Les derniers jours d’un condamné

Le compte à rebours de la prochaine crise – celle de l’implosion des endettements publics – est déclenché! Méfions-nous à cet égard de la globalité des dettes souveraines, y compris celles qui sont affublées de la notation maximale AAA car ces satisfecit ne signifient plus rien depuis quelques années… Les subprimes n’étaient-ils en effet pas les heureux porteurs d’un AAA? En d’autres termes, le défaut de paiement menace également les Etats réputés les plus solides et comment s’en étonner du reste puisque, tout étant corrélé, les dettes souveraines totalisent 35’000 milliards de dollars. Ce montant – qui devrait prochainement atteindre 50’000 milliards – contraint de jeter un autre regard sur la crisette des subprimes qui se chiffrait, elle, à 3’000 milliards de dollars.

Ne nous y trompons surtout pas car nous, citoyens, seront aux premières loges dans le cadre de cette catastrophe à venir, je veux dire – nous – citoyens Occidentaux. En effet, c’est les nations aux économies les plus développées et les mieux intégrées qui paieront le tribut le plus lourd car c’est nos établissements bancaires qui sont les plus engagés dans les pays fragiles qui, logiquement, chavireront en premier lieu. Il va de soi que nos Gouvernements renfloueront nos banques avec les deniers du contribuable – les nôtres -, émettant au passage de nouvelles dettes qui porteront les ratios des déficits par rapport aux P.I.B. à des niveaux absolument critiques…

En outre, le chômage élevé, condamné à perdurer aux Etats-Unis et en Europe, combiné à une croissance qui restera molle aggraveront davantage nos déficits publics car les recettes des Etats seront – au mieux – stagnantes. En effet, les coûts de financement des dettes souveraines augmenteront d’autant plus dramatiquement que certains de ces pays tenteront de retarder les échéances en imprimant de la monnaie. L’hyper inflation en sera la conséquence naturelle, voire immanquable, qui se traduira mécaniquement en une envolée des taux d’intérêts donnant le coup de grâce à notre pauvre Occident. Comment nos nations d’ores et déjà gonflées par leurs dettes à bloc pourraient-elles effectivement assumer un doublement des taux actuels?

Doublement qui serait un moindre mal car les masses monétaires en circulation associées aux déficits ambiants laissent craindre un triplement des taux d’intérêts actuels à un horizon de 24 mois! La progression des rendements payés sur les Bons du Trésor US de 3 à 9% alourdirait ainsi le déficit américain de 1’000 milliards de dollars supplémentaires… Nous ne sommes décidément que des troupeaux destinés aux abattoirs!

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