L’Énigme Égyptienne (8) Nouvelles données

Les nouvelles données…

       Encore une fois, les indications archéologiques et anthropologiques semblent donner raison aux anciennes mythologies, que l’on s’obstine à considérer comme imaginaires, sinon « élucubratoires », et qui nous racontent qu’avant le déluge, existaient des civilisations plus avancées qu’eux-mêmes à leur époque.

       Un autre petit détail qu’on ne relève jamais : lorsqu’on voit certains dessins de taureaux préhistoriques dont les cornes sont en opposition (ce qui est normal), souvent avec un cercle entre les deux cornes, on suppose trop facilement que les hommes de l’époque s’adonnaient à un culte lunaire ou solaire, au lieu de considérer ce «culte» simplement comme représentant un concept pour définir la durée; c’est à dire leur façon de diviser le temps. Donc une simple représentation des phases de la Lune.

       Aucun homme aujourd’hui n’est porté à «adorer» un calendrier ou s’agenouiller devant les systèmes de mesure des jours/mois/ années.  Avant de prêter ce genre de comportement à ceux qui nous ont précédés, il serait plus honnête de les considérer comme nous nous considérons nous-mêmes, sans sauter sur toutes les occasions que nous semblons trouver pour les badigeonner de cultes superstitieux. 

      L’Archéologie suppose que les Mureybetiens «adoraient» la grosse déesse mère, que plus tard, on lui dessinait des yeux de hiboux, suivis d’yeux de serpent et qu’en plus, ce sont ces mêmes Mureybetiens qui ont introduit le dieu taureau. «  Mettons-en des dieux; c’est pas de l’onguent ! »

        C’est vraiment une obsession de vouloir «diviniser» tout ce qui touche la culture des anciens; mais c’est une obsession qui nous appartient à nous. Il serait temps de s’en rendre compte. 

       On devrait s’en tenir à la grosse mère représentant la fertilité et peut-être considérer même qu’à l’époque, elle ne représentait que la beauté et les goûts du vrai sex-appeal ?  On sait très bien que les femmes «bien en chair» étaient préférées par les hommes il n’y a pas cent ans.  Ce sont des goûts d’époque.  Et même aujourd’hui, un homme ne se met pas à genoux devant une femme;  ni une femme d’ailleurs.

        On devrait, tout autant, ne pas oublier que deux cornes de taureau avec un «soleil» entre les deux représentent presque assurément les phases de la Lune : croissante, pleine et, finalement, décroissante.  Cette structure représentative se retrouve partout depuis les grottes préhistoriques jusqu’aux hiéroglyphes égyptiens. 

       Elles ne représentent pas des dieux, mais des connaissances ou des concepts.  À ce sujet, chez les Égyptiens, le dessin d’un prêtre ayant les bras levés avec un cercle au-dessus de la tête, entre les bras, n’est pas nécessairement une «adoration du Soleil» mais une représentation des phases de la Lune Il peut éaglement représenter une transition entre le calendrier lunaire au calendrier solaire sans nécessairement impliquer un « culte ».  Et si c’est le cas, toute l’interprétation de la «religion» égyptienne est à corriger.  Mais nous n’en sommes pas encore là; ça viendra peut-être plus loin dans cette recherche.

        Nous avons vu que la culture Qadan avait commencé à adopter l’agriculture vers –15 000 ans et que leurs outils performants sont disparus vers –10 000 ans pour une brève période de temps.  De plus cette agriculture des «terres hautes» pouvait n’être qu’un «reflet» de ce qui était pratiqué sur les plateaux continentaux de l’époque. 

       Ce qui donne une période de 5 000 années de «semblant d’agriculture» chez les habitants des terres hautes jusqu’à –10 000, mais qui ne donne aucune information de l’époque réelle de l’apparition de l’agriculture dans l’histoire de l’homme. Cependant, cela  donne bien, au moins 5 000 ans d’agriculture véritable sur les plateaux continentaux, qu’on le veuille ou non.  Les preuves se trouvent sur les plateaux continentaux encore inondés aujourd’hui et ne sont malheureusement  plus accessibles.

