L’énigme Égyptienne(19)L’empire des hommes.

 

L’empire des hommes

Un petit coup d’oeil ailleurs
        Voyons ce qui se passe à ce moment-là chez les Sumériens vers 3 500 av.J.C. Des populations humaines fondent leurs premières cités.  Elles développent l’irrigation, les cultures céréalières et élèvent des moutons. Les céréales servent aussi d’unité monétaire.  Progressivement, Sumer réunit de petits États urbains indépendants constitués autour d’une ville capitale dirigée par un souverain qui porte le titre de roi (Lugal) ou de prince (Ensi).   C’est le cas de Lagash, entouré de Girsu et Nina.  D’où l’importance de bien dater Narmer pour comparer les événements.  La ville, entourée de remparts et fortifiée, est centrée sur le palais et sur le temple. Au centre émerge la ziggourat qui unit le monde divin à celui des hommes.

         Plusieurs cités États se développent ainsi en parallèle : Eridu, Ur, Uruk, Lagash, Nippur, Kish, Larsa, Oumma, Shourouppak… Kish contrôle les voies commerciales entre Sumer et Akkad. Nippur est une importante cité religieuse où demeure le dieu Enlil.  Les premiers conflits de territoire apparaissent.  Vers 2 875 av.J.C, les Akkadiens s’emparent momentanément du pays de Sumer.  Vers 2 850 av.J.C. Uruk domine Kish.  A la fin de cette période, le pays tout entier est concentré autour de son centre religieux, Uruk.
            Curieux, c’est exactement le même scénario et la même structure politique qu’en Égypte.  Celle que l’on retrouve également à Jéricho vers –9 000 av.J.C.  Et, en plus, on voit, du côté égyptien, des campagnes militaires faites par Horus Den.  Ça ne devait pas être la première fois que ces peuples s’affrontent.  Y a-t-il relation entre l’affrontement Faucon/Serpent et Mésopotamie/Égypte ?

        Voici quelques dates sumériennes fournies par l’Université de Lyon :
-4 000 à –3 750 Période d’invasions : Les Sumériens en basse Mésopotamie et les Élamites au sud de l’Iran.

-3 500 les Sumériens sont sur l’Euphrate et font d’Uruk une ville

 -3 100 développement de l’écriture.

        Voyons donc Uruk : c’est l’une des plus anciennes et plus importantes cités sumériennes, elle donne même son nom à la période historique allant de –3 700 à –2 900 marquée par une sédentarisation massive et le développement agricole et urbain.

– On retrouve encore les mêmes dates pour le même scénario qu’en Égypte.

        Dans la dernière partie de cette période de –3 100 à –2 900 les changements sont assez spectaculaires, la superficie des premières cités comme Uruk ou Suse devient très grande et leur population dépasse probablement les 10,000 habitants.

        La déesse reine d’Uruk est Ishtar.  Pendant la période archaïque Uruk joue visiblement un rôle prépondérant dans le pays sumérien; mais la réalité des dynasties qui s’y succèdent est difficile à établir tant les écrits légendaires s’y mélangent.  Gilgamesh aurait été un roi d’Uruk vers –2 650 et aurait définitivement gagné la royauté du pays de Sumer aux dépens de Kish première ville après le déluge.

        En Mésopotamie : culture d’ Uruk (~3 750 à ~3 150) Le site d’ Uruk au sud de la Mésopotamie a toutes les caractéristiques d’une ville : existence d’un urbanisme avec des quartiers (un quartier dédié à la déesse Inanna (Ishtar) et un autre dédié à Anu, dieu du ciel), des rues, des bâtiments à vocation économico religieuse, les habitations du roi prêtre, personnalité dominante; et bien sûr des maisons d’habitation.  Les temples sont tripartites (une nef avec une pièce de part et d’autre). C’est donc de la civilisation sumérienne dont on parle ici. Elle aurait alors commençé bien avant 3,750 av. J.C.
http://perso.wanadoo.fr/fatthalin/images_louvre/po_sceau_cylindre.jpg

        Développement de la glyptique avec l’apparition de sceaux cylindres(comme çi-haut), et de moyens comptables avec les bulles à calculis contenant des jetons également imprimés sur la surface, puis par la suite, de tablettes numérales.(Ceux-ci existaient depuis au moins 9,000 av J.C.).     

       Apparition de l’écriture sur argile (-3 300) d’abord à vocation économique et comptable, pictographique puis idéographique annonçant le cunéiforme.

       Personnalité dominante du « roi-prêtre » représenté dans la statuaire avec sa jupe en cloche, le serre-tête et la barbe arrondie.

– Encore une fois, la même structure « royale » qu’en Égypte, à la même époque.

        Culture de Djemdet Nasr (~3 150 à ~2 900) Pas de différence fondamentale avec la culture d’Uruk; d’ou son nom d’Uruk 3.
Indices de relations avec l’Égypte (motifs mésopotamiens sur la palette de Narmer et le couteau de Jebel el Araq).  Donc la date de 2 900 concorde avec la campagne d’Horus Den d’Égypte.

 Et maintenant, en Grèce :
        Avec le Bronze ancien (-3 200 – 1 950), c’est l’apogée de la civilisation cycladique : Grotta-Pélos et Kéros-Syros.
        Bronze Ancien I : -3 200 -2 700 environ avant Jésus-Christ Naissance du Cycladique Ancien.

