Les navets de la taxation

Les navets de la taxation 

       Cicéron s’opposant à César avec véhémence, commença son discours en disant : « Jusqu’à quand César…bla bla bla…? »

        S’il vivait aujourd’hui sa question serait plus « démocratique » et s’adresserait à la population en s’arrachant les cheveux et criant : « Jusqu’à quand, citoyens, accepterez-vous de vous faire flouer constamment par des « cultivateurs de la démocratie qui ne savent produire que des « navets sociaux-économiques » ????

       Et la question serait extrêmement pertinente. Cette question s’adresserait à toute la population du Canada; mais, comme je connais mieux la question du Québec, c’est aux Québécois que je m’adresserai ici, sans pour autant me prendre pour Ciceron.

 Donc :

      « Jusqu’à quand, tabarnak, allez-vous vous laisser manipuler comme des imbéciles obtus??? »

(Ouf! Ça fait du bien)

 La dette du Québec :

       Qu’est-ce qui fait augmenter la dette?

       La réponse est assez simple malgré que les « spécialistes économiques » se targuent d’être les seuls à pouvoir le comprendre

      Le déficit budgétaire. Ce qui est bien évident.

1) Les investissements effectués par le gouvernement dans les sociétés d’États.

       Ce qui est tout aussi évident; mais c’est une position que le gouvernement défend en disant que c’est un « investissement social » dont profite toute la société. Par contre quand on regarde les salaires, plus bonis des dirigeants qui sont des amis nommés par le gouvernement pour administrer ces « investissements », on se rend bien compte de l’identité de celui qui profite  de cet « investissement social ». On défend alors la raison de ces salaires faramineux en disant que si nous ne donnons pas de très bons salaires à ces administrateurs, on risque d’encourager des « malversations ». Autrement dit : on donne ces postes à des « voleurs potentiels ».

 2a)  Les sociétés d’État font des profits et en remettent une petite partie au gouvernement. Le reste est gardé pour financer ses propres investissements. C’est cette partie qu’elle garde qui ajoute à l’endettement de la province puisque les « profits » ne servent pas à payer la dette qui porte à intérêt continuellement.

 3)  De plus, le gouvernement effectue, à certains moments, des mises de fonds dans les sociétés d’État, par exemple, la Société générale de financement du Québec. De telles mises de fonds entraînent une hausse des besoins de financement du gouvernement et donc hausse de sa dette.

4)   L’investissement net dans les réseaux de la santé et des services sociaux et de l’éducation, qui comprend les prêts de Financement-Québec et de la Corporation d’hébergement du Québec aux établissements pour financer leurs immobilisations, entraîne une augmentation de la dette du gouvernement.

5)  Le gouvernement effectue également des investissements en immobilisations (ex. : routes), qui nécessitent des emprunts et qui font augmenter la dette. Au moment où elles sont effectuées, les immobilisations sont portées au bilan du  gouvernement. Par la suite, elles sont graduellement inscrites à la dépense en  fonction de leur durée de vie utile.

            Et ces « dépenses » justifient la disparition des revenus d’impôts qui  s’évaporent on ne sait où, en réalité.

 6) La variation de certains autres postes de l’actif et du passif du gouvernement,  par exemple les comptes à payer et les comptes à recevoir, peut aussi entraîner une augmentation de la dette.

         C’est un peu ce qui se produit au no 5.

           Et finalement,… enfin, les versements au Fonds des générations, tirés directement de la population, font diminuer la dette.

           Relisez le tout et dites-moi où les revenus d’impôts servent au remboursement de cette dette. Il est clair que l’administration des revenus de l’impôt au citoyen ne sert en définitive qu’à prendre des mesures qui augmentent la dette ou qu’à justifier les emprunts aux financiers pour administrer la province. C’est tellement vrai que l’argent qui rembourse vraiment la dette provient d’un « ajout » de ponction parallèle à l’impôt, dans la population, que l’on appelle : « Fonds des générations ».

          Les gouvernements administrent avec une carte de crédit dont le plafond est limité par le PIB et la carte demeure toujours très près de son plafonnement.