      Chez nous actuellement, l’agriculture organisée existe depuis 5 000 ans et elle a résulté en la qualité technologique que nous connaissons aujourd’hui.  Si nous étions moins nombreux, il est certain que nous serions tous, en majorité, regroupés près des côtes océaniques; et si le niveau des océans s’élevait de façon rapide, comme ce fut le cas à l’époque, nous devrions tous nous réfugier sur les «terres hautes» en laissant derrière nous, tous nos outils et tout ce qui représente notre technologie avancée. 

        Nous n’apporterions avec nous que ce qui pourrait assurer notre survie dans les territoires «sauvages» des terres hautes, plus nos connaissances intellectuelles.  Nous serions alors obligés de tout recommencer à nouveau et ça nous prendrait sûrement une période assez longue pour retrouver le même niveau technologique que nous avons actuellement.  Peut-être même, ne le retrouverions-nous jamais puisque en une seule génération, les «spécialités» actuelles disparaîtraient.

        La différence entre l’époque de –10 000 ans et celle de ce scénario se déroulant hypothétiquement aujourd’hui, est que ceux de l’époque devaient se heurter à des hommes plus primitifs qui habitaient déjà les régions convoitées.  Mais en serait-il vraiment différent pour nous aujourd’hui ?  Je me le demande sérieusement. 

       Je suis presque convaincu que, si c’était le cas aujourd’hui, dans quelques milliers d’années on affirmerait que nos mémoires «historiques» ne sont que des hypothèses farfelues et imaginaires, puisque les «preuves» supportant ces récits seraient disparus sous l’océan.  Les preuves dont je parle, sont immergées depuis 12 000 ans et nous ne pouvons rien prouver avec des artéfacts … pour l’instant.

        Alors, revenons «aux faits» appuyés par des artéfacts.

        Les peuples descendant des Mureybetiens ont continué encore quelques temps à adorer la grande déesse aux yeux de hibou puis ils en modifièrent la représentation, peut-être sous l’influence du culte du céraste/vipère cornu qui sera connu par les Sumériens sous le nom de «dragon Muskhushu». 

       Bon !  Encore une fois un changement sous une influence «déduite» gratuitement, semble-t-il parce que ;

Voici Muskhushu :                             

http://www.ezida.com/photo/les_co6.jpg  

Et voici les déesses:

 http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/Images/xs.jpg

          Désormais, la déesse portera des yeux de serpent et un bonnet pointu.   Cette nouvelle iconographie se répandra également chez les peuples des alentours : par exemple à Ramad (Syrie), Yarmuk (Palestine), Jarmo, Choga-Mami, Tepe-Sarab (Zagros) et El-Obeïd (sumériens de Mésopotamie).

       – Personnellement,  je ne vois pas d’yeux de serpents chez Muskhushu.  Peut-être que la représentation des yeux de hibou et ceux de serpent ne sont, plutôt, qu’une perception nuancée de toujours ces mêmes yeux «qui ne sont pas humains».  C’est peut-être plus logique que de sauter des yeux de hibou aux yeux de serpent chez une même déesse, sans raison valable. Quant au bonnet pointu, est-ce vraiment un bonnet pointu ou est-ce la forme de son crâne ?

Voici une photo de découvertes archéologique impliquant des crânes allongés:

 Officiellement, on parlera d’une déformation anormale du crâne du nom de « dolichocéphalie ». Par contre, je n’ai pas trouvé de « photos » montrant des crânes frappés de cette « maladie ». Archéologiquement, ces crânes « déformés » semble dater d’au moins 20,000 ans. Et l’orbite des yeus est de 15% trop grand comme sur la plupart des statuettes. Personne ne s’est vraiment penché, encore, sur la question. On a trouvé de ces crânes un peu partout sur le globe. Entre autre, à Malte, dans un temple megalithique de  Hal Saflienti.

