L’énigme Égyptienne(20) La boussole religieuse perd le Nord!

         La boussole religieuse perd le nord

        Imhotep vécut dans l’ancienne Égypte (entre 2 800 et 2 700 av.J.C.) (Dans ce cas, il faudrait réviser la date du règne de Djoser).   Il est le pionnier de la construction en pierre et inventeur de la pyramide à degrés de Saqqarah.  Il signe son œuvre sur le socle d’une statue dans la zone d’accès de la pyramide.

       Sa grande science, (il est aussi médecin et ministre du pharaon Djoser sous la IIIe dynastie de l’ancienne Égypte) et sa réputation de sagesse se sont transmises jusqu’à  nous, aujourd’hui. Il fut d’abord un modèle pour les scribes, puis à la Basse Époque, sous le nom d’Amenhotep, fils de Hapou, (ce qui n’est pas possible puisque cette période est de -1391 à -1352) ses premiers biographes, les mémorialistes des anciennes dynasties ont retracé sa vie sur des papyrus déchiffrés progressivement depuis Champollion qui louent son art de la médecine, sa sagesse, et le désignent comme le «grand maître des charpentiers».

        Situé à proximité de la grande pyramide, le Serdab (Chambre cachée derrière une fausse porte) atteste Imhotep comme le créateur de la pyramide à degrés.  Le Serdab de Djoser, exhumé du désert par Cécile Firth en 1924, contient des textes hiéroglyphiques désignant incontestablement Imhotep comme l’unique concepteur de la pyramide à degrés de Saqqarah.

        Ce n’est qu’après les fouilles menées par Jean Philipe Lauer que l’on comprit avec certitude comment, à partir d’un simple mastaba, Imhotep conçoit finalement une succession de constructions superposées qui donne naissance à la première pyramide.

        On peut avancer, mais c’est une hypothèse non encore démontrée, qu’il inspire les plans de la grande pyramide de Kheops dont l’architecte reste de nos jours encore inconnu et dont les plus éminents spécialistes n’arrivent pas à expliquer aujourd’hui comment elle a été construite

        Le théorème de Pythagore et la trigonométrie pourtant indispensable à sa conception ne furent connus que bien plus tard : dans l’antiquité hellénistique.  Ce qui est peut-être une opinion erronée selon les derniers travaux sur les mathématiques sumériennes. Mais c’est également Imhotep qui restructure la religion, ce qui permet aux rois qui suivront de garder l’unité de l’Égypte durant 3 000 ans.

        Voici ce que j’ai pu trouver sur le site : www.historel.net/egypte

        «On a trop tendance à ne considérer que l’énorme travail d’architecte et de professeur en médecine d’Imhotep ! Mais son plus grand travail fut d’ordre spirituel : celui de la réforme religieuse.

        Il semble bien que le clergé adopta sans violence les changements de conception qui prônent en résumé le pouvoir «d’UN dieu qui est au-dessus» de tous les autres dieux. (Évidemment puisque ce concept existait déjà depuis longtemps)

        Les Égyptiens aimaient avoir devant eux une image du dieu qu’ils priaient. Il ne fut pas facile de leur faire comprendre que ce Dieu universel était caché, invisible et sans visage !  C’est pourquoi Imhotep concrétisa l’Invisible en Soleil visible tous les jours

        Comme je viens de le dire et comme on l’a vu auparavant, je pense qu’Imhotep a concrétisé le concept « Dieu invisible » déjà existant depuis longtemps, dans un dieu visible Soleil. Ra/jour, Atoum/nuit.   Voici un texte datant du Nouvel Empire :

« Lorsque semblable aux dieux, il s’est couché dans son horizon

et que tous les rites d’Osiris ont été accomplis pour lui,

qu’il a navigué sur le fleuve sacré pour aller (ensuite) se reposer

dans sa demeure éternelle à l’Ouest de Thèbes, alors son

fils peut solennellement lui succéder au trône.

Son père Amon, le Maître des dieux, Rê, Atoum et Ptah le

couronnent en qualité de « Seigneur des deux Terres» à la place

de celui qui l’a engendré.  Le peuple se réjouit parce qu’il le

voit comme souverain des deux royaumes, comme l’a été Horus

lorsqu’il prit le pouvoir à la place de son père Osiris…»

        Comme on peut s’en rendre compte, déjà la clarté du concept que l’on trouvait dans le texte vu lors de notre première mention d’Imhotep est déjà beaucoup plus diffuse au Nouvel Empire.