          Ensuite, pour nous convaincre qu’il nous faut rembourser, on nous montre un compteur qui tourne à une vitesse folle représentant l’augmentation effarante de cette dette. Le citoyen ne pouvant en croire ses yeux, ravale ses émotions et consent à se serrer la ceinture un peu plus en perforant cette ceinture d’un nouveau trou; parce qu’il y a longtemps qu’on a dépassé le point des trous prévus dans la ceinture.

         C’est alors qu’entre en scène le « reproche voilé » que nous vivons au-dessus de nos moyens mais qu’il ne faut pas que les acquis sociaux soient diminués, ce qui est l’évidence même. Mais croyez-vous sincèrement que ces acquis sociaux sont vraiment défendus par nos « pieds de céleri »???

         C’est acquis sociaux sont au-dessus de nos moyens seulement si les revenus d’impôts sont insuffisant pour les payer. Autrement dit, le gouvernement nous dit que nous ne payons pas assez d’impôts pour bénéficier de tels régimes sociaux.

          Voyons les raisons responsables du fait que ces « acquis sociaux » sont au-dessus de nos moyens :

Les « navets » de la taxation :

         La politique nous présentent toujours, exclusivement, deux facettes : L’une est celle de l’administration basée sur la comptabilité objective restreignante pour avoir une bonne économie, et l’autre sur la liberté de dépenser (investir) en fonction du Bien-être de l’économie. Tout cela caché sous la façade du Bien-être du peuple.

        Les deux partis sont indiscutablement dévoués à l’économie mais selon des politiques d’administrations différentes.

        C’est alors qu’est apparu le Parti Québécois qui s’est présenté sous un tout nouveau « drapeau » : « La souveraineté ». Le Québec deviendrait un pays et tous les problèmes disparaitraient parce que nous serions maître de nos revenus imposables et échapperions à cette dilapidation de nos argents par le fédéral.

       Il était bien évident, depuis un bon bout de temps, qu’aucune des positions politiques officielles habituelles n’avait le but d’améliorer la qualité de vie du citoyen. Ils veillaient strictement sur l’économie.

       La venue du Parti Québécois annonçait un « vent nouveau » axé sur le bien-être du citoyen. Une toute nouvelle optique qui veillerait sur la qualité de vie de chacun, tout en administrant sainement l’économie.

        Heureusement pour nous, aujourd’hui, que le Parti Québécois a été au pouvoir assez longtemps pour nous permettre de discerner les différences entre son administration et celle des autres partis. Voici les résultats :

De 1966 à 1980, le taux d’imposition des individus gagnant moins de $20,000 n’a pas changé; c’est-à-dire 7,1%

       Pour ceux qui déclarent un revenu de $20,000. à $50,000, leur taux d’imposition est passé de 13,2% à 14,4%. On parle ici de la « classe moyenne »; c’est elle qui subit une hausse d’impôt de 9%.

       Pour ceux qui déclarent un revenu de $50,000 à $100,000, leur taux d’imposition est passé de 17,7% à 17,1%  Une baisse d’impôt pour ces « mieux nantis ».

       Pour ceux qui déclarent un revenu de $100,000 et plus, leur taux d’imposition passe de 21% à 19%. Un plus grande Baisse d’impôt de 10% pour ces gens encore mieux nantis.  

        Il est bien évident ici, que la baisse d’impôt donnée au « bien nantis » s’est fait au détriment de la classe moyenne qui elle, a subit une hausse d’impôt de 9%.

        Mais le montant récolté est évidemment beaucoup supérieur à celui remis aux mieux nantis; donc le gouvernement faisait d’une pierre, deux coups. Ils se garantissait le reconnaissance des riches et s’appropriait d’un magot important malgré cette ristourne consentie aux mieux nantis. La tendance ses alors manifestée à travers tout le Canada et non seulement au Québec.

 Le fisc progressif :

        Qu’est-ce qu’un régime fiscal progressif ?

        Un régime fiscal progressif est fondé sur le principe selon lequel chaque citoyen s’acquitte d’une plus grande part des impôts à payer au fur et à mesure que ses revenus augmentent. Ce principe, connu sous le terme d’équité verticale, commande qu’un contribuable dont la capacité de payer est plus grande soit plus imposé qu’un autre.

        Avant 1988, il y avait 16 paliers d’impositions. Chacun des paliers se rapportaient aux niveaux de revenus des citoyens et avaient chacun leur taux différents d’imposition.

