L’énigme Égyptienne(13) Les premiers rois

 Les premiers rois égyptiens 

        Maintenant que nous avons de «la place en masse» pour qu’une majorité de l’humanité ait pu créer une civilisation avant -10 000 av.J.C. Retournons vers la réinstallation d’une nouvelle civilisation vers -3,500av.J.C.

            Mais auparavant j’aimerais savoir si vous croyez toujours à 100% que le vieux prêtre égyptien, racontant l’histoire de l’Atlantide à Solon, divaguait complètement à cause de sa sénilité.  Ou encore, si Platon pouvait avoir tout inventé de toutes pièces, parce qu’il connaissait l’étendue des surfaces habitables disparues vers -10,000 av.J.C. ?  Je vous laisse régler ce problème personnel sans plus d’influence de ma part.  Voici un résumé officiel d’archéologie :

         La Révolution Néolithique, entre 5 500 et 4 500 av.J.C, marque progressivement la coupure entre Préhistoire et Histoire : les hommes diminuent leurs activités de chasse et de cueillette pour s’établir en société, cultiver (les premières traces connues d’agriculture en Égypte datent de la culture du Fayoum, entre 5 500 et 4 500 av.J.C.) et élever du bétail, fonder des fermes et de petits villages.  L’art et l’artisanat y puisent leurs racines : confection de poteries, tissage du lin et du papyrus, utilisation de la vannerie, développement de l’armement.  De même, les premiers rites funéraires révélés par la présence de sépultures sont déjà élaborés.

 La question est : «  ils ont été originellement élaborés …où ? »

         Donc, c’est tout à fait clair, quelque chose de très important s’est passé en –5 500 qui a provoqué cette révolution néolithique.  La seule cause assez importante que nous connaissions aujourd’hui, est la formation du Bosphore exactement à cette date.

 La dynastie 0 : Voilà, enfin, le début de l’histoire de la civilisation égyptienne. Nombre d’incertitudes persistent, malgré les nouvelles découvertes archéologiques, sur les premières dynasties et sur ce qui les précède. L’histoire de l’Égypte antique, que nous connaissons, est basée sur la chronologie constituée. principalement,  par Manéthon.  Mais certaines indications fournies par des chroniques royales et par la découverte d’objets qui y sont inscrits, donnent à penser qu’avant Ménès, des monarques, pourvus de certains attributs pharaoniques, ont régné sur des régions entières de l’Égypte.

         Des fouilles de l’Institut allemand dans la nécropole archaïque d’Abydos révèlent les sépultures de plusieurs rois antérieurs à l’unification :

Scorpion Ier, Iri-Hor (?), Ka {ou Sekhen}.

            Ces tombes renferment un riche mobilier, des emblèmes royaux (sceptres), des jarres de vin importées de Palestine, et surtout beaucoup d’objets inscrits confirment que l’écriture est déjà utilisée vers –3,150, donc avant le début de la période pharaonique.  L’exploitation de ces trouvailles ne fait que commencer, redonnant vie à l’idée de dynastie zéro déjà émise par l’archéologue Flinders Pétrie.  Même s’ils règnent sur la Haute Égypte et peut-être plus, on ne peut les considérer comme des pharaons, ce sont leurs successeurs, qui opèrent l’unification du pays. 

        Ou, peut-être vu d’une autre optique: « …de la séparation de l’Égypte du reste du Moyen-Orient ».

         Il existe une possibilité que les Thinites aient eu le pouvoir sur toute la vallée du Nil à l’époque de Naqada III parce que, seulement à Abydos trouve-t-on des sépultures dignes de grands rois.  Et le nom de ces grands rois est presque toujours surmonté d’un faucon, parfois d’un serpent ou encore d’une étoile comme pour le Serekh de Scorpion.  ( Et comme pour tous les dieux Mésopotamiens).  Le Serekh représente ce que nous avons appelé plus tard : le nom d’Horus.  On verra en détail tous ces rois prédynastiques, à partir de ce qui commence à être appelé : la dynastie 00.

À noter : On sait que les rois égyptiens portaient cinq noms; dont le premier était son nom d’Horus; son nom «divin» (???).  Horus vient du mot «Hor» qui signifie : «Puissant», «Lointain», «Important» et non : «Dieu».

Le nom d’Horus : il apparaît à la Dynastie 00, soit aux tous premiers temps de l’écriture hiéroglyphique.  Cela signifie que le pharaon est un Horus; descendant du fils d’Osiris et membre des fameux Shemsou Hor, «Disciples d’Horus» qui seraient les rois successeurs des dieux qui ont régné au début de l’humanité selon les croyances égyptiennes.  Le pharaon était désigné comme un HORUS ; souvent on le nommait comme : Horus… untel.

             Voici les noms de la dynastie 00 : Cette dynastie comporte les pharaons d’avant l’unification.  Elle n’existe pas dans la liste des dynasties de Manéthon.  On n’en a que quelques traces archéologiques.  A cette époque le pharaon n’a qu’un nom, celui d’Horus (Le faucon).  

            Le mot Horus est une latinisation du mot grec Horos, venant lui-même de Hor et qui signifie le Lointain, l’Important, le PuissantLe symbole hiéroglyphique du faucon sur les étendards fut utilisé pour signifier le mot «dieu».   Ce qui n’est ni exact, ni scientifique, ni honnête.  

         Des chefs thinites dotés d’armes d’apparat furent trouvés dans les tombes U-127, U-134, U-503 et U-547 à Abydos (nécropole de la capitale This). 

         Actuellement on les met dans le début de la dynastie 0

       (Auparavant regroupés dans la dynastie 00) qui correspond à la fin de la période de Naqada IId2.  Des égyptologues parlent aussi des rois Coquillage, Éléphant et Taureau.  Dynastie 00 donc AVANT dynastie 0 et on se souvient que Naqada II est la période de l’apparition des Gerziens, où les villes sont apparues que l’irrigation fut maîtrisée et que les dieux arrivèrent par bateaux.  Les Shemsou Hor sont ceux qui ont succédé à Horus et ils ont régné à la fin de Naqada II.  Ce serait donc Horus (Le Lointain) qui est arrivé par bateau durant le Naqada II. 

Résultat :  Tout ceci n’est qu’un méli-mélo indescriptible que je ne parviens pas à saisir clairement.  Je vais donc essayer de trouver quelqu’un ayant des indications ordonnées avant de continuer.  J’espère que vous m’excuserez.

 Alors, allons-y !

         Certains éléments accessoires de la dynastie 00 et 0 furent empruntés de l’ancienne civilisation d’Uruk et de Suse.  Entre autres, des croyances homogènes concernant l’origine du pouvoir des rois et de la vie après la mort.  Cette mythologie justifiera et légitimera les inégalités sociales de cette civilisation.  Le pouvoir se servira de coercition violente et de subtiles croyances stratégiques mythiques pour contrôler la population.

        À moins, évidemment, que ce pouvoir ne fut gagné par un petit groupe d’humains plus évolué que l’ensemble, ce qui instaure ce que nous percevons comme une croyance en «êtres supérieurs aux hommes», mais qui en réalité, est un fait vécu par l’ensemble des humains de la région du Nil et de la Mésopotamie.

        Cette dernière possibilité est solidement appuyée par le fait qu’un groupe d’humains ait pu évoluer durant 10 000 années sans problèmes jusqu’à l’avènement de l’inondation du plateau continental de la mer Noire vers –5 500 av.J.C.  Ce qui expliquerait le lien qui semble exister entre Uruk, Suse et les dynasties 00-0.  On verra qu’il y a beaucoup plus que des liens accessoires entre ces deux civilisations. 

         Ces artéfacts étaient des symboles du statut contenant des messages codés compris seulement par l’élite; mais avaient aussi un aspect extérieur visuel qui subjuguait la masse et la faisait contribuer aux créations monumentales définissant les rôles des maîtres et des serviteurs.  La royauté divine et son origine mythique furent les piliers de l’État égyptien et l’union des pouvoirs séculiers et surnaturels chez un seul individu fut le facteur décisif de son succès. 

         Les pouvoirs séculiers étaient constatés, il fallait donc que le peuple puisse voir aussi les pouvoirs «surnaturels» pour en faire l’union; sinon, ça n’aurait pas marché.

        En Égypte, on voit l’évidence d’une organisation de «Cité États» aussi loin que durant le Naqada II et possiblement du Naqada I.  La majorité des sceaux égyptiens sont considérés comme importés et non copiés de l’ancien Uruk.  Et cette organisation en «cité États» est exactement la même que celle en vogue en Mésopotamie.  De plus, chacune des cité États de l’une ou l’autre civilisation, appartient à un dieu différent jusqu’à ce qu’advienne l’unification de l’Égypte qui nuancera le système social égyptien.

         La dernière découverte archéologique d’importance en Égypte est la tombe de Scorpion I à Abydos : la tombe U-j, plus certains graffitis à Gebel Tjauty dans le désert à l’ouest de Thèbes. Une somme impressionnante d’artéfacts funéraires sont trouvés à la Tombe de Scorpion I (U-j) dont près de 700 jarres importées de Palestine, plus quelques milliers de jarres de vin et de bière, un sceptre «Heka», quelques impressions sur os qui représentent la plus ancienne écriture d’Égypte actuellement, ainsi que d’autres artéfacts de belle facture. L’importance de cette tombe fait dire à certains chercheurs que l’Égypte a dû être unifiée politiquement depuis Naqada III

        D’ailleurs on retrouve déjà au Naqada II une uniformité culturelle qui recouvre l’ensemble du pays ayant la même croyance au sujet des origines anciennes de la culture.

Voici les inscriptions qui deviendront des hiéroglyphes :

 

La tombe de Scorpion I

            Mais les indications actuelles démontrent que le pays ne fut sous l’emprise d’un seul souverain qu’à l’époque tardive du Naqada III; probablement sous Narmer ou l’un de ses proches prédécesseurs : Ka ou Iry Hor.

           Les archéoloques nous apprennent que la tombe de Scorpion I fut bâtie en deux mouvements qui durent être assez rapprochés puisque les briques de glaise sont toutes de la même dimension.  Cette tombe fut construite non pas en torchis ou en pierres, mais en briques de glaise chauffées au soleil, technique identique à celle de la Mésopotamie de l’époque, et cette construction n’a vraiment pas l’air de celle d’un «Dieu» !

        Voici les restes d’un bateau égyptien retrouvé en l’an 2000 par des archéologues américains. Ce bateau date d’au moins –3 000 av.J.C. ( donc 5,000 ans) Il démontre une fabrication jugée complexe pour l’époque.  Le bateau mesure 25 mètres de long et 1 mètre de profondeur.  Il est fabriqué de planches rattachées par des cordes.  Il est plus long que les Drakkars vikings.  Il devait donc pouvoir se déplacer assez loin en mer.

 

 Voici, maintenant, ce que nous ne devrons jamais oublier durant notre recherche :

Le Noble TERA-NETER


Traduction de l’inscription:
Ligne 1 : Het-u : Temples

Ligne 2 : Seth : du dieu Seth (TchutiThothHermès)

Ligne 3 : Net Annu-u : des cités du peuple d’Anu

Ligne 4 : Tera-neter : Tera-neter (celui dévoué à dieu)

        On voit tout de suite les problèmes de traduction : on qualifie Seth de dieu et ensuite, on traduit le mot NETER par dieu au singulier. On sait que Seth était considéré comme un dieu mais on sait aussi que NETER représente un concept qui ne peut pas vraiment être traduit par le mot «dieu»; certains le considèrent comme représentant un «principe quelconque» inconnu aujourd’hui.

        Un autre «accroc»:  On considère le terme TERA-NETER comme étant le nom du personnage; c’est possible mais…  Par contre si ce nom de TERA est sumérien celui de THERA, père d’Abraham, l’est également. C’est à caser dans un ti-compartiment de notre esprit.

        Mais l’important ici est ce «peuple d’Anu».  Nous savons qu’Anu est le dieu principal des Sumériens; alors difficile de ne pas penser que ce peuple d’Anu ne représente pas les Sumériens, non ?  On retrouve des traces de ce peuple d’Anu au Nord et au Sud de l’Égypte, en Nubie, en Libye et au Sinaï; s’ils viennent vraiment de Mésopotamie, c’est qu’ils sont partout et que c’est ce peuple d’Anu qui est l’instaurateur de la religion et de la civilisation… partout au Moyen Orient.

        À partir de cette époque-ci, tout devient plus difficile.  Parce que, ce que nous recherchons c’est l’origine et le déploiement de cette civilisation égyptienne et il nous est impossible de continuer avec les dates, faute d’informations sur les règnes des premiers rois égyptiens. 

        Par contre, nous possédons certains renseignements sur leur identité respective.  Les sources d’information disponibles sont : Manéthon, la pierre de Palerme, le papyrus de Turin et finalement les traces archéologiques.  Et chacune de ses sources possède ses lacunes.  De plus, les noms mentionnés ne concordent pas parfaitement. C’est donc dire que l’on s’engage maintenant sur un terrain encore plus glissant qu’auparavant.  Prenons donc nos précautions et mettons en relief les connaissances de base nécessaires à la compréhension et à la vision chronologique des évènements, cette fois-ci en nous servant des noms des premiers «Pharaons».  On verra bien le résultat.(73)

          Mais on ne le verra pas avant le prochain article, malheureusement.

 En attendant, pour vous donner à réfléchir encore plus, voici un bol qui date entre -3900 et -3000 av J.C. Cet objet s’appelle « Golenischeff bowl ». Il se trouve au Musée des arts de Moscou.

 

         Je veux vous faire remarquer que si les « pointes quadrillée » représentent des pyramides,(on en voit cinq) il faudra réviser les dates de la construction des premières pyramides actuellement datée vers -2500 av J.C.; car cette pièce date au plus tard du Nagada III (3200  à 3060 av J.C.).

Mais plusieurs diront: Voyons donc! Ce ne sont que des décorations sur le bol!        

Donc, voici un autre dessin qui date du Nagada I, (-3900 à -3,750) ou on voit encore cinq pyramides. (Ce genre de montagne pointue n’existe pas en Égypte).

 Trouvé dans la Tombe d’Abydos U-415

          Encore des doutes? Bof!  Allons-y pour un troisième objet : deux potiches datant du Nagada II où l’on voit quatre pyramides

 

       À remarquer que ces quatre pyramides sont situées près d’un fleuve (ou se baigne un serpent.

(Voir l’agrandissement plus bas). Il n’y a pas beaucoup de fleuves en Égypte.

 

           Tous ces objets furent trouvés dans des tombes de la dynastie 00 ou 0.

          J’espère que vous comprenez maintenant, qu’il est mieux de toujours vérifier ce que l’on nous dit être vrai tout autant que ce qui est dit : faux!

 On se revoit dans trois jours.

 Amicalement

                                                                                          Elie L’Artiste

7 pensées sur “L’énigme Égyptienne(13) Les premiers rois

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    12 septembre 2010 à 8 08 26 09269
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    J’ai oublié de souligner, dans le dessin de la tombe d’Abydos U 415, les « bonhommes à tête d’oiseau » sous les pyramides. Ils ressemblent au statuettes à têtes d’oiseau que l’on a trouvé un peu partout au Moyen Orient.

    À remarquer, également, le petit dessin au-dessus de leur tête, clairement visible, qui semble représenter quelque chose qui « flotte dans les air ». Disons que c’est un « bateau céleste »; mais sûrement pas une « chaloupe du temple ».

    Quant aux pyramides sur la cruche, on voit quatre signes ressemblant à des « S » qui sont du même nombre que ces pyramides. Il doit y avoir un lien que je ne connais pas.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    27 octobre 2010 à 16 04 05 100510
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    Je crois toujours à 100% que le vieux prêtre égyptien, racontant l’histoire de l’Atlantide à Solon, NE divaguait pas du tout.:-)

    J’ai la nette impression de suivre une cours d’histroire en accéléré.;-)

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    27 octobre 2010 à 16 04 25 102510
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    Merci.

    C’est l’intention de ces articles.

    Et je ne crois pas, non plus, que Platon a « inventé » cette histoire.

    L’excuse qu’elle représentait une structure sociale « idéale » ne tient pas, car il avait déjà décrit cette « structure idéale » ailleurs dans un autre écrit.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    27 octobre 2010 à 16 04 33 103310
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    En parlant de l’Atlantide. Allez sur Google Earth

    Latitude N 31 à N 32

    Méridien W 25 à W 23

    Juste un peu à l’ouest de Madère et des Iles Canaries. Puis enlevez la grille et rapprocher

    C’est plutôt intriguant. (B) (P) (I)

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      27 octobre 2010 à 16 04 54 105410
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      Effectivement, c’est intéressant.

      Il y a un point qui se trouve a environ 400 mètres de profondeur. On enlève 120 mètres pour la montée du niveau océanique et il reste 280 mètres.

      Mais le fond marin est moins « cicatrisé » qu’autour des Açores qui m’a toujours semblé attirant. 😉

      Amicalement

      André Lefebvre

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        27 octobre 2010 à 17 05 31 103110
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        Hum!

        Madère est à 0 degré à 990 degrés au dessus de la mer, ce d’ont je vous parles est à – 5 445m sous la surface de la mer. (@)

        Allez voir votre courriel (id-3) de votre site et cliquez sur l’image en pièce-jointe.

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