L’Énigme Égyptienne(26) KA-BA-OUM!!!

          KA…BA…OUM !
        Abraham sera épargné parce qu’il se dit «n’être que poussière». Et ce, malgré le fait qu’il ait sauvé les rois cananéens deux fois déjà.  Abram est un maquisard qui appuie le parti des hommes libres.

        Suis-je maintenant en proie aux élucubrations ? Peut-être… Mais voyons un peu plus loin.

        Les raisons de mon questionnement sur Mardouk, dieu auparavant très peu connu, sont que celui-ci devient le nouveau Chef des dieux mésopotamiens au même moment qu’Amon, dieu auparavant très peu connu, devient chef des dieux égyptiens. Si Amon et Mardouk représentent le même personnage, Mardouk a donc réussi à s’emparer du pouvoir sur tout le monde civilisé de l’époque.  Il aurait réussi à redonner le contrôle aux Puissants.  Par contre, il doit laisser l’administration du pouvoir aux rois humains.  Il devient le «dieu» qui supervise l’ensemble des puissances en place.

            Mais tout ceci se déroule un peu plus tard.  En fait, seulement après que les Puissants aient décidé de détruire cette rébellion des Amorites et de Mardouk et d’essayer de l’empêcher de devenir le chef des dieuxIls prendront les grands moyens, semble-t-il.

        Voici quelques extraits des écrits de l’époque qui ne semblent pas tout à fait «rose» : Extrait du dialogue d’un désespéré avec son âme :

«A qui parler aujourd’hui?  Les frères sont méchants,
et les amis d’aujourd’hui ne savent pas aimer !
A qui parler aujourd’hui ?  Les cœurs sont avides,
et chacun cherche à s’emparer des biens de son prochain !
L’homme paisible dépérit, et le fort écrase tout le monde !
A qui parler aujourd’hui ?
C’est le triomphe du mal, et le bien est partout jeté à terre ! (…)
La mort est à mes yeux aujourd’hui comme la guérison pour le malade,
comme de sortir après avoir souffert.

La mort est à mes yeux comme le parfum de la myrrhe, comme de s’asseoir sous un dais un jour où souffle la brise.

La mort est à mes yeux aujourd’hui comme le parfum du lotus,
comme de s’asseoir sur la rive du pays de l’ivresse.

La mort est à mes yeux aujourd’hui comme le chemin de la pluie battante, comme le retour du soldat à la maison.

La mort est à mes yeux aujourd’hui comme une éclaircie dans le ciel,
comme de comprendre une énigme.
 

         La mort est à mes yeux aujourd’hui comme le désir d’un homme de revoir sa maison.  Après de longues années de captivité.»

        Difficile de savoir de quel parti est l’auteur; mais très facile de voir qu’il est désemparé face aux évènements politiques.

        Extrait du conte de Sinouhé : (Sinouhé, au retour de la campagne de Libye, apprend la mort du roi et, pour une raison inconnue, prend peur et se réfugie en Syrie.  Le conte explique sa fuite lors de son retour.)

        Le serviteur du palais, Sinouhé dit : «En paix donc !  Il est excellent que cette fuite, qu’a faite dans son inconscience cet humble serviteur, soit bien comprise par ton ka, ô dieu parfait, maître du Double Pays, l’aimé de Ré, le favori de Montou, seigneur de Thèbes.  Amon, seigneur des trônes du Double Pays, Sobek, , Ré, Horus, Hathor, Atoum et son Ennéade, Soped, Neferbaou, Semsérou, l’Horus de l’Est, la dame de Bouto – qu’elle enserre ta tête-, le Conseil qui est sur les Eaux, Min Horus qui habite dans les déserts, Ouréret, dame du pays de Pount, Nout, Haroëris, et les autres dieux, seigneurs de l’Égypte et des îles de la Terre Verte, puissent-ils donner la vie et la force à ta narine, puissent-ils te fournir dans leur largesse, puissent-ils te donner l’éternité sans fin et la durée sans limite !  Puisse la crainte que tu inspires se répercuter par les plaines et les monts, tandis que tu auras subjugué tout ce que le disque du soleil entoure dans sa course !  C’est la prière de cet humble serviteur pour son maître, maintenant qu’il est sauvé de l’Amenti.  Le maître de la connaissance qui connaît ses sujets, il se rendait compte, dans le secret du palais, que cet humble serviteur avait peur de dire ces choses et c’est en effet une grave affaire que d’en parler.  Le grand dieu, image de Ré, rend prudent celui qui travaille pour lui-même.  Cet humble serviteur est dans la main de quelqu’un qui prend soin de lui : oui, je suis placé sous ta direction. Ta majesté est l’Horus qui conquiert, tes bras sont plus puissants que ceux de tous les autres pays.»

        «Pour ce qui est de la fuite qu’a faite cet humble serviteur, elle n’était pas préméditée, elle n’était pas dans mon cœur, je ne l’avais pas préparée. Je ne sais pas ce qui m’a éloigné de la place où j’étais.
Ce fut comme une manière de rêve, comme un homme du Delta se voit
à Éléphantine ou un homme des marais en Nubie.  Je n’avais pas éprouvé de crainte, on ne m’avait pas persécuté, je n’avais pas ouï de paroles injurieuses, mon nom n’avait pas été entendu dans la bouche du héraut.

         Malgré cela mes jambes frémirent, mes jambes se mirent à fuir et mon cœur à me guider : le dieu qui avait ordonné cette fuite m’entraîna.
Je ne suis pas non plus raide d’échine : il est modeste l’homme qui connaît son pays; car Ré a fait que ta crainte règne en Égypte et ta terreur en toute contrée étrangère.

