L’énigme égyptienne(18)Le rêgne des hommes-dieux

Tiré de Historel.net Et toujours présentes ces trois pyramides avant la date officielle.

         Le règne des Hommes dieux

Ière dynastie : Il y eut huit rois dans la première dynastie.

Voici leurs noms.

 1) Horus Narmer

2) Horus Aha           

3) Horus Djer          

4) Horus Ouadji       

5) Horus Den           

6) Horus Adjib         

7) Horus Semerkhet 

8 ) Horus Qaâ           

 …et leur histoire : (Pour voir la provenance des cartouches,

Voir :

http://2terres.hautesavoie.net/aegypte/cartouch/aha0100.gif

1) Narmer (Menes)   L’aimé du silure (Assez surprenant puisque le silure est un poisson comestible.  Je dirais plutôt : celui qui aime le silure !)

Mais c’est un peu banal comme titre, on doit l’avouer !

Voici une note importante sur le silure et surtout, surprenante : Le silure est un poisson qui remonte à la nuit des temps, les anciens Grecs le connaissaient 360 avant J.C., il ressemble à son cousin le poisson chat.  Il est originaire des pays de l’Europe orientale, des bords du Danube, des cours d’eau bordant les mers Caspienne et Baltique. C’est un poisson d’eau douce. Et selon Aristote et d’autres de son époque, la mer Caspienne communiquait avec la mer Noire.  Il y avait sûrement des silures dans le Nil également; sinon, Narmer venait de plus loin qu’on pense. Ou encore, si le silure représente un «être supérieur aux hommes» qui aimait Narmer, on a une confirmation que l’origine des «dieux» est bien autour de la mer Noire et Caspienne.  Le titre devient alors moins «banal».

         Le premier roi de la Ière dynastie est Narmer (vers 3 150 avant Jésus-Christ), roi de la Haute-Égypte, il entrera en conflit avec celui de la Basse-Égypte, annexera son royaume et s’emparera de sa couronne rouge.

         C’est à cette époque que nous savons avec exactitude, pour la première fois, que l’Égypte est unifiée.  This est la capitale, d’où le nom de dynastie thinite porté par les deux premières dynasties. Narmer fonde la ville de Memphis qu’il entoure d’un immense mur blanc, pour la protéger des crues du Nil ou peut-être des attaques par bateaux qui durent depuis des millénaires.  Cette entreprise sera poursuivie par ses successeurs.  On attribue à Narmer le partage du royaume du Delta du Nil en 16 Provinces, qu’il ajoute à ses 22 nomes ou Provinces de Haute-Égypte.  Chaque nome étant administré par un gouverneur qui relève de l’autorité directe de pharaon.

         Le nom de ce roi a été retrouvé sur des documents en Palestine.   Le document le plus connu de cet Horus est sa palette de schiste, conservée au musée égyptien du Caire, le représentant victorieux contre une peuplade non identifiée.  Sur cette dernière son nom de roi est gravé dans la représentation de la façade du palais, comme de règle par la suite.  Ce roi semble, en effet, se présenter comme un Horus; mais on doit souligner une nuance : C’est que ce roi succédait à ce que l’on appelle : le règne des demi-dieux selon la tradition.

 

        Si on étudie ce côté de la palette de Narmer, on voit :

A) Deux «vaches Hathor» comme «entête». C’est la représentation de la mère universelle et on sait qu’elle est du groupe du «Serpent».

 B) On voit également un faucon qui tient un lien emprisonnant le nez d’un sphinx à tête humaine avant la date officielle de la construction du sphinx.  Ce sphinx est identifié par six fleurs/bâtons sur son dos.

         Six est le chiffre d’un dieu sumérien guerrier représenté par un lion et qui s’appelle Ninurta Lugal-E.  Six représente également la planète Mars dont le dieu est le dieu de la guerre.  Six est aussi le chiffre de l’épreuve, du cataclysme etc.  Narmer ici est celui qui a vaincu tout ce qui était suppresseur du peuple d’Égypte.  Celui qui libère ce peuple et qui s’élève au-dessus des anciens oppresseurs.

C)     Son porteur de sandales derrière lui est surmonté d’une étoile à sept branches qui représente la Terre chez les Sumériens.  Elle doit représenter la même chose chez les Égyptiens.  Rappelons-nous qu’à cette époque, l’oppression vient des «êtres supérieurs» qui ont répandu leur «culture» partout.