        Le Cycladique Ancien I -3 200 -2 880 environ avant Jésus-Christ.  La production de céramique est marquée par la prédominance exclusive des décors incisés et des décors imprimés.  Les tombes de Grotta-Pélos ont livré des idoles cycladiques du type dit «à bras croisés».  Elles se distinguent par une tête marquée uniquement d’un nez triangulaire et parfois une ébauche incisée de cheveux.  Certaines, sans tête, sont dites «en violon».

        Il existe une différence (ou une nuance) importante entre les autres civilisations et celle du Cycladique.  Évidemment, il ne faut pas oublier que les réfugiés de la mer Noire n’ont probablement pas été très attirés par les petites îles des Cyclades.  C’est probablement pourquoi, la culture trouvée à Cnossos est complètement différente de toutes les autres.  Les Crétois sont presque uniques comme culture.  Leur dépendance aux dieux est totalement différente et beaucoup moins oppressante.  Ils donnent de l’importance au commerce beaucoup plus qu’aux dieux.

        Cette caractéristique d’indépendance envers les divinités laisse entrevoir le concept de confrontation avec les dieux que l’on retrouve dans le récit de Solon, lorsqu’il raconte que : Les anciens Athéniens ont fait la guerre aux Atlantéens disciples de Poséidon.

         Mais c’est impossible, évidemment, puisque l’Atlantide est un mythe.  Enfin, pour l’instant …

        Au sujet de Sumer : Les règnes des souverains historiques sont attestés par les inscriptions royales dès –2 600 puis explicités à partir de –2 450 par des éléments découverts à Girsu, Nippur, Ur et Kiš.

        En Basse Mésopotamie, sur une superficie équivalente à la Belgique, on dénombre 18 villes identifiées : Sippar, Kiš, Isin, Nippur, Shurruppak, Umma, Girsu, Lagaš, Nina, Uruk, Ur, Larsa, Eridu…

        Les villes se regroupent en principautés formant les cités États suivant les aléas économiques ou guerriers. 

        Toutefois deux cités ont excité les convoitises des belligérants : Kiš qui contrôle les voies commerciales entre la Basse et la Haute Mésopotamie et permet au vainqueur de se proclamer «de Sumer et d’Akkad» et Nippur, importante cité religieuse où demeure le dieu Enlil.

        Donc, les règnes des souverains historiques égyptiens précèdent ceux des rois Sumériens. Par contre, on connait un peu la période dynastique archaïque sumérienne : (-2 900 à -2 300 ?)  Cette période est connue d’après la Liste royale sumérienne.  Il s’agit d’un récit écrit au XVIIIème siècle av.J.C, dont on a retrouvé le texte sur 18 tablettes près de Nippur, la Citée sacrée.  La L.R.S. retrace la lignée des rois mésopotamiens depuis l’origine des temps.

        Pour les Sumériens, la royauté d’essence divine, descendit du ciel à la création du monde dans la ville d’Eridu, puis elle fut transférée à Larak, Sippur, Shurruppak.  Afin de mieux confirmer l’antériorité de la lignée royale la durée de chaque règne est mythique (Nous faisons face à une confirmation… déconfirmée; ça c’est assez rare !). Elle va de –64 000 ans à –18 000 ans pour les derniers souverains !  Cette succession s’arrête au Déluge pendant le règne du dernier monarque de Shurruppak vers –2 900 av.J.C. au temps où les dieux habitaient Shurruppak.

        Curieux tout de même, vous ne trouvez pas? Ici on parle de la fin des « rois-dieux »  vers –18 000 ans et on tient mordicus à garder la date de –2 900 ans av.J.C, pour « tout de suite après le Déluge ».  Comme quoi, certaines femmes d’archéologues, en l’occurrence : «Mme. Léonard Woolley», laissent des traces difficiles à effacer.  C’est malheureux pour les anciens Sumériens qui dataient le Déluge à l’ère du Lion, entre –10 000 et –8 500 av.J.C.  Remarquez que c’est tout aussi malheureux pour les géologues qui parlent de l’inondation des plateaux continentaux à cette même époque.         Disons que les archéologues estiment plus la connaissance de leurs femmes que celle des géologues.  Du moins c’est ce qu’il me semble ici.

        De toute façon, les Sumériens parlent du temps où les «dieux» habitaient Shurruppak. Ils devaient y marcher, manger et parler; puisque après, ils n’y habitaient plus, même s’ils demeuraient dans les temples; autrement dit, auparavant, les cités étaient habitées par les dieux, que personne à l’époque appelait des dieux, et après, ceux-ci se sont retirés dans les temples et ce sont les hommes qui habitèrent ces citées. Par contre, ce n’était probablement pas vers –2 900 av.J.C.  Mais plus près de 10,000 ans av.J.C.  Reste à savoir où se trouvait Shurruppak.  Si cette ville, aujourd’hui inconnue, se situait sur le plateau continental de la mer Noire, les dieux y habitaient définitivement, et… n’y habitent plus, tout aussi définitivement.

        Finalement on n’a que des généralités au niveau des dates pour cette période mésopotamienne. On place l’invention de l’écriture proprement dite entre –3 300 et –3 000. 

