Les souliers d’beu(32) Rébellion 1837 suite!

Rébellion 1837(suite)

        Martin Lefebvre est âgé de 23 ans lorsqu’il épouse Suzanne Turner à Ste-Ursule de Maskinongé le 25 octobre 1845.  Les rébellions de 37 et de 38 sont terminées mais ne sont pas encore chose du passé.  L’union du Bas et haut Canada produit la « Province of Canada » en 1840.

       Le conseil législatif et le conseil exécutif du Bas-Canada n’existent plus.  La supériorité du nombre de Canayens, s’imposant à chaque élection, est perdue puisque les Anglais du Haut-Canada participent maintenant aux mêmes élections.  Les finances défaillantes du Haut-Canada sont maintenant jumelée aux finances du Bas-Canada encore solvables.  L’usage du français est banni de l’administration.  Le siège administratif de la nouvelle province s’installe à Kingston.  L’ancien Bas-Canada de 650,000 habitants, est représenté au gouvernement, par 42 sièges, tout comme les 450,000 habitants du Haut-Canada.

      En 1848, on établit les lois créant le « Gouvernement Responsable » demandé dans les 92 résolutions de 1834.  On épure quelque peu les restrictions préjudiciables de la législation sous le gouvernement Bladwin-Lafontaine.  Les problèmes que ce nouveau système cause, provoque la constitution de la Confédération Canadienne en 1867.  Martin Lefebvre décède en 1901; il a donc vécu toute cette série d’événements qui transforme la vie des « Canayens ».

      Avant 1837, nous avons vu que le problème du Bas-Canada était que malgré l’élection des représentants canayens au gouvernement, les pouvoirs exécutif et législatif leur échappaient, puisqu’ils étaient dans les mains du Gouverneur Général, qui nommait ses « amis » Anglais et Écossais aux postes clefs de l’administration.

        Lorsque les 92 résolutions sont rejetés par Londres; les « Chefs » des Patriotes se retrouvent dans une situation qu’ils ont eux-mêmes provoqué.  Ils attisent, depuis déjà longtemps, la fibre « patriotiques »; et certains « canayens » bouffent l’hameçon.  Personne ne peut nier que ces patriotes furent des héros.  Personne ne peut nier que certains d’entre eux furent des traîtres à leurs amis; et personne ne peut nier que leurs chefs furent des lâches.  Mais qu’elle différence existe-t-il entre ces héros et ceux qui les ont précédé que nous avons déjà rencontré?

      La différence est au niveau psychologique.  Nos premiers héros décidaient individuellement et agissaient selon leur propre perception.  Mais en 37, l’autorité est dans les mains des ecclésiastiques et ce contrôle œuvre maintenant au niveau des esprits et non plus simplement au niveau des comportements. Deux générations de «conditionnement » a suffit à transformer la société.

      Les Canayens ont prit l’habitude de se laisser influencer par la Foi, sans y appliquer leurs convictions personnelles. Convictions qu’ils laissent tomber face à cette Foi commune. Autrement dit : ils ne sont plus ces  coureurs de bois  « indépendants » et « libres ». L’habitude de se « livrer » avec confiance à la Foi, les rend dépendants de tout individu qui parvient à se hausser à un niveau « supérieur à l’ensemble ».  Ils deviennent « prisonniers » de ceux qu’ils admirent au lieu de simplement leur reconnaître des aptitudes différentes qui les démarquent.  Ils deviennent « malléables ».

      Voici l’Acte de baptême de l’un des importants héros de la rébellion de 1837 :

 

Et son certificat de mariage

 

       Ces actes de registres font partie du trésor appartenant à la nation « Canayenne ». Cette nation responsable, depuis l’arrivée des « blancs », de l’ouverture et de la colonisation du continent Nord-Américain.  Une partie de ces archives furent volées et vendues aux américains mais cela est un autre sujet.

       Le nom du héros « Canayen » sur ces registres est François-Marie-Thomas-Chevalier de Lorimier.

       Très peu d’automobilistes, empruntant la rue Delorimier, à Montreal, le connaissent. François est un autre héros « canayen » qui, comme le sera Louis Riel, fut « assassiné » légalement à Montréal à 9hre de l’avant-midi, le 15 février 1839.

