L’énigme Égyptienne(10) Avant l’Égypte

 Avant l’Égypte

        La vallée du Nil lors du Paléolithique était beaucoup plus étendue qu’aujourd’hui. Les inondations ne permettaient pas l’habitation permanente sauf sur les terrasses alluviales bordées de marécages.  Ce n’est que lorsque le climat devint plus sec, vers –7 000 ans qu’on a pu s’installer en permanence partout et développer vraiment l’agriculture dans cette région.  Voilà donc les données actuelles de l’archéologie et de l’anthropologie générale qui existent sur la région égyptienne.  C’est durant la période prédynastique que la culture ressemblera de plus en plus à la civilisation égyptienne et cela très rapidement.

        Vers –5 000 ans, la chasse de subsistance n’existait plus dans la région et l’agriculture, l’élevage et la sédentarisation avaient prédominé.  Les artéfacts de pierre étaient appuyés par des outils en métal et le tressage de panier d’osier était généralisé.  Le nomadisme avait disparu.  Les cimetières étaient placés à l’extérieur des villes et les morts étaient enterrés avec des provisions pour la durée du trajet vers l’au-delà.

        Voilà un concept tout à fait nouveau dans la région. D’où cela venait-il, à cette date ?

 Au Sud, la culture prédynastique était exclusivement agricole tandis qu’au Nord, au Fayoum, dans les oasis, la pêche et la chasse prédominait. Par contre, le prédynastique s’y installa au même moment.

        Bon !  La chasse n’existait plus…mais existait encore ?  Ce qu’il ne faut pas entendre chez des spécialistes «régionalisés» !

       Vers –4 500 débute la période armatienne (vieille prédynastique) appelée aussi Naqada I.  Les changements de cette période se situent principalement au niveau de la poterie qui porte maintenant des figures géométriques peintes ou gravées.  Les formes de poterie évoluent également pour devenir plus «pratiques».  Des objets décoratifs apparaissent également comme des figurines féminines avec les bras levés.  Apparaissent également des modèles de maisons miniatures en terre cuite.  Signe de l’évolution de l’architecture.( C’est évident, puisque ces maisons sont maintenant « portatives »).

        Ces maisons carrées ressemblent à celles de l’ancien royaume qui viendront plus tard. La planification urbaine a commencé.

        Vers –4 000 la culture gerzéenne apparaît(Naqada II).  Les cultures gerzéenne et armatienne étaient très différentes l’une de l’autre mais celle du Nord (gerzéenne) influença celle du Sud ce qui donna comme résultat le Naqada III.

        On retrouve alors les premières représentations des «dieux» de la région égyptienne qui sont toujours représentés sur des navires.

 Bon !  Il était temps !  10 articles avant d’aborder le sujet que tu avais choisi !  L’Artiste, on peut dire que tu as fait toute une entrée en matière !

 – Non mais c’est qui cet Ostrogoth!!!  (Je pense que je deviens schizophrène si des bonhommes se mettent à m’apparaître quand je travaille).

         Bonjour monsieur. Effectivement, c’était plutôt long; mais j’espère que vous avez pris le temps de tout lire parce que, même si on ne cesse de dire que cette période est le début de la civilisation, on peut peut-être comprendre, finalement, pourquoi l’agriculture a débuté dans les montagnes au lieu des plaines, et comment il se fait que des villes sans aucune agriculture, existaient avant la construction « officielle » des villes .

        En fait, c’est aussi incroyable que si, en Europe, nous avions découvert les Ostrogoths à l’Ouest et les Wisigoths à l’Est; on devrait en déduire alors qu’ils se sont échangés leur territoire.

 – Ouais !  En fait, si on te laisse faire cette recherche sur les Goths, tu découvriras qu’ils se sont effectivement échangé leur territoire, mais secrètement; alors les Archéologues, sans savoir le fin mot de l’histoire, ont appelé les Ostrogoths de l’Ouest : Wisigoths et les Wisigoths de l’Est : Ostrogoths.

 – Merci pour le tuyau M. l’Ostrogoth nordique.  Je ferai sûrement une recherche là-dessus.  Pour l’instant je dois terminer celle-ci.

        En réalité, malgré toutes les petites nuances, de –10 000 ans jusqu’à –5 500 ans, il y avait deux sortes de cultures; les «arriérés» des hautes terres et les évolués» qui étaient venus des plateaux continentaux.  Vers –5 500 ans, tous les hommes étaient plus ou moins «développés également»(aussi arriérés les uns que les autres); et se battaient entre eux depuis 4 000 ans. 

        Sauf, un petit groupe qui dut fuir le plateau continental de la mer Noire vers –5 500 ans av.J.C.  Groupe qui lui, n’avait jamais cessé d’évoluer depuis -15 000 ans à tout le moins.  Ce groupe était plus évolué que quiconque ne l’avait encore jamais été sur la Terre, et répandit, un peu partout autour de la Méditerranée, les semences des futures grandes premières civilisations. En tous cas, c’est ce qui semble découler de ce que nous avons vu jusqu’ici.

        C’est alors que la culture gerzéenne (Naqada I, II, III) développe la religion qui deviendra la religion égyptienne. (Ceci est complètement faux, puisque ce sont les « préjugés ou convictions personnelle s » des traducteurs qui ont choisi le mot « dieux » pour traduire les mots égyptiens signifiant: Brillants, Lointains, Puissants).

        La métallurgie, en Égypte, peut avoir été importée de Mésopotamie où elle fut développée avant.  Cette métallurgie fut responsable, semble-t-il, des manifestations brutales et guerrières de l’époque.  Curieusement, on a trouvé des sceaux cylindre mésopotamiens en Égypte à cette époque.