        Prenons un texte datant de 2 000 ans av.J.C. et nous constaterons que la clarté et la profondeur spirituelle est plus grande que dans le texte précédent qui, lui, est plus jeune :

 Contes de Sinouhé écrit il y a 4 000 ans :

 «Hommage de l’âme béatifiée à son Créateur

J’ai été enlevé au ciel et uni au disque solaire

Mon corps est retourné à celui qui l’avait engendré

J’étais hier, je suis aujourd’hui et je connais demain

Je suis Rê et Rê est en moi

L’Être est en moi et le non Être est en moi

Je suis maître de l’âme de Dieu qui m’enferme dans son sein.»

        Difficile de faire mieux pour expliquer l’identicité entre l’Âme universelle immortelle et l’Âme individuelle tout aussi immortelle.  On est loin de ce que l’on nous raconte sur le polythéisme religieux des Égyptiens.  Pour effacer ce supposé polythéisme de nos concepts actuels,  il ne suffit que de constater que les anciens Égyptiens et Mésopotamiens ont effectivement été témoins de l’existence physique «d’êtres supérieurs à eux-mêmes» qui les ont asservi durant des millénaires.  Et pour y parvenir,   il ne suffit que d’accepter ce que les archéologues et autres «logues» spécialisés ne cessent de répéter : ni le mot NETER, ni le mot NETERU ne signifient « dieux ».  L’un semble identifier un «certain» Principe et l’autre identifie ceux qui possèdent ou véhiculent ce Principe.

        Le rôle d’Imhotep a consisté à cacher cette connaissance de la source immatérielle de l’univers qu’on ne cesse de qualifier de « Dieu » gratuitement, dans deux «objets célestes», le Soleil et la Lune, que le peuple pouvait voir et adorer tous les jours.  Cette connaissance cachée était encore enseignée à tous les rois qui ont suivi, même à l’époque du Nouvel Empire. 

        C’était un enseignement réservé au Pharaon et au Grand-prêtre exclusivement.  Ce sont les seuls qui savaient que le Pharaon était une divinité équivalente à tous ses sujets au niveau de l’Âme, mais pour garder l’autorité du roi et l’unité du pays cet enseignement ne pouvait être public.  Aujourd’hui, c’est totalement différent; parce que rares sont ceux, parmi le peuple, qui ne se croient pas aussi intelligent et aussi valable que la plus haute instance du plus grand empire actuel sur la planète.  

        Je dirais que certains, à plusieurs points de vue, sont mêmes certainement supérieurs.  Mais, par contre, je n’en vois pas parmi nos autorités actuelles. Mes « élus » personnels se retrouvent plutôt dans la population.

        Du même site : «Comme certains missionnaires dans les montagnes du Mexique, Imhotep fit des concessions; au lieu d’extirper les vieilles croyances, il les intégra aux siennes pour mieux faire comprendre à ses fidèles : le voyage vers l’autre rive  à l’Ouest du Nil sous l’oeil de Rê.»

        « Même si la plus ancienne utilisation des hiéroglyphes n’a été retrouvée par nos scientifiques que dans les Textes des Pyramides, soit environ un siècle après le début de la troisième dynastie, il n’en reste pas moins que des textes égyptiens font bien mention d’anciens recueils de sagesse, conseils et maximes (comparables au livre des Proverbes de la Bible) qui sont attribués à Imhotep».

        Ce que confirme le chant du harpiste inscrit dans le temple funéraire   du roi Antef (vers -2 120) (première période intermédiaire) :

«Que reste-t-il des tombeaux de nos constructeurs?

J’ai écouté les paroles d’Imhotep et de Dedefhôr,*

Devenues : règles et conseils «qui ne passeront jamais»…

Les murs sont tombés et les tombeaux n’existent plus…

Mon coeur reste en paix, seul l’oubli te donnera la sérénité.

Mon coeur sois joyeux et ne te laisse pas abattre

Habille-toi de lin fin et met de la myrrhe sur la tête.