       À la veille de son exécution, il avait rédigé son testament politique qu’il concluait par ces mots :

      « Quant à vous mes compatriotes ! Puisse mon exécution et celle de mes compagnons d’échaffaud vous être utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement Anglais. Je n’ai plus que quelques heures à vivre, mais j’ai voulu partager ce tems précieux entre mes devoirs religieux et ceux [dûs] à mes compatriotes. Pour eux, je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants, de mon épouse, sans autre appui que mon industrie et pour eux je meurs en m’écriant – Vive la Liberté, Vive l’Indépendance. »

      Est-il possible que ce formidable jeune homme ait été berné par des hommes beaucoup moins valables que lui ?  La réponse vous appartiendra à la fin de cet article.

      Notre héros Francois Chevalier de Lorimier, est condamné par un conseil de guerre que préside le major général John Clitherow.

        Parmi les 12 accusés, se trouve un nommé James Perrigo.  Curieusement, à l’ouverture de la cour, on exclu Perrigo du procès.  N’ayant pas droit à des avocats « canayens », les accusés se font représenter par les avocats Lewis Thomas Drummond* et Aaron Philip Hart qui sont reconnus par tous, comme étant honnêtes; mais ceux-ci n’ont pas la permission de plaider.  Ils n’ont droit que de présenter des plaidoyers écrits.

      François Chevalier, demande un tribunal civil, ce qui lui est évidemment refusé.  On raconte qu’il procède lui-même, alors, aux contre-interrogatoires des témoins, les amène à se contredire et conteste toutes les preuves réunies contre lui. Ce qui n’est pas tout à fait exact lorsqu’on lit le rapport du procès.  Malheureusement, un autre accusé nommé Brien, contre une promesse d’indulgence, a signé une déclaration dénonçant François.  C’est cette déclaration qui le condamne.  En réalité, cette condamnation est décrétée simplement pour sauver la face, puisque les principaux responsables de la rébellion n’ont pas été capturés.

      Par contre, toute l’histoire de notre héros n’est pas sans tache.  Après avoir participé aux combats de novembre 1837, il se retrouve, en décembre, à St-Eustache.  Pendant les combats de St-Eustache, de Lorimier  quitte le champ de bataille et passe aux États-Unis.  En a-t-il eu l’ordre, et de qui ?  On ne sait pas.  Cependant, il est de retour en 1838 pour poursuivre la lutte.  Lors d’une rencontre avec l’ennemi, jugeant le combat inégal, il ordonne à ses hommes de fuir pour leur salut.  Il venait d’apprendre que Nelson avait été battu et que la partie était perdue.

     Essayons d’y voir un peu plus clair dans toute cette histoire de la rébellion de 1837.  Il est bien évident que d’étudier Louis Joseph Papineau, ne va nous fournir que la façade « officielle » du problème puisqu’il a continué à être une « figure politique ».  Nous allons plutôt étudier les membres du parti rebelle, et essayer de discerner leur propre opinion sur la situation.  Commençons par examiner ce personnage appelé James Perrigo, qui fut curieusement exclu du procès des rebelles.

     En 1812, Perrigo est enrôlé comme capitaine dans le  régiment de Salaberry : les Voltigeurs.  Il commande un détachement de 40 indiens sur la frontière qu’ils patrouillent entre le lac Champlain et St-Régis.  Il participe à la bataille de Chateauguay du 26 octobre 1813 que nous avons déjà lu.  Il est donc l’un des braves héros qui ont stoppé l’invasion américaine.  Il n’est, par conséquent, certainement pas intéressé à ce que le Bas-Canada devienne un État américain.

     James Perrigo est marchand de Ste-Martine depuis 1824, mais suite à son peu de succès commercial, il s’improvise médecin.  Aussi surprenant que cela puisse être, il réussit assez bien.  Par contre, lors de l’épidémie de choléra de 1832, l’envergure de l’épidémie l’oblige à laisser tomber le masque.  Néanmoins, dans les écrits des « patriotes », il est toujours nommé le Dr Perrigo.  En 1831, il participe avec un groupe de concitoyens de Sainte-Martine à la création de l’école élémentaire No 3 de la Rivière Châteauguay.