         Que je sois donc à la cour ou que je sois en ce lieu, c’est toujours toi qui peut cacher cet horizon, car le soleil se lève à ton gré, l’eau dans les rivières, on la boit quand tu veux; l’air dans le ciel, on le respire quand tu le dis.  Que ta majesté agisse comme il lui plaira : on vit de l’air que tu donnes. Puissent Ré, Horus, Hathor aimer ta narine auguste dont Montou, seigneur de Thèbes, désire qu’elle vive éternellement.»

         Sinouhé semble bien pencher vers le nouveau pouvoir; à ce moment-ci.  Auparavant, il optait pour l’autre parti; celui de la Syrie, donc des hommes.

        Extrait du conte du paysan : «Grand intendant, mon chef, chef des chefs, Guide de tout ce qui existe, si toi tu descends sur le lac de la justice pour y naviguer par bon vent, ta voile ne faseilles pas, ton bateau ne traînera pas, ton mât n’aura pas d’avarie, tes vogues ne se briseront pas, tu ne seras pas dérivé par le courant au moment d’accoster,
le flot ne t’emportera pas et tu ne souffriras pas de la malignité du fleuve!
. Laisse-moi te faire dans ce pays un renom au-dessus de la meilleure des lois, Ô guide qui ne connaît pas la rapacité, chef exempt de bassesse !  Anéantis le mensonge pour faire jaillir la justice !  Excuse ma requête !  Je parle pour que tu m’entendes et que tu fasses justice, Ô toi que louent ceux qui sont loués parce que tu écartes la misère.
Eh bien, moi, je suis saisi, on m’assigne, moi, je suis dans le dénuement !» 

        Nul ne te craindra : les poissons viendront à toi en masse et tu toucheras les oiseaux les plus gras. Car tu es le père de l’orphelin, le mari de la veuve, le frère de la femme répudiée, le pagne de qui a perdu sa mère

        Celui-ci semble de ceux qui minent la politique de l’intérieur.

        Extrait du conte du naufragé : «Puis j’entendis un bruit de tonnerre et pensai : c’est une vague de la mer. Les arbres craquèrent et le sol trembla.  Je me découvris et constatai que c’était un serpent qui venait : il était de 30 coudées, sa barbe, elle dépassait deux coudées, ses membres étaient plaqués d’or et ses sourcils de lapis-lazuli véritable.
Il était penché en avant.  Il ouvrit sa bouche vers moi alors que j’étais sur mon ventre devant lui. Il me dit : «Qui t’a amené, qui t’a amené (ici), petit, qui t’a amené (ici)?   Si tu tardes à me dire qui t’a amené sur cette île, je ferai que tu te retrouves (réduit) en cendres, devenant quelque chose qui n’est plus vu.» (Je répondis) : «Tu me parles, mais je ne les comprends pas (tes paroles); je suis en ta présence, mais je me suis évanoui.»

        Puis il me plaça dans sa bouche, me porta à sa demeure, me déposa, sans me toucher, sain et sauf, rien ne m’étant pris.
Il ouvrit alors la bouche vers moi tandis que j’étais sur mon ventre devant lui.  Puis il me dit : «Qui t’a amené, qui t’a amené (ici), petit, qui t’a amené sur cette île de la mer, dont les deux côtés sont dans les flots?»

Alors je lui répondis, mes bras (respectueusement) étendus en sa présence. Je lui dis : «C’est que je descendais vers les mines avec une mission du Souverain, dans un bateau de 120 coudées de long et de 40 coudées de large.  S’y trouvaient 120 marins parmi l’élite de l’Égypte.  Qu’ils regardassent le ciel, qu’ils regardassent la terre, leur cœur était plus intrépide que (celui) des lions.  Ils pouvaient prédire un orage avant qu’il ne fût arrivé, une tempête avant qu’elle ne se fût produite; chacun d’eux rivalisait de bravoure et de force avec son compagnon.  Il n’y avait pas de maladroit parmi eux.  Un orage éclata alors que nous étions en mer, avant que nous eussions atteint la terre.  Le vent se leva, puis redoubla (soulevant) une vague de 8 coudées.  C’est un morceau de bois qui l’aplatit pour moi. Puis le bateau périt; (de) ceux qui s’y trouvaient, pas un seul n’y resta à l’exclusion de moi, car je suis à ton côté.  Puis, je fut porté dans cette île par une vague de la mer.»

         Il me dit alors : «N’aie pas peur, n’aie pas peur, petit.  Que ton visage cesse de pâlir (maintenant que) tu es arrivé à moi.  Vois, c’est dieu qui a fait que tu vives et qui t’a amené dans cette île du Ka dans laquelle il n’y a rien qui ne se trouve, remplie qu’elle est de toutes sortes de bonnes choses.  Voici que tu passeras mois sur mois jusqu’à ce que tu aies complété quatre mois à l’intérieur de cette île.  Puis un bateau viendra du pays, dans lequel il y aura des marins que tu connais, de sorte que tu puisses aller au pays avec eux et que tu puisses mourir dans ta ville.  Combien heureux celui qui peut raconter ce qu’il a expérimenté, une fois passés les événements pénibles.  Je vais donc te raconter quelque chose de semblable qui est arrivé dans cette île-ci où je me trouvais avec mes congénères parmi lesquels il y avait des enfants.  Nous totalisions 75 serpents en tant que mes enfants et mes (autres) congénères.  Je ne te mentionnerai pas une petite fille que j’avais obtenue par la prière.  Puis une étoile vint à tomber et ceux-ci prirent feu sous son action.  Or, il arriva que je ne fusse pas avec eux lorsqu’ils brûlèrent.  Je ne me trouvais pas parmi eux.  J’aurais pu mourir pour eux lorsque je les vis en un seul monceau de cadavres.  Si tu es brave et ferme de cœur, tu rempliras ton étreinte de tes enfants, tu embrasseras ta femme, tu verras ta maison, — C’est meilleur que toute chose ! — Tu regagneras le pays où tu étais au milieu de tes frères.»

