L’énigme Égyptienne(16) Les Seigneurs de la guerre!!!

Les Seigneurs de la guerre

 L’ère des «Seigneurs de la guerre»

         Le premier des « Puissants », en Égypte, dans l’ordre des Horus est, évidemment, Horus l’ancien :

        Célèbre de l’époque prédynastique jusqu’aux deux premières dynasties, il partage avec son rival la première place du polythéisme égyptien où de nombreuses divinités composites (mi-humaines, mi-animales) sont honorées dans chaque nome.

        Horus (signifiant le Lointain) est l’antique faucon chasseur roi du ciel que les anciens d’Edfou assimilent au dieu du ciel Béhédety, grand dieu de Damanhour et d’Edfou, son oeil droit est le soleil, son oeil gauche la lune.  Cette divinité symbolisée par un soleil ailé avec 2 uræus (Serpents ?) est placée au-dessus des portes des temples.  C’est donc un dieu charnière ayant ses origines dans la période archaïque et dont le profil et le symbole évolue durant les trois siècles nécessaires à la mise en place de la réforme osirienne.

Inscription 3, IV du temple d’Edfou :

Je suis Horus «le Descendant des millions d’années !» 
Le trône m’a été transmis et je le gouvernerai,
car la bouche (de mon père) parlait et elle s’est tue !
Osiris est parti pour l’Horizon occidental.
Je deviens par son souffle, celui qui possède en lui (en son âme)
ce dont il a besoin et qui cycle après cycle
redevient le Guide de son peuple.

        Ça m’a toujours intrigué, et j’ai toujours essayé de comprendre pourquoi des hommes dessinèrent des ailes à un Soleil. Un soleil n’a pas besoin d’ailes pour traverser le ciel!  Si on dessine un soleil, il est bien évident qu’il ne roule pas dans la prairie.  Même un enfant ne dessine pas d’ailes à un soleil.  Il sait très bien qu’il parcourt le ciel.  Cette composition picturale n’est pas très normale à mon sens; et il doit avoir une explication objective.

 Tiré de :http://membres.lycos.fr/nebetbastet/b%E9h%E9det.htm
http://membres.lycos.fr/nebetbastet/BEHEDE.jpg

         Description : Son nom signifie «Celui qui est originaire de Behedet».  Il a l’une des formes d’Haroëris, qui est lui-même une forme d’Horus.  C’est le «Seigneur du Ciel», celui qui étend ses ailes au-dessus de l’univers.  Il est vénéré comme le dieu du nome d’Edfou.  Il représente le soleil au zénith. 

         C’est une divinité ancienne qui, à l’origine, n’a aucune relation avec le cycle solaire.  Durant la Vème dynastie, on lui ajoute le disque solaire ou le scarabée sur la tête et il est intégré dans ce cycle.  Bien que fils et héritier de Ra, on ne l’assimile pas complètement à ce dieu.  Le temple d’Edfou reçoit, entre autres, le nom de la Maison du Combattant.

          Le mythe raconte que Ra ordonna à ce dieu de combattre ses ennemis, puisque ceux-ci, par ordre de Seth, avaient envahi le pays et attentaient contre l’Étoile diurne. 

         Remarquez que pour écrire «Étoile diurne» en pensant au soleil, il faut absolument savoir que les étoiles sont des soleils.  Ce que je crois que les Égyptiens ne savaient pas.  Alors, qu’est-ce que cette Étoile diurne ?

         «Grâce à la victoire obtenue, Ra le décora avec le titre de Béhédety, qu’il conserva.  On organisait une fête annuelle dédiée à Horus de Behedet mais aussi à Hathor, le temple d’Edfou était le lieu d’une grande fête annuelle, celle du «Mariage sacré» au cours de laquelle Hathor retrouvait son mari Horus pour engendrer leur fils Harsomtous «Horus qui réunit les Deux Terres».

            «Durant cette festivité, qu’on célébrait le premier jour du mois Mesorê, on utilisait des poissons et des oiseaux en relation avec Seth, en mémoire de la lutte de Ra contre les forces du mal.  On a adoré ce Horus dans le Delta occidental et il devint le dieu tutélaire de la Basse Égypte.  Plus tard, au sud, un centre de culte a été établi à Edfou en Haute Égypte.  Il a été adoré principalement à Damanhur (Behedet du nord), Edfou (Behedet du sud), Tell Balamun, Philae, Tirent et Tanis.  Sa victoire sur Seth, dieu d’Ombos,a fait d’Horus le protecteur de la monarchie.  Dans le temple d’Edfou, il y avait une enceinte destinée à son animal sacré, le faucon, qui chaque année était choisi pour être adoré comme roi divin, identifié avec le Pharaon Horus

        Tout ceci semble un peu complexe, mais c’est définitivement la même histoire que celle du dieu sumérien Ninurta « le guerrier par excellence »

       Important, ici, cette affirmation qu’anciennement ce dieu ou sa représentation n’avait aucun rapport avec le culte solaire; autre façon de dire …avec le Soleil; mais avait sûrement rapport avec cette Étoile diurne que nous ne connaissons pas.

         Il était donc un dieu qui planait au-dessus de la terre, dans le ciel, sans rapport avec le Soleil, ne représentait pas une étoile non plus et n’était définitivement pas un dieu lunaire.

  Il nous reste quoi comme hypothèse ?

        Son emblème ailé avec deux serpents fut transformé en «faucon».  Ce qui élimine son identification à Amon ou à ou tout autre Neteru (Puissant).  Par contre, il est celui qui deviendra l’Horus qui sera suivi des Shemsou Hor, « suivants ou héritiers d’Horus ». Cette « société secrète ancienne » qui servait de garde du corp d’Horus.

       Quant au mariage sacré, il représente certainement le mariage du culte lunaire à celui du culte solaire à une époque où cessa, pour un temps, la confrontation.  Peut-être même cette époque qui précéda le schisme Abeille/Roseau que nous avons vu plus haut.  Ceci, si je laisse tomber, pour l’instant, le problème causé par l’Étoile diurne.

         Au temps prédynastique, plusieurs guerres eurent lieu entre le Sud et le Nord, à une période non déterminée, Horus devint le dieu de Haute Égypte et Seth celui du delta.  Mais le sud ayant vaincu plusieurs fois le delta, son roi unifia les deux pays et fit proscrire Seth des deux pays en le déclarant indésirable et anathème. 

        En fait cette information est tirée de la tradition égyptienne et c’est Horus lui-même qui fit Seth anathème.  Curieusement, on se sert ici de cette mythologie «impossible, incroyable et élucubratoire sur d’autres points», officiellement, en la relatant de façon à ce qu’elle paraisse comme un rapport historique. La mythologie devient acceptable comme vérité selon l’apparence qu’on lui donne et les points qu’elle touche.  Curieux tout de même !

        Le centre du culte du dieu PTAH se trouvait à Memphis.  Ce serait à cet endroit stratégique que les deux grands rivaux Horus et Seth ont (enfin) scellé leur paix avant que la ville n’y fut construite par le roi Adjib (le VIè roi de la 1ère dynastie)!  Dès la période archaïque on y honorait particulièrement l’ancien dieu MIN dont le culte s’étendait de Coptos (près de Thèbes) à Akhmin (en Haute Égypte sur la route de la mer Rouge, akh voulant dire âme.)  Mais ce n’est pas ce que AKH veut dire dans le nom KA-DINGIR-RA (KH); nom de Babylone.

        Min est représenté sous la forme d’un homme gainé tenant d’une main le flagellum, symbole du pouvoir royal, et de l’autre, son phallus en érection, symbole de la fécondité et de la virilité…  

         Le dieu PTAH, seigneur de la ville de Memphis, dieu protecteur des arts et de l’artisanat, est lui aussi représenté sous l’apparence d’un homme gainé dans ses vêtements, avec un bonnet sur le crâne. (-Tiens tiens !  Les bonnets du Naqada mésopotamien !)  Il tient dans sa main un sceptre composite comprenant l’ouas (le sceptre des dieux) et la croix égyptienne Ankh, symbole d’éternité.

         Son nom qui comporte la notion d’orifice (allusion à l’utérus maternel) en fait également un dieu de la fécondité qui domine les anciennes figures et rappelle en quelque sorte le culte très ancien de la déesse Mère Universelle, génératrice de vie et de protection.

  Eh bien voyons !  Un pénis orifice !  Fallait y penser !

         Min est une très ancienne divinité de la fertilité et de la vigueur procréatrice. C’est également le protecteur des voyageurs et des caravanes partant dans le désert oriental.  Min est le dieu de la sexualité masculine par excellence.  Il est à l’origine vénéré à Coptos et à Akhmim, points de départ des routes vers le désert oriental, mais plus tard son culte s’étend à tout le royaume.  Il est également considéré comme le gardien des mines du désert de l’Est.

(D’où son nom de Min peut-être…?).

       

        Il est toujours représenté sous une forme humaine, les jambes jointes et un fouet en main; de plus, il est coiffé d’une couronne surmontée de deux plumes.  Voir :

 www.bubastis.be/religion/religiom.html www.pyramide-reconstituee.com/pyramide/chapitre18.htm

        L’hiéroglyphe représentant ce dieu désigne le monument. Il représente la construction au sens large.  C’est aussi bien l’édification des bâtiments que la fabrication d’un édifice ou la procréation humaine.

– On peut aussi remarquer que cet hiéroglyphe est composé de huit carrés et le chiffre huit représente un certain dieu (Enki) qui fut responsable de la création des hommes, de l’irrigation etc. Le huit représente également la planète Vénus pour les sumériens.
            » Le fouet qu’il tient évoque une pyramide en perspective.  Il exprime la stimulation et la référence des bâtisseurs (la pyramide) ».

 – Ah oui?  Un fouet est stimulant, parfaitement d’accord; mais l’idée de la construction des pyramides, longtemps avant le prédynastique me pose un petit problème. Par contre, ce n’est pas la première fois que je le rencontre.

        Sa main, positionnée à l’intérieur du triangle, indique qu’il représente le bâtiment même (il est la construction, mais il n’est pas le constructeur).

       Cependant, dans ce cas, est-ce que Min pourrait représenter la construction même, c’est-à-dire la Pyramide qui aurait pu exister à l’époque ?  J’en doute un peu, mais de moins en moins; ce serait à être vérifié sérieusement, je crois.

         Le bras à angle droit imite une équerre et le sens caché de la science des constructeurs. Son corps emmailloté laisse entendre qu’il incarne les corps inertes et moulés.  Pour ne pas trop bousculer les anciennes traditions, le dieu Ptah (qui sera au Nouvel Empire jumelé ou transformé en AMON) avait son temple érigé à côté du temple du taureau APIS que les Égyptiens continueront à honorer comme une incarnation vivante du dieu Ptah

        Mais dès l’Ancien Empire, l’ennéade ou collège des dieux d’Héliopolis est désormais considéré comme UNE seule personne : chaque dieu garde son entité, mais se retrouve dans le Maître des dieux…

Extrait des célèbres textes dit des sarcophages (vers – 2 000 avant J.C.)

Monologue du dieu – créateur éternel : J’ai accompli quatre actions parfaites dans le portique de l’horizon :
J’ai créé les quatre vents afin que l’homme puisse respirer son environnement.  (On parle de ces 4 vents dans l’Enuma Elish sumérien, à la même époque)
• J’ai créé la grande inondation afin que le pauvre et le riche puissent en profiter.  (LA grande inondation ?)
• J’ai créé chaque homme semblable à l’autre.  Je leur avais ordonné de ne pas faire le mal, mais leurs coeurs m’ont désobéi.
• J’ai fait en sorte que leurs coeurs n’oublient pas l’Occident, afin qu’ils fassent des offrandes aux dieux des nomes.         « Le caractère général de ces recommandations exprime bien l’esprit de tolérance vis-à-vis des cultes anciens ».  

         C’est une façon de voir qui, surtout, ne dérange pas nos préjugés.  Par contre, c’est un esprit de tolérance qui apparaît après quelques millénaires de guerres entre les «dieux», comme on l’a vu depuis –5 500 ans av.J.C. et même depuis plusieurs millénaires qui ont précédé.  «Afin de faire profiter le pauvre et le riche de la Grande Inondation»Qui, ici, ne peuvent absolument pas être les crues du Nil.

        On parle donc de l’inondation qui a provoqué pour tous, l’essor de la civilisation

        Toujours en esprit de concession les Égyptiens unifient leur dieu Ptah à la redoutable et ancienne déesse Sekhmet de Memphis, représentée sous la forme d’une femme avec une tête de lionne.  Son nom signifie « la Puissante »

        Également déesse de la guerre Sekhmet est capable d’envoyer des maladies, mais aussi de les guérir, c’est pourquoi elle est la patronne de la médecine et des prêtres qui connaissent l’art de guérir.  On attribue à ce couple la filiation d’un jeune guerrier : le dieu Néfertoum, qui représenté sous la forme d’un lion, devint un redoutable gardien des frontières.

          C’est drôle, Néfertoum me fait penser au Sphinx, tout à coup …

         Ce nouvel empire débute vers –1 570 av.J.C. et le jumelage Ptah/Amon est identique à celui d’Enlil/Mardouk en Mésopotamie à la même époque.  Un grand changement s’opère après –2 000 av.J.C, dans l’implication «divine» chez les hommes.

        Durant l’ancien empire, on dit ici : «l’ennéade ou collège des dieux d’Héliopolis fut désormais considéré comme UNE seule personne».

         En réalité, le Monothéisme «source et créateur de l’univers» est la seule religion qui existe à toutes ces époques; c’est nous qui avons fait des dieux avec les Puissants, les Lointains. Ces « Importants » qui se sont présentés en Égypte vers –5 300 ans av.J.C, en bateaux.

        Mais un autre dieu aussi important est là : Atoum.

        Le dieu Atoum s’étant créé lui-même par la puissance de son verbe, les Égyptiens lui donnent également le nom de : Neb-er-Djer qui veut dire : le Seigneur de l’Univers.

        En tant que protecteur des humains, Atoum pouvait prendre plusieurs aspects terrestres, comme le fera plus tard Vishnu dans ses célèbres avatars : tantôt sous l’aspect d’un homme avec une tête d’ichneumon (animal ennemi des serpents) ou sous la forme d’un berger ou sous l’aspect du taureau Mnévis, image très ancienne de la fécondité.  Car dans l’esprit égyptien ce ne sont pas les animaux qui sont des dieux, mais les dieux peuvent occasionnellement aider ou perturber notre destinée en s’incorporant même (provisoirement) dans une forme animale ! (Ouf !)

        Quant au dieu Seth : Les Égyptiens associent également par la suite le fourbe Seth à l’image du dieu serpent gigantesque APOPHIS, image du chaos toujours vaincu mais resurgissant de ses cendres pour essayer d’arrêter chaque jour la barque du soleil qui doit traverser la nuit, il personnifie un esprit méchant et perturbateur de l’ordre. 

        Seth est aussi le dieu des orages, des tempêtes, du désert et des oasis.  Il est le mal nécessaire contre lequel nous sommes obligés de lutter pour assurer notre renaissance spirituelle.   Une sorte de cycle d’épreuves initiatiques et évolutives.  En fait, il n’est méchant que pour permettre au Bien de se manifester.

        Lors de la deuxième période intermédiaire, (-1 785 à – 1 570)   les envahisseurs Hyksos qui ont assimilé Seth au dieu Baal phénicien, l’adoptent comme dieu de leur ville Avaris, située dans le delta du Nil.  Il est fort probable qu’Avaris, détruite plus tard, deviendra Pi-Ramses reconstruite par Ramses II.

        Atoum est un dieu primordial de la théologie d’Héliopolis; il incarne le démiurge qui s’est créé lui-même avant d’engendrer les dieux et l’univers tout entier.  Ses prérogatives sont résumées dans son nom qui signifie à la fois Ce qui est et Ce qui n’est pas.

           Le dieu porte donc en lui la notion de création et de néant.  «Avant la création du monde, Atoum flottait dans les eaux du Noun.  Prenant conscience de lui-même. Celui qui vint à l’existence par lui-même émergea des eaux primordiales, à Héliopolis, sur une colline de limon ou une pierre pyramidale, le Benben

        Poursuivant son œuvre, il crée l’univers tout entier et, soit en crachant, soit en se masturbant, engendre le premier couple divin : Shou (air) et Tefnout (Humidité). Les enfants de ce couple seront Geb(le terre) et Nout (le ciel).

        Dans le chapitre 175 du Livre des Morts, Atoum annonce à Osiris qu’à la fin des temps, il détruira tout ce qu’il a créé et qu’il retournera au Noun sous la forme d’une anguille ou d’un serpent primordial, tout en conservant en lui la potentialité d’une nouvelle création du cosmos.

       Donc à l’origine, Atoum est « Serpent » puisqu’il « retournera … »

         On découvre également, ici, le concept du jour et de la nuit cosmique qui ne cesse de se succéder. Concept qui fait partie de l’Hindouisme. Évidemment, si le dieu Atoum s’est créé de lui-même et que c’est lui qui au cours des âges, crée les dieux et beaucoup plus tard, les hommes, il y a un problème au niveau de nos propres neurones au sujet de ces supposés « dieux imaginaires » des mythologies.  Surtout si on reste objectifs face aux lois de l’évolution de l’univers.

         Dans un texte de Stephen Hawking, on lit que : la vie telle qu’on la connaît actuellement aurait pu apparaître beaucoup plus tôt dans l’histoire de l’univers.  La seule vérité à ce sujet est que l’on ne sait pas si, de fait, elle est apparue.  L’ignorance du fait n’en détermine pas l’impossibilité; c’est l’évidence même. Malgré que la position contraire est souvent celle que prend «l’officialité» sur un très grand nombre de sujets.

        C’est le concept du «moindre doute» des cours de justice mais perçu à l’inverse : en histoire ou archéologie, si un moindre doute existe sur un sujet controversé, l’auteur de la controverse est coupable de «lèse officialité» et le doute est éliminé. 

        Par contre, il y a tellement de « vraies élucubrations » qui circulent qu’il est difficile d’en situer les bornes.  Imaginez simplement la situation qui prévaudrait si nous cessions de considérer les entités polythéistes comme des dieux et que nous acceptions de les voir de la même manière que les hommes de l’époque le faisaient, c’est-à-dire : des «êtres supérieurs» aux gens de cette époque reculée.  Nous ferions face, instantanément, à un monothéisme religieux dans toutes les mythologies primitives.

        Je ne peux pas concevoir que cette optique puisse déranger la science officielle qui se gausse d’être athée en majorité. Comment le monothéisme préhistorique peut-il déranger un athée ? Je n’arrive pas à répondre à cette question.

        Mais peut-être n’est-ce pas le monothéisme qui dérange, mais plutôt le résultat d’être obligé d’accepter l’existence préhistorique «d’êtres supérieurs aux hommes».  La science officielle tient peut-être  à garder sous-évolués tout ce qui nous a précédé? Bof! C’était l’opinion de tous les occidentaux à l’époque du colonialisme.

        C’était également la position prise par le défenseur de Dieu, Diego de Landa qui a brûlé tous les «écrits sataniques» de ces « barbares Incas », lors de l’élan civilisateur espagnol en Amérique centrale. Car pour lui « satanique » était : «tout ce qui est différent de son opinion».  Ce qui équivaut encore à l’opinion officielle, me semble-t-il.

         Et maintenant prenons les mensurations de la mère d’Horus : Isis.

 Isis – Étrange reine aux origines mystiques qui porte à deux lettres près, le nom de son époux OSIRIS assassiné par SETH.  Comme la grande déesse mère de l’Antiquité, Isis sera souvent honorée et son aide sollicitée en tant que guérisseuse et mère protectrice.  Il est également à remarquer que les deux lettres manquantes sont O et R ce qui forme l’abréviation d’Horus, …OR… que l’on retrouvera dans certain noms des rois prédynastiques.  Elle ressuscite le corps de son mari Osiris, duquel elle a retrouvé toutes les pièces détachées par Seth, sauf le pénis, pour ensuite, être fécondée par lui (première mère-vierge de l’histoire), selon un texte des pyramides :

        «Isis sous la forme d’un vautour en planant sur le ventre d’Osiris a utilisé son pouvoir, en présence de Nephtys (leur soeur) qui se tenait à la tête d’Osiris dans la ville de Saïs (Saout), car leur Seigneur est en Osiris, dans ton nom de Seigneur de Saïs, car leur dieu est en toi dans ton nom de dieu … »

         Sous le Nouvel Empire, ISIS est aimée et adorée de TOUS comme étant la : MÈRE UNIVERSELLE et la déesse de TOUS et particulièrement de ceux qui souffrent.  Elle console les pauvres et ceux qui vont bientôt mourir. Elle a le pouvoir de faire ressusciter les morts, depuis son interposition pour la résurrection d’Osiris. 

