L’Énigme Égyptienne (9) Les « vrais » dieux

L’arrivée des «vrais» dieux:

        Question : Y a-t-il eu une autre immersion vers –5 500 ans quelque part sur la Terre? 

        Car même si la «civilisation» semble bien être originaire du plateau continental aujourd’hui immergé dans l’océan, est-il possible que, quelque part, la «civilisation» pré-immersion ait pu continuer d’évoluer en ne subissant pas à l’époque de –10 000 ans av.J.C. l’inondation causée par la fonte des glaciers sans pouvoir, cependant, l’éviter vers –5 500 ans av.J.C ? 

        Heureusement, en cherchant un peu, on obtient une information pertinente au sujet de la mer Noire et du détroit du Bosphore : «La fonte des glaciers de l’hémisphère Nord aurait provoqué une hausse du niveau des océans qui a entraîné un tumultueux déferlement dans le lac (mer Noire).  On a calculé que l’eau de la Méditerranée tombait par une immense cascade à une vitesse de 80 à 100 km à l’heure tout en creusant l’actuel détroit de Bosphore. Et les eaux du lac remontaient de 15 cm par jour pour atteindre en moins de 30 ans le niveau de la mer actuelle.»

       Les habitants des environs de la mer Noire auraient donc connu une inondation vaste et dévastatrice survenu entre 6 820 et 7 460 ans avant aujourd’hui. C’est donc dire une brochette dont la date la plus ancienne concorde, à 40 ans près, avec notre date de –5 500 ans av.J.C et que les fuyards ont eu 30 ans pour se sauver.  On se doit de féliciter les géologues pour leur précision; les dates concordent extrêmement bien.  

       On sait que la fonte des glaciers s’est produite autour de 9 500 av.J.C; par contre, le «tumultueux déferlement» dans la mer noire ne s’est produit que vers 5 500 av. J.C.  Il est donc évident que si une culture identique à celle habitant les plateaux continentaux vers 10 000 av.J.C, s’était également installée autour de la mer Noire, cette dernière culture n’a pas été détruite avant -5 500 ans av.J.C.

        C’est donc dire qu’elle a continué d’évoluer, dans un vase clos, pendant 4 000 ans après l’immersion des plateaux continentaux vers 9 500 av.J.C sans être perturbée par le changement géologique.

        Regardons encore la carte de la région, montrée auparavant :

       Istanbul est l’endroit où se trouve le Bosphore.  C’est lui qui fut créé lorsque le «barrage» naturel qui empêchait la Méditerranée d’inonder la mer Noire, céda vers –5 500 ans av.J.C.  Si on considère la «culture» qui se trouvait là avant ce cataclysme, et qu’on prend en considération la possibilité, comme on l’a démontré, que l’agriculture y existait depuis –15 000 ans av.J.C on obtient une culture civilisée qui a évolué sans problèmes dévastateurs depuis –15 000 ans jusqu’à –5 500 ans; soit près de 10 000 années.

       Notre propre «culture» n’a évolué que pendant, tout au plus, 6 000 ans après le supposé début de l’agriculture.  On ne peut alors imaginer l’avancement que cette culture de la mer Noire a pu atteindre en 10 000 années d’évolution après l’agriculture. Et on ne peut pas vraiment savoir aujourd’hui le degré d’évolution qu’a pu transporter avec eux ceux qui ont fui l’inondation de leur contrée de la Mer Noire.

        Par contre, une chose est cependant facile à percevoir : C’est qu’à la première montée des eaux, il y a 10,000 ans av.J.C,  les habitants des «terres hautes» ont subi une poussée culturelle très positive.  Et le même résultat se retrouve en archéologie, au moment où les plateaux continentaux de la mer Noire furent inondés. 

       Ce nouveau cataclysme provoqua, pour la deuxième fois, une poussée culturelle encore plus positive que la première… et, c’est curieusement à partir de ce moment-là que des dieux «supérieurs aux hommes» sont apparus dans les représentations et les récits qui ont suivi.

       Une autre chose est tout aussi facile à percevoir : C’est que lors de l’inondation de la région de la mer Noire, les fuyards de cette région étaient nécessairement moins nombreux que les fuyards de l’inondation précédente (-10 000 ans).  Et ce, tout simplement parce que les côtes de l’ancien lac d’eau douce aujourd’hui appelé : «mer Noire», représentaient une surface habitable immensément moindre que le plateau continental de la Méditerranée et de l’Atlantique.  Donc, les «envahisseurs» venant de la mer Noire se dirigeaient vers un territoire ayant une population plus élevée que leur propre effectif. Ce qui était tout le contraire de ce qui s’était déroulé 5 000 ans plus tôt.  Les résultats seront donc différents, comme nous le verrons plus loin.

       Tout ceci est des faits exacts et prouvés. La seule «interprétation» déduite est l’existence de l’agriculture vers -15 000 ans et encore là, elle ne peut être contestée que par une autre «interprétation» qui date l’agriculture vers –7 000 ans; mais qui, par contre, énonce des faits trouvés archéologiquement permettant de dater le début de l’agriculture à –15 000 ans.  Autre détail; cette civilisation venant de la Mer Noire apporterait avec elle toute son histoire qui n’avait jamais subi «d’effacement» à cause du premier cataclysme.  Une histoire qui s’étendait sur des centaines de milliers d’années. C’est effectivement ce qui est prouvé dans la série d’articles:  » Le mystère Sumérien ».

       Il est donc très possible que lorsque cette culture de la mer Noire, plus avancée que partout ailleurs, dû s’enfuir de son territoire, elle fut nécessairement obligée de se «reporter» sur les territoires habités par des cultures moins développées. 

       Et c’est exactement la poussée culturelle que l’on constate partout sur les terres hautes autour de la Méditerranée à cette époque.  Mais, encore là, les «preuves» irréfutables sont disparues sous l’eau.  D’un autre côté, il existe un pauvre vieux prêtre égyptien, vivant vers -600 ans av.J.C qui a déblatéré des élucubrations à Solon qui, on le voit, s’avèrent maintenant tout à fait probables aujourd’hui.

       Car, honnêtement, le principe d’une civilisation pré-diluvienne énoncée par le vieux prêtre de Saïs à Solon, selon Platon, commence à prendre du poil de la bête et n’est pas du tout  «illogique» et encore moins «élucubratoire».  Il ne serait pas mauvais de suivre le conseil donné par ce même prêtre égyptien qui disait de prendre en considération que la majorité des survivants d’une inondation sont «les bergers qui habitent les montagnes» et non «les cultivés au bord des côtes.»

Voici une photo satellite nous montrant le plateau continental de la Mer Noire :

         Et voici une photo plus précise et plus « grosse » d’un point spécifique sur ce plateau continental :

 

       J’aimerais bien posséder un sous-marin pour aller vérifier ce que sont ces « marques blanchâtres» disposées comme des bâtiments que l’on voit au fond de l’eau. Ces structures sont placées près de l’ancien rivage qui existait avant l’inondation de la Mer Noire.

       Il serait intéressant de situer hypothétiquement une civilisation avancée sur l’ancienne côte de la mer Noire entre –10 000 et –5 000, en vérifiant la possibilité d’installations de postes avancés dans les hautes terres pour garantir l’accès aux produits qui manquent dans leur région.  Un peu comme les postes d’échanges commerciaux de la Cie de la Baie d’Hudson, au début de notre colonie au Canada.  Peut-être y trouverait-on des explications au sujet d’une quarantaine de villes fortifiées qui furent construites avant l’époque de la civilisation officielle ?

       Il est remarquable que les premières civilisations connues ou historiques, soient apparues près des grands fleuves, comme si elles arrivaient de la mer par bateaux.  Ce qui aurait été le cas si les habitants de cette civilisation avaient voulu fuir une inondation. 

      Et nous sommes certain qu’une inondation a eu lieu vers –10 000 ans; et une autre localisée autour de la mer Noire, en –5 500 ans; alors…

      La période appelée épipaléolithique s’étend de –10 000 ans à –5 500 ans.  C’est la période de transition entre le paléolithique et la prédynastique d’ancienne Égypte. 

 « Durant cette période, les hommes chasseurs/cueilleurs revinrent peu à peu au système de villages et à la culture. » 

       Cette seule phrase souligne qu’ils avaient donc eu cette expérience auparavant.  Par contre, dès avant –9 000 ans, Jéricho, pas très loin de là, était déjà une ville très bien organisée, qui, elle aussi, a dû être construite suite à la montée du niveau de la mer Méditerranée.  Ceci indiquerait encore plus clairement, la possibilité que sur les terres, maintenant inondées par la mer, existaient auparavant des villes, donc l’agriculture.

      C’est d’ailleurs peu après ces évènements qu’apparut l’agriculture dans les régions plus élevées, notamment sur le plateau iranien. Ce serait aussi une explication pour « l’apparence d’une sédentarisation » AVANT l’agriculture.

        La sédentarisation ferait, normalement, toujours suite à l’agriculture mais, exceptionnellement, lors de la montée des eaux, même si l’agriculture est disparue, l’habitude sédentaire rassurante, dans des villes, est restée. D’autant plus qu’il fallait se protéger de ceux qui voulaient s’emparer du territoire. Raison de plus pour s’emmurer dans des villes.

-Eh! Tu oublies les Égyptiens! Tu ne veux pas en parler???

-D’accord. Dans un temple de Sethi 1er, à Abidos, on retrouve la liste généalogique des pharaons d’Égypte. Cette liste « complète » est plus vieille que tout autres listes que nous ayons trouvé jusqu’à maintenant. Sur cette liste, ce que nous appelons le temps pré-dynastique commence en -5,300 av J.C. Donc deux cent ans après que les habitants de la Mer Noire on dû s’enfuir.

J’espère que cela te va, parce que tu devras attendre pour le reste. Cela ne devrait plus tarder.

-Ok. Continue

-Merci!

 À suivre

                                                                       Elie l’Artiste

Une pensée sur “L’Énigme Égyptienne (9) Les « vrais » dieux

  • avatar
    1 septembre 2010 à 11 11 27 09279
    Permalink

    Manéthon qui est l’une des plus importantes sources d’infos pour les Égyptologues, a vécu au IIIe siècle avant notre Ère.

    Sa liste des rois est donc très postérieure à celle de Sethi Ier qui à régné de -1294 @ -1279.

    C’est pourquoi je porte plus attention à cette dernière liste qu’à celle de manéthon, où, officiellement, on a décelé plusieurs « erreurs ».

    Amicalement

    André Lefebvre

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