Les dessous de la crise économique – Entrevue avec Rodrigue Tremblay

Dans cette entrevue, le Docteur Rodrigue Tremblay explique les causes sous-jacentes à la crise économique actuelle et ses ramifications dans notre société. Il passe en revue le système bancaire et ses fraudes, la création de l’argent, les banques centrales privées. Bref, tout pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit et savoir comment s’en sortir.

Site Internet de Rodrigue Tremblay :

The New American Empire

Le Dr Rodrigue Tremblay est professeur émérite en finance internationale à l’Université de Montréal, Québec, Canada et titulaire d’un doctorat en économique de l’Université Stanford, en Californie, aux États-Unis. Il est l’auteur du livre Le Nouvel Empire Américain.

Le livre est disponible au Canada, en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Japon. Il a été récemment traduit en langue turque, sous le titre de « Yeni Amerikan Imparatorlugu », et est donc aussi disponible en Turquie.

La période de stagflation a débuté

Par Rodrigue Tremblay, 25 janvier 2008

« La guerre, après tout, qu’est-ce que les gens en retirent ? Pourquoi les veuves, les impôts, les jambes de bois et les dettes. »

Samuel B. Pettengill

« Les armés, les dettes et les impôts sont des instruments pour placer la majorité sous la domination de quelques-uns. »

James Madison, 4e président des États-Unis (20 avril 1795)

« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d`une nation et je n`aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »

Nathan Rothschild, 1791

L’été dernier, j’ai dit qu’il y avait une « crise de solvabilité » sous-jacente à la crise de liquidité dans le marché hypothécaire des subprime. Les banques centrales peuvent atténuer une « crise de liquidité » mais elles ne peuvent pas résoudre une crise de solvabilité. Toujours l’an dernier et avant le début des événements, j’ai émis un avertissement à l’effet que les États-Unis se dirigeaient vers la stagflation.

C’était dû à trois facteurs fondamentaux. Tout d’abord, les déséquilibres budgétaires structurels du budget fédéral en période de prospérité, qui font suite aux déficits budgétaires continus de l’administration Bush-Cheney engendrés par les dépenses liées aux guerres en Iraq et en Afghanistan de même qu’à ses grandes réductions d’impôt.

Deuxièmement, le surendettement de l’économie US en général jumelé à un taux d’épargne près de zéro (en 1981, il était de 12 %), qui a pour conséquence une augmentation rapide de la dette extérieure des Etats-Unis.

Troisièmement, l’indispensable baisse du dollar US visant à inverser et à corriger la détérioration de la balance des paiements des États-Unis. Le deuxième facteur [le surendettement] signifie qu’il y aura moins de dépenses de consommation dans les mois à venir alors que le troisième facteur [la dévaluation du dollar] attisera le feu de l’inflation globale. De plus, puisque les déficits budgétaires sont déjà élevés, il y a moins de marge de manœuvre pour des politiques fiscales agressives visant à soutenir l’activité économique. La table est mise pour une période de stagflation, c’est-à-dire une croissance économique ralentit et une hausse de l’inflation.

http://www.choq.fm/inclusion/script/conteur_ecoute.php ?date=2008-04-10&fichier=128_129.m3u&emission=129

4 pensées sur “Les dessous de la crise économique – Entrevue avec Rodrigue Tremblay

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    13 avril 2008 à 11 11 05 04054
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    William,

    Il y en a beaucoup plus qu’on le pense de voix extraordinaires comme Monsieur Tremblay, il ne suffit que de leur donner une chance d’être entendu. C’est ce que j’essaie de faire avec L’Autre Monde, car un autre monde est possible. Il suffit d’y croire et de se mettre en action.

    Si cette émission vous a plu, laissez vos commentaires. Ça m’encourage, ça montre votre intérêt et moi ça me donne de l’énergie pour aller chercher ces personnes qui ont beaucoup à nous dire et qui sont intègres.

    Merci pour le commentaire.

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    13 avril 2008 à 10 10 00 04004
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    Rodrigue Tremblay est un parfait exemple d’une voix extraordinaire d’analyse économique laissé de coté par nos pleutres de médias alors que l’on nous parade les guignols de l’IEM et chroniqueurs de La Presse comme des incontournables… MINABLE vous dis-je !!

    Son entrevue à l’excellente émission « Méchant Contraste » au sujet du viol de la souveraineté québécoise (Le Québec à vendre) est une pièce d’anthologie pour quiconque possède encore un brin de firté nationale et un esprit de justice sociale.

    Vivement un média indépendant au Québec, libre de la détermination sociale de Gesca et du décervelage au showbizz de Québécor.

    « L’économie du Québec s’en va à vau-l’eau. Les statistiques s’accumulent pour mieux boucher l’horizon. Les prévisions du Mouvement Desjardins sont accablantes, des années sombres s’annoncent : les investissements chutent, notre position relative se détériore, sur la plupart des indicateurs les plus stratégiques l’écart se creuse entre le Québec et le Canada. Gérard Bérubé (Le Devoir, 27 avril) parle de la morosité québécoise en se désolant des tendances qu’il observe pour mieux rappeler qu’il n’en a pas toujours été ainsi et que le Québec a, pendant quelques années (1997-2003), commencé de prendre un élan qui s’est arrêté pour cause de freinage idéologique : « […] il y avait un catalyseur, l’État se positionnant en partenaire de l’investissement privé pour recruter les investisseurs et attirer les projets industriels structurants. » Mais cela, c’était avant que la province ne renonce à ses aspirations nationales. Maintenant qu’elle n’est plus qu’une coque de noix ballottée par les vagues du marché, c’est autre chose.

    Un gouvernement qui s’effondre, une économie qui s’enlise, cela n’est pas affaire de vicissitudes politiciennes ni même de conjoncture. Une nation en déliquescence, ployant sous une domination qui la rend incapable de faire sa cohésion sur des finalités qu’elle puisse définir et contrôler, une nation empêchée et qui ne parvient pas à faire l’unité sur le projet de s’émanciper, une telle nation ne peut aspirer à la prospérité. Le gouvernement de Jean Charest est en train de réaliser sa mission historique. On ne régresse pas dans l’harmonie et le statut de minoritaire nié ne sera jamais un bon deal. On chauffe la maison en brûlant les meubles, les amis du régime se paie la curée et pour le reste, c’est ’sauve qui peut, chacun pour soi. » – Robert Laplante

    Parizeau déplore la fin du Québec inc.

    « La démocratie, ça consiste moins à s’entendre tous autour d’un compromis boiteux qu’à appuyer une idée intelligente qui ne fait pas l’unanimité. » – Jacques Parizeau

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    13 avril 2008 à 16 04 45 04454
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    François

    Poursuivez. C’est le mot d’encouragement que je peux vous adresser. Poursuivez sans relâche.

    Pierre R. Chantelois

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    16 avril 2008 à 10 10 38 04384
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    Pierre,

    Aie-je l’honneur de vous avoir comme auditeur ?

    Merci pour votre support. Il serait intéressant de vous avoir un de ces quatre sur les ondes, qu’en pensez-vous ?

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