        Cependant, ce n’est pas encore un langage écrit, car on sait ce que représentent les dessins, mais on ne sait pas ce que le message signifie.  Le lecteur, pour en comprendre le message, doit être au courant de sa signification.  Conséquemment, il devient assez difficile pour nous, d’affirmer qu’ au départ, les sumériens considèrent les Puissants comme imaginaires et fictifs, il me semble. 

       D’un autre côté, on date les calculis à –9 000 av.J.C.  Ce qui donne de –9 000 à –3 000, soit…6,000 ans. Ce qui me semblent un peu long pour ne pas écrire ce que l’on calcule ! Surtout si ce sont des denrées que l’on vend ou que l’on échange.

        Mais, selon notre propre opinion, il ne faut pas oublier une chose, c’est que nous, nous savons; tandis qu’eux, ils croyaient savoir.  Encore que… ce n’est pas ce qui est expliqué plus haut.  En fait, c’est exactement le contraire.   Eux savaient, nous nous ne savons pas ! Serait-il vrai alors, que «Savoir» n’est pas «Connaître» ?  Ça voudrait-il dire que connaître les bonnes questions est toujours plus valables que de savoir les bonnes réponses ?   Peut-être…

        L’inconvénient, lorsqu’on croit savoir, c’est qu’on a l’impression qu’on n’a plus rien à apprendre.

– Bon ! Bon !  Relaxe pépère !  Et continue ta recherche égyptienne  calmement !

2e dynastie -2 925 av.J.C.

L’Horus Hotep-Sekhemouy (les Deux Puissants Horus et Seth sont en paix)

        Il possède quatre autres noms : Bedjataou, Baou-netjer, Baou-netjet et Bedjaou.  Il est évident qu’une signification très rapprochée existe entre ces noms; mais, malgré l’importance attribuée aux cinq noms des rois, on ne fournit pas la signification des quatre autres noms.  

            L’Horus Hotep-Sekhemouy, est originaire d’Abydos. Il est le premier roi de la deuxième dynastie.  Son nom signifie : les Deux Puissants sont en paix.  Manéthon raconte qu’il y eut un tremblement de terre violent dans la région de Bubastis durant son règne, faisant de nombreuses victimes.  Ce roi règne 38 ans.  Il sera enterré à Saqqarah dans une tombe creusée dans le roc. 

          Cet hypogée nous a livré des fragments de vases en pierre qui portent son serekh royal.  Quelques exemplaires de ce serekh sont apparus, au XXème siècle, dans les souterrains de la pyramide à degrés du roi Djeser au Nord de Sakkarah.
 

Petites remarques : La traduction de son nom indique Les deux puissants et non les deux puissances.  Ce qui est une nuance importante au niveau du concept du Horus originel, le Puissant.  Il laisse vraiment entendre ici une dualité chez ces Puissants antiques; ces Lointains, ces Importants dont on a parlé; c’est-à-dire les Faucons et les Serpents.

        Il indique également une période de paix où la confrontation a cessé entre les deux groupes de Puissants.  Pour l’instant cette confrontation a cessé exclusivement en Égypte, parce que les hommes ont enlevé le pouvoir aux « demi-dieux »; je ne crois pas qu’elle ait cessé en Mésopotamie.  Même si là-bas le pouvoir est essentiellement Faucon.

        On a vu, avec Horus Qa (Ière dynastie) que celui-ci a confié le pouvoir à une nouvelle dynastie qui vient de This; et This est l’ancienne capitale des rois égyptiens «demi-dieux»; la capitale avant le roi Narmer; Il est donc possible que ce ne soit pas une nouvelle dynastie mais plutôt une ancienne dynastie qui avait été évinçée.  Et dans ce cas, la passation du pouvoir n’a pu être autre qu’une preuve de légitimité royale confirmée par l’épouse, reine, dont l’histoire fut perdue.  Mais ceci n’est qu’une hypothèse pour expliquer ce pouvoir venu de This sans une guerre pour confirmer cette prise de pouvoir.

Deuxième roi de la IIe dynastie :

Neb Rê – (Rê est (mon) maître) ou (Rê est mon Seigneur) mais on traduit aussi par (Le Soleil est le Seigneur)

            Encore une nouveauté : Le nom de Rê qui ne figure pas ailleurs dans les Serekh précédents. De plus, on bifurque le concept vers le «dieu» Soleil. C’est le début des égarements conceptuels. Preuve que les Puissants et les demi-Puissants ont perdue le pouvoir.  La connaissance ancienne s’estompe pour être remplacée par des «dogmes populaires» style «mystères contemporains». Ils sont plus accessibles à la population qui, elle, devient plus facile à contrôler puisqu’elle accepte volontairement de croire « ce qu’elle ne comprend pas ».

         Les adorations commencent à se diriger vers la représentation du pouvoir divin plutôt que vers le dieu qui se caractérisait par cette représentation.  On adore maintenant le Taureau Apis au lieu d’adorer ce que le taureau représente.  Ou encore, meilleur exemple plus significatif, l’adoration du Soleil Ré au lieu d’Atoum «source originelle». 

        Cette régression de la «connaissance» semble être le résultat d’une période de rébellion de la part de la populace, à cette époque. Rébellion envers les autorités antérieures, qui déjà avaient perdu le lien avec la «connaissance divine (ou scientifique)» héritée des Puissants.

        Par contre, cette prise de pouvoir de la population ne s’est pas encore manifestée en Mésopotamie; où le culte est, encore et toujours, dirigé vers les Puissants au lieu de leurs caractéristiques personnelles.

Nineter (celui qui appartient aux dieux) -2 848 av.J.C.

        Ce roi a régné 39 ans. Selon Manéthon, ce fut Nebra qui instaure de nouveaux cultes d’animaux sacrés.  On voit très bien dans ce nom le mot « dieu » qui fut traduit par Horus et Neter.  En fait, ce nom devrait se lire : Celui qui appartient au Principe (Neter).   De plus, selon l’autre orthographe de son nom, on se rend compte que Neter et Netjer sont exactement la même chose et donc, possèdent la même signification.  Il est bon de s’en souvenir au cas où on rencontre encore ce mot : Netjer.

         Ce roi possède trois autres noms : Banetjer (Je n’ai pas la traduction mais il est facile de voir : l’âme (Ba) du Principe (Netjer) Banetjerou (l’âme des Puissants (Neteru)).  Le troisième nom est le même Banetjer.

         Horus Nynetjer est le roi le mieux attesté de la IIe dynastie. Il régne 47 ans selon Manéthon et 35 ans selon la pierre de Palerme.
        Outre le déploiement des cultes d’animaux, on connaît une campagne militaire lors de sa 13e année de règne, époque où deux de ses villes furent attaquées. On connaît également la naissance de Khasekhemwy (le dauphin) lors de sa 15e année de règne. La majorité des manifestations cultuelles de l’époque se déroule dans la région de Memphis. Il est possible que certains rois éphémères aient pu régner à son époque.  On a trouvé les noms de Weneg et Nubnefer dans la pyramide de Djoser. Noms qui se rapportent à l’époque de Nineter.  De toute façon, à sa mort, l’Égypte entre dans une période obscure qui sera annulée par l’arrivée du roi Khasekhemwy.
            Le premier orthographe de son nom était : Neterimw et ce ( w ) final pourrait porter le sens de « image »; autrement dit « l’image du Principe ». Ceci est plutôt spéculatif mais ne change pas vraiment le sens du premier nom.

           Après Nineter, il est arrivé quelque chose à la société égyptienne qui a fait chuter plusieurs fonctions centralisées.

        C’est à ce moment que surgit un nom comme Weneg qui fut inscrit à Abydos et Saqqarah.  On considère son règne comme très court et probablement conjoint avec un autre roi dans une région différente.

 
OUADJNES :

        Le papyrus de Turin (2,22) a une lacune pour son nom mais il lui donne 70 ans de règne.  Manéthon le nomme Tlas et lui donne 17 ans de règne.  Il n’a peut-être régné que sur le Nord.

        Ouneg et Senedj ne sont guère connus que par les listes royales et des inscriptions sur vases provenant de la tombe de Djeser. Il se pourrait que leur pouvoir se soit limité à la région memphite.
 

SENEDJ

                Lorsque Senedj fut au pouvoir, il est probable que l’Égypte était encore séparée en deux royautés haute et basse Égypte.  Il règne au Nord (Basse Égypte).  Il meurt à 70 ans.  Mis à part un bloc de pierre où son nom figure dans la tombe d’un certain Shery à Saqqarah, rien d’autre ne fut trouvé à son sujet.  Le texte en question mentionne le nom de Peribsen probablement roi du Sud (Haute Égypte) qui lui est contemporain. Selon les découvertes plus tardives, il est certain que, beaucoup plus tard, dans l’esprit des Égyptiens, il acquit une position cultuelle significative.  Manéthon lui donne un règne de 41 ans et le nomme Sethenes ce qui semble le relier au Puissant Seth (Serpent).

 SEKHEMIB  

        Sekhemib Perenmaat est un roi obscur de cette dynastie. Il peut ne pas avoir existé ou être un autre nom du roi Peribsen. 

         Ce sceau porte le nom de Sekhemibet.  Plusieurs furent trouvés dans la tombe de Peribsen à Abydos et huit pièces additionnelles à Saqqarah sous la pyramide de Djoser.  Une autre inscription fut trouvée dans la ville d’Aswan.  Aucun monument, quel qu’il soit, ne peut être attribué à Sekhemib. Si ce nom est un deuxième nom de Peribsen, on a ici une suggestion importante d’une confrontation Horus/Seth puisque Peribsen place Seth au-dessus de son Serekh.  Il indique ainsi sa position pro-Seth face aux supporteurs d’Horus.  Peribsen fut fort probablement considéré comme un roi rebelle parce qu’il semble avoir été exclus de Saqqarah.

Sekhemib (l’homme au coeur puissant).

Horus Sekhemib/Seth Peribsen

        Le quatrième roi de la 2e dynastie fut Sekhemib; il règne 17 ans. Durant son règne éclate ouvertement cette rivalité entre les suivants d’Horus et ceux de Seth.  Les deux groupes essayent de prendre le contrôle de toute l’Égypte pour l’unifier PERIBSEN (L’espoir de tous les coeurs)

Peribsen est originaire du Sud (Haute Égypte).  Aucune trace de lui n’existe en Basse-Égypte, sauf une inscription à Saqqarah qui y fut apporté beaucoup plus tard.  Il est le premier roi à écrire son nom dans un cartouche.  Il se fait remarquer en mettant le dieu Seth au-dessus de son Serekh en délaissant celui d’Horus qui avait toujours, jusqu’ici, représenté le roi.  Il devient roi, probablement après une guerre civile contre la Basse Égypte.  Il prend finalement le pouvoir sur toute l’Égypte car dans sa tombe d’Abydos, on le qualifie de conquérant.  On sait qu’à son époque, on cesse de sacrifier des serviteurs pour suivre le roi dans la mort. 

        Curieux tout de même cet arrêt de sacrifice humain par un roi qui choisit de suivre Seth; ce « Serpent » qui fut jusqu’à aujourd’hui qualifié de Satan, Lucifer, diable, etc.  Et ce, malgré notre «érudition extraordinaire» qui confirme que «Lux Cifere» signifie «Porteur de lumière».  L’érudition c’est formidable; mais le conditionnement psychique est beaucoup plus puissant semble-t-il.

NEFERKARE

Nous n’avons pas trouvé d’artéfacts de l’époque de Neferkare. Plusieurs rois ont porté ce nom plus tard.  Il est mentionné sur le papyrus de Turin, mais pas dans le temple

de Seti Ier.  On retrouve son nom assez souvent au moment de la VIe dynastie ce qui démontre que les générations qui ont suivi la sienne étaient loin de l’avoir oublié.  Il a dû subir «l’effacement» de son nom par les rois qui lui ont succédé.  Sur son cartouche on retrouve le signe Ka, le signe Neter (bleu) et le soleil Ra.

          Maintenant on sait à quoi ressemble le signe NETER.

 

NEFERKA-SOKAR (La belle Âme de Sokar)

http://www.egyptianmyths.net/images/sokar2.jpg


        

Sokar est un dieu associé à Ptah dès l’ancien Empire, puis à Osiris. Il est représenté en faucon ou avec une tête de faucon et un corps humain (nuance avec le faucon traditionnel) dont les membres ne sont pas dessinés; une sorte de momie à tête de faucon.  Parfois, il est représenté sur une embarcation à tête d’antilope.
Neferkaseker

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        Trois rois n’apparaissent pas sur la liste d’Abydos et Neferkaseker est l’un d’eux. Son nom d’Horus n’a pas encore été trouvé.  On croit qu’il a régné 8 ans et trois mois, mais son âge n’a pas été déterminé. 

        Son cartouche est le deuxième plus vieux que nous ayons trouvé jusqu’ici.  Comme on le voit plus haut, Sokar est un dieu qui allie les deux groupes Faucon/Serpent.  Il est presque certain que l’influence directe de ces Puissants ne s’exerce plus depuis longtemps.

 

HOUDJEFA Ier

            Aucune donnée sur ce roi; sauf qu’on voit très bien qu’il se limite à prôner le groupe Serpent. Aucun Horus/Faucon ici.

Par contre au roi suivant, on rencontre l’union des deux groupes Faucon/serpent.

KHASEKHEMOUY   (Les deux puissants Horus et Seth sont couronnés)

            On semble avoir triché ici, plus haut, on a omis la représentation de Seth conjointe à celle d’Horus.  N’allez pas me

dire que cette omission n’est pas importante pour la signification du Serekh !  Heureusement on le retrouve sur le cartouche. Cette réalité sera généralisée à tous les hommes et confirmée par la troisième dynastie; mais regardons attentivement ce qu’a réussi ce dernier roi de la deuxième dynastie.

Voici une statue de Khasekhemouy:

          Le roi qui se démarque le plus pendant la IIe dynastie et probablement de toute l’époque dynastique ancienne est Khasekhemwy. Il aurait dû porter le titre d’unificateur du pays.   

        Des vases racontent : «L’année du combat contre les rebelles du Nord dans la cité de Nékheb».  Cette cité était celle de la déesse Vautour Nekbet.  Le nombre de rebelles tués s’inscrit à 47,209.  Un sceptre d’or démontrait sa royauté.  On lui attribue un règne de 27 ans, 2 mois et un jour (+ ou -) et il mourut à l’âge de 40 ans.  Il aurait donc acquis le pouvoir à l’âge de 12 ans. (?)  

            Il choisit Hierakonpolis comme capitale.  Des inscriptions sur vaisselle racontent ses combats contre les gens du Nord qui sont qualifiés de rebelles.  Il n’a pas favorisé le Faucon plus que le Serpent; il les a tout simplement placé au-dessus de son Serekh.

        Par contre, auparavant il était du groupe de Seth/Serpent. C’était inévitable puisque seul le groupe Serpent était pour l’égalité entre hommes et Puissants.  Un roi du groupe Faucon, n’aurait jamais créé l’unification des positions contraires au sujet du statut des hommes.

        Après une campagne en Nubie, il s’ajoute le nom de «Gardien des terres extérieures».  Donc, ce changement de statut ne se limite pas, à ses yeux, exclusivement aux Égyptiens, mais à tous les humains. On trouve son nom jusqu’à Byblos en Syrie.

        Il place sa tombe en terrain «neutre» environ 100 mètres à côté de l’ancien cimetière.  Sa tombe est beaucoup plus grande que celle de ses prédécesseurs 69 m X 10-17 m avec des murs de 2 m de haut. Au centre, on trouve une chambre mortuaire en pierre, la première jusqu’à maintenant.

