L’énigme égyptienne(6) Sédentatisation officielle

(Suite)

Les Fausses premières maisons

(Fausses parce qu’on a déjà vu l’Arkin 8, datant de -500,000 ans). 

           Encore une fois, il est facile de simplifier la situation; car : Selon la chronologie, il n’existe, en réalité, que deux cultures différentes : la Microlithique et la Macrolithique. Et le nombre élevé de cultures «officielles» peut n’être considérées que par leurs nuances régionales.

          Résultat : il existe alors deux cultures dont l’une est plus avancée technologiquement que l’autre.  Par contre, cette culture plus avancée prendra le pas sur l’autre seulement à l’avènement de la montée des niveaux des océans.  Ce qui, encore une fois, indique l’émigration d’une culture plus évoluée venant des plateaux continentaux vers les «hautes terres».

          Vers –6,040 av.J.C deux cultures se sont démarquées : l’Arkinienne (-7,440) et la Sharmarkienne (-5,750).  Voyons ce qui existe ailleurs à la même époque; par exemple, à El Obeid :

 Tell el-Oueili (Ancien Obeïd)

http://www.mae.u-paris10.fr/arscan/imagesarscan/72.jpg

       Grande maison tripartite des niveaux anciens vers 6,500 av.J.C.
(Cliché Jean-Daniel Fores)

       (El Obeid est l’un des sites importants les plus arides au Soudan, dans le désert de l’ouest.)  Il existe un autre site qui précède celui-ci, à Catal Huyük

       Catal Huyük en Turquie, fut construite vers 6,800 av.J.C.
Remarquez que les maisons sont construites tellement rapprochées les unes des autres qu’on devait y accéder par une ouverture sur le toit.

 http://rocbo.chez.tiscali.fr/clio/Antique/catal/img/catalhyuk.jpg

          La sécurité, à l’époque de Catal Huyük, demandait que les fenêtres et les portes n’existent pas; on accédait à l’intérieur par des ouvertures dans le toit.  Cette sécurité indispensable depuis au-delà de 2,000 ans est un indice à ne pas sous-estimer.       

       Il appuie l’indication que depuis l’élévation des niveaux marins, les hommes, vivants sur les terres hautes et les nouveaux venus, originaire des plateaux continentaux sont en constante confrontation.  Et comprenons tout de suite qu’il est plus difficile de fabriquer un toit assez solide pour supporter le poids des piétons que de percer une porte dans un mur. C’est donc la nécessité qui empêche la percée des portes et fenêtres.  

      Voici la situation géographique de Catal Huyük; Elle se trouve sur un territoire situé entre la mer Noire et la Méditerranée, comme vous pouvez le remarquer sur la carte.  

       Catal Huyük est très intéressant à étudier lorsqu’on attache son existence à l’optique que nous avons établie.  Cette population faisait face à des dangers extérieurs et se claquemurait dans des boîtes sans ouvertures facilement accessibles.  Par contre, ce n’étaient pas des «primitifs». On n’a qu’à vérifier leur degré culturel. Voici quelques photos : 

 http://www.bbc.co.uk/radio4/science/images/um_cat3.jpg

      (Évidemment que les deux personnages sont des archéologues et non des habitant d’origine.)

       Remarquez l’échelle à droite au-dessus d’un four pour cuisiner.
       Remarquez également, à gauche, sur les murs, les peintures de «vautours» qui semblent décrire une «menace» sur les habitants de cette ville, mais qui est le contraire comme on verra plus loin. D’ailleurs quelle sécurité, par le toit, pouvait-on assurer si la menace venait de « vautours » qui volent. Par contre, si les habitants sont eux-même les « vautours », alors là…

  Les murs et les planchers sont plâtrés et des surélévations du plancher servent de lits et de sièges.

       Ajoutons à nos remarques que les vautours sont de drôles de vautours et qu’ils ne se contentent que d’arracher les têtes des humains. On se demande quelle technique de cette époque(-6,800) pouvait permettre d’arracher ou de couper une tête d’homme durant un combat. Les faucilles microlithique ne peuvent sûrement pas y arriver. Il y a sûrement une signification précise à ces dessins. De plus, comment se fait-il que les dangers en question qui les menaçaient n’étaient pas décrits comme des ennemis humains comme eux, mais comme des «sortes d’oiseaux»? Curieux tout de même.

        Faisons un constat objectif : Les maisons de Catal Huyük ne possèdent pas de portes ni de fenêtres donnant sur l’extérieur, pour se protéger de…personnages énigmatiques volants, ayant l’apparence de drôles de vautours.  Il est à remarquer que c’est nous qui avons qualifié ces dessins de «vautours».  De toute façon !  Une chose est certaine, c’est que les corps de ces vautours ont tous un petit dessin identique au bas des épaules, vers le centre du corps.

