Les sans-abris de New-York

L’indice des sans abris, Ordo ab Chao !

Evolution du nombre de SDF (adultes seuls) dans la ville de New York
Source : http://www.coalitionforthehomeless.org/pages/state-of-the-homeless-2010

Contrairement à la plupart des autres analystes économiques, j’essaie d’étudier l’évolution de la crise non pas avec des chiffres basés sur le commerce extérieur ou l’évolution du chiffre d’affaire de telle ou telle entreprise mais plutôt en me recentrant sur l’humain, en l’occurrence l’évolution du nombre de SDF et de saisies immobilières.

En effet, rien de tel pour percevoir l’état de déliquescence d’une économie et surtout replacer l’homme au coeur de nos analyses.

Ce que je nomme l’indice des sans abris est essentiel et vous pouvez constater que la crise est loin d’être terminée avec un nombre de SDF (ici les personnes seules) passant de 6645 en juin 2008 à 7963 en janvier 2010 pour la seule ville de New York, soit 19,83 % d’augmentation. Pour rappel, il y a 39 256 SDF à New York et 1,5 millions d’enfants SDF aux USA !

Surtout, on note l’aggravation brutale du mois de janvier, ce qui semble confirmer mes analyses concernant l’évolution catastrophique de la situation économique des USA qui sombrent dans le chaos.

Les pays européens en difficultés seront sauvés par la BCE, la banque centrale européenne, qui émettra de la dette européenne au travers des bons du trésor.
Mais que se passera-t-il pour les USA ?

A mon avis, trois axes seront privilégiés : la North American Union (fusion avec le Mexique et le Canada), le FMI et un rapprochement avec l’Europe, le grand marché transatlantique symbolisé par un pont sur tous nos billets européens. Bien sûr, comme d’habitude, la guerre sera une étape clé, car, ne l’oublions pas, la seconde guerre mondiale a « accouché » de l’Europe !

Vous l’avez donc compris, la crise aux USA aura pour conséquence la destruction de la nation américaine au profit d’un Nouvel Ordre Mondial dont l’étape obligée passe par la réalisation de grands pôles continentaux interrelliés entre eux avec une monnaie supranationale.

Ordo ab Chao (l’ordre créé à partir du chaos) pour les initiés.
L'explosion des SDF aux USA
Evolution du nombre de SDF à New York sur trois décennies.
Source : http://www.coalitionforthehomeless.org/pages/state-of-the-homeless-2010

Voici un graphique publié par « Coalition for the homeless » qui montre l »explosion du nombre de SDF à New York dont le nombre a atteint 39 256 en janvier 2010 dont plus de 16 000 enfants sans abris. On rejoue 1929, en pire !

Il faut savoir que le coût de l’aide pour la ville de New York est de 38 405 dollars par famille SDF et par an.
Avec une moyenne de 1200 familles la facture s’élèvera donc à plus de 46 millions de dollars pour l’année 2010 sans compter l’aide aux personnes seules.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, avait par ailleurs annoncé la suppression de 7000 emplois municipaux au mois d’avril 2010 en déclarant que le coût des charges sociales allait provoquer « la faillite de cette ville ».15.000 enseignants ont de plus été licenciés dans l’état de New York, dont une grande partie au sein de la ville de New York qui est au bord du gouffre sur le plan financier.

New York est le troisième état le plus riche des USA, et l’île de Manhattan (ville de New york) produisant environ les trois quarts des richesses de cet état, serait la 20e puissance économique mondiale, au même rang que la Suisse.
Une crise sans précédent frappe donc le coeur économique du pays conduisant à la faillite les états et les villes US.

Le coût d’une famille de SDF à New York

Le coût d'une famille de SDF à New York
Evolution du coût annuel d’une famille de SDF à New York.
Source : http://www.coalitionforthehomeless.org/pages/state-of-the-homeless-2010
En période de dépression, le chômage explose et le nombre de SDF aussi, car, ils sont pour la plupart des chômeurs en fin de droit.
Le coût social et humain devient incalculable, un immense gâchis faisant supporter à la collectivité le poids des dysfonctionnements d’un système économique ne profitant qu’à quelques-uns.

Le pacte social non écrit dans nos sociétés modernes réside pour le maître dans la fourniture de travail à l’esclave. Nos démocraties n’étant que l’optimisation ultime du rendement de l’esclave qui se croit libre car, in fine, le capitalisme n’est qu’un vaste système complexe de captation des richesses par une petite poignée de seigneurs féodaux.

Lorque la fourniture de travail où plutôt du pré pour faire paître le troupeau n’est plus possible, il faut se débarrasser du bétail devenu inutile. Le grand abattoir, la guerre donc, bientôt.

GILLES BONAFI

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