Les œuvres sans la foi

L’Occident, qui gère le monde depuis quelques siècles, le fait de droit divin.  Vous  ne saviez pas ?  C’est que vous n’avez pas prêté attention au discours en sourdine derrière les bruits de bottes. Parce que nous avons conquis le monde au son d’une musique militaire, vous avez vu comme un simple prêchi- prêcha, l’antienne de la mission civilisatrice qui fait alterner la croix et le sabre.

Erreur.  Car si on ne croit pas que Dieu est avec nous, Chrétiens, et qu’a défaut de faire du bien aux corps qu’on maltraite on fait du bien aux âmes, bien des gestes héroïques apparaissent comme d’assez répugnantes saloperies.

Voyez comment, après les règlements de compte entre hérésies qui ont été les premiers divertissements de l’Occident chrétien, on a eu les schismes, les croisades, les guerres de religions puis la colonisation des colorés de toutes teintes sous couvert d’évangélisation. Voyez comment, christianisme bien en place sur la planète, on est passé à nos guerres entre Chrétiens, toujours menées au nom de notre éthique chrétienne, par des « bons » contre des « méchants ».

Ces guerres se sont toujours terminées par la victoire des « bons », puisque le certificat de bonne conduite était délivré au gagnant avec le reste du butin.  C’est ainsi que, de victoires en victoires – Dieu  toujours solidement avec eux –  les « bons » se sont enrichis au détriment des autres en ne faisant que du bien et que le droit divin s’est imposé. Le droit de l’Occident chrétien à gouverner le monde et celui des riches à gouverner l’Occident.

Tout se passait bien. Mais là, sans réfléchir, on a tué Dieu ! Grave erreur.Des philosophes brillants, honteux d’avoir l’air sot, ont tué la notion de Dieu, parce qu’elle avait été jointe à des religions reposant sur des tissus d’absurdités. Triste coquetterie, car on a ainsi jeté le bébé avec l’eau du bain.

En enlevant la notion de Dieu, d’un Dieu qui soutenait les Chrétiens – et que Dieu existe ou non n’a ici aucune importance –  on a enlevé le « droit divin » qui légitimait la gouvernance de l’Occident et celle des riches.

Dieu parti, les yeux humblement  fermés s’ouvrent et l’on voit tout sous un jour nouveau. Aujourd’hui, par exemple, on voit comme une répugnante saloperie – parmi tant d’autres, mais c’est la plus récente - la « geste héroïque » d’avoir été tuer chez eux des milliers de Libyens sans défense et qui ne nous avaient rien fait.

Dieu parti, on s’enhardit et on regarde de plus près comment quelques familles milliardaires, gérant quelques douzaines de consortiums, ont pris non seulement la gouvernance, mais la PROPRIÉTÉ du monde… On voit tout à coup comme une impardonnable couardise de les laisser continuer. Il y a donc des gens dans la rue pour protester, à Wall Stret et ailleurs. Simple question de temps avant qu’on ne passe des cordes aux lanternes.

La vieille morale apprise par cœur et acceptée comme divine apparaît soudain humaine, trop humaine… et contestée. On pense à d’autres solutions… Rien de mal à y penser, mais n’oublie-t-on pas l’essentiel ?  De quel droit va-t-on gouverner, si ce n’est pas de « droit divin » ?

Démocratie ? On sait bien que la démocratie n’est PAS une valeur absolue, seulement un mécanisme.  Quelqu’un croit-il que, dans un groupe de trois (3), deux (2) aient le droit de se mettre d’accord pour décider de la vie du troisième ?  Pense-t-on qu’une génération qui se proclame de « purs Aryens » puisse légitimement, parce qu’ils sont une majorité, décider de l’extermination d’une minorité de Juifs ?

Il faut un « droit divin ».  Il faut une éthique transcendante, quel que soit le nom qu’on lui donne  – Constitution, contrat social, etc ... –  qui encadre et limite la démocratie, puisse évoluer avec le temps selon sa propre dynamique…  mais qu’on ne s’accorde pas la liberté de modifier au gré des engouements et des caprices !

En Occident, cette éthique transcendante se confond avec la morale chrétienne qui a servi de tuteur à la croissance de notre culture. Cette morale chrétienne est dans toutes nos fibres. Elle a évolué depuis des siècles pour intégrer des concepts plus raffinés de justice, d’égalité, de liberté  – et, paradoxalement, de laïcité !    C’est la seule éthique qui puisse faire  consensus chez-nous.  Ce qui s’y opposerait serait  rejeté comme un greffon incompatible…  à moins de parvenir à faire mourir l’arbre lui-même.

Attention, pourtant, de ne pas confondre cette éthique avec l’un ou l’autre des salmigondis de croyances plus ou moins ridicules que des meutes de clercs ont érigé en dogmes au cours des siècles, pour marquer leurs territoires de prédation et d’extorsion !  On ne parle pas ici de religion, car l’éthique est affaire de comportements. St-Jacques, dans une Epître qui a fait une belle carrière, dénonçait « la foi sans les oeuvres » . Faisons un pas de plus et parlons d’une éthique où la foi n’a même pas sa place. Une éthique qui ne juge que des œuvres.

On pourrait définir ici cette « morale chrétienne »  comme « le plus grand commun diviseur » des interdits que s’imposent et des contraintes auxquelles s’astreignent tous ceux  qui adhèrent au précepte du Christ de s’aimer les uns les autres.  Que celui qui respecte cette exigence se définisse ou non comme chrétien est sans importance ; ce sont ses « œuvres » qui importent.

Sans importance aucune, non plus, pour la société, que celui-ci ait une foi, une autre, ou aucune en un dieu quelconque : il peut avoir les œuvres sans la foi… Il peut bien, en son for intérieur, croire en tout ce qu’il veut et même créer ses propres superstitions… mais sans embêter personne, C’est ça le vrai sens de la laïcité.

Quand le corps social fait consensus et que cette morale chrétienne, expurgée de tout dogme et de toute croyance, est acceptée comme l’éthique transcendante qui détermine en dernier ressort de la légalité des règles, il y a harmonie entre l’ordre civil et cette morale dont le respect joue alors le rôle de l’appartenance à une religion sans en avoir les défauts.

C’est cette « religion » sans dogme, tout entière définie par une éthique et où il n’y a plus que les oeuvres qui comptent, qui serait la seule acceptable en société. Ne serait-il pas opportun que tous les Chrétiens de toutes obédiences s’y rallient, libre à chacun de croire aussi tout ce qu’il veut, mais sans l’imposer à qui que ce soit ?

Les Chrétiens – en fait tous ceux qui veulent témoigner de la parole du Christs pour l’amour et la charité – constitueraient alors une force énorme pour le bien dans le monde. Ils pourraient, ensemble, se choisir un « Pape », lequel  n’aurait aucun pouvoir matériel, mais une autorité telle, grâce à ce mandat universel qu’il aurait reçu, que sa parole pèserait lourd pour séparer le bien du mal au palier des consciences … là où des individus libres doivent décider des gestes qu’ils posent.

Pourquoi un synode épiscopal universel, auquel seraient invitées à participer aussi les églises protestantes et orthodoxes,  n’élirait-il pas le prochain homme – ou la prochaine femme – qui siègera sur le trône de Pierre ?   Le monde changerait si nous avions ce pape-guide, avec pour seul objectif que ce qui est BIEN soit clairement énoncé au profit de tous les hommes de bonne volonté… même ceux qui ne croient en rien.

