Les dangers qui menacent la population!!!

Les dangers qui menacent la population!!!

 

Est-il vrai que les régimes sociaux sont menacés par les gouvernements?

Les régimes sociaux canadiens :

(Lu dernièrement) :

L’Assurance emploie

La raison d’être de l’assurance-emploi veut que les travailleurs paient une cotisation pour être protégés en cas de chômage.

La réalité est que la moitié des chômeurs n’y ont pas accès et que tous les gouvernements depuis le début des années quatre-vingt-dix ont considérablement malmené ce régime social, en plus de détourner les surplus accumulés dans la caisse d’assurance-emploi (plus de 57 milliards de dollars à ce jour).

De larges majorités sociales et politiques se sont exprimées au Québec et au Canada pour apporter les améliorations réclamées. Malgré cela, le gouvernement canadien continue à faire la sourde oreille.

Voyons ce qui en est exactement de ces programmes sociaux (Mes commentaires sont en bleu):

Le régime canadien de sécurité sociale

La sécurité sociale désigne l’ensemble de mesures destinées à maintenir, protéger et à améliorer les conditions de vie essentielles. L’expression recouvre plus spécifiquement les programmes financés et administrés par l’État en guise de compensation pour les pertes de revenus attribuables à divers facteurs : grossesse, maladie, accident, invalidité, décès ou absence du soutien de famille, chômage, vieillesse ou retraite, etc.

En 1919, le Parti libéral fédéral s’engage à adopter une loi sur l’assurance-maladie, sur les pensions de vieillesse contributives et sur l’assurance-chômage. Aucune de ces promesses n’est tenue en raison de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui, semble-t-il, serait le principal obstacle. Mais le milieu des affaires, qui finançaient les deux principaux partis politiques, sont l’obstacle le plus important.

En 1945, un programme d’assurance-hospitalisation couvrant l’ensemble des citoyens de la province de la Saskatchewan remporte un franc succès. Les autres Canadiens veulent dès lors obtenir la même protection.

En 1957, le gouvernement fédéral accepte de partager les coûts des programmes d’assurance-hospitalisation provinciaux.

En 1961, les 10 provinces bénéficient de ce même programme. Les services de charité dans les hôpitaux disparaissent du jour au lendemain, mais les honoraires des médecins sont toujours hors de portée de nombreux citoyens. Le gouvernement de la Saskatchewan, une fois de plus pionnier à ce chapitre, adopte…

…en 1962 un régime d’assurance-maladie universel, subventionné par les deniers publics et administré par l’État.

En 1966, le gouvernement fédéral adopte la Loi sur l’assurance-maladie, en vertu de laquelle il contribuera aux programmes d’assurance-maladie des provinces, dans la mesure où ces programmes, uniformisés à l’échelle nationale, répondront aux objectifs qu’il s’est fixé.

En 1969 Une enquête du Sénat effectuée révèle qu’un Canadien sur quatre vit en deçà du seuil de pauvreté et que près de deux millions de Canadiens sont des travailleurs à faible revenu, des gens dont le revenu d’emploi est insuffisant pour qu’ils puissent arriver à s’en sortir. Des provinces commencent à accorder un supplément de revenu aux familles à faible revenu, après vérification du revenu et des biens. C’est le cas de la Saskatchewan en 1974, du Québec en 1979 et du Manitoba en 1980.

L’inflation, qui atteint les deux chiffres pour la première fois au milieu des années 70, et dont la hausse se poursuit jusqu’au début des années 80, a de graves conséquences sur la population à revenus fixes. La politique relative aux pensions de vieillesse devient par la suite un enjeu majeur.

Diverses questions sont débattues à l’échelle nationale : l’accroissement de la pauvreté chez les personnes âgées et plus particulièrement chez les femmes âgées et célibataires; l’inquiétude que soulève le coût du régime de pensions dans une population canadienne vieillissante; la nécessité de mettre sur pied un régime de retraite qui reconnaisse les nouveaux rôles des femmes et, question peut-être la plus litigieuse, le fait que la majorité des régimes de retraite privés (plus de 14 000), couvrant quelque 4,1 millions de travailleurs, ne sont pas indexés au coût de la vie, contrairement aux régimes de retraite publics.

Les syndicats ouvriers, les organisations d’aide sociale, les groupes de défense des droits des femmes, les gouvernements du Québec et de la Saskatchewan, de même qu’un rapport d’un comité sénatorial proposent d’améliorer le régime de retraite public et d’adopter des normes de rendement plus élevés pour les régimes de pension privés, incluant l’indexation intégrale au coût de la vie.

Les milieux d’affaires, le secteur économique des pensions et les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique favorisent l’approche du marché privé en matière de régime de retraite et s’opposent à toute expansion du régime de retraite public. Les représentants des régimes de retraite du secteur privé sont également contre la quantité de règlements exigés des programmes de retraite privés et rejettent catégoriquement les propositions d’indexation au coût de la vie.

En 1971, l’ensemble des provinces canadiennes adhèrent à ce programme, conformément aux dispositions de cette loi.

Le flot de programmes de sécurité sociale atteint son point culminant, année de révision de la Loi sur l’assurance-chômage, afin de lui donner une portée plus large et d’augmenter les prestations. Depuis ce temps, le système de sécurité sociale prend du recul. Un ralentissement de l’économie, une hausse des taux d’inflation, une réduction des revenus gouvernementaux et des dépenses plus élevées que prévu destinées à l’aide sociale et aux prestations d’assurance-chômage ainsi qu’un nombre sans cesse croissante de Canadiens à la retraite donnent lieu à une campagne orchestrée par les milieux d’affaires et les grandes compagnies pour une réduction draconienne des dépenses publiques.

Le gouvernement conservateur, au pouvoir à Ottawa en 1984, est à l’origine de ces compressions. Son objectif général étant d’améliorer la situation économique canadienne, il identifie quatre faiblesses du système de sécurité sociale au Canada :

1)le niveau des dépenses est trop élevé, (Mauvaise administration)

2) les programmes ne s’adressent pas toujours à ceux qui en ont le plus besoin, (Mauvaise administration)

3) l’assistance publique est devenue un substitut au revenu gagné et (Foutaise, c’est son rôle!!!)

4) les programmes de revenu garanti incitent moins au retour au travail et à l’autonomie. (Foutaise démagogique)

En 1975 Le fédéral propose de partager les coûts du supplément de revenu, mais les provinces rejettent cette proposition parce qu’elle leur semble trop onéreuse. En réalité, très peu d’efforts sont consentis pour aider les travailleurs à faible revenu, et les enfants qui grandissent dans la pauvreté continuent d’être un sujet de préoccupation. (Inquiétude superficielle)

Les années 80 sont des années décisives pour le système de sécurité sociale du Canada. Cette décennie commence avec un taux d’inflation à deux chiffres, suivi de la plus grave récession économique (1981-1983) depuis les années 30. Il s’ensuit un taux de chômage très élevé, une réduction de la croissance économique, une baisse marqué des revenus fiscaux avec, comme corollaire, une forte croissance des déficits gouvernementaux. Devant cette situation, les gouvernements fédéral et provinciaux passent les programmes sociaux au peigne fin et mettent de l’avant des politiques de restriction budgétaire. D’aucuns considèrent les programmes universels telles les allocations familiales et les pensions de vieillesse extravagants dans le présent contexte économique, tandis que d’autres préconisent même des compressions dans les programmes d’assurance-chômage, alors que le taux de chômage est de plus de 11 p. 100 au pays. Des propositions visant à revoir les programmes canadiens de sécurité sociale pointent à l’horizon.

        Les années 80 sont celles qui répandent la notion commerciale que le client est un « imbécile ».