     En 1988, on décida de « simplifier »les dispositions du régime et on élimina 11 paliers d’imposition. Il n’en restait que cinq. Le taux d’impositions minimal fut fixé à 16% et le taux maximal, à 24%. On montait le taux des « moins nantis » et diminuait celui des « Biens nantis ».

  En 1997-1998, le ministre des finances du Québec fit encore mieux :

     Dans le budget de l’année 1997-1998 du ministre des Finances du Québec, on peut y lire textuellement « qu’à compter du 1er janvier prochain, les dispositions complexes du régime, provoquées par le fait qu’il comporte, cinq tranches d’imposition, seront simplifiées par une nouvelle table d’imposition qui ne comptera que trois tranches ».

     Ironiquement, ce que le ministre oublie de dire, c’est que cette modification régressive éliminera tout au plus trois lignes dans la Loi de l’impôt qui, elle, contient plus de 2 000 pages. Toute une « simplification » importante de la loi; avouons-le!

       On découvre ici une évidence incontournable. Le gouvernement de 1988 trouvait 16 tables d’imposition trop compliquées et il l’a diminué à 5 tables d’imposition. En 1997, le gouvernement à encore une fois trouvé 5 tables trop complexes et l’a diminué à 3. Ne venez pas me dire que les gouvernements actuels sont d’un intellect supérieur aux anciens. Il y a, sans contestation possible, une dégénérescence intellectuelle graduelle  qui se manifeste au gouvernement.

      Mais est-ce vraiment une dégénérescence intellectuelle ou une dégénérescence morale? Voici la réponse :

      En réduisant une première fois le nombre de paliers d’imposition, le gouvernement avait déjà nivelé l’étendue de la table d’impôt vers le centre, ce qui permettait à ceux et celles qui payaient le taux maximal d’imposition de réduire leur impôt.

      Inversement, ceux et celles qui payaient le taux minimum se sont retrouvés avec une augmentation de leur fardeau fiscal. Lors de la réforme survenue en 1998, les personnes les moins riches se retrouvaient donc avec une hausse de leur fardeau fiscal plus importante que n’importe quel autre groupe de contribuables.

      Est-ce que la réponse est assez claire???

 

      La réforme de l’année 1998 fut également accompagnée par l’abolition de la surtaxe de 5 % sur l’impôt qui excédait 5 000 $ et de la surtaxe additionnelle de 5 % qui était applicable sur l’impôt qui excédait 10 000 $, deux mesures additionnelles venant réduire le fardeau fiscal des contribuables ayant un revenu moyen et élevé. 

      L’abolition simultanée de la réduction d’impôt de 2 % pour les contribuables payant moins de 10 000 $ d’impôt venait, pour sa part, pénaliser les personnes à moyen et faible revenu.

        Est-ce que la réponse est plus claire, maintenant?                      

     Mis à part l’ensemble de ces subtilités, nous pouvons constater qu’en moins de 10 ans, le nombre de paliers d’imposition sur le revenu des particuliers est passé de 16 à trois.

    Avant la réforme de 1988, les taux d’impôt variaient de 13 à 28 % (un écart de 15 %) : Ils ne varient plus que de 20 à 26 % (un écart de 6 %).

 Mais était-ce suffisant pour la classe des biens nantis?

 -C’était pas si pire, mais il y a toujours de la place pour l’amélioration!

 -Ça mon connard! C’est l’évidence même, dans la suite de l’histoire.

 L’impôt réellement payé par les particuliers

          Certains pourraient soutenir que le taux nominal d’imposition, à lui seul, est peu représentatif de la progressivité des impôts sur le revenu (taux d’imposition moyen réel), en raison des nombreuses déductions et crédits d’impôt, dont peuvent bénéficier les contribuables. Ce qui fait en sorte que l’impôt sur le revenu payé réellement diffère considérablement de celui qu’ils auraient payé s’il avait été calculé à l’aide des taux nominaux d’imposition. En réalisant l’exercice, on constate effectivement que le taux d’imposition réel varie considérablement du taux nominal d’imposition sur le revenu.

         Selon les différentes tranches de revenu, les taux d’imposition moyens réels appliqués sur les revenus totaux varient de 3,0 % à 18,5 % au cours de l’année 1996, comparativement aux taux nominaux qui eux, au même moment, variaient de 16 % à 24 %.

