ATTRIBUÉ à Dieu par les ACTUELLES institutions religieuses … » est aussi un flagrant mensonge, et que LE bien qu’on peut en tirer est celui qu’on y a mis et rien d’autre. D’où une moralité qui, comme je le disais dans mon article récent, ne doit reposer pragmatiquement que sur un consensus humain universel. cqfd

    http://wp.me/p59O0-2uW

    Pierre JC Allard

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    23 octobre 2012 à 13 01 20 102010
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    @ FURTIF

    Aussi longtemps que vous écrivez « Aaah la JOC » et non « Ha… la JOC », vous avez droit d’avoir le tête tranchée plutôt que d’être brulé au bucher :-))

    Cela dit, il faut avouer que l’athéisme n’a pas donné de résultats bien convaincants et que s’i ne faut qu’une messe pour avoir Paris…

    PJCA

    Répondre
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      23 octobre 2012 à 13 01 44 104410
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      Merveilleuse impartialité. (N)
      On ne peut faire plus sentencieux et vide de sens
      Giordano Bruno vous remercie
      .
      Ahhh le journalisme citoyen :-O

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    23 octobre 2012 à 14 02 08 100810
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    Au sujet du journalisme citoyen, il possède une qualité significative. Par exemple, vous dites:

    « Personnellement je pense, comme Oscar et Gaëtan ci-dessus, que c’est « l’enseignement de Jésus qui doit être appliqué » mais ce n’est pas là-dessus que je mets désormais l’accent. »

    Le journalisme citoyen me permet de vous dire:

    Je vous ferai remarquer que ni vous, ni moi, ni personne d’autre, n’a accès à l’enseignement de Jésus. Ce que nous disposons est l’enseignement de Saül de Tarse « dit » St-Paul. Rien d’autre.

    Saül de Tarse avait un « nom dit » mais n’était pas « Canayen ». 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

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      23 octobre 2012 à 15 03 08 100810
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      André Lefèbvre

      A peu près d’accord avec vous. C’est sur les écrits de Paul de Tarse, mais aussi, un peu plus tard, des quatre autres évangélistes que je fais mon jugement sur Jésus. Bien des gens me disent d’ailleurs qu’on n’est même pas sûr qu’il a bien existé. Et alors ? Si les écrits des cinq écrivains, plus éventuellement ceux que l’Eglise ne reconnaît pas, sont une sorte de « roman collectif » ça ne change pas grand chose pour moi : je parle alors simplement du personnage principal de ce « roman ».

      Je crois à l’existence de Jésus mais, si je parle d’un personnage de roman c’est pareil. La réflexion spirituelle intense de cette époque – il y a 2000 ans tout de même ! – a bien existé et, si ce sont les auteurs du « roman » qui me la présentent aujourd’hui, peu m’importe. C’est la formidable volonté de réforme pacifiante du « personnage » Jésus qui m’intéresse et me fait dire « ce merveilleux Jésus ».

      Hélas, les Pères de l’Eglise lui ont associé à nouveau la croyance dans la volonté de Dieu de commander des « bons » massacres « dans l’ancien temps », permettant ainsi la création SUR DES BASES VIOLENTES de la nouvelle religion par le prophète Mohamed.

      Deux fois, cent fois hélas, les « Pères actuels » de l’Eglise, Benoît XVI et le Magistère, confirment, 15 siècles plus tard, que, oui, IL FAUT CONTINUER D’ASSOCIER l’enseignement du merveilleux « personnage » Jésus (« aimez-vous les uns les autres, ceci est valable pour tous les peuples de la terre, faites la paix sur cette terre… ») ET LES HORREURS DU « MÊME DIEU » (« allez massacrer, commettez même un très explicite « bon » génocide… »).

      Tout simplement dégueulasse ! Et une manifeste TRAHISON, par ceux qui se présentent comme ses actuels disciples, du merveilleux Jésus.

      Amicalement.

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        23 octobre 2012 à 18 06 58 105810
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        Bonsoir Pierre et André, je viens de prendre connaissance de vos deux dernières interventions. Je partage évidemment vos points de vue. Je pense, entre autres, à ce principe exégétique qui dit que lorsque l’interprétation que nous avons de la bible est contredite ou atténuée par la science, il faut tenir pour acquise la science et se remettre à l’étude exégétique des textes. Il me semble que ce principe s’applique également avec le gros bon sens. Pour ceux et celles qui ont étudié, médité, partagé spirituellement avec la personne ou le personnage de Jésus, ne peuvent lui attribuer des actions ou des paroles qui iraient complètement à l’encontre de ce qu’il fut et de ce qu’il continue d’être dans la mémoire collective des croyants. Il en va de même avec chacun de nous. Il y a des cohérences de fond qui définissent une personne et il faut savoir en prendre note.

        Encore une fois, merci pour vos commentaires et vos références

        Oscar Fortin
        (C)

        Répondre

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