      S’il n’achète pas au prix demandé, c’est un « con » et s’il achète au prix demandé, c’est un « cave ». Notion inculquée aux vendeurs à pression. C’est l’une des raisons fondamentales de l’inflation. Ensuite a suivit cette philosophie de « performance », c’est à dire, d’augmenter les profits d’au moins 10% par année, sans nécessairement augmenter le volume de vente. C’est l’installation du « Capitalisme sauvage ». Le gouvernement laisse faire et compensent avec la régression des régimes sociaux

De l’avis de nombreux observateurs, le régime d’assurance-maladie donnant libre accès à une multitude de services médicaux est de plus en plus remis en question à partir du début des années 80. Les médecins exigent des honoraires supplémentaires, et des frais d’utilisation des services hospitaliers sont imposés dans certaines provinces. Ces pratiques ont pour but de pallier l’austérité grandissante des budgets pour la santé, tant au fédéral qu’au provincial.

En 1982 le serment d’Hippocrate est aboli et on installe un nouveau serment pour les médecins. C’est l’ouverture sur la commercialisation de la santé.

En 1983 Lorsque le taux d’inflation baisse, les pressions exercées en vue d’une réforme du régime de retraite diminuent et aucun changement important n’intervient.

En 1984, avec l’appui de tous les partis politiques, le gouvernement fédéral intervient pour endiguer le courant qui menace l’accès universel en adoptant la Loi canadienne sur la santé. Cette loi qui réaffirme le principe d’accès universel demande aux provinces d’éliminer les frais d’utilisation des hôpitaux et les honoraires supplémentaires des médecins en trois ans. Il s’agit là d’une condition préalable au partage fédéral des coûts pour les soins de santé avec les provinces. Dans le cas contraire, les provinces sont pénalisées par un montant égal au montant facturé aux patients. (Cela semble une réaction politique positive; mais le gouvernement se dit plutôt: « there’s more than one way to skin a cat!!! »).

Le gouvernement fédéral tente de réduire son déficit en 1984 en désindexant partiellement les prestations de pension de vieillesse, mais recule devant le lobby efficace des organismes de défense des droits des retraités. Pour régler le problème des retraités vivant dans la pauvreté, le gouvernement fédéral augmente alors le supplément de revenu garanti de 50 dollars par mois. En 1985, il adopte une stratégie similaire en désindexant partiellement les allocations familiales et le crédit d’impôt pour enfants, et il augmente le crédit d’impôt pour enfant en fonction du revenu.

L’assurance-chômage fait l’objet d’une commission fédérale d’enquête dans les années 80. Des taux de chômage particulièrement élevés amplifient les coûts de ce programme, et les représentants des milieux d’affaires soutiennent que l’existence même de l’assurance-chômage contribue à faire grimper le taux de chômage. (Curieux! Le milieu des affaires ne propose pas de taxer la machinerie qui remplace plusieurs employés qui payaient des impôts??? C’est sûrement un simple oubli de leur part!!)

Le rapport de la commission penche également en ce sens et recommande une série de mesures visant à réduire les prestations qui, argue-t-on, encouragent les chômeurs à demeurer prestataires plus longtemps que nécessaire. (Quand le « gras dur » d’une commission d’enquête est jaloux du pauvre type qui manque de travail, la logique devient assez superficielle merci!) La majorité des membres de la commission recommandent également que les quelque 3 milliards de dollars ainsi récupérés à même les prestations soient transférés aux programmes de recyclage des travailleurs, de relocalisation ainsi qu’aux programmes de subventions salariales. (C’est évidemment de la « création d’emploie » par le gouvernement, chez les fonctionnaires).

Une minorité de membres publient un rapport d’avis contraire. Ils font valoir que le taux de chômage est le reflet d’une pénurie d’emplois et de la lenteur de la croissance économique et qu’il n’a rien à voir avec la motivation personnelle. Ils pressent le gouvernement de rendre l’assurance-chômage plus facilement accessible et d’augmenter les prestations. Le rapport de cette commission est rendu public en novembre 1986, mais les propositions de la majorité des membres sont tellement controversées que le rapport est par la suite relégué aux oubliettes. (Ouf! L’attaque était trop frontale; on se reprendra plus tard!).

