Les déficits américains:menace pour leur souveraineté

Les Etats-Unis négligent depuis trop longtemps les grands principes économiques, persuadés que leur hyper puissance était capable de survoler les écueils des déficits commerciaux et budgétaires. Aujourd’hui, cette légèreté se solde par un appauvrissement dramatique de leur population et par l’agonie du rêve américain. Il devient donc impératif, voire vital, que les Etats-Unis équilibrent enfin leur budget fédéral afin que l’intense pression qui s’exerce sur l’activité économique puisse peu à peu diminuer car les intérêts dont doivent annuellement s’acquitter leurs finances publiques pour assumer le seul service de ces déficits (de l’ordre de 14’000 milliards de dollars) entraînent l’économie dans une spirale infernale. 

Les dépenses fédérales – qui ne sont plus couvertes depuis de longues années par les recettes de l’Etat – sont progressivement amplifiées par les Républicains (ayant baissé les impôts de 20 à 16% du P.I.B.) et par les Démocrates (ayant augmenté les dépenses de l’Etat de 21 à 25% du P.I.B.)… En fait, les baisses d’impôts de la décennie écoulée ont constitué une des erreurs les plus fondamentales tout comme le fut l’attitude – indéfendable – des Républicains de ne pas taxer davantage les plus riches. N’oublions pas que le taux maximal d’imposition sous Eisenhower (dans les années 50) étaient de 91% contre … 35% de nos jours. Par ailleurs, pourquoi les Etats-Unis ne mettraient-ils pas en place un impôt inconnu chez eux, à savoir une T.V.A., à même de générer des fonds pour rembourser progressivement leurs dettes? En réalité, le calice est en train d’être bu jusqu’à la lie car les deux partis qui se partagent le pouvoir usent et abusent allègrement de la planche à billets.

Pourtant, ces dettes ont un poids intense dont le remboursement doit majoritairement être réglé en faveur de créanciers étrangers. Les comptes de l’Etat fédéral US se retrouvent donc aujourd’hui dépendants de créanciers étrangers qui – de facto – contrôlent ainsi la souveraineté nationale américaine. Difficile dans ces conditions de prendre des décisions – même de pure politique étrangère voire intérieure – en toute indépendance car ces créanciers exercent à l’évidence des pressions dans le sens de leur intérêt ou de celui de leurs alliés. Economie dévastée, perte d’influence et bouleversement de leur mode de vie, c’est à ces risques majeurs que s’exposent les Etats-Unis si le tir n’est pas rectifié très très rapidement.

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