     James Perrigo s’implique dans la rébellion des Patriotes.  Il détient le grade de colonel.  Le 7 novembre 1838, les Patriotes de Beauharnois apprennent que 800 volontaires et soldats se dirigent en direction du camp Baker.  Aussitôt, un groupe de 200 Patriotes, commandé par le Chevalier de Lorimier et François-Xavier Prieur, se rendent à Sainte-Martine.

     Le 9 novembre, quelques heures avant la bataille d’Odelltown, c’est Perrigo qui commande les 500 rebelles, formant l’armé Patriotique de Sainte-Martine.  Ils attendent l’arrivée des volontaires et soldats anglais.  Les rebelles se lancent dans la bataille.  Contre toute attente ils sont vainqueurs.

     Lorsqu’il voit un groupe de patriotes partir à la poursuite de l’ennemi en fuite, Perrigo ordonne à ses hommes de s’arrêter.  Plusieurs d’entre eux viennent lui en faire reproche, parmi lesquels : le Chevalier de Lorimier qui l’apostrophe très vertement. L’excuse de Perrigo est que l’ennemi fuyait pour les attirer dans un guet-apens. On voit là, son expérience acquise avec les « sauvages », lors de la bataille de 1813.

    Après la bataille, les Patriotes du camp Baker reçoivent l’ordre de se concentrer à Napierville.  Arrivés à Lapigeonnière, un courrier leur apprend la défaite de Robert Nelson à Odelltown.  Le 10 novembre, face à 1200 soldats, Perrigo donne ordre de se disperser.  (On voit ici que ce n’est pas de Lorimier qui a commandé la dispersion comme dit plus haut; mais bien Perrigo qui est celui aux commandes).

    Perrigo ne suit pas le Chevalier de Lorimier et ses hommes qui tentent de fuir vers les États-Unis.  Il préfère rester caché sur les terres du village de Saint-Edwards.  Le lundi 26 novembre 1838, trois volontaires le font prisonnier.  On l’amène à la prison de Montréal.

     Le 1er décembre, Perrigo subit un interrogatoire par les autorités militaires.  Perrigo répond; « je préfère réserver ce que j’ai à dire tant que je n’aurai pas communiqué avec mon avocat M. Brown ».

    46 jours plus tard, Perrigo, accompagné de 11 de ses frères d’armes, est conduit le vendredi 11 janvier 1839, au Palais de Justice de Montréal, pour y subir son procès.  En entrant dans la salle d’audience, Perrigo fait un signe de détresse qui est immédiatement reconnu par les francs-maçons composant le tribunal.  Ce dernier est formé du major général Clitherow qui préside, assisté de quinze officiers de l’armée.  Les juges font ajourner la cour, les 11 autres accusés sont dirigés dans une salle adjacente.  Pendant ce temps le sort de Perrigo est décidé, celui-ci est libéré parce qu’il est franc-maçon.  Ceci est l’excuse officielle du tribunal et de Perrigo.  Excuse qui n’a aucun sens avouons-le.

     Il y eut plusieurs procès contre les rebelles.  Sur les quelques 800 accusés, on fit le procès de 108 rebelles.  Les condamnations sont variées.  Certains sont exécuté par pendaison, d’autres sont déportés vers l’Australie, d’autres encore sont obligés de s’exiler aux USA, d’autres sont condamné à mort, mais « libéré à caution », et enfin, il y en a qui sont acquitté tout simplement même si, souvent, leur propriété fut incendiée.

Voici le résultat de 14 de ces procès. La plupart sont des héros inconnus; d’où l’importance de citer leur nom (la liste complète : http://www.fgagnon.com/vadnais/documents/docs2.shtml

Premier procès du 28 novembre au 14 décembre :

Edouard Thérien de Chateauguay, acquitté

Louis Lesiège cordonnier de Chateauguay, acquitté

Antoine Côté cultivateur de Chateauguay 48 ans, 8 enfants, condamné à mort, Libéré sous surveillance.

Joseph Lécuyer cultivateur de Chateauguay, 30 ans, un enfant, propriété incendiée, condamné à mort mais libéré à caution.

Joseph Narcisse Cardinal : notaire de Chateauguay 30 ans, 5 enfants, maison incendiée, condamné et exécuté (par pendaison) le 21 décembre 1838

Joseph Duquette étudiant en loi de Chateauguay, 22 ans, propriété incendiée, condamné et exécuté le 21 décembre.