Un programme visant à revoir l’ensemble du système de sécurité sociale canadien fait surface en 1984, à l’issue du rapport de la COMMISSION ROYALE D’ENQUÊTE SUR L’UNION ÉCONOMIQUE ET LES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT DU CANADA. Ce rapport fait valoir qu’avant la fin du XXe siècle, le Canada sera forcé d’entreprendre des changements économiques majeurs qui pourraient bouleverser de nombreux travailleurs canadiens et que le système de sécurité sociale devra être redéfini de façon à mieux refléter la réalité. (On le voit aujourd’hui; la réalité est que les pauvres s’appauvrissent et la classe moyenne devient pauvre).

De plus, les économistes spécialistes de la santé considèrent qu’une meilleure allocation des ressources existantes est possible et identifient les possibilités d’épargne. Cette initiative visant à introduire un système de soins de santé à deux niveaux au Canada, l’un déboursé par les patients, l’autre par le secteur public se traduira, si l’on en juge par les expériences au Royaume-Uni et aux États-Unis, par un service de première classe dans le secteur privé pour ceux qui ont des ressources suffisantes, et un service du secteur public se détériorant à un rythme constant pour la majorité. Or la population canadienne repousse ce système. Le régime canadien d’assurance-maladie demeure, et de loin, le programme social le plus populaire du pays. (Et les hôpitaux commencent à s’embourber).

La Commission recommande un régime de revenu annuel garanti appelé le Régime universel de sécurité du revenu, lequel serait financé et administré par le gouvernement fédéral. Il prévoit la somme optionnelle de 3 875 dollars annuellement pour tous les adultes et pour le premier enfant d’une famille monoparentale, et 765 dollars pour les autres enfants (9 150 dollars par année pour subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes, sans autre revenu). Ce programme serait financé en éliminant certains programmes de sécurité sociale déjà existants, et certains allégements fiscaux seraient éliminés. Étant donné qu’en 1984, un revenu de 9 150 dollars pour une famille de quatre membres vivant dans un important centre urbain se situe à 55 p. 100 sous le seuil de la pauvreté, les provinces seraient tenues de compléter le manque à gagner des familles et des personnes sans autres moyens de subsistance que leur prestation du gouvernement fédéral. La commission propose d’imposer ces revenus au taux de 20 p. 100. (20% d’impôt sur un revenu de 55% sous le niveau de pauvreté!!! Et on affirme combattre la pauvreté.)

Ces propositions qui, aux dires de la Commission, sont « radicales et non superficielles », sont toutefois considérées comme trop radicales par les hommes politiques, et le rapport se retrouve finalement sur les tablettes. Une variante des idées formulées dans ce rapport pourra éventuellement être intégrée aux programmes canadiens de sécurité sociale à venir, étant donné que le nombre d’emplois permanents et à temps plein tend à diminuer. (L’emploi diminue et on envisage d’intégrer des propositions restrictives radicales par la bande!!! Le gouvernement est vraiment là pour nous protéger!!!).

En 1987, la Loi canadienne sur la santé atteint son but en grande partie. Même si les tenants des honoraires supplémentaires et du ticket modérateur affirment que l’on n’a plus la maîtrise des coûts relatifs aux soins médicaux et que des revenus additionnels sont nécessaires, un examen des dépenses publiques sur les soins de santé par une commission royale d’enquête fédérale formée en 1984 révèle une relative stabilité des dépenses publiques dans ce secteur, depuis la mise en vigueur du régime d’assurance-maladie.

C’est dans ce contexte que le gouvernement décide de mettre un terme à l’universalité des allocations familiales et des pensions de vieillesse payées par le gouvernement.

En 1989, il adopte une disposition de récupération, forçant les familles à revenus élevés à rendre la totalité des prestations de ces deux programmes universels. La même règle s’applique aux personnes âgées à revenus élevés.

En 1992, les allocations familiales et le crédit d’impôt pour enfants sont remplacés par un nouveau programme de prestation fiscale qui prévoit un revenu mensuel non imposable pour chaque enfant, calculé d’après le revenu familial net déclaré dans les déclarations de revenus de l’année précédente. Des prestations maximales sont accordées aux familles à revenus faibles et modérés, tandis qu’elles sont progressivement réduites pour les familles dont le revenu familial atteint un plafond fixé à 25 921 dollars (le revenu moyen par famille est de 38 565 dollars en 1992).