              Qu’est-ce que ce dessin peu représenter?   Dieu seul le sait et moi, je ne peux pas voir le détail avec assez de précision; alors…

       Voici des dessins que Mellart dit avoir «découvert» sur des vestiges de tapis à Catal Huyuk lors de ses travaux là-bas; c’est très contesté, mais je ne saisis pas vraiment le pourquoi sous-jacent de l’importance que plusieurs attribuent à cette contestation :

                                                         http://www.rugreview.com/orr/or132ma3.jpg   http://www.rugreview.com/orr/or132ma1.jpg

 

       Tiens ! Tiens !  Des représentations d’hommes volants… Woops, J’aurais dû dire…d’hommes avec des ailes; excusez-moi.

        C’est tout de même nouveau ça; mais comme on le sait, ça va durer pendant un bon moment chez les premières civilisations, ce genre de représentations.  Incidemment, on va les retrouver chez les Sumériens et les Égyptiens.  Ne devrait-on par tous les rattacher au concept Vautour qu’on voit à Catal Huyük?  Ces hommes n’étaient définitivement pas des «primitifs incultes». Il me semble également impossible que tous ces dessins soient le fruit d’un imaginaire débridé (Tellement débridé, en fait, qu’on refuse de percer des portes et des fenêtres aux maisons).  Chacun de ces signes semblent bien avoir une signification objective précise.

       Mais continuons notre recherche archéologique: Nous en étions aux Natufiens.  Voici leurs caractéristiques :

       Natufiens : de Natouf (-10 500/ -8 300 av.J.C,) (-12 000/ -10 000 BC).  Ici les dates ne correspondent pas; c’est une erreur.  Ça devrait être (12 500/ 10 300 BP au lieu de BC pour que les dates correspondent).  Chasseurs de gazelles utilisant des sagaies à microlithes et cueilleurs de céréales sauvages (blé, orge, avoine) avec des faucilles à lames de silex pour en faire du pain.  Début de sédentarisation dans des maisons rondes semi enterrées en torchis ou en pierres. On y trouve la preuve de la domestication du chien car des chiens sont enterrés avec leur maître. (- On ne peut pas demander à un chien d’être plus domestiqué que ça, vous ne croyez pas ?). Par contre, Jericho est déjà une ville fortifiée. ESt-ce que ses habitants étaient « hors population »?

       De –10 800 à –10 000 BC, le froid et la sécheresse se réinstallent (oscillation du Dryas récent).  Les maisons natoufiennes deviennent plus petites et moins soignées. – (Donc régression encore Mais les dates sont les mêmes que plus haut ?  C’est donc dire qu’auparavant les maisons étaient encore mieux soignées).

       Épi-Natoufiens Khiamiens (-8 300/-7 800 av.J.C,-10 000/-9 300 BC) – (Encore la même erreur, BC au lieu de BP; décidément !)  Chasseurs cueilleurs vivant dans des maisons rondes en pierres et utilisant des pointes de flèches de type El-Khiam.  Les températures restent froides.  Début du néolithique A, sans poteries.  Au sud, influence des épi-Natoufiens Harifiens en basse-Égypte. Sultaniens post-Natoufiens (7 800/-7 200av.J.C,) (-9 300/-8 200 BC) Construction d’une grosse tour à Jéricho (Nous avons vu la photo).  Les températures se réchauffent.

       Après cette époque, le flambeau de la civilisation sera repris par une tribu vivant plus au nord (en fait sur la rive gauche de l’Euphrate autour de 8,500 av J.C.) : les Mureybetiens en Syrie, qui créeront la première agriculture véritable post-déluge.  Peu à peu les Syrien graciles et évolués de Mureybet viendront remplacer les Méditerranéens robustes mais primitifs de Natouf (????) et apporteront la civilisation du néolithique B, sans poteries. – Woops !  Remarquons tout de suite que les plus évolués sont plus graciles.

       Et encore une fois, nous nous représentons une «culture nouvelle» plus évoluée que la précédente; et ce toujours à la même époque : vers 9,000 ans av.J.C.  Remarquons tout de suite que cette culture natufienne est caractérisée par la culture des blés.

        Évidemment, pour envisager les choses selon notre optique, il faut changer notre échelle des valeurs archéologiques et laisser tomber, un peu, l’importance des «potiches» et des «cruches». 

       On peut alors remarquer que cette culture natufienne est contemporaine des quatre cultures microlithiques dénombrées précédemment. On remarque ainsi que toutes ces cultures sont microlithiques et fabriquent des potiches et des cruches selon leurs goûts particuliers. Cela simplifie énormément le tableau. Cependant, il y a toujours cette ville fortifiée de Jéricho qui fait tache dans le tableau.

        Nous verrons tout de suite, que ce que nous, nous avons défini comme «leurs croyances religieuses» étaient, en fait, des concepts identiques.  Ça simplifiera énormément, encore plus, notre vue d’ensemble de cette période jugée très peu accessible par l’archéologie officielle.