        Oublions les individus gagnant un revenu inférieur à 20 000 $ et qui doivent généralement consacrer la totalité de cette somme pour combler leurs besoins premiers.

          Même si les taux d’imposition réels semblent démontrer une certaine progressivité, on remarque que la différence du taux d’imposition réel entre les différentes tranches de revenu se rétrécie dangereusement au fur et à mesure que les revenus augmentent.

         Pendant que la différence est d’un peu plus de 4 % entre les individus gagnant entre 20 000 $ et 50 000 $ et 1.8% pour ceux gagnant entre 50 000 $ et 100 000 $, elle n’était que 1,6 % pour les deux paliers de revenu supérieurs. La progressivité de l’impôt sur le revenu fond comme neige au soleil à mesure que les tranches de revenu augmentent.

         La prémisse généralement répandue à travers l’opinion publique voulant que les riches soient imposés au taux nominal d’imposition maximum, soit près de 53 % (1996), étant celui généralement évoqué par les partisans d’une baisse des impôts qui prennent un malin plaisir à noircir la réalité, est totalement de la foutaise.

       En raison des nombreuses déductions accordées aux contribuables à haut revenu, ces derniers parviennent à réduire considérablement l’impôt sur le revenu qu’ils auraient dû payer en principe. Pour l’année 1996, le taux d’impôt sur le revenu réellement payé par les contribuables gagnant annuellement 100 000 $ et plus s’est élevé à 38,9 %, pour une différence de 14 % entre les deux taux, ce qui est loin du 53 % généralement évoqué.

Déductions fiscales versus crédits d’impôt non remboursable

         Même si, à première vue, les déductions fiscales appliquées dans le calcul du revenu imposable semblent de même nature que les crédits d’impôt non remboursables, il n’en est rien. La principale différence entre les deux réside dans l’application des taux de déduction auxquels ils sont soumis.

        Le taux qui est appliqué aux déductions fiscales varie selon l’importance des revenus déclarés par le contribuable (taux nominal d’imposition sur le revenu). Par conséquent, plus les revenus déclarés par un contribuable seront élevés, plus son taux de déduction sera important. À l’opposé, le taux qui s’applique aux crédits d’impôt non remboursables est fixe.

       Concrètement, un individu qui est imposé au taux maximal en raison de l’importance de ses revenus profiterait d’une réduction d’impôt nettement plus importante sur ses déductions fiscales que celle accordée sous forme de crédits d’impôt non remboursables.

       À ce titre, un contribuable à haut revenu habitant au Québec bénéficiera d’une déduction fiscale de 53 % sur ses contributions à un REÉR alors que ses contributions au régime des rentes du Québec seront limitées à une déduction fiscale de 37 %.

      Durant l’année d’imposition 1996, les contribuables déclarant un revenu de plus de 200 000 $ ont été en mesure, en profitant de nombreuses déductions, de réduire leurs revenus totaux de près de 21 %. Parallèlement, ceux gagnant moins de 20 000 $ parvenaient à réduire leurs revenus totaux de seulement 3,4 %

        Voilà ce que veulent vraiment dire les « pieds de céleri » lorsqu’ils disent combattre la pauvreté et défendre la classe moyenne.

       En chiffrant cette disparité en dollars, la différence entre les paliers de revenu est impressionnante (sinon écoeurante).

      Alors que chacun des contribuables gagnant moins de 20 000 $ profitait d’une déduction fiscale de 270 $, ceux de la tranche de revenu supérieure bénéficiaient d’une déduction moyenne de plus de 76 000 $ par année, leur permettant ainsi d’économiser 40 509 $ (76 433 $ x 53 %) en impôt fédéral et provincial.

     Fait encore plus déplorable, au cours de l’année 1996, 736 contribuables québécois ayant déclaré un revenu moyen de 159 940 $ pour l’année sont parvenus, grâce à l’utilisation des nombreuses déductions, à ne payer aucun impôt sur leurs revenus.

     Pour ceux qui croient que le salaire garanti du citoyen est une utopie, j’espère que vous commencer à percevoir la quantité d’argent récupérable seulement en installant des normes « honnêtes » et « équitables » au niveau de l’impôt.