Accomplis tes destinées sur Terre et ne te tourmente pas.

Car les plaintes ne sauvent personne du tombeau

et personne ne peut emporter avec lui son bien …»

        Est-ce à dire que, selon ce Chant du Harpiste, si tous les tombeaux de «nos constructeurs» sont écroulés, qu’ils n’existent plus ?  Que fait-il, ce Harpiste, des trois grandes pyramides ?  Elles sont certainement là en –2 120 av.J.C.  Serait-ce que, malgré tout ce que nous «clamons à tous vents», ces pyramides ne sont pas considérées comme des tombeaux à son époque ?  C’est tellement évident qu’aucune tombe ou momie ne fut jamais trouvées dans les pyramides construites avant –2 100 av.J.C.

        Dedefhôr est prince à la cour du roi Chéops.  (Que nous verrons si je décide de me rendre jusqu’à cette époque) «L’association d’Imhotep et de Dedefhôr confirme que ces deux personnes ont défendu des principes de sagesse et d’élévation qui resteront valables pour l’éternité.»

        Je n’irai pas jusqu’à faire le lien entre Imhotep et l’Atlantide comme semblent vouloir le faire certains auteurs, parce que ce sont deux époques trop  distantes l’une de l’autre; mais je répète que les textes les plus anciens sont ceux qui sont les plus clairs et sont « monothéistes », pour employer un terme aussi impropre que celui du mot « dieu », à ce sujet.  En fait, ce monothéisme est une philosophie et cette philosophie découle d’une science, qu’on le veuille ou non.  Science qui est ici en train de s’embuer dans l’esprit du peuple égyptien de cette époque.

 Regardons encore le «gazon» du voisin

        Nous en sommes, probablement, à la meilleure occasion pour insérer un autre roi d’une autre région, en fait de Mésopotamie, qui règne à cette époque et qui est extrêmement bien connu; contrairement aux deux rois égyptiens précédents.  Malgré que nous aurions pu, tout aussi facilement, insérer ce roi sumérien avant Djoser.

        C’est le roi d’Uruk appelé Gilgamesh au sujet duquel fut écrite une épopée.  Est-ce que le règne de ce roi d’Uruk est responsable du manque d’information sur les rois égyptiens ?  Je ne sais pas, mais la coïncidence est quand même là.

                Prenons compte tout de suite, cependant, que Gilgamesh est un demi-dieu; c’est-à-dire que sa mère Ninsun est une déesse et son père Lugalbanda est roi d’Uruk.  Par contre, Gilgamesh est un demi-dieu qui se rebelle souvent contre les dieux parce qu’il veut acquérir l’immortalité réservée exclusivement aux dieux; sauf pour Utnapishtim, qui est l’exception faite par les dieux pour le Noé sumérien. 

               On retrouve, encore une fois, mais ici en Mésopotamie, cette volonté de rendre les hommes égaux aux dieux en leur donnant l’immortalité ou, selon la version égyptienne, la survie après la mort.  Par contre, ce n’est pas vraiment le cas, puisque Gilgamesh est un demi-dieu ( il se dit même 2/3 divin). Autrtement dit, même les demi-dieux étaient mortels. Cette rébellion de Gilgamesh pour l’immotalité, survient cependant, beaucoup plus tardivement qu’en Égypte. Gilgamesh habite la région appartenant, non pas aux Serpents, mais aux Faucons. Ces Faucons qui ne voulaient pas l’émancipation des hommes, et leur pouvoir était plus oppressif en Mésopotamie qu’en Égypte.

        Remarquez que Gilgamesh, étant demi-dieu, considère quand même les hommes comme des esclaves et les femmes comme de la chair à lubricité.  C’est son ami Enkidu (à signaler le nom Enki (le Serpent) dans le nom d’Enkidu) qui lui mettra un peu de plomb dans la cervelle.

        En 2003, le 29 avril, des archéologues allemands pensent avoir trouvé la tombe de Gilgamesh.  Voici la traduction de l’article de BBC News.

Gilgamesh tomb believed found

http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/39207000/jpg/_39207567_gilgamesh1203.jpg

        «Des archéologues en Iraq pensent avoir trouvé la tombe de Gilgamesh, sujet du plus vieux «livre» de l’histoire.