         Or, alors que j’étais étendu sur mon ventre, je touchai (du front) le sol devant lui, et lui dis : «Je raconterai ta puissance au Souverain et ferai qu’il connaisse ta grandeur.  Je ferai que l’on t’apporte de l’huile – Ibi et Hekenou, du laudanum, de l’épice – hézsyt et de l’encens des temples avec lequel on réjouit tout dieu.»

        «Je raconterai donc ce qui est arrivé, ayant à la mémoire ce que j’ai vu de ta puissance. On te remerciera dans la ville en présence des magistrats du pays tout entier. Je sacrifierai pour toi des taureaux en holocauste, après avoir offert pour toi des volailles.  Je ferai que l’on t’apporte des navires chargés de toutes sortes de choses précieuses d’Égypte, comme on fait à un dieu qui aime les hommes, dans un pays lointain que les hommes ne connaissent pas.»

          Puis il rit de moi à cause de ce que j’avais dit d’insensé selon lui.
         Il me dit : «Tu n’es pas riche en myrrhe, n’étant pas (davantage) devenu possesseur d’encens.  Or je suis le prince du Pouéné et, la myrrhe, elle m’appartient.  Et cette huile Hekenou, que tu as dit que l’on apporterait, c’est le produit principal de cette île.  Or il arrivera que tu quitteras cette île, et tu ne reverras plus cette île : elle sera transformée en flots.»

        Puis ce bateau vint comme il l’avait auparavant prédit.  Alors j’allai et me plaçai sur un arbre élevé; et je reconnus ceux qui se trouvaient à bord. J’allai pour l’annoncer (au serpent) mais je le trouvai déjà au courant.  Puis il me dit : «Sois en santé, sois en santé, petit, (en allant) vers ta maison, de sorte que tu revoies tes enfants.  Fais que mon renom soit bon dans ta ville; c’est ce que je réclame de toi.»

        Alors je me plaçai sur le ventre, les bras repliés en sa présence.  Puis il me donna une cargaison composée de myrrhe, d’huile Hekenou, d’huile iwdéneb, d’épices hézsyt, d’épices ti-schèpeses, de schâas (?),  de fard noir, de queues de girafes, d’un gros tas d’encens, de défenses d’éléphants, de lévriers, de singes à longues queues, de babouins,  et toutes sortes de choses précieuses.

       Alors je les chargeai sur ce navire. Lorsque j’en arrivai à me placer sur le ventre pour le remercier, alors il me dit : «Vois, tu rejoindras le pays dans deux mois de sorte que tu rempliras ton étreinte de tes enfants, que tu prospéreras au pays et y seras enterré.»

          Puis je descendis jusqu’au rivage auprès de ce navire. Je hélai l’équipage qui se trouvait dans ce navire et c’est sur le rivage que je rendis grâce au maître de cette île, et ceux qui étaient dans le (bateau) en firent autant.

        Nous naviguâmes en direction du nord, vers la Résidence du Souverain et nous arrivâmes au pays en deux mois, tout comme il l’avait dit. Puis je fus introduit auprès du Souverain et je lui présentai ces produits que j’avais rapportés de cette île.

         Il me remercia en présence des magistrats du pays tout entier.  Puis je fus élevé au rang de Compagnon et gratifié de (serviteurs) lui appartenant.

         C’est venu (à complet achèvement) de son début à la fin, conformément à ce qui a été trouvé en écriture, dans le manuscrit du scribe aux doigts habiles, Amehaâ, fils d’Amehy.»

        Avec le récit de ce naufragé on obtient la confirmation de l’implication des Serpents dans le conflit.  Mardouk est un fils de Ptah/ Enki du parti Serpent.  Ce naufragé a rencontré Mardouk. Mais il l’a rencontré à un endroit où il fallait deux mois de navigation pour retourner chez lui. Disons que c’est assez loin, merci.

 -2 027 ans av.J.CMoyen Orient : Ilushu Ilia est roi d’Eshnunna (Suivit de Nûr Ahum et de Kirikiri)

-2 026 ans av.J.C. Sumer : La suprématie d’Ur s’éteint.  Et Nippur n’est plus une puissance «religieuse».  Son dieu Enlil n’est plus celui qui nomme le «roi des rois». D’ailleurs, ce titre est abandonné à cette époque.  Isin est la capitale.  Donc, le parti politique d’Enlil perd le pouvoir et ce que nous avons remarqué dans les récits a donné des résultats.

Voici les détails :

-2 025 ans av.J.C.  Des ennemis venant de l’ouest de Sumer, envahissent et prennent l’empire.  Ces ennemis défendent le Puissant Mardouk (Amorrites ?).  Les Élamites, ayant eux-mêmes saccagé les temples, accusent les Amorrites de Mardouk de ce sacrilège, pour gagner la protection du parti du Puissant Enlil contre le Puissant Mardouk, fils d’Enki.  La conséquence sera que Ninurta (fils d’Enlil) avec l’aide du traître Nergal (de la famille d’Enki) combattra Mardouk; et Nergal détruira les facilités des Puissants installés au Sinaï en provoquant une explosion nucléaire au moyen de sept missiles cachés dans le sol.  (Interprétation des textes sumériens selon Zécharia Sitchin).  – On peut se questionner un peu sur le nombre des armes.  Mais, si Sitchin a raison, du moins, devait-il y en avoir eu au moins cinq, puisque cinq villes furent détruites.