  TVQ

      Au cours de la période de 1986 à 1999, les revenus découlant de la taxe de vente du Québec (TVQ) sont passés de 3,2 à 6,2 milliards $ Ce qui n’est pas une catastrophe en soi, puisque cette taxe aide normalement à améliorer la situation économique de la province, c’est-à-dire : de la population éventuellement. Du moins c’est ce que M. Pariseau qui est le défenseur attitré des Québécois nous a fait comprendre.

      La catastrophe ne se fait pas tellement attendre cependant car :

     … depuis le budget de 1996-1997, les particuliers assument presque entièrement cette facture.

      En effet, lors de ce budget, le gouvernement du Québec a procédé à une modification de la Loi de l’impôt voulant que les entreprises puissent dorénavant récolter un remboursement de TVQ sur l’achat d’un plus grand nombre de biens et services; ce qui était antérieurement exclus.

L’évolution de la TVQ :

1986 = 3,1 milliards

1990 = 4,47 milliards

1994 = 5,58 milliards

1999 = 6,2 milliards.

    C’est vraiment une taxe ascenseur; cependant elle n’est pas du tout « temporaire » comme l’avait promis M. Pariseau.

     D’autre part, après avoir fait preuve d’autant de générosité envers les entreprises, le gouvernement s’est moqué des particuliers en procédant, en 1998, à une hausse de 1 % de la TVQ.

      On enlève la charge aux entreprises et on augmente celle des particuliers. Avouons que ce n’est pas tellement nouveau et que le PQ n’est pas tellement différent des autres « pieds de céleri ».

      Les pariculiers devaient dorénavant payer un taux de taxe de 7,5 % sur leurs achats au lieu des 6,5 % assumés antérieurement.

     Ce scénario confirme que le gouvernement a voulu compenser les pertes de revenus découlant de l’allégement fiscal des entreprises par un accroissement du fardeau fiscal des particuliers.

     Pour sa part, le gouvernement fédéral avait parti le bal quelques années auparavant en transférant sur les épaules des contribuables la taxe de vente des manufacturiers (Équivalent actuel de la TPS) qui, à l’époque, était payée par les compagnies

 

     Bonnet-bonnet blanc-blanc, Blanc-blanc Bonnet-bonnet!!!

     Le fardeau fédéral de taxe à la consommation assumé par les particuliers est passé de 0 à 2,8 milliards $ en 1991, et à plus de 16 milliards $ par la suite.

    Parallèlement, celui des compagnies passait de 21 à 14 milliards $ en 1991, pour se solder en remboursement au cours des années suivantes.

 

Dernier volet des plus importants :

 

     C’est une évidence que la consommation croît avec l’augmentation du revenu.  Cependant, au fur et à mesure que le revenu augmente, la consommation diminue. On peut même parler d’un point de saturation lorsqu’on arrive à un certain niveau de revenu.

     Pourquoi?

      Parce que lorsque tu as acheté tout ce qui t’importe, l’argent qui te reste n’est pas réinséré dans le marché intérieur des biens et services. Cet argent additionnel, proviendrait-il d’une baisse des impôts, ne changerait rien à ce principe. Parce que cet argent serait destiné à l’épargne. Une baisse d’impôt favorisant les riches n’a donc aucune incidence positive sur l’économie.

      Conséquemment,  Une baisse des impôts qui proviendrait absolument d’une diminution des dépenses gouvernementales (salaires, équipements, etc.) laisserait un trou et un manque à gagner sur le marché intérieur qui ne seraient aucunement comblés par l’argent additionnel qu’elle remettrait à la classe des gens riches.

    L’argent des impôts retourne dans l’économie par le biais de dépenses gouvernementales pour la faire tourner alors que l’effet d’une baisse d’impôt, favorisant les riches, nous fait perdre ce retour à l’économie par les vagabondages du système financier autour de la Terre en quête de coups fumeux (mondialisation financière), de rendement rapide et substantiel.

   – Pourquoi ce vagabondage de l’argent des riches?  

     – Pour faire plus d’argent.

     – Pourquoi faire plus d’argent quand tu ne sais plus quoi faire avec?

     – Fouille-moé, je l’sais pas pantoute!!!