L’épopée de Gilgamesh, écrite au Moyen Orient 2 500 ans av.J.C, raconte la vie d’un roi de la cité d’Uruk, nom duquel Iraq fut tiré.

        Une expédition allemande a découvert ce qui semble être l’ancienne cité d’Uruk incluant la dernière place de repos du roi le plus connu.

«Je ne veux pas dire que c’est définitivement la tombe de Gilgamesh, mais elle ressemble énormément à ce qui est décrit dans l’épopée.» a révélé John Fassbinder du département des monuments historiques de Munich, au BBC World Service «Science in Action».

«Le plus surprenant, c’est que nous avons trouvé des structures déjà décrites dans l’épopée» avoua Fassbinder.

«Avec nos instruments, nous avons couvert 100 hectares et nous avons trouvé des jardins et des maisons babyloniennes.»

            Mais il ajouta que la découverte la plus étonnante, fut celle de système de canaux extrêmement sophistiqués.

«C’était comme une Venise dans le désert» dit-il.»

Story from BBC NEWS:

        Au sujet, à savoir si Gilgamesh a influencé la politique égyptienne de l’époque, on lit dans son épopée : «Je vais me rendre dans les montagnes, là où on abat les cèdres.»  Ce qui est au Liban« Je vais placer mon nom là où les noms des hommes de renoms sont écrits.»   Et là, ça peut très bien être au Sinaï et surtout en Égypte.     

        Il est à remarquer que Gilgamesh ne part pas seul.  Il enrôle un nombre indéfini de jeunes guerriers célibataires qu’il amène avec lui et qu’il fait armer.  Son ami Enkidu, le compagnon de Gilgamesh, est considéré comme un animal.  En fait il est un homme qui n’est pas civilisé; un homme sauvage.  C’est exactement le concept d’animal que véhiculent les dieux sumériens pour les hommes hors de leur circuit civilisateur.  Il existe des «animaux» qu’ils ont civilisés et des «animaux» qu’ils ont laissés hors de la civilisation.   Enkidu est un de ces derniers.  Il apprendra la «civilisation» d’une prostituée qu’on lui fait rencontrer aux abords de la ville.

       Le voyage de Gilgamesh se déroule à travers douze «stages» où le sixième est le plus obscur.  Il nous est impossible de ne pas penser alors à une description du «voyage évolutif» décrit sur le zodiaque.  Il rencontre Huwawa (un genre de monstre, mais qui est en fait un homme-oiseau) qu’il combat mais qui parvient à endormir Gilgamesh.

         Lorsqu’il se réveille, il décide de savoir si cet Huwawa est un homme ou un dieu.  Il négocie l’échange des pouvoirs de Huwawa pour différentes choses et lorsqu’il parvient à l’approcher, il possède tous ses pouvoirs et le fait prisonnier.  Après discussion, il cède en disant : «Enkidu, laissons s’envoler vers chez lui l’oiseau prisonnierLaissons l’homme capturé retourner à sa mère

         Parle-t-il ici de l’oiseau Bénou égyptien ? C’est plus que possible.  De toute façon, ici, dans cette seule phrase, on a la confirmation d’un homme qui peut…voler (?)  Enkidu lui répond : «Tu ne comprends donc pas?  Le simple fait que cet oiseau capturé puisse retourner chez lui, ou que cet homme retourne aux bras de sa mère, fera que toi, tu ne pourras jamais retourner à ta ville et ta mère qui t’a conçu.»

         Enkidu croit donc que de libérer l’homme-oiseau, va mettre leur vie en péril; et Enkidu tranche la gorge de Huwawa; un point, un trait.  On met sa tête dans un sac de cuir et on continue le voyage. Par contre, il y a bien une  confirmation, selon Enkidu, d’un «oiseau» qui peut voler grâce auquel l’homme peut retourner à sa mère. 

        Gilgamesh ira visiter Shamash (dieu Soleil) et le regardera monter et descendre plusieurs fois dans le ciel toute la journée. (Je me demande combien de fois Shamash est monté et descendu dans le ciel ce jour-là. Encore une fois, il n’est certainement pas question du Soleil lui-même mais bien du Puissant appelé Shamash représentant du Soleil).

