Les difficultés urbaines et notre État

Jean-Pierre Bonhomme

Il y a encore des citoyens qui vivent d’illusions. Pas n’importe quelle illusion; une vraie, une gigantesque déconnexion de la réalité. Ils pensent que les Québécois sont devenus intelligents et qu’ils ont recommencé à vivre en ville au lieu d’aller s’installer dans les champs de patate de la périphérie urbaine. Or c’est le contraire qui se produit sans le moindre doute.

Un journaliste spécialisé en économie – la configuration des villes a des répercussions sur l’argent et sur l’environnement – a montré, mardi dernier, jusqu’à quel point la désertion des familles vers le no man’s land lointain est engagée.

On s’en doutait un peu. Contrairement à ce qui se passe en maintes villes d’Europe, on ne voit presque plus d’enfants et d’adolescents dans la vraie ville. Tout ce petit monde là est parti à veau l’eau.

Le journaliste, lui, faisait état d’une recherche faite par des chercheurs de l’agence fédérale de la statistique, recherche publiée dans Tendances sociales canadiennes, une publication de cette même agence.

Le constat qui m’intéresse le plus personnellement c’est celui-ci : 42 % des parents de la classe moyenne ont quitté Montréal en cinq ans. La perte de revenus qui en découle est « énorme» dit le journaliste.

Oui en effet! Il faut d’abord présumer que vivre en ville est un bienfait pour l’humanité; la dispersion urbaine gruge sur les terres agricoles, elle coûte cher à cause de la dépendance sur la voiture particulière et sur la grille d’autoroutes et elle coupe les multiples fonctions urbaines, celles qui distinguent les activités civilisées des autres, barbares. Les barbares, dans l’histoire de l’humanité ont toujours été ces personnes qui vivent hors les murs. Des barbares, il commence à y en avoir beaucoup. J’en ai personnellement vu beaucoup en Chine, ou les résidents s’installent dans des champs cultivables; et ce n’est pas parce que les demeures sont monstrueusement cossues que l’adjectif barbare ne s’applique pas. Le barbare est isolé de par sa nature même et ne contribue pas à l’enrichissement collectif. C’est la victoire de l’individu cupide sur la nation.

Le peuple, puisqu’il s’agit bien lui, le peuple avec ses familles, représenté par son gouvernement à Québec, a donc fui la ville au lieu de combattre pour se l’approprier. Cela donne les centre ville mortifères de toute l’Amérique du Nord, sauf ceux du Mexique – pour le moment – mais cela crée un problème particulier à Montréal où c’est tout une nation qui risque de perdre ses caractéristiques, sa culture.

En effet, le départ des familles québécoises pour la banlieue laisse tout le centre-ville de notre métropole

aux vagues d’immigration, et à certains richards de culture anglaise qui ont les moyens de s’installer sur la pente privilégiée du mont Royal, pente qui s’appelle West Mount.

Les immigrants ont tendance à s’intégrer aux mondes anglais «canadian» ou «american» et notre gouvernement finance leurs institutions largement. Il arrive qu’ainsi la nation québécoise, essentiellement française, perd sa métropole et qu’alors elle ne peut plus envisager de se distinguer collectivement. N’oublions pas que le Parti québécois – celui qui est installé dans l’opposition – a été fondé pour affranchir la population française de Montréal!

On nous dit que la population est partie en périphérie «parce que le terrain y coûte moins cher». Oui, certes! Mais qui se souvient du fait que, dans son premier programme électoral, notre cher René Lévesque avait proposé la Municipalisation des sols. Il était scandaleux de laisser les sols périphériques se dévaluer au point d’attirer toutes les familles; Lévesque voulait changer cela pour alléger le fardeau des vrais urbains. Cela ne s’est pas produit et les faux montréalais vivent maintenant dans des faubourgs qui s’étendent loin en direction de Trois-Rivières comme à Saint-Sulpice par exemple.

Comment ne pas penser que les États, celui d’Ottawa qui endosse les prêts, et celui de Québec qui néglige de planifier le territoire, comme c’est son devoir auprès des municipalités, ne sont pas complices de cette situation coûteuse, tant sur le plan de la simple économie des ressources physiques et sur le plan du patrimoine culturel? Moi je crois que nos États ne font rien pour consolider et équilibrer les villes et que cela fait leur affaire, surtout à Montréal, cet ancienne forteresse de la civilisation francaise en Amérique!

Je sais que mes propos ont un air radical. Je veux qu’ils l’aient. Car si nous voulons que les choses changent il faut aller à la racine des choses. A la racine il y a les moyens à prendre, répétons-le : la création d’un ministère de l’aménagement, de l’architecture et de l’urbanisme à Québec, une politique d’immigration favorisant le monde français et le développement de l’amour de la beauté en ville.

19 pensées sur “Les difficultés urbaines et notre État

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    14 décembre 2010 à 8 08 05 120512
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    Bon matin Monsiuer,
    je vous lis avec surprise …
    la dispersion urbaine (…)coupe les multiples fonctions urbaines, celles qui distinguent les activités civilisées des autres, barbares. Les barbares, dans l’histoire de l’humanité ont toujours été ces personnes qui vivent hors les murs. Des barbares, il commence à y en avoir beaucoup. (…)Le barbare est isolé de par sa nature même et ne contribue pas à l’enrichissement collectif. C’est la victoire de l’individu cupide sur la nation.
    Heu .. que des familles sortent de la ville pour aller vivre en campagne, avoir une meilleure qualité de vie, des frais immobiliers moins élevés, une chance d’être plus nature, plus autonomes énergétiquement et alimentairement en faisant leur jardin, en quoi ce genre d’atitude peut elle être reliée à « devenir un barbare » ?????

    Il faut d’abord présumer que vivre en ville est un bienfait pour l’humanité;
    Effectivement, le concept de départ de votre raisonnement est plutôt… bancal je dirai poliment .. si la ville a certains avantages, en quoi ces avantages seraient un bien fait pour l’humanité ? on n’est plus au stade où les gens avaient besoin de fortifications pour se protéger, on n’est plus obligé de sentir la poluution, les odeurs, les bruits, les embouteillages, les taxes élevées, l’atmosphére d’une grosse métropole où tout le monde vaque comme un zombie mêtro-boulot-dodo avec du pitonnage sur de l’électronique au milieu, woooo, quel bienfait !!!

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    14 décembre 2010 à 8 08 16 121612
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    bjr .. le Québec avait ete abandonne par les cousins francais aux « Rosbeaf » (anglais) maintenant ce sont les Quebecois qui desetent leur fief! les Rosbeafs ont encore gagne!.. ….
    mais patience !! patience… la monarchie anglo-saxonne va perir tres bientot pour laisser s ouvrir une voie Nouvelle aux Quebecois.. S’ils le desirent evidemment!

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    14 décembre 2010 à 9 09 50 125012
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    Si l’on se fie au boom gazier qui se répand comme un cancer au travers les États-Unis, la quête du gaz emprisonné dans l’Utica, formation rocheuse qui se concentre de Montréal à Québec surtout sur la rive sud du fleuve, transformera nos campagnes en zone industrialisée en un rien de temps. C’est déjà commencé à Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Édouard, Leclercville, Saint-Louis, Saint-Grégoire, Fortierville, etc… Voir carte Google avec tous les sites de forage ici: http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=en&msa=0&msid=117395303184081112220.00049469d9c4eb2cb169c&ll=45.786679,-72.828369&spn=0.574584,1.09314&z=8&source=embed . On peut facilement prévoir un exodus: tant qu’à vivre avec la circulation lourde, les compresseurs, les génératrices, les explosions des fracturations et réseaux de gazoducs, tout si bien vivre en ville!

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    14 décembre 2010 à 11 11 26 122612
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    Remarque, c’est pas une mauvaise idée.. ça laissera plus de place aux barabares dans la nature !

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    14 décembre 2010 à 11 11 30 123012
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    M. Bonhomme,

    J’ai fait bien attention de vous ménager jusqu’à présent, vous laissant publier vos billets sans les commenter, même si je n’étais pas toujours d’accord avec vous.

    Mais là, franchement, c’est trop!

    Je ne sais pas par ou commencer, pour exprimer mon profond désaccord avec le contenu de votre article.

    Fondamentalement, vous dites que la qualité de vie à Montréal se détériore, et que ceux qui déménagent à la campagne pour y élever leurs enfants sont des égoistes qui devraient être empêchés de vivre là ou ils le désirent, afin de pouvoir mieux contribuer au fardeau fiscal (lire confort) de ceux qui vivent à Montréal.

    Pour y parvenir, vous souhaitez une plus grande intervention de l’État dans la vie de ces gens qui fuient la ville, en partie, pour s’éliogner de la règlementation omniprésente. Vous n’avez manifestement pas compris que les problèmes causés par les politiques de l’État ne peuvent être réglés par une intervention accrue de l’État.

    Vous semblez incapable d’accepter que certains choisissent d’exercer leur libre-arbitre et cherchent à se dissocier du monstre bureaucratique que vous avez nourri, que vous adorez, dont vous avez profités, et que que vous désirez préserver, appramment à n’importe quel prix, mêm si cela signifie d’empêcher les gens de vivre là ou ils veulent, et d’élever leurs enfants dans l’environnement de leur choix.

    Votre attitude est vraiment désolante, mais je crois aussi que vous représentez très bien votre génération, prête à sacrifier ses enfants, ses petits-enfants, et leurs petits-enfants, pour maintenir l’illusion dans laquelle vous vivez.

    Même le titre de votre article est faux. Si vous croyez que l’état est  »notre État », j’ai des petites nouvelles pour vous. Vous devriez lire les articles et les commentaires publiés par ceux qui viennent sur ce site. Cela vous serait bénéfique.

    Bonne journée quand même et je vous souhaite de voir un jour la lumière.

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    14 décembre 2010 à 15 03 03 120312
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    M.Bonhomme ceux qui s’en vont à la Campagne le 42% de la classe moyenne , cela pourrait aller , si on n’empiétait pas sur les terres cultivables du Québec.

    En 2010 , avec les imbéciles qui nous dirigent , cela ne va plus, car ;
    quelqu’un de la ville qui arrive à la campagne et qui a de l’argent , parvient à si bien sucer (les innocents , les ignorants et les incompétents qui dirigent les Gouvernements , que les  »PETITS CULTIVATEURS  », qui veulent encore produire sainement , en arrachent.

    Depuis 1996 , et même avant que je me bat pour dire : qu’il y a des Règlements et des LOIS , seulement qu’à les faire respecter.

    Le Code Civil du Québec est 1/3 trop épais et le Code Criminel les 2/3 sont de trop , et c’est la faute de la couronne. Tant qu’au Code et règlements des Municipalités et le Loi sur les compétences Municipales , c’est triste.

    Sacrament , c’est pas compliquée la Campagne ,
    T’attaches ton chien , car les vaches à boeuf ne savent pas quoi faire avec un chien , c’est fou raide comme leur maître. Réserve , sont pas tous fous les chiens. === Par contre des coyotes , emmènes -en à la  »40 ».
    Tu fais ton clos , et tu enlèves les Jésus-Christ de salopperies qui nuisent à la production de ton voisin.
    Tu te mets bien creux dans ta tête que ta  »LIBERTÉ » fini où commence celle de ton voisin , pis il n’y en aura pas de problème , car il n’y a rien de mieux qu’un bon voisin. Pis cré-moué j’en ai en masse.
    J.M.D.S.

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    14 décembre 2010 à 21 09 00 120012
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    Une histoire justement de barbares :

    [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=v4n7wfo1C-8&fs=1&hl=en_US&rel=0&color1=0x5d1719&color2=0xcd311b]

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    14 décembre 2010 à 22 10 14 121412
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    Il n’y a pas d’harmonie, en ville. Tout ce qu’on voit, c’est du béton, des chars et des gens qui sont seul dans leur petite bulle. Si seulement habiter en ville, ça voulait dire vivre ensemble, en communauté, à partager et travailler pour le bien collectif.

    Non. Pour moi la ville, ça représente des maisons pas achetable, un air dégueulasse à respirer, le bruit incessant des voitures et des camions, le stress ambiant, l’individualisme, des gens presque parano quand on les salues en passant sur le trottoir, etc….

    On parle de Montréal, mais on pourrait dire la même chose de n’importe quel autre grande ville Nord-Américaine.

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    15 décembre 2010 à 0 12 33 123312
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    @Aimé Laliberté

    Votre mauvaise foi est parfois enrageante. M. Bonhomme ne parle pas des gens qui vont s’installer dans des fonds de rang en campagne, mais de l’étalement urbain et des coûts économiques, écologiques et sociologiques que cet étalement génère. Je ne crois pas qu’il y ait moins de règlements à Mirabel ou à Beloeil qu’à Montréal et que ce soit pour cette raison que les familles quittent. Mais à vouloir toujours payer moins cher et en avoir plus pour son argent, on finit par ne plus faire d’aubaine quand on s’installe sur le garde-manger de nos enfants et petits-enfants qui paieront le prix de ces décisions à courte vue. Continuer de laisser des promoteurs immobiliers construire des quartiers entiers de petits manoirs cossus sur les meilleures terres du Québec ne me semble pas la meilleure manière d’assurer l’avenir de nos enfants.

    On n’a pas besoin de fuir la ville pour lutter contre le monstre bureaucratique! On peut le combattre de partout. Et ce n’est pas parce que l’État a été privatisé au profit de quelques oligarques que nous devons renoncer à nous le réapproprier. Comme ça, quand on a un voisin qui ne comprend pas que sa liberté finit où commence celle de l’autre, comme le dit si bien M. De Serre, on a des recours. Et quand tout le monde aura compris le concept de « limite », on pourra peut-être se passer de cet outil (l’État) devenu obsolète.

    @Marc Lafontan

    L’agriculture urbaine, ça ne vous dit rien? Personnellement, je connais plus de citadins qui cultivent leurs jardins que de banlieusards faisant la même chose. Les banlieusards que je connais cultivent leur spa, la piscine hors-terre, la salle de gym personnelle et la voiture individuelle (c’est une généralisation abusive, évidemment). Et pestent quotidiennement sur la longueur du trajet qu’ils se tapent matin et soir pour bosser en ville et se plaignent du peu de temps qu’ils ont ensuite à consacrer à leurs enfants. Beaucoup de ces gens sont très loin du mode de vie rural et le méprisent totalement.

    Vouloir toujours en avoir plus pour moins cher, quitte à détruire les moyens de produire leur nourriture des générations futures, moi aussi j’appelle ça de la barbarie (d’autres appellent les barbares « gringos »et leur mode de vie « le dragon fou », mais à chacun son imagerie) . Au nombre d’humains qu’il y a sur cette planète, faire la promotion de la densification urbaine n’est pas un luxe. Il va falloir réapprendre à se tasser un peu si on veut préserver l’habitat des autres espèces, celles qu’on appelle « de la bouffe ».

    De toute manière, la liberté, comme c’est dans nos têtes que ça commence, il y aura toujours moyen de faire un peu d’espace pour en conserver. On peut tous faire un peu de ménage dans nos vieilles idées et en mettre quelques unes à composter. Peut-être même que certaines pourraient enfin germer!

    C’est une vieille légume-racine qui vous le dit! MDR
    Et vive les radicaux libres du Québec!

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    15 décembre 2010 à 8 08 17 121712
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    Terez L.,

    Je ne suis pas de mauvaise foi, contrairement à ce que vous prétendez.

    Je suis en désaccord avec certaines affirmations contenues dans le billet de M. Bonhomme.

    M. Bonhomme compare les banlieusards à des barbares. Il prétend que le fait de quitter la ville est  »la victoire de l’individu cupide sur la nation ». Il suggère qu’il existe un supposé devoir collectif de défendre la francophonie à Montréal.

    Je n’accepte pas cette prétendue obligation collective de vivre à Montréal pour le plus grand bien de la prétendue nation, ou de la ville de Montréal. Si Montréal s’anglicise, c’est autant à cause des politiques d’immigration de Québec et Ottawa que du mouvement vers la banlieu et la campagne.

    Si la classe moyenne déserte Montréal, il y a plusieurs facteurs. Les taxes sont trop élevées à Mtl., la circulation est souvent trop lourde, il y a trop de bruit, et trop de contraventions pour les automobiles. Le prix un peu plus abordable des maisons en périphérie est sans doute un facteur qui explique le déplacement de la classe moyenne, mais il y en d’autres, car les maisons sont aussi dispendieuses en banlieu. Il faut aller loin pour trouver des maisons vraiment abordables. À montréal, les taxes sont trop élevées, la circulation est souvent trop lourde, il y a trop de bruit, et trop de contraventions pour les automobiles, la densité de la population est plus grande, et on est toujours tenté de dépenser plus en ville qu’en banlieu ou à la campagne, car il y a plus d’occasions d’achat.

    Si tu veux ouvrir un commerce à Montréal, ça te coûte la peau des fesses en loyer, taxes et en permis, puis tu peux perdre tout ton investissement parce que les cols bleus prennent 2 ans à rénover ta rue, comme sur St-Laurent il y a quelques années.

    En plus l’administration municipale est impersonnelle, corrompue, coçuteuse, et entre les mains d’une petite clique de profiteurs bien-pensants.

    De plus, étant une île, Montréal est graduellement transformée en une espèce de prison, ou tous les entrées et sorties seront contrôlées, tous les déplacements observés etc…

    Ouvrez-vous les yeux au lieu de prétendre que je suis de mauvaise foi.

    Puis, il y a tout ces petits malfaiteurs qui trainent par ci par là, dans les bars et les clubs, et les putes, les agences d’escorte, etc…

    Il y a plusieurs raisons pourquoi des parents voudraient élever leurs enfants ailleurs qu’à Montréal, surtout s’ils n’ont pas les moyens de vivre dans les meilleurs quartiers.

    La preuve n’est-elle pas dans le pudding? Si tous ces gens de classe moyenne ont quitté la ville, n’est-ce pas la preuve qu’il existe un sérieux problème, ou est-ce que tous ces gens ont tort?

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    15 décembre 2010 à 8 08 23 122312
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    Terez,

    En plus, votre suggestion qu’il n’y aura plus suffisamment de terres arables pour nourrir tout le monde est ridicule.

    Il est très difficile de faire de l’argent avec l’agriculture, mais ce n’est pas à cause de l’étalement urbain, mais plutôt parce que les réseaux de ditribution sont entre les mains d’une petite clique de supermarchés qui ont un pouvoir d’achat démesuré et des politiques des divers paliers de gouvernement qui rendent la vie plus difficile aux agriculteurs.

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    15 décembre 2010 à 16 04 43 124312
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    Monsieur Aimé Laliberté . fais attention quand tu t’adresse à Madame Terez L. car je ne peux que m’appercevoir que tu n’y connais absolument rien DE LA CAMPAGNE.=== Continue de faire comme Pauline et sarcle tes patates et tes carottes et pour les doryphores , pour t’aider , les vrais bêtes à patates( Je ne te parle pas des importées pour aider les atocas et qui infestent nos maisons à mesure qu’il y a un petit trou) === ; tu te lève de bonne heure , tu les amasses dans une chedjiére et tu vas voir que tu vas avoir un certain plaiser a les écraser après 3 jours , si tu oublie de les ramasser. === C’est sûr qu’il y a le produit qu’il vendent à la CO-OP ou AILLEUR et c’est facile , mais moi avec le temps , j’ai appris que la poudre et l’eau poudrée , ça TUE AUSSI. Donc pas NATUREL.
    Je crois qu’il y a aussi Monsieur Lafontaine qui s’occupe de  »PATATES » , j’espère qu’il va lire.
    J.M.D.S.

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    15 décembre 2010 à 17 05 18 121812
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    Jean-Marie,

    Je vis à la campagne depuis quelques années. J’adore ça. Il y a beaucoup de cultivateurs dans ma région. Je me lève tous les matins pour aller nourrir nos 5 poules, 2 vieux chevaux, 2 chiens et 3 chats. On utilise beaucoup le poele à bois en hiver. Je passe une bonne partie de l’été dans mon jardin. Je fais pousser de l’ail, des tomates, des herbes et d’autres légumes. Le reste de ma famille vit aussi à la campagne, dans une autre région, et j’ai grandi à Montréal ou j’ai passé près de 30 ans de ma vie. Je pense que je connais assez bien la campagne, même si tu n’as pas l’air d’accord avec moi. Mes patates n’étaient pas très réussies cet été. Je vais faire mieux l’an prochain. Mais mon ail est excellent, les gousses sont grosses et dures et tout le monde l’aime. Je fais aussi une marinade avec la fleur d’ail. C’est très bon. Je cultive uniquement bio, et tout pousse très bien.

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    15 décembre 2010 à 21 09 00 120012
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    @Aimé

    Et moi j’ai grandi à la campagne. Si tu es capable de comprendre que d’acheter de l’ail chinois, ce n’est une aubaine qu’à court terme, tu devrais être capable de comprendre aussi que de s’installer sur les meilleures terres du Québec, ce n’est une aubaine qu’à court terme aussi. La campagne et la banlieue, c’est très différent. J’adore la campagne, mais je déteste la banlieue qui est, selon moi, une excroissance pathologique du rêve américain et de la pseudo liberté que nous procure la dépendance aux hydrocarbures. C’est certain qu’il n’y a pas un seul facteur pour expliquer l’exode vers les banlieue, mais la cupidité et le toujours plus font certainement partie de ces facteurs.

    La bio-diversité est en danger. Cette année, sur le plateau, on a eu des marchés fermiers tout l’été et l’automne. Il n’y a personne qui nous oblige à acheter de l’ail chinois. On peut décider d’acheter bio et local et de ne pas fréquenter les gros supermarchés. On peut choisir la qualité plutôt que la quantité. On peut encourager l’Union Paysanne plutôt que l’UPA. On a une certaine liberté. Mais on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

    Pour ce qui est des malfaiteurs et des clubs mal famés, il me semble qu’ils sont aussi très nombreux en région. Montréal n’en a pas le monopole. Dans ma région natale, les motards et les clubs de danseuses ne manquaient pas. Et quand je me promène au Québec, que ce soit à Sept-îles, à Chibougamau ou à Nominingue, on trouve ce genre de tripots en quantité. Alors, si les gens sont assez naïfs pour croire qu’ils peuvent protéger leurs enfants du monde actuel en migrant en banlieue, c’est leur affaire, ça, c’est certain.

    Pour ce qui est des contraventions, je roule en vélo d’avril à novembre et en autobus ou métro le reste de l’année et je n’ai vraiment aucun problème de contravention. Comme je n’ai aucun problème à sortir et entrer sur l’île. De plus, même en vélo, je respecte le code de sécurité routière, alors, même si on décidait de serrer la vis aux vélos, je devrais m’en tirer. Quand on est pas trop pétro-dépendant, on arrive à s’en tirer malgré l’insularité de Montréal.

    Pour ce qui est de dépenser plus en ville qu’en banlieue, je m’excuse, mais je ne crois pas que mes collègues banlieusards font des économies lorsqu’ils vont au 10-30 ou au Cotsco. Je n’ai jamais vu personne sortir du Cotsco avec une facture en bas de $100.00 et sans items totalement inutiles. Désolé, mais je dépense beaucoup moins comme grano du plateau comme m’appellent mes collègues, que comme consommo de la banlieue qui carbure au rêve américain.

    Pour ce qui est de l’administration municipale, c’est certain qu’elle est impersonnelle si tu ne t’impliques pas. Mais aucune loi ne t’interdit de t’impliquer. De toute manière, selon l’édito de « La Presse » du jour, l’électeur moyen ne connait pas les gens à qui il donne le pouvoir. Pas très étonnant qu’ensuite, ces mêmes élus pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Le citoyen moyen s’en contre-crisse.

    http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201012/14/01-4352401-ces-inconnus-qui-nous-gouvernent.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS1

    Ton dernier argument est une preuve de ta mauvaise foi. Quand tu parles de la preuve dans le pudding ou du fait que la force du nombre serait une preuve de la vérité d’un argument, là, tu me déçois vraiment.

    J’ai beaucoup appris en suivant les liens que tu insérais sur ce site. Je te considère comme quelqu’un d’intelligent et de plus informé que la moyenne des gens. Est-ce que, comme la majorité des citoyens adhèrent à la thèse officielle du 11-09, il ne faudrait plus douter de la véracité de celle-ci malgré les nombreuses incohérences? Est-ce que, parce que le citoyen lambda a confiance dans l’intégrité du système bancaire et fait confiance à la monnaie fondée sur la dette, il nous faudrait faire de même?

    C’est là que je trouve que tu es de mauvaise foi. Tu es capable de trouver des arguments plus forts que ça. Fais un effort! M. Bonhomme, M. De Serre et moi-même méritons de meilleurs argument de ta part.

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    16 décembre 2010 à 8 08 41 124112
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    Parlant de barabres :
    Selon Claude Lévi-Strauss, toutes les sociétés partagent une tendance à l’ethnocentrisme. Une tendance qui consiste à considérer l’autre comme un « barbare » et qui peut resurgir chez tout individu : « L’attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu’elle tend à réapparaitre chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. « Habitudes de sauvages », « cela n’est pas de chez nous », « on ne devrait pas permettre cela », etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. »

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    16 décembre 2010 à 10 10 06 120612
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    Terez,

    Je suis d’accord avec toi que la banlieu et la campagne sont deux choses différentes. Je n’aime pas plus que toi la banlieu, mais j’aime beaucoup la campagne.

    Si je dis que la preuve est dans le pouding, c’est qu’il doit bien y avoir une raison pour laquelle tous ces gens de la classe moyenne ont quitté la ville. Le prix des maisons est un facteur important à mon avis. Si les gens ont les moyens de s’acheter une maison en banlieu mais non en ville, c’est certain que c’est un facteur important. Quand tu as une famille, tu cherche à acquérir quelques biens pour tes enfants, dont une maison. Ce n’est pas anormal. Une maison à Montréal coûte facilement 500 000 $ et le compte de taxes est au moins 5 000 $. Ce n’est pas tout le monde qui peut se payer ça. C’est la triste réalité.

    Aussi, il faut réaliser que les villes en banlieu permettent des développements avec des très petits terrains, ainsi que les construction de condos, et que c’est d’abord et avant tout pour permettre à la municipalité d’acquérir des contribuables. Ce qu compte, c’est le compte de taxes qui va faire vivre le parasite en chef et ses petits zamis à l’hotel de ville.

    Une ville c’est une corporation (municipale). Les corporations cherchent toujours à augmenter leurs revenus (par les taxes des contribuables).

    Les gouvernements ne sont pas vos amis. Quand le deal se fait entre une municipalité et un développeur immobilier, les autres citoyens ne sont pas invités.

    Puis, il y a les agriculteurs. Que dire du cultivateur qui vend sa terre à un promoteur immobilier, ou qui la loue pour y placer une tour cellulaire ou une turbine éolienne.

    La cupidité n’a pas de couleur ou de classe, à mon avis.

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    16 décembre 2010 à 15 03 34 123412
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    Monsieur Aimé Laliberté , comme vous le faites présentement je ne sais où , on pourrait le faire en plusieurs endroits de la CAMPAGNE. === Suffirait que les Municipalités ne soit pas dirigées par des In.Ig.Inco., ou j’aurais pu dire 2 de piques……..

    Entre les deux rangs en campagne où que l’on se soit assûrer qu’il y a de l’eau et que cela ne nuit pas à l’agriculture , devraient être coloniser par les citadins. === pas près d’un mont Quelque chose pour accomoder les TROUS-DU-CUL qui vont brailler lorsque ce sera le temps de payer leur taxes .
    Parce que cela coûte plus cher accomoder un Trou-du-cul…….
    J.M.D.S.

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    17 décembre 2010 à 16 04 14 121412
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    Monsieur Aimé Laliberté vous dites : la preuve n’est-elle pas dans le pouding ? Si tous les gens de la classes moyennes ont quitté la ville , n’est-ce pas la preuve qu’il exixte un sérieux problème , ou est-ce que tous ces gens ont tort ?

    Personnellement , je vous dirais les deux. === C’est dégueulasse , si une maison coûte 5000.000 et 5,000 dollars en taxes , vraiment quelque chose ne va pas.

    Voilà 2 ans , j’ai offert le centre de l’Univers : 136 âcres cultivables drainées 99.9 % +machinerie et cheptel , pour $666,000.54 , négociable. On pouvait enlever 54 sous.

    Content que vous m’ayez dit Monsieur Aimé Laliberté , je vais en parlé avec Monsieur Frégeau……
    Jean-Marie De Serre.

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