Un peu d’histoire additionnelle :

Baisse d’impôt du dernier budget du Québec ( Édition 1999)

      La pression se faisant de plus en plus forte en raison de la parution publique du dernier budget fédéral qui, rappelons-le, faisait état de nombreuses baisses d’impôt réparties sur cinq ans, le ministre des finances, Bernard Landry, s’est empressé de devancer l’annonce du budget du gouvernement du Québec de quelques semaines.

      Comme on pouvait s’y attendre, la baisse des taxes prévue dans le dernier budget du Québec, tout comme celle réalisée en Ontario, a été principalement orientée vers une baisse directe des taux nominaux d’imposition sur le revenu. Sommairement, d’ici trois ans, les trois taux nominaux d’imposition de la province de Québec passeront respectivement de 20 %, 23 % et 26 % à 17 %, 22 % et 24 %.

 

      Ouf! On va peut-être souffler un peu!!!

       Dans son document explicatif de la réduction des impôts sur le revenu, le gouvernement du Québec soutient avec vigueur que le régime d’imposition sera dorénavant plus équitable étant donné que le fardeau fiscal de tous les contribuables sera allégé.

      La réalité est qu’un grand nombre de contribuables seront totalement exclus de cette baisse d’impôt.

      Plus spécifiquement, le passage du taux d’imposition de 20 % à 17 % pour les individus gagnant au-dessous de 25 000 $ par année, donnant ainsi l’impression que les individus et les familles qui sont le plus dans le besoin pourront bénéficier d’une baisse d’impôt et de cette manière, améliorer leur sort, n’est en réalité que de la poudre aux yeux.

     Dans les faits, en raison de leur situation précaire, la majorité d’entre eux ne sont aucunement assujettis à l’impôt sur le revenu. Or, au cours de l’année 1996, ils étaient près de 2 millions de contribuables, ayant fait une déclaration de revenu, à ne payer aucun impôt provincial sur leur revenu vue leur situation précaire; correspondant ainsi à près de 40 % de l’ensemble des déclarants.

     Par conséquent, aucun d’entre eux ne pourra bénéficier de la baisse d’impôt provinciale de 4,5 milliards $ prévue sur trois ans dans ce budget. Et c’était un « cadeau » absolument fictif, pour ne pas dire « hypocrite », au plus pauvres de la société.

     Pire que ça; en analysant en détail l’ampleur de ces baisses d’impôt, on constate que les ménages ayant un revenu annuel supérieurs à 50 000 $, sont les grands gagnants des mesures proposées. Comptant pour seulement 24 % de l’ensemble des ménages, ces derniers bénéficieront de 64 % des sommes consacrées à la baisse des impôts.

      La disproportion des ménages gagnant 75 000 $ et plus est encore plus importante. Comptant pour seulement 11 % en nombre, ils encaisseront 37 % des baisses d’impôt.

     Complètement à l’opposé, ceux gagnant 25 000 $ et moins, comptant pour plus de la moitié de l’ensemble des ménages, profiteront d’un maigre 7 % des baisses d’impôt. Pourtant, ce sont eux qui sont les plus vulnérables financièrement.

     En analysant l’impact des mesures annoncées envers les contribuables à haut revenu, on en arrive à comprendre qu’en décidant de baisser les impôts par le biais d’une réduction des taux nominaux d’imposition, le gouvernement du Québec a fait le choix d’accorder un allégement fiscal qui s’accroît en fonction de l’importance du revenu réalisé.

      Pour tenter de camoufler cette réalité, ce dernier a orienté la présentation des baisses d’impôt sous forme de pourcentage, donnant ainsi faussement l’impression qu’une baisse d’impôt substantielle avait été octroyée aux contribuables défavorisés.

     À titre d’exemple, le gouvernement souligne qu’un contribuable de moins de 65 ans, vivant seul et déclarant un revenu annuel de 15 000 $ paiera 32 % de moins en impôt provincial au cours de l’année 2002 par rapport à l’année 1999, proportion qui à première vue paraît importante, mais qui, dans les faits, ne représente que 261 $ (5 $ / sem).

      À l’opposé, un même contribuable déclarant un revenu annuel de 100 000 $ ne profitera apparemment que d’une réduction d’impôt de 9 %, mais qui, concrètement, s’élèvera à près de 2 000 $

       Étant déjà parvenu à combler l’ensemble de ses besoins en raison de l’importance de ses revenus, il est évident que ce contribuable consacrera la majeure partie de cet argent à l’épargne, ce qui en limitera l’effet de dynamisme sur l’économie.