Pierre JC Allard

65 réflexions au sujet de « Les œuvres sans la foi »

  1. Si j’avais pu le dire « comme ça », je l’aurais dit comme ça…
    Rien de plus « fatiguant » pour l’âme que de voir cette « banderole » placée partout aux États-Unis: IN GOD WE TRUST.
    En vérité, c’est une pub ou une sorte de carte de crédit pour faire ce qu’on veut bien( mal) faire.
    Curieusement, dans toutes les religions, les messages ont été déformés. Et pas souvent pratiqués…
    C’est bien ce que je disais tout haut en pensant tout bas: ces messages ne sont pas à lire le dimanche:
    Ils sont à appliquer le reste de la semaine.
    Si une cérémonie n’amène rien de concret en ce monde, elle est inutile.
    P.S.: ma belle-fille qui est au Canada depuis un an, colombienne, est allée à l’église. Elle n’en revient pas de ces discours jamais reliés à la vie courante.
    P.S,: Je pense que j’ai besoin de vacances….

  2. Pierre, vous nous présentez une réflexion de grande profondeur et de grande actualité. Le recul tu temps nous permet de saisir, avec encore plus d’acuité, les contradictions énormes qui ont accompagné le christianisme tout au long des 2000 ans de son histoire. Dès qu’une foi s’institutionnalise, elle devient vite une religion qui s’enveloppe de doctrines, de cultes, de liturgie, pendant que ses dirigeants s’allient avec les puissants non plus pour faire vivre une foi, mais pour implanter une religion qui les sert bien l’un et l’autre.

    Vous avez tout à fait raison de dire que pour sortir de l’arbitraire des modèles politiques et des idéologies il est nécessaire de reconnaître des repaires qui, tant par leur transcendance que par leur proximité de l’humain que nous sommes tous et toutes, peuvent nous guider sur une voie de liberté, de solidarité et de partage. Je me souviens que des philosophes anciens parlaient des transcendantaux comme des références à une même réalité avec des maux qui la disaient différemment. Si ma mémoire est bonne, ces mots étaient: l’être, le beau, le vrai, le bon. Tout en étant transcendant cette réalité signifiée par ces mots est ce qui nous est le plus immanent, le plus intime, le plus proche. À ces transcendantaux j’ajouterais pour les temps que sont les nôtres: la justice, la compassion, la transparence.

    Votre idée, Pierre, d’en venir à une éthique universelle de nature à servir de phare pour les hommes et les femmes qui sont aux commandes des grandes institutions de notre monde est également celle d’un grand théologien de notre époque, Hans Kung, dont la réputation n’est plus à faire. Il est suivi en cela par de nombreux théologiens et humanistes qui croient à un repaire transcendant, non seulement pour éviter tout dérapage, mais encore pour avancer vers un monde où le visage humain se laissera davantage découvrir dans sa beauté et sa grandeur.

    Dans ce contexte, votre référence à l’apôtre Jacques est d’une grande pertinence. C’est par les oeuvres que nous disons notre foi. Même Jésus, aux sceptiques qui n’osaient pas croire en lui, leur disait: « si vous ne croyez pas en moi, croyez à tout le moins dans les oeuvres que je fais ». Jn 14,11

    Merci Pierre pour cette belle et bonne réflexion. Elle prépare bien celle que je présenterai sur ces pages dimanche prochain,

  3. Les Lois du code d’éthique universel peuvent être tout simplement inspirées du Livre de la Nature vivante. Par exemple… la Loi de l’écho ou Loi du semeur (faire à autrui ce que l’on aimerait qu’on nous fasse). En étudiant en profondeur l’extraordinaire richesse d’enseignement de ce Grand livre, nous pourrions rapidement en arriver a un consensus de règles et de droits applicables visant l’harmonie, le bien-être, la liberté, l’équité, l’abondance et donc le bonheur pour tous les peuples de la terre. Observer avec gratitude comment travaille le soleil, la terre, le vent, la pluie, etc… et s’en inspirer comme modèle ne serait rien de nouveau. A travers l’histoire, les civilisations précédentes l’ont toujours fait. Notre époque centrée sur le développement du mental (donc de l’orgueilleux et irrespectueux égo) au détriment du reste a pensé pouvoir non seulement enfreindre les Grandes Lois de la Nature vivante à sa guise mais s’est donnée le droit de la saccager, de la mutiler et de la détruire. Voilà ou nous en sommes… au bord du précipice! Serons-nous assez sages et humbles pour admettre nos erreurs de parcours et changer d’itinéraire? C’est la grande question à se poser!

  4. Pour faire suite à mon précédent commentaire, je suggère la lecture des livres suivants: LA NOUVELLE RELIGION SOLAIRE ET UNIVERSELLE et LES LOIS DE LA MORALE COSMIQUE d’Omraam Mikhaël Aïvanhov aux éditions Prosveta.

  5. Pierre, vous nous présentez une réflexion de grande profondeur et de grande actualité. Le recul tu temps nous permet de saisir, avec encore plus d’acuité, les contradictions énormes qui ont accompagné le christianisme tout au long des 2000 ans de son histoire. Dès qu’une foi s’institutionnalise, elle devient vite une religion qui s’enveloppe de doctrines, de cultes, de liturgie, pendant que ses dirigeants s’allient avec les puissants non plus pour faire vivre une foi, mais pour implanter une religion qui les sert bien l’un et l’autre.

    Vous avez tout à fait raison de dire que pour sortir de l’arbitraire des modèles politiques et des idéologies il est nécessaire de reconnaître des repaires qui, tant par leur transcendance que par leur proximité de l’humain que nous sommes tous et toutes, peuvent nous guider sur une voie de liberté, de solidarité et de partage. Je me souviens que des philosophes anciens parlaient des transcendantaux comme des références à une même réalité avec des maux qui la disaient différemment. Si ma mémoire est bonne, ces mots étaient: l’être, le beau, le vrai, le bon. Tout en étant transcendant cette réalité signifiée par ces mots est ce qui nous est le plus immanent, le plus intime, le plus proche. À ces transcendantaux j’ajouterais pour les temps que sont les nôtres: la justice, la compassion, la transparence.

    Votre idée, Pierre, d’en venir à une éthique universelle de nature à servir de phare pour les hommes et les femmes qui sont aux commandes des grandes institutions de notre monde est également celle d’un grand théologien de notre époque, Hans Kung, dont la réputation n’est plus à faire. Il est suivi en cela par de nombreux théologiens et humanistes qui croient à un repaire transcendant, non seulement pour éviter tout dérapage, mais encore pour avancer vers un monde où le visage humain se laissera davantage découvrir dans sa beauté et sa grandeur.

    Dans ce contexte, votre référence à l’apôtre Jacques est d’une grande pertinence. C’est par les oeuvres que nous disons notre foi. Même Jésus, aux sceptiques qui n’osaient pas croire en lui, leur disait: « si vous ne croyez pas en moi, croyez à tout le moins dans les oeuvres que je fais ». Jn 14,11

    Merci Pierre pour cette belle et bonne réflexion.

  6. Compliment Pierre pour le style de votre article. J’aimerai avoir votre talent dans ce domaine.

    Pour le contenu, je crains que l’enseignement et le tuteur chrétien a affecte le sens du raisonnement et de la logique pure de la grande majorité des gens (> 95%).

    Réfléchir sur le bien fonde d’une propagande qu’elle soit chrétienne ou pas me semble un peu un non sens au niveau intellectuel. D’y réfléchir sur sa pertinence a être cru par la masse serait deja beaucoup plus interessant.

    La religion chrétienne a écarté des anciens philosophes qui n’étaient pas compatible avec son dogme. Je dirais qu’elle a touche a un bien fondamental, a savoir de réfléchir correctement. Imaginez un instant que des adultes croient au père Noël. Vous vous diriez ils ont perdu le jugement et la raison.

    Pour ce qui est de l’éthique, une éthique universelle me fait peur autant qu’un gouvernement mondial.

    « La saloperie » en Libye est une réussite dans le contexte qui aurait abouti a une vrai tragédie en centaine de milliers de morts si l »ONU n’était pas intervenu. Je souhaite une intervention rapidement en Syrie pour les mêmes raisons vu qu’on se dirige vers une guerre civile.

    Voyez pourquoi il faut trouver une propagande pour la masse parce que vous n’êtes pas capable de comprendre qu’il vaut mieux couper une main que tout le bras ou pire voir le patient mourir d’une gangrène.
    Votre réaction justifie que les dirigeants continuent d’utiliser des prétextes, propagandes plutot que les vrais raisons. Sauf qu’avec les média, les mensonges et secrets sont de plus en plus difficiles a tenir sur le long terme.

  7. Bravo pour votre article PJCA. (Y)

    Il est tellement complet qu’il doit même contenir la solution au problème relevé.

    Je souligne une phrase qui m’a frappé:
    « Rien de mal à y penser, mais n’oublie-t-on pas l’essentiel ? De quel droit va-t-on GOUVERNER, si ce n’est pas de « droit divin » ? »

    J’ai l’intuition qu’il faudrait, au départ, souligner la différence entre « gouverner » et « gérer ».

    « Gérer humainement » serait certainement préférable à « gouverner de droit divin ».

    Peut-être que de nommer des « gestionnaires » responsables de mettre en place la volonté majoritaire du peuple serait un début de solution.

    Pour l’éthique, en se servant de l’esprit « spécialisée », on n’arrivera à rien. La règle de l’Ethique à adopter se doit d’être très succincte en étant « globale ». Une éthique avec 5,000 facettes n’est pas gérable socialement.

    La laïcité est l’absence de dogmes. Comme les « bombardements humanitaires » reposent sur un dogme, cela en fait un bombardement « religieux » sans qu’un Dieu y soit impliqué.

    Ce n’est pas le dieu qui fait la religion; ce sont les dogmes qu’on lui attribue.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  8. PAUL NAPOLI, votre réflexion a tenu la route jusqu’au moment où vous êtes tombé dans le piège que vous dénoncez, à savoir prendre pour vérité ce qui n’est que suppositions et propagande. Dites-moi, de qui tenez-vous le fait que sans l’intervention de l’OTAN la Libye aurait connu des centaines de milliers de morts? Qu’est-ce qui vous convainc qu’il faille faire de même en Syrie? Si en 42 ans de pouvoir en Libye, Kadhafi n’a pas fait plus de morts que l’OTAN qui en a fait, elle, en 8 mois, plus de 100 000, pourquoi en aurait-il fait des centaines de milliers en quelques mois? On dit que la répression en Syrie a fait à ce jour 3 8000 morts en 8 mois, sans préciser ceux qui relèvent des oppositions armées, pourquoi vouloir un autre 100 000 morts et plus dans une même période de 8 mois? Tout ce que vous dites repose sur un acte de foi en ce que une certaine presse vous raconte. Vous a-t-on raconté que l’histoire les 6000 morts attribués à Kadhafi s’est avéré tout à fait infondée et fausse? Personnellement, je suis plus en confiance en croyant en Jésus de Nazareth qui a témoigné de sa vie, son enseignement, que dans les oligarchies et la presse de l’Occident qui sacrifient la vie des autres pour sauver la face et surtout des intérêts convoités.

  9. @PJCA et Oscar

    L’éthique, principe d’une vie bonne, comme immanence, aquise par l’éducation, et la morale, principe d’une société du bien, comme transcendance, imposée par l’ensemble de ceux qui adhèrent au contrât social. Conjugué le bien et le bon peut résulter une civilisation ayant comme projet la construction du beau.

    Je suis tout à fait en accord avec vos déclarations et Paul Ricoeur seraient probablement aussi de votre avis.

    « Faut-il distinguer entre morale et éthique ? À vrai dire, rien dans l’étymologie ou dans l’histoire de l’emploi des mots ne l’impose : l’un vient du latin, l’autre du grec ancien, et les deux renvoient à l’idée de mœurs (ethos, mores). On peut toutefois discerner une nuance, selon que l’on met l’accent sur ce qui est estimé bon ou sur ce qui s’impose comme obligatoire. C’est par convention que je réserverai le terme d’ « éthique » pour la visée d’une vie accomplie sous le signe des actions estimées bonnes, et celui de « morale » pour le côté obligatoire, marqué par des normes, des obligations, des interdictions caractérisées à la fois par une exigence d’universalité et par un effet de contrainte. On reconnaîtra aisément dans la distinction entre visée de la vie bonne et obéissance aux normes l’opposition entre deux héritages : l’héritage aristotélicien, où l’éthique est caractérisée par sa perspective téléologique (de telos, signifiant « fin ») ; et un héritage kantien, où la morale est définie par le caractère d’obligation de la norme, donc par un point de vue déontologique (déontologique signifiant précisément « devoir »).»
    – Paul Ricœur

    DG

      • Conjuguer le bon et le bien en fonction du beau est difficilement réfutable.

        Reste à déterminer ce « bien » et ce « bon ». Le mouton est beau et bien pour le lion qui lui est assez beau.

        Peut-on baser une éthique sur des notions aussi imprécises?

        D’ailleurs, lorsqu’on a énuméré et défini ce qui est « bon » et « beau », on obtient un dogme obligatoire à tous puisque le « bien » et le « beau » n’est pas le même pour tous.

        Je ne sais pas. Il me semble difficile de se prononcer sur la question de l’éthique.

        Je pense que l’acceptation par tous serait plus facile en proposant de vivre sous la règle de « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse ».

        Par contre, à ce moment-là, on se retrouve à deux doigts de la loi du talion.

        Amicalement

        André Lefebvre

        • Peut-on baser une éthique sur des notions aussi imprécises?

          Je prend pour aquis que le lecteur qui s’intéresse aux sujets concernant le beau le bon le bien l’éthique ou la morale auront la curiosité de lire la référence que j’ai donné pour préciser la pensée que je viens de résumer.

          Mon intention n’est pas de développer un mémoire ou une thèse sur un commentaire, je n’en ai pas la compétence ni la prétention.

          Si ces notions t’intéressent Paul Ricoeur peut être une référence, puisqu’il a consacré sa vie à développer des idées éthiques et comme philosophe chrétien il a aquis une certaine notorité qui le qualifie d’un des plus grands philosophes du vingtième siècle par son oeuvre et son influence.

          DG

  10. Intéressante refléxion. En tant que catholique, je trouve l’analyse historique simpliste, mais je suis d’accord qu’on a besoin d’un droit naturel. Mais voici le problème si on écarte Dieu de la scène: de quel droit impose-t-on le droit naturel aux autres? Les êtres humains sont égaux entre eux. Il n’y a pas un qui est supérieur à l’autre. De quel droit impose-t-on la loi naturelle si Dieu n’existe pas? Pourquoi est-ce qu’on serait obligé de la reconnaître si on n’est pas sujet un à l’autre? On ne peut pas s’attendre à ce que chaque individu dans une société reconnaît la loi naturelle. Alors, il faut une justification pour l’imposer. Sinon, on est sujet à la loi du plus fort: la force devient la justification.,

  11. l’artiste, très bon commentaire. Il y a en effet de ces mots qui disent tout, vraiment tout, mais auxquelles nous pouvons faire dire également le contraire de ce qu’ils veulent vraiment signifier. Il est donc normal d’avoir plusieurs manières de dire ces mêmes réalités, de manière à confondre ceux et celles qui s’en approprient dans un sens qui échappent aux autres. Rechercher le beau sans rechercher le vrai, rechercher le bon sans rechercher la justice, rechercher l’être sans le respecter dans les autres, devient plus dérangeant pour les faux prophètes et les manipulateurs de grand chemin….

    Le sujet reste ouvert et je me propose, pour mon jour « j » une réflexion ouvrant quelques avenues.

    • Si j’ai pu confondre le lecteur par mes mots gauches et mal choisis je m’en excuse.

      Je laisse la parole à ceux qui en ont la compétence.

      DG

      • Monsieur Gélinas, vous savez le respect que je vous porte et je n’ai rien vu dans ma brève intervention qui ait pu de quelque manière que ce soit minimiser vos propos. Quoi qu’il en soit je m’excuse et loin de moi l’idée de minimiser les propos de qui que ce soit. Vous me rendriez un grand service en m’indiquant ce en quoi j’ai pu vous laisser sur l’impression qui justifie votre commentaire.

        avec tout mon respect

        OF

      • @Oscar

        Merci pour la référence à Hans Küng, je me propose de lire Infaillible ? je verrai ensuite pour la suite. Pour ma part j’ai lu toute l’oeuvre de Eugen Drewermann (lui aussi on lui a retiré la missio canonica) notamment Le mal en trois tomes.

        DG

        • J’ai seulement réalisé que mes propos pouvaient porter à confusion, alors j’ai fait de plattes excuses sans fausse humilité.

          Et pour situer ma position et éviter la confusion, je fais la distinction entre Valeurs Moeurs et Foi.

          La Justice la Prudence la Tempérance…
          Le Beau le Bon le Bien.
          La Voix la Vérité la Vie.

          DG

  12. @ Suzanne

    « Alors, il faut une justification pour l’imposer. Sinon, on est sujet à la loi du plus fort: la force devient la justification. »

    Donc, selon vous, la justification est de placer Dieu et ses représentants comme étant les plus forts; et, effectivement, la force devient la justification.

    Je pense que c’est ce qui a été vécu depuis des millénaires et que l’analyse de Pierre l’a bien démontré. En fait, c’est une analyse énormément plus « simple » que « simpliste ».

    Comme vous le dites, les humains sont égaux entre eux; mais ils font partie de l’équilibre naturel. Pourquoi ne pourraient-ils pas s’entendre au lieu de « s’imposer » les uns aux autres?

    Est-ce que de vouloir s’imposer, n’est pas, justement, le résultat d’un apprentissage millénaire de l’imposition faite sur les hommes par les religions ?

    Personnellement, je crois que la réponse est: Oui.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  13. J’apprécie énormément ta mention du « vrai », de la « justice » et du  » respect de l’être ».

    À la condition que le vrai corresponde au « réel incontournable », que la justice corresponde à la « légitimité individuelle » et que le respect de l’être corresponde vraiment au respect de « Ce qui est l’essence de l’individu.

    En dévoilant ma position d’avance, j’anticipe
    toute une réflexion en vue du jour « J ». :-)

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  14. @Oscar Fortin
    Je n’ai pas entendu cette information des média de masse ou de la propagande mais de souvenirs et notions historiques.

    La guerre civile espagnole a dure environ 3 ans et fait environ 400.000 morts
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Espagne

    40 ou 50.000 morts c’est énorme mais si on était pas intervenu, le bilan aurait été plus lourd.
    L’intervention de l »ONU a limite la casse et c’est une réussite dont nous pouvons être fier. Merci M.Sarkozy ! comme dise les libyens. :mrgreen:

    Honte au clan Kadhafi qui s’est entêté et pour les crimes contre l’humanité qu’ils ont perpétré.

  15. Suzanne, je me permets un bref commentaire, suite à votre intervention. Le premier élément est qu’aucun être humain n’a vu Dieu, sauf pour les chrétiens, Jésus de Nazareth. Les prophètes ont parlé en disant le faire au nom de Dieu. Même Moise, a dû se contenter d’entendre une voix. Dans tous ces cas, tout repose sur la foi que nous accordons à ces êtres. Et à la limite pourquoi un tel va croire à celui-ci et l’autre à celui-là? En somme, entre la foi et les faits qui caractérisent la nature humaine et en marquent le destin il faut choisir dans un premier temps les faits.

    Déjà nous savons que les aspirations profondes de toute personne humaine cadrent avec un horizon de vérité, de justice, de solidarité, de compassion, de liberté, d’entraide et d’amour. Il y a des lois fondamentales, inscrites dans la nature humaine, qui définissent chacune de ces grandes avenues, convergeant vers une humanité à visage humain. Pour les chrétiens, le Verbe fait chair, est cet homme nouveau porté à son achèvement, l’image parfaite de Dieu. Pour les non croyants, l’émergence de cette humanité nouvelle est l’accomplissement de ce qu’ils auront considérer de plus précieux. L’obligation ne vient d’aucune autorité, si ce n’est des lois fondamentales de la nature inscrite dans chaque personne humaine et dans la dynamique de ses relations avec ses semblables. Il y a évidemment des autorités, mais le caractère contraignant de ces dernières ne peut être fondé que sur ces lois profondes de la nature humaine. Dans tous les cas, la conscience personnelle, demeure l’ultime autorité à laquelle se soumet chaque personne.

  16. Paul Napoli: Disons que nous n’avons pas le même sens critique des évènements et de leurs auteurs. Que pensez-vous du tiers de l’humanité qui tuent par la faim et la pauvreté des millions d’humains. Faudrait-il éliminer ce tiers qui s’accaparent de tout , avant qu’il ne soit trop tard? Je comprends que vos héros sont Franco, Bush, Obama, Sarkosy et tous ceux et celles qui les suivent. Enfin chacun ses choix et sa logique.

  17. Oui chacun ses choix politiques mais j’ai pas pour hero Franco, Bush Junior ou Sarkozyzy. :lol:
    Obama m’impressionne pour sa communication mais ce n’est pas lui qui écrit ses textes. Et puis il vient après Bush Junior alors ça aide face a un « chrétin ». :mrgreen:

    il n’y a qu’une seule logique de base sur laquelle peut se construire différente type de logique plus sophistique. Le problème c’est que si vous ne respectez pas cette logique de base alors rien ne tient et ne dure. Seule les effets oratoires peuvent impressionner l’auditoire mais pas moi. :mrgreen:

  18. Pourriez-vous expliciter:

    « réel incontournable »,

    « légitimité individuelle »

    « Ce qui est l’essence de l’individu.

    Amicalement.

        • gaiagenaire
          24 novembre 2011 à 10:01
          Le 24 novembre 2011,

          @TOUS

          « 23 novembre 2011 à 12:38
          Cela dépend comment on vit sa sexualité. Certains recherchent la participation des deux, d’autres recherche(sic) la domination de l’un des deux. »

          C’EST ASSEZ ALAMBIQUÉ QUE DE DIRE,
          Le 21 novembre 2011 à 22:55:
          « Imposer quoi que ce soit à quelqu’un d’autre tient du droit divin et certainement pas d’un droit humain. »

          Et le « 23 novembre 2011 à 12:38
          « d’autres recherche(sic) la domination de l’un des deux. »

          La Sado n’IMPOSE rien que le Maso ne RECHERCHE ?

          Puis: « La naissance n’en est qu’une simple conséquence naturelle; désirée ou pas. »

          Alors que ma question était :
          23 novembre 2011 à 12:06
          « Imposer de naître serait donc de droit divin ? »

          Si je continue, une maso qui IMPOSE sa maternité, par le droit civil et non le droit divin, cela a-t-il du sens ?
          Ou autrement dit:
          Un homme maso chercherait à être dominé et réduit à l’esclavage par une femme sado imposant sa maternité ?

          Cette « oeuvre » relève de quelle sorte d’éthique ?

          Je sais que cela vient des dogmes religieux. Mais nous souhaitons une éthique basée sur les oeuvres.

          Une partie de la réalité sociale semble impossible à comprendre autrement que par le vécu.

          Je suis consciens que ce médium écrit nous prive de 80% du message, j’espère que cette situation très claire par mon vécu, et celui d’un nombre important d’hommes, est exprimée assez clairement pour être comprise par tous.

          Il y a une disproportion trop importante entre les conséquences pour les enfants et l’homme d’une part, et les bénéfices pour la femme d’autre part. À qui ce crime profite-t-il ?

          Cordialement.

          • Au départ ce sont Sado et Maso qui ne sont pas normaux.

            D’autre part, le droit civil n’est pas le droit humain.

            La maternité, la paternité ou l’enfance ne viennent pas des religions et ne sont pas automatiquement sado ou maso.

            « Il y a une disproportion trop importante entre les conséquences pour les enfants et l’homme d’une part, et les bénéfices pour la femme d’autre part. À qui ce crime profite-t-il ? »

            Je manque certainement le coche; mais de toutes façons, personnellement, je préfère être « homme » que « femme »; et j’ai préféré être « enfant mâle » « qu’enfant femelle ». Le « crime » a dû me profiter. ;-)

            Par contre, comme vous le dites; MA situation tient de mon propre vécu.

            Amicalement

            Elie l’Artiste

          • Il m’apparaît évident que vous ne pouvez pas appréhender la situation que j’ai décrite.

            (C)

  19. Si on accepte la Loi de l’évolution qui nous pousse à expérimenter encore et encore afin d’arriver à mieux se connaitre soi-même (selon Platon) et que pour ce faire nous avons besoin de plusieurs vies; on comprend mieux l’idée de Dieu ou « Force forte de toutes les Forces ». Appelée Télesma ou Prana (selon les peuples) cette Force serait l’Énergie vitale intelligente présente partout dans l’univers. Plusieurs savants l’étudient et cherchent des moyens de l’utiliser actuellement. Toute existence baignerait en Elle et rien ne pourrait exister sans Elle. Le soleil en serait le meilleur représentant dans notre galaxie qui elle deviendrait le microcosme dans le macrocosme de l’univers. Déjà la science avance l’idée que tout est énergie provenant d’une Super-Source-Mère. Les trous noirs observés dans le Cosmos seraient des centres d’énergie beaucoup plus puissants que les plus grosses étoiles et le nombre de ces trous noirs pourrait s’expansioner à l’infini. De quoi en avoir « le tourni ». Et si la connaissance de Dieu appelé aussi l’Inconnaissable était le but réel et ultime de nos nombreuses existences et que d’arriver à s’approcher peu à peu de Lui apporterait la Félicité des Félicité. Pouvons-nous accepter que notre petit mental d’humain soit incapable de savoir vraiment qui Il est? Peut-être que c’est autrement qu’on arrive vraiment à le connaitre et que nos mots n’arriveront jamais à expliquer Dieu parce que Dieu ne peut être expliqué.Et si Dieu ne pouvait qu’être senti à travers l’indescriptible et harmonieuse beauté de toute sa création

  20. Excellente réflexion…mais nous menant encore une fois dans la même direction, le POUVOIR.
    Une personne à la tête d’un groupe, impossible. L’Être humain est contruit dans l’ego et le profit.
    Ce sera seulement l’inconscient humain qui remettra l’Amour Divin à sa place c’est à dire dans tous les Coeurs à l’Unisson!
    Parce que personne n’est assez grand pour définir le Bien du Mal…

  21. :lol:
    As tu fais tes devoirs Lise pour demain ? Oh pardon une adulte. :mrgreen:

    Je sais bien qu »au niveau biologique la pensée est une émotion mais les filles et Pierre sont trop émotionnel et ça nuit a la validité de leur raisonnement ‘pur’ et cartésien. :mrgreen:

    En tous cas, ça aiderait certainement les gens dans leur raisonnement qu
    ils étudient un peu plus la philosophie et moins la religion (chrétienne, musulmane et juive) que je compare a la science et philosophie du pauvre pour faire court et caricatural.

  22. Pour Lise: Si l’humain évolue, c’est qu’il est perfectible. Dire que l’humain est construit dans l’égo et le profit ne le décrit que partiellement. On ne peut nier que dans l’être humain se côtoie la laideur (égo ou personnalité) et la splendeur (bonté ou individualité). L’homme peut enlever la vie comme il peut donner sa vie, pour aller dans les extrêmes. Donc, à travers ses différentes expériences de vie, il apprend, s’éveille, se connait de mieux en mieux; c’est un très long processus ascentionnel. Je suis d’accord pour le profit mais je crois que la définition de ce qui lui est profitable évolue elle aussi. Vous connaissez sans doute des gens autour de vous pour qui rendre service, aider, soutenir (gratuitement et sans attentes) font partie de leurs valeurs. Pourquoi? Parce qu’ils y trouvent un profit: ça les rend heureux et ils se sentent utiles. C’est un profit plus subtil que d’en retirer des sous. C’est le profit de quelqu’un dont la conscience est plus éveillée. Je pense qu’après une très très longue route, on arrive un jour à ressentir et à vivre cette certitude absolue que non seulement Dieu nous habite mais qu’Il est dans tout. C’est la conscience du Tout dans l’Un (l’Unité).

  23. C’est bien de mettre la science au service de la religion; mais ce serait plus « surprenant » et plus « instructif » de mettre la religion au service de la science; du moins historiquement.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  24. Pour parler de droit divin et autre phénomènes archaïques, il faut que vous soyez tous au bout du rouleau. Si l’on appliquait simplement le droit, mon pays, la France, serait sans doute mieux gouverné qu’il ne l’est aujourd’hui. Si notre société humaine cessait de tourner autour de ses chiottes, la Terre serait sans doute mieux considérée par l’homme. Si nos jeux vidéos et notre cinéma n’exaltait pas la violence et le vice, nous n’aurions en aucun cas besoin du fait religieux pour les contenir. Mais avec des Si, on ferait beaucoup de choses, n’est-ce pas.

  25. Parler du droit divin comme le fait PJCA est tout à fait d’aujourd’hui autant que d’hier.

    Il a parfaitement raison, « imposer quoi que ce soit à quelqu’un d’autre tient du droit divin et certainement pas d’un droit humain.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  26. PJCA,

    C’est bien dit. Je suis d’accord avec vous. Ce qui compte, ce sont les oeuvres, car l’oeuvre est la manifestation de ce qui nous anime. On ne peut pas voir ce que l’autre pense, mais on peut voir ce qu’ils a réalisé (que ce soit positif ou négatif).

  27. 21 novembre 2011 à 22:55
    @Élie l’Artiste
    « imposer quoi que ce soit à quelqu’un d’autre tient du droit divin et certainement pas d’un droit humain. »

    Imposer de naître serait donc de droit divin ?

  28. Cela dépend comment on vit sa sexualité. Certains recherchent la participation des deux, d’autres recherche la domination de l’un des deux.

    La naissance n’en est qu’une simple conséquence naturelle; désirée ou pas.

    Amicalement

    André Lefebvre

  29. @ Pierre JC Allard,

    Félicitations, Pierre, pour la profondeur de ton article et la clarté de la solution envisagée.

    Je crois qu’un sentiment de révolte envahit de plus en plus de gens face à ces familles milliardaires qui s’approprient la planète comme si elle leur appartenait ou leur revenait de droit. Révolte aussi face à la duperie des marchés boursiers dont le monde ordinaire en fait les frais, au profit des voleurs de cravate. Révolte et fatigue également de toutes ces tueries et ce manque de respect de la nature de l’être humain. Son droit à la vie.

    Quant au «droit divin» de la gouvernance, allons allègrement vers une éthique au service du bien de l’ensemble, et qui est effectivement, affaire de comportement. Donc, des actions avec des oeuvres, cent fois OUI.

    Et qu’on en finisse avec ces guerres de religion (qui n’ont rien à voir avec la religion) qui masquent les émotions destructrices de pouvoir de ceux qui les déclenchent avec une inconscience superbe de se croire dans le bon droit.

    À TON PROPOS SUR «UNE RELIGION» SANS DOGME, DÉFINIE PAR UNE ÉTHIQUE ET OÙ IL N’Y A PLUS QUE LES OEUVRES QUI COMPTENT ….moi j’en rêve!!! Il est temps de grandir.

    Encore une fois, bravo.

    Carolle Anne Dessureault

  30. Toutes les religions sont basées sur des dogmes, car en ces temps reculés, l’homme ne possédait pas la technologie pour comprendre ce qui l’entourait. De plus, les peuples étaient illetrés, y compris leus dirigeants. Donc, les commandes étaient aux mains des mages et autres érudits du temps, dont nous avons fait Merlin et consors. Alors, parler de religion sans dogme est une totale aberrration. Mais bon, je sais que la culture, c’est comme la confiture…..

  31. Le 24 novembre 2011,

    @TOUS

    « 23 novembre 2011 à 12:38
    Cela dépend comment on vit sa sexualité. Certains recherchent la participation des deux, d’autres recherche(sic) la domination de l’un des deux. »

    C’EST ASSEZ ALAMBIQUÉ QUE DE DIRE,
    Le 21 novembre 2011 à 22:55:
    « Imposer quoi que ce soit à quelqu’un d’autre tient du droit divin et certainement pas d’un droit humain. »

    Et le « 23 novembre 2011 à 12:38
    « d’autres recherche(sic) la domination de l’un des deux. »

    La Sado n’IMPOSE rien que le Maso ne RECHERCHE ?

    Puis: « La naissance n’en est qu’une simple conséquence naturelle; désirée ou pas. »

    Alors que ma question était :
    23 novembre 2011 à 12:06
    « Imposer de naître serait donc de droit divin ? »

    Si je continue, une maso qui IMPOSE sa maternité, par le droit civil et non le droit divin, cela a-t-il du sens ?
    Ou autrement dit:
    Un homme maso chercherait à être dominé et réduit à l’esclavage par une femme sado imposant sa maternité ?

    Cette « oeuvre » relève de quelle sorte d’éthique ?

    Je sais que cela vient des dogmes religieux. Mais nous souhaitons une éthique basée sur les oeuvres.

    Une partie de la réalité sociale semble impossible à comprendre autrement que par le vécu.

    Je suis consciens que ce médium écrit nous prive de 80% du message, j’espère que cette situation très claire par mon vécu, et celui d’un nombre important d’hommes, est exprimée assez clairement pour être comprise par tous.

    Il y a une disproportion trop importante entre les conséquences pour les enfants et l’homme d’une part, et les bénéfices pour la femme d’autre part. À qui ce crime profite-t-il ?

    Cordialement.

  32. Toutes les religions ont leur Gourou. Il détient un certain pouvoir sur ceux qui le suivent. Chacun des Gourous croient détenir la vérité suprême, d’ou les guerres entre les faux et les vrais.
    Mais rien n’est faux ou vrai. Tout est parfait. Tout est en place pour nous apprendre la Vérité. Tous agissent par Amour Divin, selon leur religion. Nous avons tous fait ce passage, dans toutes nos vies passées, pour nous rappeler les apprentissages de tous ces passages dans un monde de matière et illusoir. Réaliser et apprendre de cette vie sur terre, prisonnier dans ce corps de matière, nous fait oublier à quel point nous sommes grands, grands dans l’Âme et le Coeur. Que nous sommes tous égaux parce que l’autre nous enseigne par ses comportements. Nous apprenons la compassion dans les gestes les plus sordides autant pour celui qui les subit que celui qui les fait subir.
    Le cerveau humain a tous ces compartiments aussi complexes les uns des autres qui n’exclut personne de la folie…
    Le jugement n’ a pas sa place dans ce Monde parce qu »il nourrit l’égo de l’homme. Suivont plutôt l’exemple de Jésus Christ (Dieu dans le corps humain) nous enseignant l’Amour Inconditionnel.

  33. Jésus crie et la caravane passe ! Disait un humoriste. Il avait raison. L’homme est gouverné par une soif inextinguible de pouvoir : même le gueux ! Et quand il entre dans le cycle d’une éphémère survie dans son monde artificiel, il se fie à ceux qui lui promettent la lune, plutôt qu’à ceux qui vont lui dire de relever la tête et de s’abstraire des fausses richesses de notre monde cupide et vaniteux. S’il ait des hommes bons, ils sont toujours inférieurs en nombre, face à la monumentale crasse de l’ensemble de l’humanité.

    Le meilleur mot de la langue, c’est RESISTANCE. En effet, il faut résister à l’envie. Il faut renoncer aux leurres de notre société. Ainsi, on a des chances de s’ouvrir à des pratiques nettement plus intelligentes, et ce dans tous les domaines de compétences.

    J’admets qu’un des moteurs de nos sociétés reste la religion, c’est à dire la gouvernance par le dogme. Le hic, c’est que les religions ne sont en fait qu’un lien entre les richesses spirituelles et matérielles. Donc, en aucun cas une religion ne peut nous permettre de rectifier le tir. Non, le seul moteur intelligent qui nous reste, c’est la réflexion. La réflexion, soit, mais la réflexion hors toute forme d’asservissement intellectuel. La réflexion pure, basée sur des faits et non sur d’hypothétiques représentations.

    Mais, me direz-vous, il est logique que le dogme soit basé sur le matériel, puisque nous n’avons que cela pour essayer de comprendre notre monde. Le spirituel, c’est déjà la couche au-dessus, celle qu’on atteint dans un état particulier. C’est l’invisible. C’est vrai ! Les dogmatiques basent leur exploitation de l’homme sur des choses que peu d’entre nous peuvent appréhender. Et c’est en cela que le moteur n’est pas adapté à l’élévation de l’ensemble de l’humanité. Il est plus aisé de réunir dix personnes autour des résultats du tiercé, plutôt qu’à une table où l’on rêve, où l’on s’exprime librement sur tout et son contraire. C’est pour cela que le dogme religieux est aussi prégnant dans les cercles humains. C’est aussi pour cela qu’il est difficile de le fissurer, voire de le détruire, même par la recherche. Car l’homme est resté, au fond de lui, un être frustre, plus proche de la préhistoire que de l’ère actuelle. Parce qu’en fin de compte, il se défie de ses propres inventions, au fond de lui. C’est pour ça que les sociétés humaines ont tant de mal à évoluer dans le sens de l’intérêt général et qu’elles retombent trop souvent dans les ornières du passé.

    Ce qu’il se passe partout dans le monde est l’image exacte de ce qui nous attend dans notre société occidentale, si nous n’allons pas plus loin que nos masses dégoulinantes de suffisance et de mauvaise graisse.
    Si nous voulons vraiment modifier notre comportement, dirigeons-nous dans la voie du respect de la femme, et de sa liberté d’être. Ainsi, nous aurons la capacité de réaction nécessaire à la remise en cause de ce système qui nous fourvoie.

    Comme le disait si bien mon compagnon qui avait connu les horreurs de la seconde guerre mondiale : « La libération de l’homme commence par la celle de la femme ! » CQFD

    • « Si nous voulons vraiment modifier notre comportement, dirigeons-nous dans la voie du respect de la femme, et de sa liberté d’être. Ainsi, nous aurons la capacité de réaction nécessaire à la remise en cause de ce système qui nous fourvoie. »

      Voulez-vous développer SVP

      gaiagenaire@hotmail.fr

  34. Les rapports humains sont basés sur la force, malgré tout ce qu’on peut nous raconter. Or, la femme étant moins forte physiquement que l’homme, c’est elle qui prend les coups et doit faire selon la volonté de l’homme. Je parle évidemment en règle générale, car il y aura toujours un contre exemple à cette assertion. Nous, les femmes, développons nos charmes pour apaiser le mâle, et pour nous faire engrosser. Notre besoin du mâle est très animal, malgré des millénaires d’évolution, et je dirais même grâce à ces millénaires d’évolution. Donc, nos mâles, et malgré les lois qui règlent nos actes de tous les jours, peuvent se comporter comme des salauds, en fonction de leurs convictions, religieuses et autres. Par là même, nous ne sommes pas en mesure de lutter contre ce déferlement de violence autrement qu’en courbant l’échine et en devenant hypocrites. Car en fait, la parole reste masculine, même en Occident, malgré le travail acharné de certaines de nos consœurs qui se font traiter de salopes et de mal baisées à longueur de temps parce qu’elles refusent le dictat des hommes.

    Il ne s’agit pas pour moi de placer les sexes l’un contre l’autre, mais force est de constater cette dualité, même dans les moments les plus inattendus : Dans une réunion entre militants, par exemple ! On constate qu’une femme seule a du mal à se faire entendre, parce qu’elle n’a aucun autre soutien que sa réflexion propre, si elle va au-delà de l’esprit commun. Si elle dénote de trop, dans l’esprit de certains membres de cette docte assemblée, on lui suggérera rapidement de la boucler, d’une manière plus ou moins autoritaire. De là naitra chez elle une certaine frustration. Cette frustration sera à l’aune de la profondeur de sa réflexion. C’est comme cela que l’individu peut finalement dévier et se retrouver en totale contradiction avec ses propres convictions. C’est un constat amère pour l’espèce qui se veut la plus ouverte, la plus intelligente, bref l’égale des Dieux.

    • « Par là même, nous ne sommes pas en mesure de lutter contre ce déferlement de violence autrement qu’en courbant l’échine et en devenant hypocrites. »

      À cela je réponds:

      L’INÉGALITÉ ORIGINELLE

      La commission d’enquête fédérale appelée  » Comité canadien sur la violence faite aux femmes  » est composée en majorité de femmes. Cette entreprise féminine a accouchée en juillet 1993, après deux années d’une dispendieuse gestation, d’une créature parfaitement stérile.

      Ce monstre à cinq cent têtes crache à la face de la population canadienne que des enfants de la majorité des mères canadiennes deviennent des brutes sadiques qu’elles ne peuvent plus contrôler et demande au Père symbolique, l’État canadien, de jouer au préfet de discipline.

      Il s’agit d’un aveu d’impuissance et d’un constat d’échec qui s’exprime comme suit :  » Le matériel de guerre est certes fabriqué par des hommes, mais la confusion dans leur tête est le produit final de pratiques éducatives et de traitements dont se sont rendus coupables des hommes et des femmes des générations passées. Le pouvoir absolu d’une mère sur son petit enfant ne connaît aucune limite. On n’exige d’elle aucune qualification. Il est donc on ne peut plus urgent d’examiner de plus près l’effet d’un tel pouvoir exercé sans contrôle, et d’en prendre conscience, de manière à réduire à l’avenir les risques qu’il comporte.  » (Miller, Alice, La souffrance muette de l’enfant, p. 154, Aubier)

      Quelle est la valeur des cinq cent recommandations de ce monstre mort-né lorsqu’elles sont considérées à la lumière de la plus importante source, réelle et susceptible d’une amélioration et même d’une prévention tangible, de ce qui est perçu comme des manifestations d’agressivité contre les femmes ?

      Quelle est cette source ?  » Les deux côtés de l’homme sont transmis par l’éducation. Le bon côté par la socialisation, les normes communiquées consciemment par les parents. Le mauvais côté par les plus anciennes perceptions du comportement parental qui ne se montre à nu que devant son propre enfant utilisé comme exutoire. »( Miller, Alice, L’enfant sous terreur, p.84)

      Comment s’exprime le mauvais côté ? « Les hommes se vengent sur les femmes et les petites filles de ne pas avoir été respectés par leur mère. »( Ibid., p.84)

      Ce rapport fait l’autruche, il s’adresse à la socialisation au lieu de contempler la source du mauvais côté.  » Et dire que ce dont souffrent les femmes, ce sont elles qui l’ont engendré en revendiquant pour elles seules l’éducation du jeune enfant, dire que les futurs misogynes dont souffriront leurs filles, ce sont les mères qui les préparent. « ( Olivier, Christiane, Les enfants de Jocaste, p.72,Paris, Denoël/Gonthier)

      Ce mort-né est certainement aussi un appel au secours lancé par ces femmes inconscientes que la solution est dans leur sein. Pourtant le problème n’est pas récent :  » Mes actes, je les ai subis et non commis, s’il m’est permis d’évoquer ceux de mes père et mère… J’ai subi des épreuves qui ne s’oublient pas. Œdipe par Sophocle.  » (cité dans Ibid., p.73)

      Ce rapport mort-né, comme la psychanalyse « … spécialisée dans les conflits pulsionnels du patient, s’occupe exclusivement du dernier acte d’un drame dont la découverte entière serait inconciliable avec le 4ième commandement. L’enfance de Laïos, autrement dit le prélude à l’histoire de l’enfance d’Œdipe, lui est restée cachée et n’a pas éveillé sont intérêt. »( Miller, Alice, L’enfant sous terreur, p.159, Aubier)

      Des religions ont tenté d’apporter un remède à la prière d’Œdipe, mais l’ont rendu aveugle :  » L’accès aux traumatismes narcissiques de la petite enfance lui est interdit par la loi qui dit qu’on ménage les parents en culpabilisant l’enfant. « ( Ibid., p.27) Ce rapport culpabilise aussi les fils des mères canadiennes.

      Le Père fédéral, avec ce rapport stérile, est-il invité à mettre en place un programme d’éducation universel destiné à monter la maternité au rang des spécialités professionnelles, investissant ainsi les ressources collectives dans une mission génératrice de richesse humaine à court et à long terme ? N’est-il pas plutôt manipulé habilement à augmenter l’agressivité du système et donc l’entropie au sens d’Henri Laborit dans son Éloge de la fuite, p.27 ?

       » Il y a ici confusion très révélatrice de la cause avec son effet, et l’on combat comme source du mal quelque chose que l’on a soi-même fait naître. Ce type de phénomène ne se produit pas uniquement en pédagogie mais aussi dans les domaines de la psychiatrie et de la criminologie. Une fois que l’on a suscité le  » mal  » par la répression du vivant, tous les moyens sont bons pour le combattre chez la victime. « ( Miller, Alice, C’est pour ton bien, p.45, Aubier)

      La conclusion s’impose d’elle même. Il est évident que la dernière hypothèse sera retenue car elle est la plus  » naturelle « , la plus susceptible d’assurer la pérennité des structures parasitaires actuelles. C’est même cette optique polluante qui est la plus génératrice d’emplois, de débouchés pour les futurs diplômés d’une société de plus en plus répressive. http://www.psychohistory.com/htm/06a_25year.html

      Jean-François Belliard
      Publié : Le Devoir, 18 août 1993
      CQFD

  35. Tout excès en entraine un autre, il est vrai. Cependant, lorsqu’on a subi les violences de quelqu’un, on n’a qu’une hâte, c’est que notre bourreau soit mis hors d’état de nuire. On fait des cauchemards. On ne vit plus. Il faut des années pour que l’on soit à peu près libérée de cette torture psychique. Et encore, on ne peut oublier. Dans mon cas, il y a eu abandon par le groupe dont je faisais partie, et ça a été d’autant plus dur à supporter. Les hommes de bonne volonté sont les bienvenus, mais ne me parlez pas de pardon. Il n’y a pas pire chose que le pardon à son bourreau, car ainsi, la société n’évolue pas car elle légitimise, d’une certaine manière, l’agression dont vous avez été victime. Et cela est intolérable. Alors, si certains groupes de femmes sont dans l’excès, cela se comprend. Mais vous êtes un homme, n’est-ce pas, alors vous ne pouvez comprendre cela, car vous n’admettez pas qu’on puisse vous virer de votre pied d’estale.

