Les liens entre les syndicats et les associations étudiantes et la sortie médiatique de Lucien Bouchard :

Par Simon Leduc

Les syndicats et les associations étudiantes : même combat 

TVA nouvelle a appris que l’ancien porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois a déniché un emploi à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). L’ancien leader de la frange radicale du mouvement étudiant a le droit de travailler pour un syndicat, c’est un choix personnel et il faut respecter cela. Mais, on ne me fera pas croire que la CLASSE n’a pas de liens avec les syndicalistes de la CSN. Lors du conflit étudiant, la centrale syndicale a financé l’association étudiante extrémiste à la hauteur de 35000$, ce n’est pas rien. On va se dire les vraies affaires, les dirigeants de la CLASSE ne défendent pas les intérêts de ses membres mais bien ceux de ses petits amis idéologiques et le passage de GNB à la CSN le prouve bien. C’est la même chose concernant les deux autres groupes étudiants (la FECQ et FEUQ). Ceux-ci ne représentent pas les intérêts des jeunes mais bien ceux de leurs amis gauchistes et le passage de Léo Bureau Blouin au PQ en est une autre preuve. Je ne crois pas que tous les étudiants sont des gauchistes partisans du Parti québécois et de Québec solidaire. Les jeunes d’allégeance plutôt conservatrice doivent être tannés en maudit de payer des cotisations aux clubs écoles des grandes centrales syndicales. Celles-ci sont en partie responsables de l’état de délabrement économique de la société québécoise et du gâchis que les jeunes générations vont hériter. Les étudiants devraient avoir le choix d’adhérer ou non à une association étudiante. Comme cela, leur liberté de choix serait respectée. Le seul rôle d’une association étudiante est de défendre les intérêts de ses membres et non pas de faire de la petite politique partisane. La liberté de choix est un principe sacré qui n’est pas respecté par les syndicats et leurs clubs écoles, cela me dépasse. Après cela, ces groupes qui se targuent d’être progressistes font des leçons de démocratie à Stephen Harper, cela me fait bien rire.

Lucien Bouchard : un grand chef d’État 

L’ancien premier ministre a fait une tournée des médias pour faire la promotion de son nouveau livre (lettres à un jeune politicien). On lui a posé des questions concernant la situation post élection. Lucien Bouchard a écorché au passage son ancien parti. Celui-ci affirme que le Parti québécois n’a pas de programme économique et que les référendums d’initiatives populaires seraient nuisibles pour le Québec. Il a bien raison de dire qu’une troisième défaite référendaire affaiblirait la Belle province. Selon lui, la souveraineté n’est pas une priorité et qu’il faut s’occuper des vraies priorités : l’éducation, la santé, la dette, l’état des finances publiques et le création de richesse. L’incompétence économique du Parti québécois est flagrante et M. Bouchard ne doit pas reconnaître son ancien parti qui avait pourtant lutté avec succès pour le déficit zéro. Contrairement à Pauline Marois, M. Bouchard est un véritable homme d’État. Celui-ci n’aurait jamais porté le carré rouge et ainsi défendre les intérêts d’un lobby. Lorsqu’il était premier ministre, il gouvernait pour la majorité silencieuse et non pas pour des groupes de pression. C’est tout le contraire de la nouvelle première ministre et l’abolition prochaine par décret de la hausse des frais de scolarité (qui est pourtant appuyée par une majorité de Québécois) le prouve bien. Elle va agir ainsi pour faire plaisir à ses petits amis carrés rouges, c’est révoltant. On aurait besoin d’un leader de la trempe de Lucien Bouchard mais malheureusement, on doit se contenter d’une petite politicienne de carrière, misère.

Ecrit par : Simon Leduc le 18 septembre 2012.

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