L’énigme égyptienne(3) L’homme d’Afrique

 

 L’homme d’Afrique 

      Qu’arrive-t-il maintenant si nous transposons ce concept au niveau de l’évolution de l’humanité ?

       Sans vouloir simplifier le problème à l’excès, avouons que cette évolution est quand même présenté de façon très compliquée en Archéologie et en Anthropologie. Il devient donc nécessaire de simplifier un peu. Contentons-nous simplement de déterminer certains faits de base au départ :

1- À partir de l’Australopithèque jusqu’à l’Homo sapiens-sapiens, le cerveau a triplé de volume, sans que la taille du corps ne se modifie de beaucoup : cette croissance est dite allométrique.

é2- Il est à noter qu’aucun vestige de l’Homo Boiseï ou même d’Australopithèque Africanus ou d’Homo habilis ne fut retrouvé dans la basse vallée du Nil.  (La raison pourrait être simplement que cette basse vallée fut, à l’époque, immergée et n’émergea que très tard dans l’histoire, comme le raconte la mythologie égyptienne; ce qui ne serait, évidemment, qu’une coïncidence entre des faits archéologiques et un mythe « imaginaire ».)

 3- On considère normalement 2 groupes d’Homo sapiens; un groupe plus ancien daté entre 400 000 et 100 000 ans : Early Archaic Homo sapiens; et l’autre plus jeune (100 000 à 30 000 ans) : Late Archaic Homo sapiens.

 4- L’arrivée d’Homo sapiens dans la région du Nil date probablement de la fin de la période pluviale abbassienne.  C’est-à-dire vers -120 000 à –90 000 ans; ou, comme je préfère dater: il y a de 122 000 à 92 000 ans.  C’est l’époque du Moustérien dont on retrouve des traces au Maroc.

 5- Toujours dans la région d’Israël Palestine, les Hommes de Qafzeh sont, eux, des Hommes modernes datés de 92 000 ans par la méthode de la thermoluminescence.  Les paléontologues ont baptisé Proto Cro-Magnons les Hommes de Qafzeh parce que ces derniers ont finalement donné naissance, après émigration, aux Hommes de Cro-Magnon, célèbres fossiles d’Hommes modernes récents de la France du Sud-Ouest. Mais les Hommes de Qafzeh eux-mêmes sont très probablement venus lors d’une nouvelle migration, postérieure à celle de l’Homme de Zuttiyeh, depuis l’Afrique orientale, par la vallée du Nil. (Le qualificatif « proto » n’a donc aucune valeur réelle).

 6- Le laps de temps séparant les Hommes de Qafzeh de l’Homme de Zuttiyeh semble trop court pour que ce dernier puisse descendre des premiers.

 7- Cependant, toujours en Asie occidentale, sont juxtaposés, durant la même période, des crânes de Néandertaliens : à Tabun, l’un d’eux a été daté de 120 000 ans (C.S. Larsen,1991); à Kebara et à Amud, ils sont datés de 60 000 ans.  Au Kurdistan irakien et en Ouzbékistan (limite orientale de la population néandertalienne) ils ont été découverts dans des niveaux compris entre 70 000 et 45 000 ans.   Les Hommes de Skhul qui ont 100,000 ans et dont la morphologie est composite, pourraient résulter du contact entre Homo sapiens archaïques de Zuttiyeh et Néandertaliens de Tabun.

8- Il y a 100 000 ans, Néandertaliens et les premiers Hommes modernes partagent exactement la même culture : le Moustérien.  Il s’agirait donc de deux espèces distinctes partageant la même culture dans des environnements voisins ou différents.  D’où vient donc cette «culture» ?

9- Les Néanderthaliens étaient dans la région d’Israël avant l’Homme moderne et ont coexisté avec eux pendant 60 000 ans.  Les différences morphologiques ne sont donc pas dues au climat ou à l’isolation de l’un ou de l’autre.  Le cerveau du Néanderthalien est plus volumineux que celui de l’Homme moderne.