En 1993 Lorsque les libéraux reprennent le pouvoir, ils poursuivent ce désengagement de l’État vis-à-vis de l’universalité des prestations et annoncent en 1996 que le programme de pensions de vieillesse sera remplacé en l’an 2001 par des prestations de la Sécurité de la vieillesse fondées sur le revenu. Cette brèche faite au principe de l’universalité des programmes de sécurité sociale semble être la formule la plus populaire au Canada, celle qui demeure intouchable sur le plan politique. Pourtant, il y a 10 ans, la population tenait les mêmes propos au sujet des allocations familiales et de la sécurité de la vieillesse. (Preuve que l’opinion publique est bien manipulée).

En 1994, le nouveau gouvernement libéral à Ottawa rend public un document de travail en vue d’une restructuration du système canadien de sécurité sociale. Les premières cibles de cette réforme sont le régime d’assurance-chômage et le soutien du fédéral aux programmes provinciaux de la santé, de l’aide sociale et de l’enseignement supérieur. Les pensions de vieillesse ne sont pas abordées. (On garde ça pour les années 2000).

 

L’accès des Canadiens au marché du travail est au centre de cette réforme. Un constat se dégage de ce document de travail : les chômeurs canadiens manquent de formation ou de motivation. On jette le blâme sur les programmes de soutien tels que l’assurance-chômage et l’aide sociale qui seraient à l’origine du manque de motivation des travailleurs. Ces programmes doivent adopter parmi les types d’aide offerte un caractère plus « actif ». On ne porte que peu d’attention à la création d’emploi. (Évidemment c’est plus démagogue de dire que le chômeur est paresseux.).

Dans ce document de travail, le gouvernement perçoit les mêmes faiblesses que celles qu’ont soulevées ses prédécesseurs du Parti conservateur 10 ans auparavant.

Régime d’assurance-chômage à deux niveaux

Le 1er juillet 1996 le gouvernement décide de remplacer l’expression « assurance-chômage » par « assurance-emploi ». Ce nouveau système mis en place fait une distinction entre les prestataires « normaux » et les prestataires « habituels ». Ces derniers sont sujets à des réductions de prestations et, éventuellement, à des vérifications du revenu. Par ailleurs, l’admissibilité aux prestations peut être assujettie à la volonté du prestataire de prendre part à des projets de travaux communautaires ou à des programmes de formation. Il ne s’agit plus d’une assurance sociale, mais bien d’une forme d’ « assistance-travail ». (Autrement dit : le travailleur n’est plus assuré d’un revenus; ce qui était le but initial de ce régime. Et ça, même s’il continue de payer cette « assurance». C’est un détournement de fond illégitime rendu « légal ». Encore plus brillant que les détournements de Vincent Lacroix ou de Earl Jones).

Réforme de l’aide sociale

Le régime d’assistance publique du Canada (RAPC) à frais partagés, mis sur pied en 1966, a pour but d’améliorer les programmes ordinaires d’aide sociale des provinces communément appelés l’ « assistance sociale ». Le RAPC présente pour la première fois des normes d’assistance sociale à l’échelle nationale : pour que le fédéral fournisse 50 p. 100 des coûts de l’assistance sociale, les provinces doivent répondre aux besoins financiers, quels que soient les motifs et le lieu de résidence.

Cette politique met fin à la confusion entourant les catégories de programmes basées sur les pratiques de la loi de l’assistance sociale voulant que les pauvres « méritants » aient des programmes d’aide distincts de ceux des pauvres « non méritants » tels que les programmes pour les aveugles, les handicapés, les personnes âgées et les mères célibataires avec des enfants.

Ces programmes sont remplacés par un seul programme d’aide sociale provinciale, qui inclut également la catégorie des « non méritants », soit ceux qui sont en mesure d’intégrer le marché du travail. Une mesure inusitée, la procédure d’appel, est également instituée en vertu du RAPC. (En faisant disparaître la notion « méritants » on remet tout le monde dans le même panier et on peut se servir des caractéristiques du « non méritant » pour juger tout le monde. Devraient suivre des « compressions »).