 D)     Le peuple inconnu décrit sur cette palette ne porte aucun signe distinctif qui le différencie de Narmer lui-même; par contre, le porteur de sandales est différent puisqu’il ne porte pas la barbichette comme tous les autres (probablement un enfant).  Au cou, ce personnage porte une double croix dont je n’ai pas la signification, mais que l’on ne retrouve pas sur l’autre facette de la palette.

 

        Sur l’autre côté : On obtient l’histoire qui a suivi la première face.  Après sa victoire sur les oppresseurs, le roi est bien établi. On voit :

A) Son porte sandale est surmonté de l’étoile à six branches; ce qui fait de Narmer le nouveau maître de la guerre remplaçant Ninurta.

B) On voit également un signe encadré me semblant être une pyramide ouverte.  En tous cas, c’est la première fois qu’on représente une maison ou un palais qui n’est pas carré; et cette pyramide confirme ce que nous avons vu sur la massue de Scorpion; la ville aux trois pyramides.

C) À droite, on voit un groupe de prisonniers décapités; me rappelant les dessins de Catal Huyuk avec ses cadavres sans têtes attaqués par les vautours. Est-ce une vengeance des hommes?

D) Au-dessus de ces cadavres décapités, on voit un bateau.

        Ces bateaux représentent toujours, jusqu’à maintenant, les véhicules des dieux et celui-ci est observé parmi les vaincus.

E) Devant le roi, dans le ciel, est dessiné un signe que je ne comprends pas mais que, si j’étais vendu aux extraterrestres, je prendrais pour une fusée.  Je ne sais vraiment pas ce qu’il représente.  Mais on le retrouve dans son serekh et peut facilement représenter un grain de blé (hum!).

F) Quant aux deux animaux à long cou sous contrôle, ils nous rapprochent du concept du Serpent qui semble vaincu lui aussi.  Encore une fois, que ce soit le groupe Faucon/Vautour ou le groupe Cobra/Serpent, les deux groupes sont vaincus et l’homme Narmer est maintenant au pouvoir.

 G) Au bas, le bœuf piétinant un vaincu et le mur de la ville présentée identifie Narmer le constructeur du mur blanc, comme étant la puissance de l’époque.  Narmer est un homme/roi, qui répète la prise de pouvoir de Scorpion, mais se donnant la caractéristique d’un dieu Horus.  Il est le premier des hommes/dieux !  La conséquence sera que très bientôt, le statut social de l’homme égyptien s’améliorera de beaucoup.

 2) Nom d’Horus : Aha. Nom grec : Athotis

Période approximative de règne : 3 125 à 3 100 avant Jésus-Christ.  Il sera surnommé Aha, le pharaon combattant.  Étant parvenu à établir sa supériorité, il enverra des ambassadeurs en Canaan et à Byblos pour établir de nouvelles relations diplomatiques et commerciales.

         Il épouse Neithotep (la dame qui symbolise la déesse Neith et apporte la plénitude et la paix) afin de renforcer ses liens avec le royaume du Nord. Il poursuit la construction du grand mur blanc de Memphis entamé par son père et y fait construire son grand palais royal ainsi qu’une forteresse pour le protéger.

         Plusieurs sculptures du chien des morts Khentyimenty (celui qui veille à l’Occident sur le royaume des morts) nous sont parvenues de cette période. Ce culte du chien gardien mortuaire sera poursuivi, au cours de la IIIème dynastie, sous la forme d’Anubis, homme à la tête de chien qui préside aux rituels de l’embaumement et aidera par la suite Isis à reconstituer le corps d’Osiris en rassemblant les morceaux disséminés à travers le territoire.

         On a ici la confirmation que la philosophie/religion égyptienne fut structurée seulement à la IIIe dynastie; et on pourra se rendre compte qu’elle est fondée sur les évènements historiques qui se sont déroulés au cours des millénaires précédents.

        Les vestiges relatifs aux croyances religieuses de la période thinite attestent le culte de nature primitive qui n’hésite pas à pratiquer le sacrifice humain; en fait, rien ne le prouve sauf qu’il est évident qu’une guerre sans merci se déroula vers la fin du prédynastique.  Le roi Aha disparaît de façon brutale, semble-t-il, après avoir asséché une partie des marais du Fayoum, créé la ville de Crocodilopolis et bâti le premier temple dédié au dieu Ptah. Il est tué soit par un hippopotame ou un crocodile ou un autre animal.  La reine Neithotep assurera la régence jusqu’à la naissance de leur enfant, le pharaon Djer Kenkenès.

