Les souliers d’beu(13) Retour à la bicoque!

 

Retour à la bicoque !

Nos coureurs de bois réintègrent leur grande cabane, bâtie l’année précédente, près de l’ancien emplacement du vieux fort de la Baie des puants.  Au milieu d’octobre, la petite routine hivernale reprend son cour.  Entre temps, le Capitaine Belfour, du 80e régiment, se présente à la Baie, le 12 octobre, et prend possession du territoire au nom de l’Angleterre.  Son arrivée ne dérange rien chez les colons français.

Les soldats anglais se mettent tout de suite au travail pour reconstruire le fort qu’ils nomment Fort Edward (Augustus).  Deux jours après son arrivée, le Capitaine repart en laissant la charge du nouveau fort au lieutenant James Gorell, secondé d’un sergent, un caporal, quinze soldats, un interprète français et, ce qui est beaucoup plus alarmant pour tous, deux traiteurs anglais.  Les noms des traiteurs sont McKay qui vient d’Albany et Goddard qui arrive de Montréal.  Le petit fort sera abandonné le 21 juin 1763 suite aux événements que nous raconterons sous peu.

Les indiens Menomonees et Winnebagos furent persuadés par Langlade de vivre en paix avec les Anglais, maintenant que ceux-ci devenaient les nouveaux dirigeants.  Le lieutenant Gorell, une fois installé, remet des wampums aux indiens.

Un wampum est une sorte de ceinture fabriquée avec des petites perles distribuées de différentes façons.  Il sert de « mémorandum » pour confirmer des ententes ou des messages et est utilisé également comme monnaie d’échange.

Wampum

Langlade avait, depuis longtemps, dressé son poste de traite près de sa maison. Les nouveaux arrivés doivent en tenir compte avant de pouvoir faire du commerce avec les « sauvages ».  Cependant, Langlade accepte de laisser, à Michel, la clientèle des tribus Lénapes avec qui lui et son groupe ont déjà tissé un réseau d’échange commercial sur la Susquehanna.  On laisse Lapointe s’occuper de ce commerce et les autres continuent de trapper sur le territoire qui leur avait été alloué l’hiver précédent.  Simon Frenet, cependant quitta la Baie des Puants avec un groupe de coureurs de bois, envoyés par Langlade, à Montréal. Il ne revint rejoindre le groupe de Michel qu’au printemps, au fort Michilimakinac.

Tous les « Canayens » de la région furent invités par le Capitaine Etherington à se rendre à Michilimakinac pour discuter de la procédure à suivre sous son gouvernement.  Au printemps 1762,  Charles Langlade, son père Augustin et toute sa famille, accompagné des trappeurs, incluant les groupes de Michel et Nicolas, répondent à l’invitation.  C’est à ce moment-là que notre groupe de trappeurs apprit que Simon Frenet avait tenu sa promesse : Le 22 février 1762, il avait épousé Thérèse Grenon à Cap Santé. Cette année 62 serait, selon lui, sa dernière année de traite. Il s’installerait sur sa terre en 1763; affirma-t-il à ses amis, lors des retrouvailles.

L’accueil à Makinac est chaleureux et très amical.  Le Commandant veut s’assurer de l’amitié des Canayens.  Quelques jours plus tard, il demande à tous l’allégeance au roi d’Angleterre.  Sa gentillesse et sa prévenance gagnent l’amitié des trappeurs qui ne font aucune objection au serment.  Etherington accorde le grade de Capitaine de milice à Charles Langlade et le nomme également au poste de surintendant des affaires indiennes de la région de la Baie de Puants.  Langlade ne s’attendait pas, du tout, à autant de reconnaissance de ses talents personnels.

Le nouveau commandant parvient à établir une base d’échange solide avec les indiens et les trappeurs Canayens.  Un décret du général Amherst viendra tout démolir.  Les sauvages sont habitués, depuis toujours, à être fournis en fusils et en munition qu’ils doivent ensuite rembourser avec des fourrures, l’année suivante.  Ils apprécient cette marque de confiance des blancs.  Ils reçoivent également plusieurs autres services qui ont toujours été gratuits.  Cette procédure faisait partie de la politique paternaliste des Français.  Amherst promulgue que, dorénavant, si les indiens veulent bénéficier de ces avantages, ils doivent le faire au moyen d’échanges commerciaux.  Plus aucune « gratuité » ne sera consentie.  De sorte que les traiteurs anglais succombent rapidement à l’appât du gain et commencent à tricher sur les échanges.

Michel, qui avait conversé avec Pondiac connaissait ses attentes et soupçonne que le grand chef ne restera pas indifférent et inactif.  Celui-ci sème la grogne et la discorde en faisant courir la rumeur que le roi Onontio, le père bien-aimé des sauvages, se prépare à reprendre le Canada aux Anglais.  Michel décide donc de se rendre à Détroit pour reconnaître l’état d’esprit général.  Au milieu d’avril les deux groupes de Michel et Nicolas Lefebvre partent, chargés de leurs ballots de fourrures, en direction du fort Détroit.  Michel a fixé dans sa tête de tenir sa promesse de rendre visite aux Dubois à New York.

Le 25 avril nos trappeurs arrivent sur le lac Ste Claire qu’ils traversent.  Lorsqu’ils parviennent à l’embouchure de la rivière du même nom, ils aperçoivent, sur la grève de l’île au centre de cette  rivière, un grand nombre de canots et plusieurs « sauvages ».  Ils montent leur bivouac sur la pointe du côté ouest de la rivière pour détenir une vue directe sur l’île.  Michel, accompagné de Simon Frenet, LaMouette et Lapointe se dirigent vers l’île pour aller rencontrer les indiens.  Ils comptent sur l’assurance d’avoir un deuxième groupe d’hommes pour les rescaper, s’ils rencontrent quelques problèmes.

Les indiens observent leur approche sans manifester quelque signe que ce soit.  Il est facile de reconnaître que ces indiens sont des Odawas; mais Michel est quand même étonné de voir arriver Pondiac parmi eux, lorsqu’il saute du canot pour le ralentir avant de toucher la berge.

– Le maître de la vie permet de nous rencontrer encore un fois. Énonça le grand chef en s’approchant.

– Je suis heureux de voir mon frère Obwandiyag, répond Michel en faisant le signe de paix.  Est-ce que Pondiac se rend à Détroit ?

– Peut-être.  Est-ce là que mon frère « yeux de fer » se rend lui-même ?

– Je ne fais qu’y passer.  Je me rends à New York.

– Le grand chasseur voudra bien venir à mon wigwam.  Nous allons fumer le calumet. Pondiac se retourne et entre dans la forêt.

Michel fait signe à Simon de le suivre et aux deux autres de rester près du canot.

-Je suis aux ordres de « yeux de fer » proclame Simon en regardant Michel fixement, « louchant » des yeux.

-C’est pas le temps Simon.  Prends ton arme, et suis-moi !

-Pas question ; « yeux de fer » va s’essuyer lui-même.  Je ne suis pas sa « panisse » ! Et il éclate de rire. (Un(e) panis(se) est un(e) esclave de la tribu des Pawnees. Plusieurs Français et Canayens en possédaient).

Michel s’éloigne du canot et entre sur la piste qu’avait empruntée Pondiac. Simon marche dans ses pas.

Le sentier débouche sur une grande clairière.  Michel aperçoit le grand chef qui l’attend à l’entrée d’un wigwam.  Lorsqu’il arrive à sa hauteur, celui-ci lui fait signe d’entrer.  Sans hésiter, Michel pénètre à l’intérieur.  Au centre de l’habitation, brûle un feu de camp, au-dessus duquel pend un récipient de fer où mijote doucement une sorte de soupe épaisse d’herbage où nagent des morceaux de viande.  Un arôme agréable remplit la tente.  Pondiac entre à la suite de Simon et s’accroupit près du feu.

– Mon frère « yeux de fer » voudra bien manger avec moi.

Le chef fait un signe et une indienne s’approche avec trois bols creux en bois.  Elle trempe les bols dans la « soupe », les remplit et les tends l’un après l’autre aux invités après avoir donné le premier à Pondiac.  Celui-ci commence à manger aussitôt.  Ce n’est qu’après l’avoir vu manger que Michel et Simon goûtent à la nourriture.  Simon, tout étonné du mets savoureux, manifeste son plaisir par un bruit d’aspiration en « buvant » sa « soupe ».  Pondiac le regarde et remarque, en s’exprimant dans sa propre langue:

-Mon jeune frère est bien élevé et connaît les coutumes indiennes.

Simon rétorque dans la même langue :

-La nourriture du grand chef Pondiac est un plaisir pour la bouche.  Même un blanc qui ne connaît rien, ne pourrait pas s’empêcher de l’apprécier.

Michel lance un œil retors à Simon.  Il aurait préféré que Pondiac ne sache pas qu’ils parlaient et surtout comprenaient la langue anishinabek.  Le chef n’ajoute rien, ce qui confirme à Michel que c’est exactement ce que Pondiac voulait savoir.  Le reste du repas se fait dans le silence.

Sur un geste du grand chef, la femme apporte le calumet qu’il prépare consciencieusement.  Simon et Michel le regarde faire, silencieux, et s’initient, en même temps, au rituel de ce cérémonial.  Le chef allume alors la pipe et tire quelques bouffées.  Il la passe ensuite à Michel qui répète les mêmes gestes et passe l’instrument à Simon.  Le rituel continue jusqu’à ce que tout le tabac dans le fuseau du calumet soit consumé.  Les deux Canayens prennent soin à ce que ce soit le grand chef qui termine le rituel.  Celui-ci marque sa satisfaction en regardant les deux hommes fixement l’un après l’autre.

– Mes frères blancs vont apprendre un secret qu’il ne pourront jamais  divulguer maintenant que nous avons fumé le calumet sacré.  Dans deux jours, je rassemble un pow wow ici, sur l’île. Plusieurs chefs discuteront de ce que nous allons décider au sujet des Habits rouges.

– Le chef a-t-il des reproches à faire aux anglais ? Demande Michel.

-Ce sont des voleurs.  Tu le sais tout comme moi; mais ce que tu ne sais pas, c’est qu’y ne trichent pas uniquement sur le prix des fourrures ;  y volent également nos terres.  Les Anglais traversent de plus en plus les Alléganies pour s’installer là où y veulent.  Y chambardent tout notre système de commerce établi depuis des milliers de lunes.  En plus, y’apportent des maladies qui tuent nos peuples.  J’veux pas seulement faire des reproches aux Anglais ; j’veux les renvoyer chez eux.

Michel cloue, de ses yeux gris, la réplique qu’il sentait surgir de la part Simon.  Il veut conduire lui-même l’entretien.

-Mon frère Obwandiyag est un sage.  Y doit savoir que les Habits rouges sont très nombreux.  Même les Canayens n’ont pas pu les arrêter.

– « Yeux de fer » sait très bien que si les Canayens avaient pu se battre librement, les Anglais ne seraient pas ici.  J’ai combattu souvent avec mes frères Canayens et j’ai vu.  Je t’ai même vu toi, te battre près de Québec, et vous avez  gagné.  Ce sont les habits bleus qui vous ont fait perdre cette guerre.  Je vais réunir toutes les tribus et on va repousser les anglais sur la grande eau.  J’veux savoir si mes frères blancs combattront avec moi.

– Le grand sachem est très rusé et j’doute pas de sa parole.  Mais je ne suis pas convaincu de celle des autres chefs.  Vont-ils suivre Pondiac ?

– Les Hurons sont déjà arrivés.  Les Ojigwa et les Potawatomis arrivent demain.  J’ai envoyé des wampums jusqu’en Louisiane.  Toutes les tribus vont se réunir durant l’été et, toutes ensemble, nous attaquerons les forts anglais en même temps, au printemps de l’an prochain.

– J’espère que les projets du grand Sachem réussiront.  Mais je ne peux pas parler pour tous les Canayens.  Si le grand chef réussit à réunir toutes les tribus, je crois que les Canayens vont combattre au côté de leurs frères indiens.  S’il ne réussit pas, Pondiac sera vaincu.

– Je reconnais bien là, la sagesse et la langue droite de mon ami Lefebvre.  Si je ne parviens pas à réunir toutes les tribus, je ne combattrai pas les Anglais.  Mais je suis certain de réussir.  Je veux que toi et mon jeune frère, à côté de toi, assistent au pow wow qui se tiendra après demain.  Vous pourrez entendre la réponse des autres chefs et l’annoncer aux Canayens.  Vous allez également voir et comprendre pourquoi je vais réussir.

Pondiac se lève, démontrant ainsi que la discussion était terminée.  Michel et Simon sortent du wigwam et retournent rejoindre LaMouette et Lapointe au canot.  Une demi-heure plus tard, ils débarquent à leur bivouac.  Morissette montait la garde et les autres étaient couchés pour dormir.

Au petit matin, les trappeurs apprennent qu’ils ne partent pas, parce que Michel et Simon doivent assister à la réunion des chefs sauvages.  Chacun réorganise alors son équipement pour rester quelques jours de plus, sans plus de discussion.  Nicolas se fait raconter les événements de la veille et se demande si Michel n’est pas en train de se mettre le pied dans un piège.  Celui-ci le rassure et lui explique ce qu’il entend faire pour influencer la décision de Pondiac.  Pour l’instant, selon lui, il est important de choisir entre faire en sorte que la rébellion réussisse, où s’y opposer.  Michel et Nicolas reportent la discussion avec le reste du groupe au repas du midi, lorsque tous seront réunis.

Autour du feu, Lapointe s’anime un peu en décochant :

-Pas question qu’on retourne au régime des français.  À c’époque-là, les « coureurs de bois » étaient vus comme des bandits et des pirates parce qu’ils ne se laissaient pas voler par les autorités françaises.  Y’était même pas possible, pour les colons, d’éviter la famine sans qu’ils fassent la traite en douce avec Albany.  Je vote pour soutenir la domination anglaise.  Depuis qu’y sont là, on peut voyager et commercer partout sans problèmes et avec beaucoup de profit.  Notre expédition de l’an dernier en est la preuve.

Ducharme, un des membres du groupe de Nicolas, donna son avis :

– Les deux traiteurs anglais qui sont à la baie des puants essaient de voler les sauvages; mais le simple fait que Langlade et nous, traitons avec eux également dans la même région, les obligent à garder des prix compétitifs.  Ils sont plutôt limités dans leur avidité à voler les indiens.  Je n’ai pas vraiment l’intention d’avoir des morts de femmes et d’enfants sur la conscience.  On vient tout juste de sortir d’une guerre qui a duré plus de sept ans; j’aimerais bien souffler un peu.

-Tout ça c’est bin beau; renchérit Morissette, mais qu’est-ce qu’on peut faire ?  Si Pondiac lève une armée de dix mille sauvages, c’est pas les onze que nous sommes qui va changer grand-chose.

La question est beaucoup plus simple que cela; ajouta Michel, en se levant debout.  Il s’agit de savoir si y’est préférable pour les Canayens de rester sous la domination anglaise ou de risquer la suprématie des sauvages.  Parce que si les Anglais sont repoussés, qui peut dire ce que ces dix mille sauvages vont décider au sujet des Canayens ?  Une chose est certaine. Pour l’instant, on ne peut pas se déclarer contre les sauvages et on ne peut pas prendre parti pour les Anglais non plus.  Nicolas, qu’est-ce que t’en penses ?

-J’pense qu’on peut pas laisser les indiens repousser les Anglais.  Si jamais ça arrive, les Canayens ne pourront certainement pas continuer de s’établir comme y l’font un peu partout actuellement.  Les sauvages ne nous laisseront pas continuer longtemps de nous répandre sur leurs terrains de chasse.  Pour l’instant y a pas vraiment de problèmes, mais y faut pas oublier que les territoires sur le Saint Laurent ont été gagnés après des années de guerres avec les Iroquois.  J’souhaite pas que nos habitants reviennent en arrière pour revivre encore sous la menace continuelle des peaux rouges.

-Donc, continua Simon, on  doit s’organiser pour qu’les Anglais soient informés des intentions de Pondiac; mais Michel et moi, on peut pas les avartir, on a fumé le calumet sacré avec le grand sachem.

Michel, en bourrant sa pipe, reprit la parole :

– Pour l’instant, on peut rien y faire.  Personne d’entre nous peut quitter le campement, parce que Pondiac devinerait tout de suite que nous voulons prévenir les Anglais.  Il faut que demain, on embarque dans le projet des sauvages. Surtout si y’est pour réussir comme le chef semble le croire.  C’qu’on va faire c’est que  Simon et moi allons assister au pow wow.  Vous autres, icitte, soyez certains de monter la garde au cas où le grand chef ait déjà décidé de nous éliminer pour protéger son secret.  Si tout se passe bien, on repart après demain.  En passant à Michilimakinac, on va dire aux anglais que des wampums sont en route partout vers les autres chefs.  Ils s’organiseront pour les intercepter et s’assurer de la neutralité du maximum de tribus indiennes.  Si tout le monde est d’accord, on continu ensuite notre voyage vers New York.  Ça nous donnera une idée des opinions des sauvages de cette région-là.  Au retour, on verra c’qu’on peut faire. Pondiac n’attaquera pas de forts avant le printemps prochain de toute façon.

Tout le monde approuva de ne pas retarder le voyage plus que nécessaire et Nicolas fit la remarque :

– Bon, je pense que tout est dit.  Pour l’instant, bouche cousue.  Personne ne parle de cette affaire jusqu’à c’qu’on se soit éloigné de cette bande de sauvages.  On fait comme si de rien n’était.  Je ne suis pas intéressé à laisser ma chevelure icitte.  Et toi Michel, si qu’que chose te paraît louche quand tu seras au rassemblement des indiens, tire un coup de fusils et on te sortira bien de leurs pattes d’une façon ou d’une l’autre.

-T’inquiète pas pour ton frère, Nicolas, tout ce qu’y a à faire, c’est de regarder les indiens avec ses « yeux de fer » et ils tomberont comme des mouches. Laissa tomber Simon.

– Qu’est-ce que tu racontes-là, Simon ? Demande Nicolas.

– Ah bon !  T’es pas au courant ?  Pondiac, le grand Sachem, a baptisé ton frère d’un nom de guerre.  Il l’appelle « yeux de fer » à cause de son habitude de regarder les gens, en pleine face, avec ses maudits yeux gris.  Messieurs, notre Michel a déjà fait sa marque auprès des sauvages et y semble déjà, être reconnu comme un grand guerrier.  L’indien dit l’avoir vu se battre à Ste-Foy.  Le chef était avec Langlade, à Ste-Foy, si vous vous rappelez.

-Dans ce cas, tes chances sont excellentes pour ne pas avoir de problème avec les indiens d’icitte, constate Nicolas.

– Disons qu’elles sont meilleures que si le Grand chef avait baptisé Simon du nom de « tête d’épis d’blé d’inde » à cause de ses cheveux blonds. Remarqua Michel qui voulait se venger un peu des moqueries de son jeune ami.

Les trappeurs se mirent à rire et adoptèrent temporairement le nom de guerre de Simon.  On entendit plusieurs :  Hé, « tête d’épis d’blé d’inde » vient donc me donner un coup de main pour ceci ou cela… durant tout l’après-midi.

Simon se promit de faire plus attention à ses blagues envers Michel, à partir de cette journée du 26 avril 1762.

À suivre                                                                               Élie l’Artiste

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