        Je me demande donc pourquoi on ne déduit pas qu’un peuple inconnu a envahi l’Égypte vers -5 500 ans puisqu’il s’est déroulé le même événement en Mésopotamie, à la même époque, soit à l’arrivée des Sumériens/Obeidiens.

        On ne sait pas d’où venait le peuple qui a envahi l’Égypte en apportant de nouveaux concepts et on ne sait pas non plus d’où venaient les Sumériens apportant de nouveaux concepts en Mésopotamie.

       Voici ce que l’on dit des Sumériens : «Il y a environ 5 500 ans naissaient, quelque part entre le Tigre et l’Euphrate, les germes de ce qui allait devenir la première forme d’écriture de l’humanité.  Devenus agriculteurs, les Sumériens durent en effet concevoir un système de comptabilité et d’inventaire durable afin de gérer les surplus de nourriture.»  –(Mais on sait que les «calculis» existaient depuis longtemps déjà).

       Il y a aussi 5 500 ans apparaissait en Égypte ce qui allait devenir l’écriture hiéroglyphique.  Mais l’invasion de l’Égypte s’était produite avant -7 000 ans et on s’y était guerroyé pendant plus de 2 000 ans.  Ce n’est que vers –4 000 ans av.J.C. (Culture gerzéenne) qu’un début de stabilité s’installa et vers –3 100 ans av.J.C que la culture Naqada III devint prépondérante ouvrant la porte à la civilisation égyptienne.

        Donc, il y eu influence culturelle très importante issue de la Syrie/Mésopotamie qui, nous l’avons vu, venait probablement de la mer Noire.  Nous verrons maintenant qu’une autre influence venant, elle, du désert et du sud de l’Afrique, fut nécessaire pour produire la civilisation égyptienne.  Par contre, cette influence ne semble pas être vraiment technologique; elle serait plutôt axée sur l’élevage.

        M. l’Ostrogoth, vous allez être un peu déçu parce qu’il nous faut encore retourner en arrière pour découvrir cette deuxième influence importante avant de s’adresser vraiment au prédynastique égyptien.

        Comme vous pouvez le constater, l’histoire de l’humanité est un peu plus complexe que si nous regardions une civilisation connue et reculions en arrière jusqu’au début de cette civilisation.  L’apport de «tout ce qui existait partout» avant une civilisation est nécessaire à l’éclosion de cette civilisation et l’influence vient donc de partout.  L’homme n’a jamais été enfermé et compartimenté à certaines régions.  Avant la première civilisation historique, les frontières culturelles n’existaient pas, par contre, comme toute règle, celle-ci à aussi son exception; celle de la mer Noire.

        Dans les massifs centraux sahariens ainsi qu’au Sahara oriental (Tibesti, Ennedi, Soudan) de nombreux sites archéologiques ont été découverts.  Ces sites ont livré des restes osseux de bovins, voir même des squelettes entiers dans l’Aïr.  Ces bovins sont supposés domestiques d’après leur taille et la forme des cornes.

 -L’Artiste !  J’ai cru que tu parlerais du dieu boeuf Apis égyptien quand tu as parlé des bovins dans l’air !  Ça t’aurait fait des «dieux» capables de voler, non ?

 – Non ! Pas dans l’air, dans l’Aïr !  Avec un tréma, Conn..!!

 – Pardon??

 – Non. Rien.

       Les datations situent ces restes entre les VIIe et Ve millénaires BP (6 300 BP pour l’Adrar Bous; donc : 4 300 av.J.C.).  Des mots pour enclos, troupeaux, conduire des animaux, traire, lait caillé ont été retrouvés dans les protolangues Afro-Asiatique et Nilo Saharienne aux environs de 9 000 BP (7 000 av.J.C.), ce qui laisse supposer que la domestication était maîtrisée par des groupes à cette date reculée.

        Ce décalage entre cette date et celle proposée par l’archéologie, 6 500 BP, c’est-à-dire : 4 500 av.J.C peut être expliquée par le temps de latence entre la date d’apparition du vocabulaire propre à une technique (introduit en même temps qu’elle) et le moment où elle devient visible par les archéologues.  (Remarquez que ce temps de latence est valable pour toutes civilisations, évidemment.  Ce qui ne change pas beaucoup le tableau actuel dans l’ensemble).

        Il convient de signaler les restes de bovidés domestiques de Nabta Playa (à 100 km à l’ouest du Nil) et datés avec certitude de 7 000 BP (5 000 ans av.J.C.) ainsi que d’autres résultats de la même région, mais contestés, qui remontent à 9 000 BP (7 000 ans av.J.C.). Une des explications pour ces découvertes est l’utilisation d’animaux sous contrôle pour traverser des régions déjà semi-arides, comme une sorte de garde-manger ambulant.

       Quel que soit la date exacte d’apparition d’espèces domestiques, il apparaît qu’elles n’ont été adoptées par les populations sahariennes que parce que ces dernières avaient accumulé une expérience vieille de quelques milliers d’années en matière d’attention aux animaux.

       Ce qui signifie que l’élevage existait plusieurs milliers d’années avant -7000 av J.C. ou encore, avant il y a 9000 ans.

 Nous devrons vérifier cela au prochain article.

 Amicalement

                                                                                                  Elie l’Artiste

Une pensée sur “L’énigme Égyptienne(10) Avant l’Égypte

  • avatar
    4 septembre 2010 à 9 09 38 09389
    Permalink

    Il est malheureux que , lorsqu’on édite un article, La commande « Itallique » ne fonctionne pas. Ce qui nous empêche de vraiment séparé les « textes rapportés » d’avec le texte de l’auteur.

    Peut-être que je m’y prend mal mais je n,ai pas encore trouvé le moyen de le faire. ;-(

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *