Les nouveaux visages de la crise

Dans nos sociétés occidentales dominées par d’immenses déficits causés par nos trains de vie inconséquents, nos dirigeants n’auront d’autre choix que l’application d’une impitoyable austérité. Comment un pays comme le Japon – aux dettes dépassant 225% de son P.I.B. – peut-il espérer en effet s’en tirer sans ponctionner sur les retraites, sur les travailleurs et autres entreprises de quoi éponger au moins partiellement ses déficits? … sauf à activer encore et toujours cette tristement célèbre planche à billets: ce à quoi il s’emploie activement depuis les catastrophes récentes de Mars. Faire face à ses obligations en faisant appel au crédit est une posture à laquelle même les Etats se sont aujourd’hui convertis! L’Union Européenne, pour sa part, agit-elle autrement en évitant coûte que coûte la faillite à certains de ses membres? De « bailout » en sauvetage et autre renflouement, elle ne fait que prendre et intégrer les déficits d’un pays pour le compte de l’ensemble des pays de l’Union et ce dans l’espoir de gagner un peu de temps. Et ne parlons même pas des Etats-Unis. Nos dirigeants joueront donc de l’austérité en n’hésitant pas à recourir au remède suprême qui atténuera ces dettes tout en lésant profondément les intérêts les plus vitaux du citoyen, à savoir l’inflation. Solution idéale en effet pour éviter de faire face à ses obligations, l’inflation permettra ainsi d’alléger le fardeau de la dette tout en réduisant le pouvoir d’achat et les retraites. La combinaison de la rigueur et de l’inflation achèvera prochainement – en 2011 et 2012 – les ravages de cette crise ayant débuté en 2007.

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