    • http://les7duquebec.com/2011/11/23/quel-masque-portez-vous/

      LE DÉPENDANT– masque de L’ABANDON
      La blessure de l’abandon provient du parent du sexe opposé. Pour un garçon, c’est la mère et pour la fille, la blessure sera causée par le père. La blessure s’installe entre 1 an et 3 ans.
      Le masque de l’abandon est la dépendance. Un dépendant croit qu’il ne peut pas arriver tout seul à maîtriser une situation. Ce sera sa façon de se faire aimer et d’obtenir de l’attention. Il semble avoir de la difficulté à se tenir tout seul, il a besoin de s’appuyer sur une chaise, un cadre de porte, ou même une autre personne. Son corps a tendance à tomber. Il y a un manque de tonus. La peau va pendre, ou le bas du visage, ou les yeux, les épaules, et même les cheveux. Chez une jeune personne, il va de soi que le corps est plus ferme, cependant les parties qui trahissent sa blessure de l’abandon seront moins fermes qu’à d’autres endroits.
      Le dépendant est une victime. Il dépend du bonheur des autres. Il ne se décide pas tout seul. Il souffre d’agoraphobie, demande beaucoup de conseils, mais n’en fait qu’à sa tête. Il a une voix d’enfant, pleure facilement. Il attire la pitié. Quand il parle, il a tendance à donner beaucoup de détails. Il dit souvent : «Je me sens misérable… c’est épouvantable ce qu’on me fait… Je ne me supporte pas … est-ce que tu m’aimes? (demande faite trop souvent pour se sécuriser)… on ne me lâche pas!
      La plus grande peur du dépendant est la solitude.

  36. Gaiagenaire, vous vous fourvoyez. Je n’ai jamais eu de sentiment d’abandon car nos parents étaient présents, quoique bossant durs pour subvenir à nos besoins. Je parle seulement de la violence faite à n’importe quelle femme dans notre société policée. On m’a appris à me tenir droit, face à l’adversité.

    Donc, je me demande à quel point vous n’êtes pas vous-même complice ou victime d’un malheur quelconque qui vous aurait touché, vous ou un de vos proches, car vous ne dialoguez pas avec moi. Peut-être aussi êtes-vous le bourreau, dans une affaire de moeurs ? A moins que vous ne soyez tout simplement un psychologue à la petite semaine qui veut se hisser au sommet de nos âmes en nous balançant je ne sais quelle ineptie pour nous rabaisser, nous les femmes ? Expliquez-vous, je vous prie !!!!!

  37. @delpech

    N’est-ce pas vous qui écriviez en toute candeur et honnêteté:

    25 novembre 2011 à 03:39
    « Si nous voulons vraiment modifier notre comportement, dirigeons-nous dans la voie du respect de la femme, et de sa liberté d’être. Ainsi, nous aurons la capacité de réaction nécessaire à la remise en cause de ce système qui nous fourvoie. »

    ET

    25 novembre 2011 à 09:18
    « Nous, les femmes, développons nos charmes pour apaiser le mâle, et pour nous faire engrosser. Notre besoin du mâle est très animal, malgré des millénaires d’évolution, et je dirais même grâce à ces millénaires d’évolution. Donc, nos mâles, et malgré les lois qui règlent nos actes de tous les jours, peuvent se comporter comme des salauds, en fonction de leurs convictions, religieuses et autres. Par là même, nous ne sommes pas en mesure de lutter contre ce déferlement de violence autrement qu’en courbant l’échine et en devenant hypocrites. »

    Vous revendiquez que le salut réside dans plus de liberté à exercer votre talent à sculpter des salauds.

    Chère Ève.

  38. Vous revendiquez que le salut réside dans plus de liberté à exercer votre talent à sculpter des salauds.

    Je ne revendique qu’une chose : C’est ma liberté d’être, de paraitre et de mouvement.

  39. @ G.

    Quand « les 7″ ont pris les commandes de Centpapiers, il était prévu que les commentaires soient unifiés; des problèmes techniques ont fait que ça ne puisse se réaliser. Des changements auront bientôt lieu sur les deux sites qui permettront à chacun de mieux remplir sa mission.

    pjca

  40. La joute est terminée : je rentre mon épée au fourreau ! Vous aimez mon site, j’en suis très heureuse. Malheureusement, il restera ainsi car j’ai perdu les fichiers sources et ne peux le continuer. J’ai tellement de choses à dire que je suis bien marrie d’avoir aussi peu de compétence en informatique. J’ai écrit des romans, aussi. Mais mon éditeur est plus prompt à récupérer l’oseille qu’à me faire de la publicité. Il s’appelle Publibook.com et mon nom, c’est michele delpech. Ne pas confondre avec le chanteur, même si je peinds aussi. J’ai trois titres chez lui : Betty Bapacoule ; Amour et Contrariété ; La merde, c’est plus c’que c’était !

    Bonne lecture si vous décidez de vous en offrir un. On peut les télécharger et ça coûte moins cher.

    A vous relire

    Michèle

    Merci pour vos compliments.

  41. Madame Michèle Delpech , j’ai été à publibook.com et à la merde ce n’est plus c’que c’était. === Vous c’était un roman , mais moi c’est ma vie et en plus comme vous je n’ai aucune compétence en informatique. === Par contre au cours de ces 10 ans  »d’INTERNET’ , j’ai eu la sagesse de dire à mes monteurs de sites , de garder quelque part ce que j’écrivais et de le donner à d’autres en C.D. pour que cela soit récupéré un jour s’il le faut. === Par chez vous , il y a de la merde et au Québec/Canada il y a de la  »MARDE » et je donnais la recette pour en faire quelque part. === Madame Delpech , mon épée n’a jamais été sorti du fourreau , je n’ai que mon poing , et il y a que le point-virgule en attente. === Sous (Peut-être)

  42. Sous (peut-être) peu , je pourrai vous redire. === En attendant , j’ai posé des questions aux Français et je semble les avoir posé à des ; INNOCENTS ‘ IGNORANTS ET INCOMPÉTENTS. Comment il se fait que vous ne pouvez me parler du Grand Rabbin ; JOSEPH HAÏM SITRUCK ? Faites-vous en pas Madame Delpech , c’est pareil au Québec. === On leur demande aux COLA et l’UPA de nous parler où va leur viande ? rien de tangible dans leur réponse. === J’ai eu ouie dire quelque part que cette viande allait pour les garderies , foyers et hôpitaux , quest-ce qu’attendent Messieurs Gilles Duceppe et André Bellavance pour m’emmener visiter cet abattoir à charogne ? === Si seule <ment que la charogne proviendrait uniquement du Québec…..

  43. Si seulement que la charogne proviendrait uniquement que du Québec , hi ! je pense que je suis en territoire très glissant , alors je ne peux que vous parler de ; Caravelle Foods , Sun Vallée et en droite ligne de  »CARGILL ».
    Jean-Marie De Serre.

Les commentaires sont fermés.