         Par contre, cette tentative des envahisseurs amorites du dieu Mardouk, résulte en guerres et chaos qui durent plus de cent ans, jusqu’en –1 900 av.J.C.  La Mésopotamie est complètement bouleversée à cette époque; et ça avait commencé en Égypte un peu auparavant.

         La suite résulte en l’emprise du pouvoir par Babylone et son dieu Mardouk et de celui d’Amon en Égypte.  Curieusement le pays des Amorites, c’est toute la Syrie et Canaan.

         Encore une fois, les Sumériens ou les esclaves des « Puissants » se confrontent avec les Cananéens.  C’est une autre facette du conflit de Sodome contre les rois de Mésopotamie.  Il est difficile d’accepter que ces Cananéens puissent détruire l’empire sumérien, mais c’est exactement ce qui se produit.

        La question qui m’énerve est : Qu’est-ce qui a pu se produire pour annuler la puissance sumérienne ?  Comment un peuple de montagnards purent-ils écraser une société puissante militairement structurée ?

La réponse est peut-être dans la Bible.

        Les « Puissants » mésopotamiens décident d’effacer cinq cités cananéennes de la surface de la planète.  Ce fut une erreur !

        Si on regarde les peuples en question, on obtient : Amorites :  Peuple ouest sémitique d’origine nomade, apparenté aux Cananéens, arrivé vers la fin du IIIè millénaire (2 300-2 200) dans le pays d‘Amourrou, c’est-à-dire la haute Syrie actuelle, le nord de la Palestine et l’arrière pays de la Phénicie.

        «Ils étaient des nomades irréductibles et il est soupçonné qu »ils furent l »une des causes de la chute de la 3e dynastie d’Ur (c. 2 112 -c. 2 004 BC).»

        Élamites : L’Élam a pour capitale Suse.  Déjà soumise par la première Dynastie d’Akkad, (XXIIIè s.av.J.C), cette région, après l’invasion des Gutis est conquise par Ur-Nammu, fondateur de la IIIème Dynastie d’Ur (vers –2 100).  Mais les Élamites ne tardent pas à secouer cette tutelle, et ils s’emparent d’Ur (vers –2 004).

 Note : La Mésopotamie se désagrège progressivement, avant de se diviser entre les royaumes d’Ur et d’Isin.  Kindattu, roi de Simashki, fait alliance avec les seconds.  Il est repoussé par le roi d’Isin Ishbi-Erra en 2 007 avant Jésus-Christ, alors qu’il tente de s’emparer du sud de la Mésopotamie.  Il entreprend une nouvelle offensive trois ans plus tard, qui lui permet d’envahir la ville d’Ur et s’emparer de ses trésors.  Le roi Ibbi-Sîn est exilé en Anshan.  Sa défaite marque la fin de la IIIème dynastie d’Ur et de la domination sumérienne sur la Mésopotamie.

        Donc pour revenir au problème Amorite, voyons ce qu’en dit
Dominique Charpin, professeur à l’université de Paris I Panthéon Sorbonne, directeur d’études à l’École pratique des hautes études :

        «La seconde réaction des Sumériens fut de nature militaire.  Les rois d’Ur tentèrent d’enrayer la progression des Amorrites sur leur sol en édifiant un mur entre le Tigre et l’Euphrate, à peu près à la hauteur de l’actuelle Bagdad.  On n’en a pas encore retrouvé la trace sur le terrain, mais on sait qu’il avait été appelé Muriq-Tidnim : qui repousse les nomades». 

        Cette mesure ne fait que reculer l’inéluctable, – comme plus tard le limes romain ou la Grande Muraille de Chine.  Dans un premier temps, les Amorrites ne recherchent pas de confrontation directe avec les armées du dernier roi d’Ur, Ibbi-Sîn, mais ils coupent les communications entre les villes et de ce fait désorganisent son royaume. Par la suite, ils s’emparent des villes les unes après les autres.  La pression qu’ils exercent est certainement un des facteurs qui entraîne la chute de l’empire d’Ur, même si ne doivent pas être sous-estimées les causes internes qui  provoque l’implosion de ce régime bureaucratique.

          L’histoire des quatre siècles qui suivent est souvent appelée «période paléo babylonienne»; une telle appellation est trompeuse, car elle donne l’impression que Babylone domine la Mésopotamie, ce qui n’est vrai que pendant à peine vingt-cinq ans, suite aux conquêtes d’Hammourabi, de 1 763 à 1 738.  Il est plus juste de parler d’«époque amorrite», puisque toutes les dynasties au pouvoir dans l’ensemble du Proche-Orient sont alors d’origine amorrite.

        Et on a vu que le même scénario se déroule en Égypte ce qui provoque la première période intermédiaire.  C’est pourquoi, je suggère que tout ceci est un mouvement révolutionnaire international.

        Par contre, il est possible que plusieurs ne sachent trop à quel saint se vouer et mêlent Élamites et Amorites.  Mais pour les Sumériens, les Amorites sont des nomades et les Élamites sont vraiment des sédentaires citadins.

-2 024 ans av.J.C.  Sinaï : Explosion extraordinaire et destruction de cinq villes dont Sodome et Gomorrhe.