Jean Louis Thibert cultivateur de Chateauguay, 52 ans, 3 enfants, condamné et déporté.

Jean marie Thibert culti. de Chateauguay 37 ans, 4 enfants, condamné et déporté

Leandre Ducharme commis 22 ans, déporté

Joseph Guimond culti. de Chateauguay 50 ans, 3 enfants, déporté

Louis Guérin culti. de Chateauguay 36 ans, 4 enfants, déporté

Francois Maurice Lepailleur Huissier de Chateauguay 32 ans, 2 enfants, maison incendiée, déporté

 

Second procès du 17 decembre au 22 decembre 1838

Charles Huot notaire de Napierville 52 ans, déporté

Troisième procès du 24 décembre au 2 janvier 1838

Louis Lemelin culti de Napierville, acquitté

Jean Baptiste Dozois culti de Napierville, acquitté

Francois Trépanier fils, agriculteur de Napierville, 16 ans, libéré à caution.

Guillaume Lévesque étudiant en droit de Mtl, 19 ans, exilé

Pierre Théophile Decoigne notaire de Napierville, 27 ans, 2 enfants, propriété incendiée, exécuté le 18 janvier 1839.

Achille Morin cultivateur de Napierville, 22 ans, déporté

Joseph Jacques Hébert culti de Napierville, 38 ans, déporté

Hubert Drossin Leblanc culti de Napierville, 36 ans, 6 enfants, propriété incendiée, déporté.

Pierre Hector Morin patron de navire de Napierville, 45 ans, marié, maison incendiée, déporté.

Joseph Paré culti de Napiervielle, 45 ans, marié, propriété incendiée, déporté.

Quatrième procès de 3 janvier au 10 janvier 1839

Jacques Robert culti de St-Edouard, acquitté

Joseph Longtin de St-Constant, acquitté

Jacques Robert de St-Edouard, acquitté.

Joseph Robert culti de St-Philippe, 59 ans, 5 enfants, exécuté le 18 janvier 1839

Ambroise Sanguinette culti de St-Constant, 38 ans, 5 enfants, exécuté le 18 janvier 1839

Charles Sanguinette culti de St-Philippe, 36 ans, 2 enfants, exécuté le 18 janvier 1839.

Paschal Pinsonneault culti de St-Philippe, 28 ans, déporté

Francois Xavier Hamelin culti de St-Philippe 23 ans, exécuté le 18 janvier

Théophile Robert culti de St-Édouard, 24 ans, marié, déporté

Jacques Longtin culti de St-Constant, 59 ans, 11 enfants, déporté

Cinquième procès du 11 janvier au 21 janvier 1839

Joseph Wattier dit Lanoie marchand des Cèdres, 57 ans, 9 enfants, propriété incendiée condamné à mort, libéré à caution.

Jean Baptiste Henri Brien médecin de Ste-Martine, 23 ans, exilé

Ignace  Gabriel Chevrefils culti de Ste-Martine, 43 ans, 7 enfants, déporté

Joseph Dumouchelle culti de Ste-Martine, 45 ans, 4 enfants, propriété incendiée, déporté

Louis Dumouchelle Hotelier de Ste-Martine, 40 ans, 6 enfants, propriété incendiée, déporté

Jacques Goyette culti de St-Clément de Beauharnais, 48 ans, 3 enfants, propriété, incendiée, déporté

Toussaint Rochon Charron de St-Clément, 28 ans, 2 enfants, propriété incendiée, déporté

Francois Xavier Prieur marchand de St Timothée, 23 ans, propriété incendiée, déporté

Chevalier de Lorimier notaire de Mtl, 34 ans, 3 enfants, exécuté le 15 février 1839

Jean Laberge Charpentier de St-Martine, 34 ans, 6 enfants, propriété incendiée, déporté

Francois Xavier Touchette forgeron de Ste Martine, 30 ans, 4 enfants, propriété incendiée, déporté

Charles Hindenlang Militaire de Paris, 29 ans, exécuté le 15 février 1839

Sixième procès du 29 janvier au 6 février 1839

Constant Bousquet culti de St-Cyprien, mis hors de cause

Antoine Doré marchand de St-Jacques le mineur, acquitté

Francois Camyré Hotelier de St-Constant, 53 ans, 5 enfants, propriété incendiée, condamné à mort,  libéré à caution