        Jetons un coup d’œil sur cette nouvelle capitale du royaume qui s’appelle Memphis :

         C’est à Memphis que naît l’Égypte historique; c’est là aussi que résident quelques-uns des plus grands pharaons de son histoire.  À Memphis résident les pharaons des dynasties dites thinites, du nom de This, «capitale religieuse» (?) de l’Égypte archaïque.

         This serait donc une source importante pour connaître l’époque avant Memphis, époque des rois Scorpion, roi Serpent, Oudimou, Peribsen, Kasekhemoui; ainsi que des rois «demi-dieux».  Ce qui justifierait la qualification de capitale « religieuse » qu’on semble ne pouvoir s’effacer de l’esprit.

        Memphis est donc le théâtre où se joue l’épopée du premier des trois empires égyptiens.  Cette ville est pour toujours la ville du « dieu » Ptah; ce dieu serpent originel, créateur des hommes sans être le créateur des dieux.

        Le créateur des dieux, comme on l’a vu est la «source de l’univers» ATOUM qui se crée à partir de lui-même.  Il y a donc eu DEUX créateurs des hommes : ATOUM et PTAH; cependant PTAH n’a pas créé les dieux.

–         Curieux non ?

–         Pas du tout, Ptah est le Puissant Enki sumérien qui a « créé » l’homme.

–         Ah Bon!

        Il y avait là un temple de Ptah, un temple de son épouse, la lionne Sekhmet, et vraisemblablement un sanctuaire à leur fils Néfertoum.  Aux abords des trois monuments majeurs se pressent les chapelles annexes, les édifices sacrés et, plus loin, les appartements du dieu vivant, le taureau Apis, son temple, son domaine, et, veillant sur lui, ses prêtres, ses officiants, bref, toute une exploitation « historique », économique et sociale.  On perçoit ici que la caractéristique principale de Memphis est de souligner l’origine de l’humanité, c’est-à-dire le «dieu» Ptah et la «déesse» Sekhmet, responsables de la création des humains. D’où la caractéristique d’historique que j’ai donné plus haut. Il n’était pas encore question de religion. Les Égyptiens se souvenaient, à cette époque, de l’ère des dieux et demi-dieux.

        Les «cultes» principaux sont ceux dédiés à ceux qui ont créé les humains et non à tous les dieux «êtres supérieurs aux hommes».  Par contre, ce culte à Ptah ne semble plus être un culte de «soumission» mais un culte de reconnaissance de paternité.  Encore une autre indication de la prise en main par les hommes de leur destin à cette époque.  La politique fera apparaître des nuances de «dépendance» plus importantes après la victoire sur les Hyksos vers –1 500 av.J.C.

         On verra que la IIIe dynastie résidant à Memphis, sera l’époque des plus grands penseurs de l’Égypte. Surtout sous le règne de Djoser.

        Il serait important ici de remarquer une évolution de la pensée philosophique que nous percevrons au cours des prochains évènements.
On a vu, déjà, que la connaissance religieuse des divinités égyptienne se présente sous deux facettes :

1) Le dieu «source de l’univers» immatériel, créateur de lui-même à partir du Noun (le « rien » primordial); ce dieu appelé Atoum.

2) Les dieux morphologiques et matériels «supérieurs aux hommes» qui ont précédé l’humanité.

        Il y a donc une différence très définie, chez les Égyptiens archaïques, entre la source créatrice de l’univers, invisible et inconnaissable et ces dieux mortels, visibles et oppresseurs qui constituent le panthéon égyptien.

        Ces deux «concepts» sont très clairs dans l’esprit des Égyptiens des premières dynasties.  Le Dieu créateur de l’univers, n’est pas la même chose que les dieux du Panthéon égyptien.  Le premier est invisible et inconnaissable et les seconds sont visibles et matériels.

           Au cours de l’évolution de ces concepts, on se rendra compte que cette perception claire de deux concepts différents s’estompe et que plus tard, on obtient un concept qui sera un mélange des deux premiers.  Les dieux matériels auront un chef qui lui, deviendra le créateur de toutes choses.  Par contre, un groupe de personnes restreint et plus instruit continuera de véhiculer cette connaissance originelle du créateur immatériel et inconnaissable qui créa le tout à partir de lui-même. Ce sera alors une confrontation de concepts qui existera encore à l’époque de Moïse et qui continuera de s’affronter jusqu’à tard dans notre histoire contemporaine.

        Jusqu’à, même aujourd’hui, où nous conceptualisons un Être supérieur immortel, invisible et immatériel gardant quand même une caractéristique morphologique héritée des dieux matériels préhistoriques.  Ce mélange de ces deux concepts fait qu’aujourd’hui, nous croyons que dans un «ailleurs» insituable, hors univers et hors dimension, nous attend un Père Divin miséricordieux, créateur de l’univers.  De sorte que des millénaires de théologiens se débattent pour défendre cette addition de deux concepts, sans y parvenir vraiment.  Leur résultat est que nous irons au ciel avec nos corps matériels après la résurrection de la fin des temps.  Ce qui est inconcevable.

        Par contre, le concept original égyptien de la création est de plus en plus confirmé par les découvertes scientifiques :  la matière est issue de l’immatériel au sens de «l’immatérialité s’est matérialisée»; mais il reste encore un très grand pas à faire pour accepter que l’immatérialité en question est fort probablement l’esprit d’Atoum (simplement pour lui donner un nom) et que l’univers est en fait la matérialisation de son idée qu’il a exprimé dans une parole créatrice appelée NETER; les quatre vents, les quatre piliers ou encore les quatre bras de Brahman et les quatre bras du fleuve d’Éden.  Cette science du Bonheur et du Malheur dont nous avons hérité des «dieux».

        La connaissance laissée par les «êtres supérieurs aux hommes» est toujours présente, mais enrobée de tout ce qu’ont pu imaginer les hommes pour fin de contrôle sur leur semblable ou fin politique, jusqu’à maintenant.

        Personnellement, je crois que lorsque l’idée se dématérialise, elle redevient idée; ou si vous préférez, lorsque l’esprit se dématérialise, il redevient Esprit.

        Pour ajouter aux coïncidences, on peut comparer le son du nom Atoum créateur de l’univers avec le mantra indien Aoum qui représente la création de l’univers également issue de la même connaissance. On peut également comparer le nom Atoum égyptien au nom Atman, hindouiste.

 

        Le nom d’Atoum s’écrit : et se traduit par : Ce qui est et ce qui n’est pas.  En fait, il est tellement un concept inhumain ou impersonnel plutôt qu’une personnalité que son nom n’est pas traduit par «Celui qui est» comme le fera Moïse,  mais par «Ce qui est

3) Nom d’Horus : Horus Djer. Nom grec : Athotis II 

Période approximative de règne : 3 100 à 3 045 avant Jésus-Christ

Le pharaon Djer Kenkenès succède à sa mère, Neithotep (la dame qui symbolise la déesse Neith et apporte la plénitude et la paix, femme de Aha qui assure la régence jusqu’à la naissance de leur enfant).

 4)Nom d’Horus : Ouadji Djer (Roi Serpent) Nom grec : Kenkenès

Période approximative de règne : 3 045 à 3 035 avant Jésus-Christ

5)Nom d’Horus : Horus Den (Oudimou). Nom grec : Ousaphaïs

Période approximative de règne : 3 035 à 2 980 avant Jésus-Christ

Horus Den Ousaphaïs (l’Homme du désert) succède au long règne de son père Ouadji Djer (le roi serpent).  Le sceau du roi Horus Den fait apparaître le premier signe Ka représenté par deux bras levés vers le ciel en signe de prières.  Il est le premier à ajouter à sa titulature le nom de «roi de Haute et de Basse-Égypte» (nysout-bity). 

         Le pharaon entreprendra la construction d’un réseau de canaux d’irrigation et de réservoirs pour pallier à l’insuffisance de certaines crues annuelles du Nil responsables de sévères famines au temps de son père.

        Le chantier sera poursuivi par ses successeurs.  La paix en Haute et en Basse-Égypte n’étant pas menacée, le roi mène plusieurs campagnes à l’extérieur des frontières pour soumettre au tribut les Asiatiques et les nomades du Sinaï.  Les premiers, peuplades sémitiques occupent les territoires du Liban Ouest, du Naharina, de la Syrie et des Cités États du Nord de l’Euphrate dans le Croissant fertile.  Les seconds menacent l’accès aux mines du Sinaï.  L’Horus Den organise, en l’honneur de ses 30 années de règne, les grandes réjouissances du Sed.

         Cette fête sera reprise par ses successeurs pour leurs 20 et 25 années de règne.  Le peuple hébreu adoptera cette coutume en fêtant tous les cinquante ans une année dite du Jubilé au cours de laquelle les Juifs redistribuent une partie de leurs terres, abandonnent certaines créances et libèrent des esclaves.

        Mais cette guerre au croissant fertile, en a-t-on des répercussions chez les Sumériens ?  Est-ce qu’Aratta serait le nom sumérien de l’Égypte ?

        Remarquez ici que c’est la première fois qu’on qualifie un Roi de : Homme… du désert.  Pourquoi signaler que cet Horus est un Homme s’il est un Dieu ou un demi-dieu ?

On a vu que depuis Scorpion I, le roi n’était plus un demi-dieu; mais un homme-dieu.

 6)Nom d’Horus : Anedjib (Adjib). Nom grec : Miébis

Période approximative de règne : 2 980 à 2 970 avant Jésus-Christ

– Ce n’est sûrement pas une clef anglaise que l’on voit dans son nom; enfin… j’espère.  

7)Nom d’Horus : Horus Semerkhet.  Nom grec : Semenpsès

Période approximative de règne : 2 970 à 2 960 avant Jésus-Christ  

        Il efface les inscriptions de son prédécesseur; ce qui indique des problèmes sociaux à l’époque.  Son nom ne figure pas sur la liste de Sakkarah. Il est peut-être un usurpateur.  Manéthon raconte qu’une grande calamité se produisit durant son règne sans nous dire laquelle. Selon la pierre de Palerme, son règne dure près de 9 ans.

8)Nom d’Horus : Horus Ka (Qaâ). Nom grec : Oubienthis

Période approximative de règne : 2 960 à 2 925 avant Jésus-Christ

        Horus Ka confie le pouvoir, pour des raisons inconnues, aux mains d’une nouvelle dynastie thinite originaire de la cité d’Abydos.  Son règne marque, ainsi, la fin de la première dynastie.  Le nom d’Horus Ka confirme l’existence d’une conception spirituelle de la fonction royale.  Les deux hiéroglyphes du Ka et de l’Ankh sont retrouvés sur une coupe de schiste de l’époque thinite de la première dynastie.

        Et voilà, nous en avons fini avec la Ière dynastie.  Remarquez que les dates des règnes sont différentes pour plusieurs chercheurs et même au sujet de la reine Neithotep, on ne s’est pas encore décidé si elle est l’épouse de Aha ou de Narmer. 

         Les seules informations certaines sont les dessins des noms qui sont vraiment intéressants. 

        Je dois être un peu fatigué parce que mon cerveau ne réagit pas aussi rapidement que d’habitude.  Il est vrai que je lis beaucoup plus que je ne dors de ce temps-ci.   Tout ceci pour dire que plus haut, si je me rappelle bien, l’un des rois égyptiens s’est manifesté en Mésopotamie.  Je crois que c’était Horus Den vers –2 960 à –2 925 et qui fait campagne pour soumettre au tribut des villes de Mésopotamie. Ceci se déroule à l’époque des rois archaïques de Sumer. Pour l’instant tout ce que je trouve vers cette date est la mention:

« Ensuite Kish fut défait et la royauté passa à Eanna (Uruk) ». C’est l’époque du roi Agga de Kish dont le règne dura 625 ans.

        Cette première dynastie débute avec Narmer vers –3 150 av.J.C. et se termine avec Horus Ka vers –2 925 av.J.C.; mais recule d’autant si on date Narmer à –3 500 av.J.C.  Il est important de le répéter ! Il est également important de remarquer qu’en Égypte, ce sont des hommes-dieux qui règnent tandis qu’en Mésopotamie, ce sont encore des « demi-dieux » aux durées de rêgne incroyables. À noter que Gilgamesh, un demi-dieu, n’est pas encore né à cette époque.

       Je vais vous permettre de vous reposer  et nous nous reverrons dans trois jours.

 Amicalement

                                                                         Elie l’Artiste

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