 Religion et caractéristiques des Natoufiens :

          Ils adoraient la grosse déesse de la fertilité. Par la suite ils adorèrent aussi le dieu taureau, maître des animaux, apporté par les Mureybetiens. – (Peut-être important de se rappeler que le culte du taureau fut apporté par les Mureybetiens; on ne sait jamais; mais c’est charrier un peu, quand on pense aux taureaux dessinés depuis les 15,000 années qui précédaient)

http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/Images/x7s.jpg

           Mureybetiens de Mureybet 3B (7 400-7 100 av.J.C.) (9 000-8 700 BC) : Pré-agriculteurs utilisant des pointes de type Hélouân et des vases de pierre.  Construction de maisons carrées pluricellulaires en pisé et briques crues (parfois avec des fondations en pierre) dont le sol et les murs sont enduits de chaux.  Les morts sont enterrés sous les maisons.  Les bâtiments communautaires enterrés restent ronds mais ne contiennent plus de cellules de stockage.  Ils servent de temples (??? Remarquez que les maisons ont des « ouvertures ». Donc la situation du danger antérieur « montée des eaux » est passé et celle des « vautours » n’est pas encore là.) et contiennent une pièce centrale hexagonale entourée de banquettes et de piliers.  Fabrication d’épingles en cuivre martelé.

        Expansion vers le Taurus, à Cayönü.  Comme tous les Asiatiques, les Mureybetiens adoraient la grosse déesse de la fertilité. Cependant, probablement sous l’influence des adorateurs de rapaces de Nemrik, ils attribuèrent des yeux de hibou à leur déesse et la firent régner à la fois sur le monde des vivants et sur celui des morts. 

        Donc, ici, je laisse tomber l’influence «supposée» (probablement) qui ne signifie rien et je remarque simplement qu’on souligne que les yeux de la déesse étaient différents des yeux humains.  Voici deux photos des rapaces de Nemrik :

 https://www.eisenbrauns.com/assets/book_images/K/KOZNEMRIK.jpg

        L’un d’eux a peut-être des yeux de hibou (à gauche), mais ce n’est pas le cas de l’autre.  Y voir des yeux de hiboux me semble un peu tiré par les… cils, et même suffisamment pour en avoir les « yeux croches ».  Il ne faut pas oublier également un autre détail important qui se manifeste en Mésopotamie, toujours à l’époque qui a suivi l’inondation des plateaux continentaux; voici ce «détail» :

  http://www.sumerian.org/tokens.jpg

       Ces petites boules d’argile sont des calculis pour permettre de comptabiliser et de calculer.  Ils apparurent autour de -9,000 av J.C et vers –8 000 av.J.C.

         On en trouvait partout autour de la partie Est de la Méditerranée. Je crois qu’on pourrait en trouver encore plus sur les plateaux continentaux avant –10 000 av.J.C. si nous pouvions aller y fouiller.

        À remarquer : On nous indique qu’on fabriquait du pain vers -10 500 BC.  C’est peut-être un peu tôt, mais pas nécessairement.  Par contre une chose est certaine : l’origine du pain est rattachée à l’origine de la bière qui elle, est certaine d’exister en 4 000 ans av.J.C.  Il est évident que sa première fabrication précède cette date de beaucoup et peut-être de millénaires. En fait, possiblement du tout début où l’homme a commencé à cueillir des céréales vers 15 000 av.J.C chez la culture Qadan, comme on l’a vu. (Pour fabriquer de la bière, il ne suffisait que d’oublier des céréales au fond d’une cruche avec un peu d’eau. Cela a dû se produire assez tôt après l’apparition de l’agriculture).

       Si on compile toutes ces informations, il devient évident que tous les hommes vivants à cette époque possèdent une culture équivalente qui peut très bien être considérée comme culture unique avec des nuances selon les goûts des régions. Tout comme les différences que l’on retrouve aujourd’hui, entre la Normandie et la Provence ou encore, l’Estrie québécois et la Gaspésie. 

       On peut toujours donner différents noms de cultures à toutes ces nuances, mais ça ne change pas le fait : qu’ils vénèrent la déesse mère, comptabilisent leurs possessions, dessinent des représentations conceptuelles, habitent des maisons sécurisées et se servent d’outils spécialisés et d’armes efficaces.

        Et lorsqu’on regarde cette compilation on se rend compte rapidement que toute cette «évolution» s’est précipitée, aussitôt que les plateaux continentaux furent inondés par la montée du niveau des mers, suite au réchauffement du climat et à la fonte des glaciers.  Ce fut vraiment une vague culturelle qui s’étendit vers les terres plus élevées que le plateau continental.

       Il devient évident que cette vague culturelle fut provoquée par la montée des niveaux océaniques; ce qui signifie que, sur ces plateaux continentaux vivait des «civilisations» plus évoluées que celles des «cultures» qui vivaient sur les «terres hautes» et qui précèdent -10 0000 av.J.C.

        Cela veut donc dire que ces dernières sont les seules que l’archéologie peut encore découvrir sur les seules terres encore émergées aujourd’hui; et que c’est la seule raison qui nous fait « déduire » que l’élan civilisateur a débuté vers -8,000 av J.C. En réalité, cet élan civilisateur est le résultat d’une migration d’hommes déjà très civilisés depuis longtemps venant des plateaux continentaux.

 À suivre

                                                                                 Elie l’Artiste

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