        À partir de cette date Abraham prêche son enseignement : «La source de notre univers matière est immatérielle.» Connaissance qu’il reçue de son père Théra, prêtre au service des dieux « Puissants ».

Curieusement, Abraham est moins nerveux de répandre son enseignement, après l’explosion.  Cet enseignement sera repris au XXème siècle de notre ère par la science.

        Lors de sa plaidoirie auprès du Seigneur biblique, pour sauver Sodome et Gomorrhe, Abraham prouve qu’il connaît la valeur numérique des « Puissants » (dieux) Sumériens (50 45 40 30 20 10). 

        Il prouve de cette façon qu’il suit la «voie» d’Enlil; et surtout, en déclarant que lui, «n’est que poussière» comparativement aux dieux (Puissants).

        Il avoue ne pas se croire égal aux dieux.  C’est sûrement ce qui l’a sauvé de la mort face au Seigneur (qui devait logiquement être un « Puissant » des Sumériens, sinon pourquoi se servir des valeurs numériques des dieux sumériens ? D’ailleurs le nom du Dieu d‘Abraham est : EL qui signifie : Puissant.

        Curieusement après la destruction de Sodome et Gomorrhe, Abraham regarde vers ces villes et voit : «qu’une fumée montait de la terre comme la fumée d’une fournaise».  On dit également que cette fumée fut provoquée par un «fléau» qui bouleversa ces villes.  On emploie dans ce texte les mots «fournaise» pour signifier «plus chaud qu’un feu normal» et «fléau» parce qu’ «Élohim en est responsable


        Les ruines de Sodome et Gomorrhe semblent avoir été découvertes au sud-est de la mer Morte.  On pense que leurs noms actuels sont Bab edh-Dhra pour l’ancienne Sodome et Numeira pour Gomorrhe.  Ces deux endroits furent détruits au même moment par un gigantesque incendie assez spécial : il venait du haut; c’est-à-dire que ce sont les toits qui ont brûlé en premier.  Les débris forment une couche d’environ 1 mètre d’épaisseur. (Comparez cette photo à celle d’Hiroshima au début de l’article. Ne pas oublier qu’il s’est passé 3,000ans entre les deux événements.)

        Autre fait curieux au sujet d’Abraham, lorsqu’il plaide pour sauver les habitants de la région, il ne mentionne pas du tout son neveu Loth qu’il avait déjà sauvé de l’esclavage auparavant.  L’important pour lui semble bien de sauver les habitants de ces cités.  Preuve additionnelle de son adhésion au parti du maquis, celui des hommes libres.

 À la même date, Jéricho est abandonnée suite à un incendie elle aussi.

 -2 023 ans av.J.C.  Sumer : Après l’explosion, se forme un nuage qui semble radioactif, ou du moins empoisonné – (celui que voyait Abraham, je suppose) que le vent pousse vers les villes sumériennes.   (Voilà une raison très possible de la déconfiture de la structure militaire de Sumer.  Leur pays est ravagé par ce nuage empoisonné.)

        Lamentation d’Éridou : Le destructeur de la cité se manifeste comme un orage : «L’orage grondant recouvre la ville comme un voile, il se déploie sur la ville comme un drap.  Il couvre Éridou, pareil à un voile, il se déploie sur la ville comme un drap.  À travers la cité, la tempête furieuse résonne, dans Éridou la tempête furieuse résonne…»  Ainsi commence la partie conservée, car il manque les premiers vers, du poème.

         Le dieu de la ville, Enki, se voit chassé ainsi que son épouse Damgalnunna/Damkina, et les dieux se lamentent avec les hommes… et aussi Damgalnunna, qui prend la parole en émésal (Kirugri 5 :7-7 :2).

        Nous apprenons par sa voix que le responsable de la destruction n’est autre qu’Enlil : «Le seigneur Mullil, roi de toutes les terres, a jeté un regard torve sur Sumer.  Il l’a détruit.  Il a détruit le Kirir (- Enlil), la Grande Place, il a éradiqué tout le monde dans ses temples brillants.  Il l’a détruit, il ne l’a pas abandonné…»

 Au dernier survivant les biens

        Seule Babylone sera épargnée à cause de vents favorables et de sa situation géographique plus au nord.  Des tablettes racontent la fuite éperdue et la dispersion des « Puissants » dieux qui ne pourront jamais plus se réorganiser efficacement et reprendre le contrôle sur l’humanité. Et, effectivement, c’est ce qui semble être indiqué en archéologie lorsqu’on définit la période des dieux, suivie de celle des demi-dieux et ensuite celle des hommes dieux.

             Les grands prêtres étant aussi des rois, prennent le pouvoir et se font servir tout comme les dieux qui les avaient précédés.  Ils continuent également à combattre afin d’augmenter leur pouvoir.  Ils agissent selon l’exemple tiré du comportement des Puissants au pouvoir avant leur propre accession à ce même  pouvoir.

       Ce concept du dominant/dominé, hérité des «dieux» sera perçu comme naturel par tous les hommes qui suivront dans l’histoire jusqu’à aujourd’hui.  Plusieurs pensent encore de nos jours que la guerre est la cause première de l’élan civilisateur; mais Caral, ville que nous avons vu plus haut est la preuve du contraire.  L’homme n’est pas naturellement un guerrier; il est plutôt commerçant.