        Les ruines les plus impressionnantes sont de ce qu’il fit construire à Hierakonpolis sur le côté ouest du Nil.   Cette construction est connue sous le nom de la «Forteresse».  Elle est construite en briques de glaise séchées. On n’a jamais découvert jusqu’à maintenant en Égypte, une construction avec des murs de briques aussi épais; 15 mètres qui s’élèvent encore aujourd’hui sur 11 mètres.

http://www.nemo.nu/ibisportal/0egyptintro/2egypt/2bildsidor/2khasekfort.jpg

            Une autre construction qu’on lui attribut est à Saqqarah Ouest et s’appelle Gisr el-Mudir :

        Excavé vers 1990, il consiste en un mur de pierre de 4,5 mètres avec une base de 15 mètres. On se demande ce qu’il devait supporter. La construction mesure 600 m X 300 m, une entrée s’ouvrant du côté sud.

        Le remplissage qu’on a trouvé à l’intérieur date du milieu de la 2e dynastie; donc de son époque. Ce qui fait précéder cette construction celle de Djoser située pas très loin. Il semble, cependant y avoir une période de 50 ans entre son règne et celui de Djoser.

        Sous son règne, les différentes parties de la société sont florissantes et ce règne est un point tournant dans l’histoire de l’Égypte. Il établit la base de ce qui sera considéré comme l’Âge d’or de l’époque des pyramides.

        Le nom de son épouse était Ny-Hépet-Maât  (Le gouvernail appartient à Maât)

La boussole religieuse tient le nord

Troisième dynastie : -2,790 à -2,694

        Tout comme l’a fait Manéthon, on arrête la période thinite au règne de Khasekhemwy sans raison particulière.  La dynastie est déjà davantage memphite que thinite et le règne de Khâsekhemouy voit la fin des affrontements entre le Nord et le Sud ainsi que la mise en place définitive des structures économiques, religieuses et politiques du pays.

        Un fait important à noter : son épouse Ny-hépet-Maât qui se traduit par « le gouvernail appartient à Maât » mentionne déjà, sans équivoque, l’instauration de la grande déesse Maât, symbole de l’ordre cosmique universel.  L’ordre cosmique universel est, également sans équivoque , Le Principe Universel.  La règle issue d’ATOUM, source de l’univers.  Maât, en tant que déesse de la vérité, dirige le cœur de ses sujets; hommes et femmes, incluant le roi.

        L’importance de cette philosophie, bien avant l’arrivée et les importantes réformes du Grand Imhotep, prouve que l’Égypte était, dès la fin de la deuxième dynastie, bien en train de s’ouvrir à de nouveaux concepts sur la survie dans l’au-delà et à des règles de la conscience humaine qui seules lui permettaient d’accéder au statut «d’égal aux Puissants». 

       Par contre, on décèlera une nuance importante à l’époque d’Imhotep. L’ancien Atoum était la source immatérielle, invisible et inconnaissable de l’univers. L’Atoum d’Imhotep (celui qui vient en paix) devient le Soleil qui parcourt le ciel.  Par contre, il est possible que cette «évolution» de la philosophie égyptienne se fasse plus tard qu’à l’époque d’Imhotep; tout dépend des dates des inscriptions. Voici un extrait :

« Adoration à toi, ô Rê le jour, ATOUM au coucher !

Tu te lèves et tu rayonnes, couronné comme le roi des dieux.

Tu es le Maître des Cieux et le maître de la terre,

Celui qui créa : ceux d’en haut et ceux d’en bas !

Toi, DIEU UNIQUE, qui est depuis le commencement !

Qui fit les pays et créa les hommes,

Qui fit les eaux du ciel et créa le Nil,

Qui fit l’eau et qui donna la vie à ce qu’elle contient.

C’est toi que les dieux louent à l’unisson,

Alors la barque du soleil levant te reçoit,

et ton cœur ô Maître des dieux, se réjouis

pour ceux que tu as créé et qui te rendent hommage.

La déesse du Ciel resplendit à côté de toi

comme les pierres de lapis-lazuli

tandis que le dieu de la pluie danse avec tes rayons,

Brille aussi pour moi qui contemple ta beauté.»  

        On obtient énormément d’informations par ce texte :

1)  Ré = Atoum.  Et, à tout le moins, le Soleil devient la «représentation» de la source de l’univers ou, au pire, le Soleil est considéré comme cette source de l’univers. 

2) Il a créé «ceux d’en haut et ceux d’en bas» c’est à dire les «dieux/Puissants» et les «hommes».  Il n’est donc pas encore question ici que «en bas» signifie l’Hadès ou l’enfer ou tout autre «endroit  hors dimension» où sont torturés éternellement les «pécheurs».

3) C’est aussi la concrétisation du soleil comme étant la «barque» ou le «bateau» qui permet de «rejoindre les dieux dans le ciel» après le décès.  Le Soleil est devenu une représentation de ces «bateaux célestes» ou si vous préférez, ces «vaisseaux du ciel» que les Sumériens attribuent aux Puissants.

        Il est alors évident que tous les concepts «religieux» étrangers au concept initial (et plus on recule dans le temps, plus ce concept est simple), sont une «création» des différents «théologiens» qui ont servi les institutions au pouvoir au cour des époques suivantes de l’histoire humaine; et ce, jusqu’à aujourd’hui où cette histoire est digne des contes des mille et une nuit (Sensualité en moins, évidemment. Du moins, officiellement).  À l’origine, l’homme était étonnamment beaucoup plus objectif face à l’origine de l’histoire que nous  le sommes (pour la majorité) aujourd’hui.