 

Le 1er avril 1996 Deux programmes de transfert fédéraux depuis longtemps en vigueur sont abolis, soit le financement des programmes établis, en vertu duquel le fédéral transférait de l’argent dans des programmes provinciaux de santé et de l’enseignement supérieur, ainsi que le régime d’assistance publique du Canada, par lequel Ottawa partageait les coûts de l’assistance sociale provinciale et de multiples services sociaux connexes dans une proportion de 50 p. 100. Pour suppléer à ces programmes, un mécanisme de financement global est mis en place, le transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux (TCSPS), en espèces et en points d’impôt, mais le budget alloué à cet effet subit une importante baisse de 7 milliards de dollars échelonnée sur deux ans, soit de 1996 à 1998. Par ailleurs, le TCSPS stipule que les standards nationaux pour la santé seront maintenus, mais dans les faits, tous les standards du RAPC sont abolis, sauf un.

       Ce qui laisse les provinces libres de dépenser cet argent là où elle le désire. Encore des détournements de fonds « légaux ».

Il reviendra aux provinces de répartir ce qui reste des paiements de transfert du fédéral. Certaines, comme l’Ontario et l’Alberta, ont déjà décidé de sabrer dans les paiements d’aide sociale aux familles et aux personnes les plus démunies, tandis que la Colombie-Britannique, dans un geste de défi à l’endroit du gouvernement fédéral qui n’a maintenu qu’un seul standard du RAPC, exige, depuis le 1er décembre 1995, que les bénéficiaires soient résidents depuis au moins trois mois avant d’être admissible à toute forme d’aide sociale.

Sabrer dans les prestations d’aide sociale est politiquement facile, sinon avantageux, du fait que notre perception de la PAUVRETÉ est encore ancrée à la mentalité qui prévalait au XIXe siècle.

Toutefois, lorsque les compressions dans les TCSPS commenceront à frapper les provinces, les protestations politiques seront difficiles à maîtriser. L’enseignement supérieur et les services de santé touchent un segment de la population qui fait beaucoup plus de bruit. Les défenseurs de l’aide sociale craignent que la santé et l’enseignement supérieur ne récoltent l’argent destiné à l’aide sociale, afin d’apaiser la colère des défenseurs de ces services. Certains voient dans ces transferts fédéraux et les quelques conditions s’y rattachant une tentative de la part d’Ottawa de calmer les nationalistes québécois qui se rebiffent à la moindre interférence du fédéral dans un domaine de juridiction provinciale. (Calmer les nationalistes québécois en diminuant les budgets de transfert au Québec, faut quand même avoir une logique supérieure!!!)

Dépenses relatives aux programmes sociaux trop élevées?

Si l’on compare les dépenses relatives aux programmes sociaux du Canada à celles d’autres sociétés industrialisées, le Canada occupe une position médiane. Pour les trois catégories suivantes : a) une famille à faible revenu, dont la mère est le seul soutien de deux enfants; b) une famille à salaire unique et irrégulier; et c) une famille dont le soutien est depuis longtemps sans travail, les fonds publics sont moins généreux au Canada que dans huit autres pays de l’OCDE.

Sécurité sociale au Canada : une nouvelle orientation

L’évolution de la sécurité sociale au Canada depuis le milieu des années 70, et plus particulièrement dans les années 80 et 90, est axée vers ce que R.M. Titmuss désigne comme le « modèle de politique sociale de la servante », c’est-à-dire que l’on considère les programmes sociaux comme le prolongement de l’économie.

 

La flexibilité du marché du travail est la clé de la prospérité dans un contexte d’économie mondiale, dit-on aux Canadiens. Tout programme social qui fait entrave à la flexibilité tels les prestations d’assurance-chômage trop généreuses ou des paiements d’aide sociale « passifs » doivent être revus. (Curieux tout de même : on souligne le « trop généraux » sans parler du « trop coûteux » pour celui qui paie et n’y a pas droit).