10- L’époque du Paléolithique moyen est une époque où les Néanderthaliens et l’Homme moderne coexistent.  (Un peu comme Caïn et Abel dans la Bible. Ils étaient frères mais «pas du même père selon Ève». Simple coïncidence « élucubratoire », évidemment ! Par contre, j’incorporerai certaines données mythiques parce que je refuse de considérer les premiers hommes civilisés comme des «sous hommes» intellectuellement en proie aux élucubrations.  Une grande majorité d’entre eux donnent la preuve que c’est loin d’être le cas; quels que soient les «frissons» de nos ego actuels suite à leurs données, qu’eux disent historiques.)

       Les dix faits qui précèdent nous simplifient le problème de la façon suivante : il est évident, quoiqu’on puisse y ajouter, que le volume cervical est pour quelque chose dans l’évolution culturelle de l’Homo.  Il est également curieux que la mythologie égyptienne raconte que l’Égypte fut le résultat des agissements d’un dieu qui sortit la terre des eaux du Nil et qu’on ne trouve pas de vestiges plus anciens que l’Homo erectus dans cette région.

       Ce qui tendrait à dire que les Égyptiens savaient que cette région était inondée avant l’époque des Homos erectus.   De plus, si le delta égyptien fut créé par l’accumulation de sédiments portés par les eaux du Nil, il est évident que les Égyptiens avaient raison. Pour le dieu en question, on en reparlera plus loin.

        On parle également d’Homo sapiens archaïques datant de 400 000 ans; disons que c’est très spéculatif et rappelons-nous que le Néandertalien est un Homo erectus sapiens.   Ensuite, on parle de l’arrivée d’Homo sapiens dans la région vers 120 000 av.J.C. il est évident ici qu’on parle du «Late Homo sapiens» autrement dit de l’Homme moderne avec sa culture moustérienne qui est la même que celle du Néandertalien.

             On dit également que cet Homme moderne a émigré de l’Afrique orientale.  De toutes façons, le Néandertalien et l’Homme moderne, il y a 100 000 ans, partagent la même culture moustérienne dans la même région, autour du Nil. Il est donc inutile de se compliquer les choses.  Mais les premiers arrivés furent les Néanderthaliens; ensuite, après l’arrivée de l’Homme moderne, les deux races ont coexisté pendant 60 000 ans.  Il est à remarquer que ces mêmes deux races n’ont coexisté en Europe que pendant 5 000 ans.  Ce qui laisse entendre un affrontement entre les deux races, après 55 000 ans de coexistence pacifique, sans différenciations importantes des moyens techniques donnés par la culture moustérienne.

        On peut aussi ajouter que ce fait indique que les différences morphologiques entre les deux races ne peuvent pas avoir été causées par le climat ou l’environnement puisqu’ils sont contemporains et voisins.  Et cela, même si on recule à l’Homo sapiens archaïque qui date de 400 000 ans.

             Je crois qu’avec ces dernières informations on fait face à un tas de faits qui peuvent bousculer, déjà, un peu, tout ce qui est plus ou moins déterminé depuis 70 ans.  Ce sont des indications nouvelles qu’il ne faudra pas oublier à partir de maintenant.

        Ah oui !  J’oubliais : lorsqu’une solution résout 90% d’un problème, ça signifie que cette solution n’est pas acceptable.  Une solution n’atteint son acceptabilité que lorsqu’elle résout 100% des problèmes envisagés.   Une solution temporaire n’est pas une solution; c’est simplement  une théorie inexacte.

       Cette norme se doit d’être appliquée partout, incluant, par exemple, dans l’explication des animaux qui changent de couleur selon l’environnement.  Il est impossible qu’il n’y entre pas une prise de conscience des couleurs environnantes dans le processus.

        Tout ceci dit, attaquons-nous au sujet que nous avons choisi.

        Bon! Je n’ai plus de place; ce sera pour le prochain article. Veuillez m’excuser.

À suivre…

                                                                 Elie l’Artiste

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