        Isis souffre et devient avec son fils Horus, la grande mère victorieuse qui refoule les forces des ténèbres et remporte par le combat de ses souffrances une victoire décisive sur le mal.  Mal, ici, étant les épreuves nécessaires à être traversées pour évoluer.  Horus et elle sont donc ceux qui combattent Seth, le serpent, et ils parviendront à l’écraser (du moins cette fois-là). Remarquez la notion ultérieure d’une vierge qui écrase la tête d’un serpent.

        Curieux cette référence au vautour comme ceux qu’on a vus à Catal Huyuk; reliés, plus tard au faucon, le tout mis en parallèle avec le serpent qui, lui, est relié automatiquement au dieu Enki sumérien ainsi qu’au Ptah et au Seth égyptien ?

         Il y a donc, définitivement, une confrontation de pouvoirs non seulement entre les dieux égyptiens mais entre tous les dieux de toute la région du Moyen Orient de l’époque prédynastique. 

         De plus, très curieusement, il n’y a exclusivement que deux groupes de «dieux» en opposition dans toute cette région: les Faucons et les Serpents.  Difficile de dire que ces « Puissants » ne sont pas tous les mêmes personnages dont on parle partout, et que ce ne sont pas eux qui contrôlent ces régions.

         Contrepartie féminine d’Hathor, la déesse vache qui tenait le soleil naissant entre ses cornes pour le protéger, Isis incarne à la fois la femme compagne idéale, la veuve inconsolable et la mère dévouée.  Par contre, on a déjà vu qu’un «Soleil» entre deux cornes est strictement la représentation d’un concept lunaire (croissante, pleine, décroissante).  Donc, si Isis est la contrepartie d’Hathor, nous avons une confrontation entre un concept lunaire et un concept solaire.

        Et elle n’est pas représentée par un Soleil entre les cornes mais une Lune entre les cornes; comme ça se faisait depuis les 20 000 années qui avaient précédé. 

        Par contre ce changement dans l’interprétation Lune/Soleil démontre :

a) un jumelage réussi entre les concepts Lunaire et Solaire, ainsi que

b) l’indication que le concept Solaire a suivi celui du Lunaire qui existait depuis la nuit des temps.

        Le serpent semble bien être rattaché au concept lunaire; il représente la lune qu’on ne voit pas pendant plusieurs jours dans le mois.  Le serpent est un emblème du Sumérien Enki qui est celui qui donne la civilisation aux hommes; et Enlil, le solaire, est celui qui asservit l’homme en le confinant et empêchant son émancipation partout sur la planète. N’oublions pas que le Serpent (Lunaire) représente Atoum le «créateur primordial».  Difficile pour le Soleil de précéder ce qui est «Primordial»; n’est-ce pas ?

        Voici un texte d’une représentante du concept lunaire prisonnière du concept solaire : Les lamentations d’ISIS (papyrus de Berlin n° 3,008)

        « O toi, Dieu Maître Suprême de la chair et de l’esprit cette demeure est aussi la tienne. 

 Entends la prière de ta fille que tu ne peux pas abandonner avec l’espoir que tu as fait naître en son coeur.

 Mon âme s’envole vers Toi et te prie de revenir en cette Demeure qui est aussi la tienne.

 Viens voir celle qui aime ton fils de tout son coeur et de toute son âme, comme elle t’aime pareillement.

 O Seigneur, VIENS à l’appel de ta fille. Viens ! »

         Il était indispensable de prendre conscience de la base philosophique et religieuse de la civilisation Égyptienne malgré qu’elle soit plutôt disparate. Un fait remarquable en surgit quand même : c’est que ces données de base sont identiques à celles de Mésopotamie, au tout début de Sumer. Les confrontations entre Horus (Faucon) et Seth (Serpent) sont les mêmes dans les deux « mythologies » et représentent donc les mêmes événements historiques. On retrouve même ce « méchant » Serpent dans la Genèse.

        Soyons vigilant lors des prochaines analyses des données sur l’Égypte. Cela pourrait nous causer quelques surprises.

 Amicalement

                                                                        Elie l’Artiste

 

 

 

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