           À bien regarder,  je constate très peu de bonnets à ces statuettes; par contre je retrouve des «déformations crâniennes» à chacune.  «Déformation crânienne» ! Voyons un peu; ça me rappelle quelque chose chez les Incas ????

           Ah oui !  Ils avaient l’habitude de déformer les crânes de leurs enfants en leur donnant un front fuyant et un crâne allongé pour qu’ils soient aussi beaux que les dieux?  Mais…impossible d’y voir une relation puisque ces faits ne se retrouveront que plusieurs millénaires plus tard.  Malgré que la coïncidence soit étonnante; et je n’aime pas les coïncidences; étonnantes ou pas.

         La culture arkinienne était largement de l’industrie du microlithe mais on a beaucoup plus d’informations sur la culture Sharmarkienne.  Même si cette dernière culture fut plus prolifique, elle dénote une régression vers la fin, autour de -3,300 ans av.J.C.  (soulignons la remarque que l’an 1 du calendrier juif était déjà passé à cette date. Ce calendrier commence en l’an 3,761 av J.C. au moement où l’homme est « parqué » dans le Paradis terrestre). On remarque avant, cependant, une explosion démographique vers –5 500 ans av.J.C due à l’introduction de l’élevage et de l’agriculture par un autre peuple encore et toujours inconnu.

       Il existe une période archéologique «sombre» d’environ 1 000 ans entre ces connaissances et celles que nous avons de l’époque prédynastique égyptienne.  C’est durant cette période «sombre pour nous» que les villages/villes furent construits, que l’agriculture devint généralisée et on soupçonne même que c’est à cette époque que l’écriture se développa pour évoluer vers l’hiéroglyphique.

       Autrement dit : on ne sait pas d’où a pu arriver la civilisation égyptienne; mais il est évident qu’elle fut apportée par «un autre peuple».  C’est assez curieux parce que, un peu avant la même époque, «un autre peuple inconnu» que nous appelons les Sumériens, arrive en Mésopotamie.  De plus, on se rappelle également, qu’il est évident que la montée des eaux des océans, autour de -9000 av J.C., a eu un effet de grands changements importants sur tout ce qui était précédemment «arriéré» et qui se situait sur les «hautes terres».

        Mais qu’est-ce qui a bien pu faire apparaître ce deuxième «peuple inconnu» vers -5 500 av J.C. ?

 Devinez! On aura peut-être la réponse au prochain chapitre.

 À suivre…     

                                                                                  Elie l’Artiste

 

3 pensées sur “L’Énigme Égyptienne (8) Nouvelles données

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    29 août 2010 à 12 12 39 08398
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    Comme vous pouvez le constater il est très ardu d’étudier l’origine des Égyptiens; mais je vous ai promis de faire de mon mieux et c’est ce que je fais. :-S

    par contre, on y arrive. Enfin, je le crois bien. (B)

    Amicalement

    André Lefebvre

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    27 octobre 2010 à 4 04 36 103610
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    @ L’Artiste

    Ça va bien jusqu’ici pour la suite.

    En tout cas ces crânes allongés qui datent de
    -20000 ans ne sont ni des Néerdantaliens ni des Homo-sapien-sapien. Alors sont-ils les Annunakis?

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      27 octobre 2010 à 5 05 02 100210
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      Qui peut le savoir avec certitude?

      Mais on ne peut pas en effacer la possibilité. Ce ne serait pas honnête envers les écrits sumériens.

      D’ailleurs, les « casques à cornes » sumériens s’adapteraient à un crâne allongé. Et comme je ne trouve pas ces casques « esthétiques » je penche vers cette explication.

      J’ajouterais que l’une des deux « couronnes » des rois d’Égypte(chapeau pointu) s’adapterait tout autant à ce genre de crâne.

      Amicalement

      André Lefebvre

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