        Lorsque Gilgamesh trouvera la plante aquatique qui assure l’immortalité, ce sera un « Serpent » qui la lui enlèvera.  Difficile de joindre ce refus du Serpent à l’immortalité de l’homme; à moins qu’il parle d’immortalité physique et non «survie après la mort» que le même « Serpent » accepte chez les Égyptiens depuis longtemps. On sait que les « dieux » absorbaient un breuvage pour prolonger leur vie; peut-être cette plante est-elle nécessaire à ce breuvage ?  On sait également qu’après sa mort Gilgamesh vivra dans le monde d’en bas.  Ce «monde d »en bas» sera devenu plus tard l’équivalent de l’Hadès.

        Donc, cette aventure se déroule à la même époque que celle des rois égyptiens que nous étudions présentement; mais on n’y trouve aucun lien évident avec l’Égypte sauf cette mention d’endroit où les noms d’hommes de renoms sont écrits; et, évidemment plusieurs noms d’hommes de renoms étaient déjà écrits en Égypte.  Mais c’est très mince comme lien.  Essayons d’élargir cette période historique des Sumériens en vérifiant les renseignements sur le père de Gilgamesh, Lugalbanda.  Il fut le troisième roi de la Ière dynastie d’Uruk.  Il est supposé avoir régné 1 200 ans.  (???)

        Il existe également une épopée sur Lugalbanda.  Elle se déroule à l’époque où il n’est qu’un jeune officier dans l’armée d’Enmerkar et qu’il commande une division des troupes.  L’ennemi est la cité d’Aratta et cette curieuse aventure se présente lorsqu’il est en route vers Aratta :

        Lugalbanda est terrassé par une fièvre qui échappe à la compréhension de ses compagnons.  Tout ce qu’ils peuvent faire pour l’aider est de lui trouver une caverne pour l’abriter.  Sa fièvre dure tellement longtemps que ses amis préparent la caverne comme si elle était sa tombe. Ils lui laissent ses armes, de la boisson et de la nourriture.  Lorsqu’il se réveille, il se rappelle avoir rêvé aux dieux et fit selon ce qui lui était demandé dans ce rêve : un sacrifice au dieu face au Soleil levant.  Le sacrifice sera un boeuf et un bouc. Ce qui le situe dans l’ère du taureau, juste avant l’ère du bélier. Et sa santé lui fut rendue.

        Ouais ! Pas grand-chose d’historique là-dedans; au moins si on avait su comment il a rencontré la déesse Ninsun; ça aurait pu être intéressant. Donc, je laisse tomber, parce que les écrits sumériens ne semblent être consacrés qu’à la politique de ses propres régions.  Aucune politique extérieure n’y transparaît vraiment.  C’est un peu comme si Sumer était un pays politiquement refermé sur lui-même. Comme si le pays était entouré du mur de Berlin, d’où personne ne sort et où personne venant d’ailleurs ne peut entrer.  Le pouvoir religieux se trouve à Nippur et ce pouvoir religieux semble circonscrire et imperméabiliser tout le pays d’influences extérieures.  C’est un curieux «vase clos».  Parce qu’on sait très bien que le commerce y fleurissait avec tout le Moyen Orient.   Pour faire votre recherche personnelle sur les rois sumériens, voici la liste de ces rois avec les dates approximatives :

The Historical Sumerian King List

            LAGASH         UR               URUK                KISH
2,700 BC

                                                                          *Enmebaragisi

                                                                                      (c. 2700 BC)

                                                         *Gilgamesh              *Agga

                                                                                      (son)
                                                         *Ur-lugal I
                                                            (son: 30 yrs)
                                                         *Utulkalamma
                                                            (son: 15 yrs)
                                                         *Labashum
                                                               (9 yrs)
                                 *Meskalamdug        *Ennundaraanna
                                                             (8 yrs)
2,600 BC                        *Akalamdug           *MES-HE
                                                            (36 yrs?)
            *Enkhegal          *Mesannipada         *Melamanna
              (c. 2570 BC)       (c. 2560 BC)           (6 yrs)
            *Lugalshagengur   *A’annipada           *Lugal-ki-tun (?)
                                       (son)                  (36 yrs)
                                  ‘Meskiagnunna                                *Uhub
2,550 BC                         (brother)                                        (c. 2570 BC)
            *Ur-Nanshe       *Ananne                *Dadasig              *Mesilim
            *Akurgal                                                                (c. 2550 BC)
               (son)                                                               *Mamagalla
2,450 BC                        *Meskiag-Nanna
                                    (son: 36 yrs)
            *Eannatum         *Elulu                   *Enduanna            *Galbum
               (son)                (25 yrs)             *Ur-Lugal II            (son)
                                                          *Argaandea (7 yrs)
                                                           *Enshakushanna      *TUG-e
            *Enannatum I      *Balulu                                          *Mennunna
               (brother)           (son)
            *Entemena          *2nd Dynasty        *Lugalkinishedudu     *En-bi-Ishtar
                (son)                (4 kings)                                       (c. 2430 BC)
2,400 BC *Enannatum II       (names lost)          *Lugalkisalsi           *Lugalmu
                 (son)                                         (son)
            *Enetarzi                                    *Lugal-TAR           *Ku-Baba
            *Lugalanda (7 yrs)                          *Lugaltarsi            *Puzur-Sin
               (2353-2347 BC)                                                     (son: 25 yrs)
2,350 BC   *UruKAgina (8 yrs)                                                  *Ur-Zabala
               (2347-2340 BC)                                                   *Simudar
            *Lugalzagesi                                 *Lugalzagesi             (30 yrs?)
               (2340-2316 BC)                            (2340-2316 BC)     *Usi-watar (7 yrs?)

         Cette incursion dans la civilisation sumérienne m’a laissé un goût amer d’insatisfaction vis-à-vis de notre recherche. On n’a pas vraiment obtenu d’informations décisives et surtout pertinentes.

        Peut-être parviendrons-nous à trouver quelque chose ailleurs, mais dans la même région, au cour du prochain article? C’est ce que j’espère sincèrement.

 À suivre…

                                                                                                  Elie l’Artiste

4 pensées sur “L’énigme Égyptienne(20) La boussole religieuse perd le Nord!

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    18 octobre 2010 à 6 06 51 105110
    Permalink

    délire complet d’un auteur qui a aussi commis ça :

    Et c’est là où nous nous rendons compte de sa conformité avec les bras de Brahman sur notre Zodiaque.
    Et nous constatons également qu’inconsciemment la croix nazie a été choisie pour représenter exactement l’orientation du parti : une régression de l’humanité. Vérifier sur le drapeau nazi suivant:

    Curieusement ça semble être le même cas pour l’organisme de Raël :

    Ses extraterrestres se sont gourés sur la signification du svastika et on choisit la mauvaise orientation du sens de rotation.

    on affaire à un MALADE là : il CROIT que RAEL a effectivement rencontré des soucoupistes et que le nazisme n’est qu’une secte ésotérique : c’est GRAVE !

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    • avatar
      19 octobre 2010 à 7 07 54 105410
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      « on affaire à un MALADE là : il CROIT que RAEL a effectivement rencontré des soucoupistes et que le nazisme n’est qu’une secte ésotérique : c’est GRAVE ! »

      Ce qui est grave ici c’est une certaine atrophie de quelque chose. Il me reste à découvrir si c’est celle de votre sens de l’humour ou celle de votre raison. :-S

      Mais comme nous savons que « ce qui NE SERT PAS s’atrophie », pour Rael, ce doit être votre sens de l’humour. Par contre, au sujet du nazisme là,…mmmm…difficile à dire. 🙂

      Amicalement

      André Lefebvre

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        19 octobre 2010 à 8 08 08 100810
        Permalink

        Mais je me rend compte que vous avez commencé à me lire. Toutes mes félicitations!

        Il ne vous reste qu’à éditer vos commentaires au bas des articles que vous traitez et tout rentrera dans l’ordre.

        Ne désespérez pas, ce n’est pas vraiment difficile. (D)

        Amicalement

        André Lefebvre

        Répondre
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    29 octobre 2010 à 1 01 12 101210
    Permalink

    Commentaire plutôt insignifiant de Morice. (N)

    Professeur Lefebvre! J’ai déjà lu 42 articles de vous que je trouve pour ma part, fort instructif.

    Je poursuis ma lecture. 🙂

    Répondre

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