D’après le « modèle de la servante », les prestations doivent être payées selon « le mérite, la performance au travail et la productivité » plutôt qu’en fonction des besoins. (On ne peut demander plus « généreux » sinon plus « équitable » pour avoir payé une « assurance »).

C’est dans cette perspective que la nouvelle « assurance-emploi » entre en vigueur en 1996. Elle pénalise toutefois les travailleurs saisonniers, même dans les régions où les possibilités d’emplois sont inexistantes. Le concept d’assistance-travail, une idée véhiculée en Amérique et qui fait maintenant son chemin au Canada, est également derrière cette initiative qui exige des bénéficiaires de l’aide sociale de travailler ou d’obtenir une quelconque formation pour être admissible aux prestations.

Bien que l’on reconnaisse l’importance de la formation, ces programmes d’assistance-travail sont critiqués aux États-Unis, car ils ne répondent pas aux normes établies et offrent peu d’espoir de mener à des emplois correctement rémunérés. L’idée sous-jacente à l’obligation de travailler pour être admissible aux prestations d’aide sociale est que les pauvres sont paresseux et qu’ils se servent du filet protecteur de l’aide sociale comme d’un hamac.

On oublie que durant la Deuxième Guerre mondiale la liste des rationnaires avait fondu comme neige au soleil devant la multitude de possibilités d’emploi que l’effort de guerre avait entraînées dans son sillage. Cette expérience aurait pourtant dû mettre fin à un tel sectarisme. (Vous sous-entendez une administration logique et équitable au gouvernement. Vous rêvez!!! Le gouvernement défend des intérêts financiers particuliers).

Un modèle de sécurité sociale tout à fait différent et plus répandu dans les pays d’Europe de l’Ouest est axé vers l’intégration et la redistribution et offre des services universels multiples. Ce modèle lutte contre l’exclusion sociale, vise l’égalitarisme et cherche à sortir les familles et les personnes seules de la pauvreté.

Les cas d’exclusion sociale abondent au Canada : les sans abri; les enfants qui grandissent dans la pauvreté, les habitués des banques alimentaires et l’armée des sans emploi en sont autant d’exemples.

(Tiré du texte de DENNIS GUEST)

En 1999 Les profits n’étant pas suffisant, on prodède à une « réactualisation » du serment d’Hyppocrate au Québec. Le médecin n’a plus aucune responsabilité envers le malade et c’est une ère nouvelle pour BIG PHARMA. D’ailleurs, ce n’est plus un serment mais une « affirmation solennelle ». Voir:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d’Hippocrate

solennel, adjectif
Féminin elle. 
Sens 1 Célébré publiquement avec apparat. Ex Une célébration solennelle

C’est-y assez « solennel » pour lui remettre votre vie entre les mains?

       Si vous avez bien lu, il est clair qu’à chaque fois que le gouvernement fut obligé de faire un pas vers l’amélioration de la qualité de vie du citoyen, il y a quelqu’un qui travaille en douce pour reprendre et détourner l’argent attribuée à ces fins.

      Le plus notoire de ce qui est décrit plus haut est que l’inflation est toujours l’excuse qui permet de diminuer l’efficacité des régimes sociaux. Et pourtant, l’inflation est directement reliée, non pas aux travailleurs, mais bien aux administrateurs financiers.

     Au lieu de travailler à améliorer les finances pour générer des profits, ils agissent comme des hyènes qui s’approprient du moindre morceau de chair qui reste sur l’os social.

     Et comme depuis une dizaine d’années, les profits honnêtes ne sont pas suffisants, on crée des monopoles, plus ou moins publics, et on hausse le coût des produits artificiellement.

    Résultat les pauvres deviennent mendiants et la classe moyenne devient pauvre.

 

       On remarque également que depuis les années 70, les gouvernements se joignent au secteur financier pour accélérer le processus.

      Voilà pourquoi la population se désintéresse de la politique. On essaie d’oublier l’existence du bourreau qui finira bien, un jour,  par nous attraper tous, individuellement.