Mais attaquons-nous à cette IIIe dynastie.

Troisième dynastie :

NEBKA 2 790 à 2 770 avant J.C

 

        Une incertitude existe au niveau de la IIIe dynastie.  Nebka a pu être le même roi que Sanakht.  De toute façon, ce roi règne 20 ans.  Le seul monument qu’on puisse lui attribuer se retrouve à Beit Khallaf (mastaba K2).  Son nom apparaît également à Éléphantine près d’Aswan, sur une petite pyramide.  Une autre source est un fragment de pierre trouvé à Wadi Maghara dans le Sinaï que voici:

        Certaines théories le désignent comme usurpateur duquel Djoser aurait repris le pouvoir après avoir enterré son père Khâsekhemouy; mais rien n’est encore prouvé définitivement. Sa place de succession n’est pas encore bien établie; il a pu succédé à Sekhemhet, ou même,à Khaba; mais son long règne de 20 ans rend l’obligation de l’insérer entre des rois mieux connus très difficile.

 

Sanakht Sa-nakht (Protection victorieuse).

        Comme on l’a vu plus haut, il fut peut-être le même individu que Nebka. Mais cette «toupie du temps» debout dans son Serekh, m’énerve un peu ! D’autant plus qu’on la retrouve assez souvent. Peut-être est-ce une représentation du fameux BenBen ? (La toupie du temp était le vaisseau de Jacques le Matamore qui voyagait dans le temps. Une bande dessinée de l’un des anciens journeaux de Montreal de ma jeunesse. Elle ressemblait effectivement au dessin ici).

 La pierre BenBen :

        « (ATOUM)…sortit du Noun par sa propre volonté, se posa sur une colline, la Colline Primitive, et se leva sur la pierre Benben à Héliopolis. Cette pierre servira de modèle aux obélisques

        «À Héliopolis, on adorait aussi le symbole de la pierre sur laquelle  le démiurge apparut lors de la création du monde et qui était appelée pierre Benben.  De la forme de celle-ci s’inspirent non seulement les pyramides, mais aussi les obélisques

        Je me demande dans quel sens elle s’en inspire; il y a une différence entre une pyramide et un obélisque; sauf que tous les deux…s’élèvent.

        «Benben : Pyramidion posé au sommet des pyramides mais aussi pierre dressée pour le culte solaire. – Ah bon!  Le Benben se posait sur la plateforme de la Pyramide ? Intéressant !

        «…parce que le roi même dit :

        «Je me suis envolé vers le ciel comme un héron,   

          j’ai embrassé le ciel comme un faucon,                                                    

          j’ai atteint le ciel comme une sauterelle qui cache ( ?) le soleil »

        «Envolé comme un héron» ?  Qu’est-ce qu’un héron dans l’esprit Égyptien et dans ce texte? Sûrement un oiseau des marais.

 Voyons ça d’un peu plus près.

        «Pendant le Nouvel Empire, l’oiseau benou prit l’aspect d’un héron cendré à Héliopolis, où il vivait sur la pierre benben

        Donc, la pierre Benben se posait sur la plateforme d’une pyramide et pouvait voler comme un héron.  Bon !  Moi je n’y crois pas, mais si les anciens Égyptiens le disent et lui donnent cette forme de «toupie du temps» qu’est-ce que je peux dire ?  C’est leur problème à eux !(Hum!)

Djoser Netjery-khet ; (La corporation (des dieux) est divine).         (2 687 – 2 668 BC)      

Autres noms : Djoser    (Table de Saqqarah).      

                              Djoser-sa (Table d’Abydos).

  

        Djoser, dont le nom d’Horus était : Netjery-khet, est l’un des rois les plus connus de l’Ancien Empire.  Il est responsable de la construction de la pyramide à degrés à Saqqarah.  

        Le fait que Djoser fut capable de réaliser cette pyramide indique que son règne est stable avec une économie prospère.  La pyramide elle-même mesure 140 m X 118m X 64 m mais le site de Djoser s’étend sur 545 m X 277 m incluant des constructions attenantes à la pyramide.  Son sommet était couronné par une terrasse.  Les plaques de calcaire qui recouvraient l’édifice ont disparu.

http://slave1802.free.fr/IMG/entree1sakkarah.jpg

            Jean-Philippe Lauer découvrira quarante mille jarres, vases, assiettes   et bols dans l’une de ces galeries en 1932; certains datent des rois qui l’avaient précédé.  Tout en étant la première pyramide de pierres de l’Ancien Empire, elle possède une superstructure sans parallèles avec les autres pyramides de cet Empire. 

            Dans l’appartement du ka plusieurs chambres sont revêtues de faïences bleues et les chambranles des portes sont ornés du protocole royal très finement sculpté.

           La façade de cette demeure du ka y est figurée, également revêtue de faïences.  Ces faïences bleues seront trouvées également en Mésopotamie, sous une forme différente, plus tard, chez les Assyriens.

Voici une idée de ce complexe d’architecture royale :

http://slave1802.free.fr/IMG/sakkarah.jpg

        Les successeurs immédiats de Djoser, l’Horus Sekhem-Khet et probablement l’Horus Khâba, construisent aussi des pyramides à degrés, respectivement à Saqqarah et à Zaouiêt el-Aryân, mais ils ne purent les terminer.

        Djoser est reconnu comme un roi sage qui prend soin de son peuple. Selon le papyrus de Turin, il règne 19 ans.