         Les Sumériens fuyant leurs villes causeront ce qui sera appelé dans l’histoire officielle la «période de grande migration».  De plus, cette migration répandra partout cette soif du pouvoir qui était, à l’origine, limitée à la Mésopotamie et l’Égypte.  La soif du pouvoir que l’on dit tellement «humaine» est, en fait, d’origine «divine».  L’idée d’écraser d’autres humains n’a pas germé dans le cerveau d’un humain; elle fut créé par un être «supérieur aux hommes».

Ce qui est beaucoup plus normal, avouons-le.

        Un nouveau mot apparaît dans le langage sumérien : Munnabtutu. Qui signifie : fuyard d’une destruction.  Ce sont des gens qui ont perdu leur propriété, leur moyen de vivre et également, leur pays.

         «Ils se répandirent dans toutes les directions; les docteurs, les astronomes, les architectes et sculpteurs sumériens, les graveurs de sceaux, les scribes, devinrent des enseignants dans d’autres pays.» (Hans Baumann dans:  The land of UR.)

          L’évolution civilisatrice augmente maintenant partout et émerge une pléthore de différents «dieux» appuyant différentes «civilisations».

         Il est accepté qu’un changement radical se produisit vers –2 000 av J.C. dans la civilisation chinoise également. – Quand je disais que ce fut international !  Vous me croyez maintenant ?

        Abram devient Abraham. (Bible)

 -2 022 ans av.J.C. Naissance d’Isaac (Abraham a 100 ans). Son premier fils, Ismaël, n’étant pas fils de la princesse légitime Saraï, est chassé avec sa mère pour éviter les conflits de succession.   Ça n’a vraiment pas fonctionné puisque ces conflits existent toujours aujourd’hui dans cette contrée chez les deux peuples qui sont issus d’Abraham.

 Égypte : Moyen Empire ou premier empire Thébain (-2 022 à –1 650)

Onzième dynastie (-2 022 –1 991) Montouhotep III –2 009 à –1 997.  Le nom de Montouhotep signifie (puisse Montou être satisfait).
Ce dernier est assez âgé lorsqu’il monte sur le trône et ne règne que douze ans.  Il fait construire un temple dont il ne reste que des vestiges à Gebelein, près de Thèbes.  Ce monument sera décoré de scènes commémorant les victoires aux dépens des Nubiens et des Asiatiques qui permettront de réunifier le pays.  Il organise de nombreuses expéditions à Assouan, en Nubie, dans le pays de Pount et sur la côte phénicienne.

         Le Livre des Morts «Celui qui aura appris ce livre sur terre ou qui l’aura fait écrire dans sa sépulture, il sortira tous les jours qu’il voudra, et il rentrera dans sa tombe sans obstacles …»

 
      

  Montouhotep IV –1 997 à –1 991.  Mentouhotep IV transfère la capitale de Thèbes à Licht.  La XIème dynastie s’achève.  La situation du pays est confuse.  On sait par un graffiti du Ouadi Hammamat qu’il y enverra une expédition de mille hommes afin de mater une rébellion.  L’expédition est conduite par son vizir Amenemhat qui profite des circonstances pour prendre le pouvoir.

 -2 017 ans av.J.C.  Sumer : Isin, une ville n’ayant jamais été importante devient la capitale et un ancien gouverneur de Mari s’y installe pour gouverner. Les troupes Élamites assurent la partie sud et des troupes Gutiennes s’occupent de la partie nord; ceci sept ans après le passage du nuage mortel.  Certaines lamentations (textes) mentionnent l’époque où Ishbi Erra (serviteur du Puissant Nergal) prend le pouvoir même s’il n’est pas de souche sumérienne.  La réorganisation prend 70 ans et trois successeurs à Isbi Erra.

 –2 003 ans av.J.C.  Les Amorrites et les Élamites font tomber la dynastie d’Our III

 -2 000 ans av.J.C.  Crète : Premier Palais de Minos.

Construction contemporaine des palais de Phaistos et de Malia.

 

Anatolie : Première ville état.

Pérou : Pour certains, les structures mégalithiques de Cuzco, Sacsahuaman et Machu Picchu sont construites depuis longtemps; peut-être 2 000 ans av.J.C.; pour d’autres, elle ne seront construites que vers 1 400 après J.C. Ce dont je doute énormément.

 Syrie : Les Araméens (nomades) s’installent au nord.

Îles britanniques : Première vague de migration celtique. Arrivée du bronze avec les «Wessex people» en Angleterre.

Mésopotamie : Effondrement de l’empire d’Our sous la pression des Amorrites.  La ville d’Our est détruite.  Les Amorrites s’installent.

Élam : Hubasimti y est roi.

 France : Carnac, construction mégalithique (études astronomiques)

Grèce : Fondation de la ville de Lesbos.

Turquie : Fondation de la ville de Kul Tepe (Kanesh)

Île de Majorque : est habitée; on y produit des monuments de pierre.

Amérique : Apparition de la culture préclassique Maya. «Cival était l’une des plus grandes villes Maya préclassiques, comptant peut-être 10 000 personnes à son apogée», a expliqué l’archéologue de l’université Vanderbilt à Nashville (Tennessee, Sud) lors d’une conférence de presse organisée par la revue américaine National Geographic, qui a financé les fouilles. 

        Le degré de sophistication apparent de Cival indique que les Mayas de la période préclassique (de 2 000 ans avant J.C. à l’an 250 de notre ère) disposait d’une culture similaire à celle de la période des Mayas classiques qui dure jusqu’en 900 ap.J.C, avant d’amorcer son déclin.  (J’espère que vous êtes conscient de ce que cela signifie). Cinq pyramides y ont été localisées, dont la plus grande est haute de 30 m.  La structure sociale y est d’une suite de cités majeures indépendantes.  Donc même structure que l’ancienne Mésopotamie et l’ancien Égypte. – Curieux que les Mayas apparaissent tout de suite après la révolution sociale du Moyen Orient, ou les dieux fuient partout où ils le peuvent ?

Chine : Première dynastie royale Xia. (Dure jusqu’en –1 500 av.J.C.)
Des étrangers caucasiens arrivent à Urumchi où on retrouve
leurs sépultures en 1999. – Tout aussi curieux cette apparition de la première dynastie en Chine à la même époque.

Maroc : Colonisation par les Berbères par immigration (venus d’où ?)

Roumanie : Immigration de tribus venues des steppes de la Caspienne (Indo européens).  Langue voisine de l’Étrusque.

Russie : Des cavaliers Indo européens conquièrent de vastes domaines de l’Iran à l’Atlantique.  Une de leur tribu : les Cimmériens, reste dans
les steppes au nord de la Caspienne.

 

-1 991 ans av.J.C.  Égypte : Douzième dynastie (-1 991 à –1 784) Fondateur de la dynastie : Amenemhet I, qui prend le contrôle sur toute l’Égypte.  L’optique des Pharaons change et tend vers la justice envers tous les citoyens. 

        Le rôle du roi est de garder l’équilibre et d’assurer le bien-être de son peuple.  Le peuple n’est plus du bétail qui sert aux maîtres.  L’économie re-progresse. – Curieux ?  Tout de suite après la dispersion des dieux (Puissants) sumériens, la philosophie sociale change complètement.

        Troisième pharaon de la XIIe dynastie, Amenemhet II qui règne 34 ans, une partie en corégence avec son père Sésostris Ier, une partie avec son fils et successeur Sésostris II (3 ans).  Il développe l’importance des relations commerciales avec le Pount, la côte Syro-palestinienne et même avec la Crête et Chypre, sans doute par l’intermédiaire des Phéniciens.

        Un trésor d’objets en métaux précieux (or, argent), dont certains de type égéen et mésopotamien (IIIe dynastie d’Ur), sont déposé dans les fondations du temple de Tôd. 

        Il entreprend d’importantes constructions dans le temple d’Hermopolis, et édifie une pyramide de calcaire à Dahshour, où il fut enterré.

        Les textes de sa pyramide à El Lisht laissent entendre qu’il essaya de réinstaller les anciennes connaissances de l’Ancien Empire tout en gardant les concepts de Thèbes, qu’on lui avait appris.  Ces anciennes connaissances, on le sait, défendaient l’émancipation des hommes.

-1 990 ans av J.C. (ou –1 934 ???) Mésopotamie : Lipit-Ishtar règne à Isin.  Il crée un code de lois comme Hammourabi le fera plus tard.  Il fait également construire une «maison de justice»; autrement dit une Cour de justice.  Il enregistre ces faits sur des cônes de glaise comme celui-ci : 

 
Traduction : «Lipit-Ishtar, humble berger de Nippur, vrai agriculteur d’Eridu, prêtre pour Uruk, roi d’Isin, roi de Sumer et d’Akkad, je suis le préféré d’Inanna. Quand j’ai établi la justice en Sumer et Akkad, j’ai construit cette maison de justice à Namgarum, la place éminente des dieux.»

 -1 980 ans av.J.C. Moyen Orient : Bilalalama est roi d’Eshunnunna.  (Suivi de Ishar Ramashshu, Usur Awassu, Azuzum, Ur Ninmar, Ur Ningizzida, Ibiq Adad I, Sharria, Balakum, Warassa.) 10 rois en 120 ans.  (Signe évident d’instabilité politique)

 

-1 972 ans av.J.C. Égypte : Sésostris Ier est roi d’Égypte. Le règne de Sésostris Ier dure quelques 45 ans.  Il passe pour l’une des figures les plus importantes, sinon la plus importante du Moyen Empire égyptien.  Le règne de Sésostris Ier voit la rédaction de deux œuvres majeures de la littérature égyptienne, «l’Enseignement d’Amenemhat» et la «Biographie de Sinouhé».

 -1 963 ans av.J.C.  Naissance de Jacob fils d’Isaac. (Isaac a 60 ans. Gen. 25.26)

-1962 ans av.J.C. Égypte : Mort d’Amenemhat Ier.

 -1 953 ans av.J.C.  Sumer : Ishme Dagan (dieu Dagon ?) reconstruit le temple de Nippur dédié à Enlil et Ninlil pour que les «tablettes divines» y soient rapportées. Les villes de Sumer redeviennent habitables. (70 ans après le nuage)

 -1 950 ans av.J.C.  Babylone : Le roi Samu’Abum l’Amorrite remplace le Dieu Enlil par le dieu Mardouk dans l’histoire de la création ENUMA ELISH.  C’est le début d’une nouvelle religion : Mardouk devient le Dieu des dieux.  On remarque que le rôle de la femme ou des déesses est relégué à l’obscurité. La femme ne sera plus égale à l’homme dans la société.

 -1 929 ans av.J.C.  Égypte : Amenemhat II co-régent avec Sésostris Ier.
Il règne 34ans.

–1 926 ans av.J.C.  Égypte : Mort de Sésostris Ier

-1 923 ans av.J.C.  Canaan : Jacob a 40 ans et reçoit le droit d’aînesse de la part d’Isaac. Il fuit chez son oncle Laban à HarranLaban est Araméen comme Jacob (Gen 31.24).  (Un Araméen est un Amorrite).  Isaac a 100 ans.

–1 909 ans av.J.C.  Harran : Jacob épouse Rachel.

 -1903 ans av.J.C : Harran : Jacob a servit Laban durant 20 ans et fuit en Canaan.  Naissance de Joseph. Jacob a 60 ans.

 -1 900 ans av.J.C.  Chine : Premières villes Chez les Hittites, Anitta est roi de Kussar. Sumer est prise par les Amorrites.

 
Angleterre : Stonehenge III tel qu’on le trouve aujourd’hui, mais en bon état.

Égypte : Apparition de la plus ancienne forme d’alphabet connu à l’ouest de Louxor (John et Déborah Coleman Darnell).

 -1 897 ans av.J.C.  Égypte : Sésostris II co-régent avec Amenemhat II

  
       

        Il s’inspire de l’ordre traditionnel sans renier l’enracinement thébain et commence une réforme administrative, divisant le royaume en trois régions, avec une nouvelle hiérarchie et de nouvelles charges.  Ce qui entraîne la disparition lente des lignées de monarques, remplacé par des gouverneurs de villes surveillées par des hommes dépendant du vizir.

 
–1 895 ans av.J.C.  Égypte : Mort d’Amenemhat II

-1 894 ans av.J.C. Babylone est prise par les Amorrites. 13e culture : Babylone. Ie dynastie.

 

Mésopotamie : 13e culture : Babylone : Hammourabi fait traduire en langue sémitique les livres sacrés sumériens.  Preuve que pour Hammourabi, les connaissances sumériennes peuvent disparaître, mais qu’elles sont importantes; et il fait en sorte qu’elles soient enregistrées.  Sinon, pourquoi faire traduire ces anciens textes sacrés qui n’ont plus cours depuis l’avènement de Mardouk ?

 

Le code d’Hammourabi :

-1 886 ans av.J.C. Canaan : Joseph a 17 ans lorsque vendu par ses frères à Potiphar, grand sommelier du roi.  À remarquer : Juda, fils de Jacob, porte au cou un sceau style sumérien. Gen 38.18.

 –1 878 ans av.J.C.  Égypte : Sésostris III devient roi à la mort de Sésostris II

-1 860 ans av.J.C.  Moyen Orient : Ibal Pi El I est roi d’Eshnunna. (Remarquez le nom (El), dieu de Jacob)

 -1 850 ans av.J.C. Mésopotamie : Rim-sin, fils de Kudur-Mabuk, roi de Isin s’empare de Larsa.

 -1 843 ans av.J.C. Égypte : Amenemhat III devient roi à la mort de Sésostris III. Il règne 47 ans.  Sous son règne on assiste à la montée du culte de SOBEK et d’OSIRIS.  Il édifie également une pyramide (noire) à Dashour. Une abondante main-d’œuvre asiatique s’établit en Égypte. Qu’on dise ce que l’on voudra, ceci correspond avec la date Biblique de la vie de Joseph fils de Jacob et de l’arrivée de sa famille en Égypte

        Amenemhat III culmine la XIIe dynastie sous son règne et même le Moyen Empire.  Une abondante main-d’oeuvre asiatique commence à s’établir, de gré ou de force, en Égypte.  Ce qui correspond encore une fois avec l’arrivée de Jacob et de ses fils entraînant une partie de la population hébreu ou amorrite. 

        Il développe la zone marécageuse du Fayoum, favorise l’aménagement de villages ouvriers, construit à l’image des grands pharaons.  C’est la région de la future Avaris, capitale des Hyksos.

 

 Pyramide noire : (la technique ne s’est pas améliorée en 600 ans !) Le roi n’a pas l’air de bonne humeur. Il a dû trouver que de tenir la pose pour la sculpture était trop long. 

-1 837 ans av.J.C. Égypte : Naissance de Manassé fils de Joseph.

–1 835 ans av.J.C. Égypte : Début de la famine qui durera sept ans. (?) On ne parle pas de cette famine nulle part ailleurs que dans la Bible.  La seule famine de sept ans connue historiquement date de Mykérinos.

 –1 833 ans av.J.C. Égypte : Les Israélites (Jacob) amorrites arrivent en Égypte. Supposée période de famine en Égypte et Palestine. Jacob rencontre Joseph à Goshen et c’est là qu’ils habitèrent. Joseph est supposé avoir acheté les terres au nom du roi, sauf les terres des prêtres.  Installation de l’impôt d’un cinquième.  À cette époque, Jacob use de l’arc et de l’épée comme arme.  (Curieusement, c’est l’époque où les Égyptiens adoptent l’arc composite.)   Les Égyptiens utilisent le char de combat.  Le nom de Joseph en Égypte est : Çafnath-Panéah; il épouse la fille du prêtre d’Héliopolis.  Joseph a 70 ans, Jacob a 130 ans.

 À suivre

                                                                                                      Elie l’Artiste

Une pensée sur “L’Énigme Égyptienne(26) KA-BA-OUM!!!

  • avatar
    22 octobre 2010 à 9 09 38 103810
    Permalink

    « La soif du pouvoir que l’on dit tellement «humaine» est, en fait, d’origine «DIVINE». L’idée d’écraser d’autres humains n’a pas germé dans le cerveau d’un humain; elle fut créé par un être «supérieur aux hommes».

    Ce qui est beaucoup plus normal, avouons-le. »

    Je trouve étonnant que cette phrase ne fait réagir personne???

    Curieux parce que c’est la clef qui servirait à ce que nous développions du respect les uns envers les autres. 😀

    Bof! Ça viendra bien un jour. (Y)

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre

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