      Ce n’est pas vrai que nous ne pouvons pas nous défendre. Ce n’est pas vrai que nous devons accepter de choisir des dirigeants limités à des partis qui jouent le jeu du « bon » policier et du « mauvais » policier. Nous avons la possibilité  d’inscrire notre droit le plus fondamental dans la démocratie, c’est à dire notre droit de

                                                        !!!!!VETO!!!!!

 

        Véto est un mot latin qui signifie : Je refuse…Je m’objecte!!!! Si vous inscrivez veto sur votre bulletin de vote, les autorités ne pourront pas cacher ce rejet du système actuel indéfiniment.

       De sorte qu’éventuellement, nous pourrons réinstaller une vraie démocratie qui, au minimum, adoptera la règle de « Une voix = Un vote ».

      Ce qui est le minimum exigé en vraie démocratie.

     Nous pourrons alors poursuivre le réajustement social par la suite et créer une société propère, juste et équitable..

Amicalement

                                                                                  Elie l’Artiste

3 pensées sur “Les dangers qui menacent la population!!!

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    12 avril 2011 à 15 03 01 04014
    Permalink

    Oui, je sais que cet article est un peu long; mais il résume l’histoire des régimes sociaux qui sont en train de disparaître.

    Je trouve cela très important d’en faire le point.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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  • avatar
    13 avril 2011 à 2 02 52 04524
    Permalink

    http://www.youtube.com/watch?v=5kwA-CwFK5A

    P. Krugman Income Inequality and the Middle Class

    La classe moyenne est une construction, et tout ce qui en découle une double illusion …

    qu’il faut défendre …

    ( qu’il aurait fallut défendre durant le passage a la société du tertiaire ou l’on a domestiqué les gens, atomisé l’individu et les forces des syndicats :

    pas besoin de syndicat dans le tertiaire

    pas besoin de repos dans le tertiaire : 12 heures par jours c’est normal …

    bienvenu dans le monde que vous avez participez a crée …

    Je vise certaines personnes agées qui se sont fait baisé par des idéologies, et des belles paroles… et qui se réveillent après la retraite …

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    13 avril 2011 à 6 06 12 04124
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    Y’a queckun qui s’est fait baisé, ça c’est certain.

    Comme on l’explique sur le lien video, la classe moyenne fut une création causée par la crise et la guerre, à partir de 1930 jusqu’en 1980. Des hommes se sont battus pour la créer.

    Ensuite « l’orateur » de Princetown, dit bien, qu’à partir de 1980, c’est la politique qui est responsable de la production de l’inégalité sociale qui se poursuit toujours actuellement.

    Notons qu’il spécifie que c’est une mentalité qui s’est développée à partir des USA.

    Notons également que lorsqu’il mentionne le mot « Canada », il explique à ses « génies en herbe » que cela est un pays situé au nord des USA et où on parle une langue sensiblement semblable à leur. Preuve qu’à Princetown on est au fait de la société internationale.

    Donc, depuis 1980, la politique développe l’inégalité sociale. C’est également ce qui découle dans l’article plus haut.

    Par conséquent, il faut être très jeune pour affirmer et reprocher aux « anciens » de s’être fait baiser. Si on part de 1980 et qu’on ajoute 18 ans pour atteindre la majorité, on obtient 1998.

    Ce sont donc ceux qui, aujourd’hui, ont 31 ans et moins, qui se sont fait baiser par la politique qui furent bernés par des idéologies imbéciles; et ce depuis qu’ils ont la majorité et ça continue.

    Il serait peut-être bon qu’ils fasse comme leurs « ancêtres » et défendent les droits que ces « anciens » leurs ont acquis. Pour l’instant, il semble que ceux qui se lève pour les défendre soient des « personnes âgées » qui refusent d’être des « brebis » bonnes pour la casse et qui n’ont pas acquis l’habitude d’être bernés.

    Nous sommes dans le monde que nous avons créé, mais qui, depuis les années 1980, s’attend que les nouveaux adultes défendent ces acquis qui ont coûté la vie à une majorité de leurs parents. Et non que ces nouveaux adultes acceptent que la politique du capitalisme sauvage soit en train de tout détruire.

    Réveillez-vous!!!

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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