        «En l’an 18 de son règne, le roi Djoser est confronté à une terrible famine due à une grande sécheresse qui provoque par conséquence une baisse inquiétante des niveaux et des crues annuelles du Nil, indispensables pour faire germer les céréales.

        Ce manque d’eau se prolonge durant sept années consécutives. Pharaon fait alors venir le chef des prêtres Imhotep qui lui révèle que le Nil prend naissance à Éléphantine sur le territoire consacré au dieu criocéphale Khnoum, entité au corps d’homme et à tête de bélier, souvent représenté dans l’attitude d’un potier qui crée des créatures vivantes humaines avec de la terre sur son tour.

        Pharaon vit alors le dieu Khnoum en songe lui promettre de nouvelles crues plus abondantes pour l’avenir.  Pour le remercier, Djeser publie un décret qui rend son culte obligatoire sur les terres entourant le Nil à partir d’Éléphantine jusqu’en Basse Nubie.»

        Et c’est ici que nous sommes coincé : on ne peut pas passer au roi suivant sans auparavant s’arrêter sur le personnage d’Imhotep; mais avant, permettez-moi de revenir un peu sur l’origine des Sumériens selon Gaston Maspero.  Voici ce qu’il en dit :

        « Dès le jour de leur arrivée au bord de l’Euphrate, les Shouméro-Accadiens, constitués en corps de nation, connaissaient l’écriture et les principales industries nécessaires à l’humanité; ils avaient une législation et une « religion » complètes.  Leur écriture était hiéroglyphique à l’origine, comme celle de l’Égypte.  Chaque signe y notait l’image de la chose même qu’on voulait exprimer, ou de l’objet matériel qui paraissait offrir le plus d’analogie avec l’idée abstraite qu’il s’agissait de rendre. Ainsi, pour marquer l’idée de dieu, on prenait la figure du ciel divisée en ses huit maisons principales  ; pour celle de roi, on avait recours à l’abeille  .  La maladresse du graveur et de l’écrivain altéra ces deux signes et leur substitua des équivalents plus ou moins informes  :  puis  au ciel  (On voit tout de suite que Maspero n’avait aucune idée des fusée spatiale),   et  à l’abeille  . 

        En se fondant, les races qui peuplaient la Chaldée perdirent la mémoire de leurs migrations : elles transplantèrent le lieu de leur naissance au pays même qu’elles croyaient avoir occupé de toute éternité.»

Extrait d’un texte sumérien :

«Au temps où ce qui est en haut ne s’appelait pas encore ciel, au temps où ce qui est en bas ne s’appelait pas encore terre, Apsou, l’abîme sans limites, et Moummou Tiâmat, le chaos de la mer, s’unirent  et procréèrent Lakhmou et Lakhamou, des êtres fantastiques, semblables à ceux dont nous apercevons la silhouette sur les monuments, à des guerriers au corps d’oiseau du désert, des hommes avec des faces de corbeau, des taureaux à tête humaine, des chiens à quatre corps et à queue de poisson. Le ciel et la terre naquirent ensuite,…»

        Je voulais simplement faire remarquer que, selon Maspero, l’abeille désigne le roi sumérien; et la «toupie du temps» dont je parlais, pour les rois Égyptiens, est le dessin supposé d’une abeille. Une autre preuve que les liens entre Sumer et l’Égypte sont beaucoup plus importants qu’on nous le laisse croire. Mais les archéologues voués à l’étude de ces deux civilisations accepteront-ils de faire le lien? On peut en douter un peu.

        Une autre information tirée de ce texte est une confirmation que ce qui est en haut est au ciel et ce qui est en bas est sur Terre et non en enfer.

        Quant aux «guerriers au corps d’oiseau du désert», j’imagine que c’est pour «rendre une idée abstraite au sujet de ces guerriers»…  Il s’agit de trouver laquelle. Elle devrait être en relation avec l’oiseau Benou que nous avons vu plus haut.

Nous verrons bien ce qui va nous arriver au cour des articles suivants.

À bientôt

                                                                            Elie l’Artiste

2 pensées sur “L’énigme Égyptienne(19)L’empire des hommes.

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    29 octobre 2010 à 0 12 43 104310
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     »C’est malheureux pour les anciens Sumériens qui dataient le Déluge à l’ère du Lion, entre –10 000 et –8 500 av.J.C. »

    Enfin vous me rassuré un peu. Je commençais à être drôlement mêlé avec toutes ces dates. Votre opinion rejoint aussi ma croyance au sujet des sémériens. Ils auraient été des habitants antérieurs au égyptiens. Ces derniers ne sont-ils pas un peuple, comme celui de l’Indus issu de Sumer? Ce qui serait plus logique aussi.

    Comme vous semblez le dire, plusieeurs archéologiques  »forgent » leurs déductions sur les découvertes en fonction de leur croyances bibliques.

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  • avatar
    16 novembre 2010 à 8 08 35 113511
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    Tous les secteurs de notre société est sous l’influence du conditionnement « religieux » qui, lui, tire son origine de faits historiques qui passent pour de la mythologie.

    Aussi longtemps que l’on définira le mot « mythe » comme de la fiction, au lieu de lui donner sa signification exacte qui est « récit », nous resterons sous l’influence des dogmes religieux.

    Que ce soit consciemment ou inconsciemment.

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre

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