      Par conséquent, une telle baisse d’impôt n’apporte strictement rien à l’économie et ne constitue qu’un cadeau pur et simple au personnes riches.

      Tableau montrant la baisse d’impôt du Québec durant l’année 2002 pour un contribuable à haut revenu vivant seul et âgé de moins de 65 ans

Revenu Baisse d’impôt

15 000 $ = 261 dollars. 32%

50 000 $ = 882 dollars 11%

100 000 $ = 1 922 dollars 9%

150 000 $ 2 922 dollars 9%

250 000 $ 4 922 dollars 9%

500 000 $ 9 922 dollars 9%

1 000 000 $ 19 922 dollars 9%

      Voilà donc la situation. :

         Les programmes sociaux tombent en ruine, et pourtant on ne jure plus que par la baisse des impôts; le système financier donne presque exclusivement dans la spéculation, et pourtant il bénéficie de tous les avantages possibles : taux d’intérêt réels élevés, traitements fiscaux préférentiels, baisse d’impôt dans l’espoir de l’approvisionner; depuis près de cinquante ans, les contribuables à haut revenu ont toujours bénéficié de façon quasi-régulière de baisses d’impôt.

       Il n’y a même aucune décennie sans qu’ils n’obtiennent des baisses d’impôt substantielles.

      La tendance nord-américaine actuelle semble privilégier la relance du marché intérieur par la réduction des impôts. Cette théorie est exacte, mais strictement pour les contribuables dont les besoins sont insatisfaits; c’est-à-dire : la classe moyenne et la classe pauvre.

      Pour les contribuables à haut revenu, la plupart d’entre eux, ayant déjà comblé tous leurs besoins de consommation, un accroissement de leur revenu disponible serait presque entièrement consacré à l’épargne et ne contribuerait que très peu à la relance de l’économie.

      Malheureusement, l’application des baisses d’impôt n’ont qu’un effet très limité sur la relance économique. En réalité, l’ensemble des ces baisses d’impôt exclut presque tous les démunis, soit ceux ayant le plus de besoins à combler, alors que les riches bénéficient d’une baisse substantielle de leur impôt.

     Avec les baisses d’impôts, les sommes nécessaires au soutien de nos biens et services collectifs s’avèrent insuffisantes ce qui met en place la solution du secteur privé pour combler ce manque.

     Vous percevez maintenant, je l’espère, toute la planification, en sous main, faite par le secteur financier, qui veut absolument mettre la patte sur les profits potentiels d’une gérance des biens et services sociaux.

                     Si vous n’y faites rien, vous êtes cuits!!!

     Les impôts doivent être rectifiés et révisés pour répondre à la philosophie équitable de base; « plus tu gagnes, plus tu participes ».

     Et les taux d’impositions doivent rester fixe, ou du moins, ne jamais descendre.

     C’est la seule façon de garder une économie provinciale stable et de sauver les acquis sociaux.

     Le gouvernement doit administrer selon son budget et non « vivre au-dessus de ses moyens ». Si tous, nous payons tous nos impôts de façon équitable, et je parle des individus tout autant que les entreprises, l’argent nécessaire pour installer un salaire du citoyen, tout en rencontrant les obligations de l’administration de la province, sera plus que suffisant.

     Il ne suffit que d’être honnête et d’acquérir une conscience sociale. Un « trip de pouvoir » comme certain préconise n’aboutira à absolument rien.

       Votez VETO aux prochaines élections. Il faut faire entendre votre voix qui crie :

                                     Ça suffit les conneries!!!!

 

Amicalement

                                                           Elie l’Artiste

Une pensée sur “Les navets de la taxation

  • avatar
    17 avril 2011 à 9 09 07 04074
    Permalink

    J’ai oublié de souligner le fait qu’un salaire garanti du citoyen assurerait une réinsertion constante de 98 milliards de dollars dans l’économie provinciale.

    C’est beaucoup mieux que les 175 et 300 millions qui sont votés actuellement et sont présentés comme des exploits extraordinnaires de la part de nos « pieds de céleri ».

    Amicalement

    Elie l’Artiste

    Répondre

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