Pierre Rémi Narbonne Huissier de St-Rémi, 36 ans, 2 enfants, exécuté le 15 février 1839

Amable Daunais culti de St-Cyprien, 21 ans, exécuté le 15 février

Pierre Lavoie culti de St-Cyprien, 48 ans, 9 enfants, déporté

Antoine Coupal dit Lareine culti de Ste-Marguerite, 49 ans, 12 enfants, déporté

Théodore Bedard culti de Ste Marguerite, 47 ans, 10 enfants, déporté

Francois Bigonesse dit Beaucaire culti de St-Cyprien, 47 ans, 7 enfants, déporté

Joseph Marceau culti de St-Cyprien, 30 ans, 2 enfants, déporté

Francois Nicolas instituteur de St-Athanase, 44 ans, exécuté le 15 février 1839

Huitième procès du 7 fevrier au 21 février 1839

James Perrigo marchand de Ste Martine, acquitté

Jean Marie Lefebvre de Ste-Martine, mis hors de cause

Godfroy Chaloux de Ste Martine, mis hors de cause

Isidore Tremblay culti de St-Clément, acquitté

Charles Rapin huissier et aubergiste de St-Timothée, 29 ans, 3 enfants, propriété incendiée, condamné à mort et libéré à caution

Louis Turcot culti de Ste-Martine, 33 ans, 6 enfants, déporté

Désiré Bourbonnais forgeron de St-Clément, 53 ans, 5 enfants, déporté

Charles Roy dit Lapensée culti de St-Clément, 50 ans, 1 enfant, propriété incendiée, déporté

Francois Xavier Provost Hôtelier de St-Clément 28 ans 3 enfants propriété incendiée déporté

André Papineau dit Montigny forgeron de St-Clément, 30 ans, 7 enfants, déporté

Neuvième procès du 1 er mars au 11 mars 1839

Léon Leclerc culti de Terrebonne, 40 ans, 6 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Paul Gravel culti de Terrebonne, 23 ans, condamné à mort, libéré à caution

Antoine Roussin culti de Terrebonne, 36 ans, 5 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Antoine Roussin culti de Terrebonne, 36 ans, 5 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Louis Bourdon marchand de St-Césaire, 22 ans, 2 enfants, déporté

J. Bte Bousquet meunier de St-Césaire, 39 ans, déporté

Francois Guertin culti de St-Césaire, 43 ans, déporté

Dixième procès du 1er Mars au 11 mars (?)

Francois St-Louis culti de Terrebonne, 36 ans, 4 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Charles Guillaume Bouc bourgois de Terrebonne, 46 ans, 7 enfants, déporté

Edouard Paschal Rochon charron de Terrebonne, 38 ans, 1 enfant, déporté

Onzième procès du 12 mars au 19 mars 1839

David Demers culti de St-Cyprien, 26 ans, 4 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Thomas Surprenant dit Lafontaine culti de St-Philippe, 47 ans, 11 enfants, condamné à mort, libéré à caution.

Francois Surprenant culti de St-Philippe 50 ans 11 enfants propriété incendiée condamné à mort libéré à caution

Benoni Verdon culti de St-Edouard, 30 ans, 5 enfants, propriété incendiée, condamné à mort, libéré à caution

Louis Desfayettes culti de St-Cyprien, 38 ans, 2 enfants, propriété incendiée, déporté

Jacques David Hebert cult de St-Cyprien, 47 ans, 8 enfants, propriété incendiée, déporté

Hypolite Lanctot notaire de St-Rémi, 23 ans, 2 enfants, déporté

Louis Pinsonnault culti de St-Remi, 40 ans, 3 enfants, propriété incendiée, déporté

René Pinsonnault culti de St-Édouard, 49 ans, 6 enfants, déporté

Etienne Languedoc culti de St-Constant, 21 ans, déporté

Etienne Langlois culti de Ste Marguerite, 25 ans, marié, déporté

Douzième procès du 20 mars au 22 mars 1839

Charles Mondat Culti de St-Constant, 33 ans, 3 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Clovis Patenaude culti de St-Constant, 45 ans, 3 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Moyse Longtin culti de St-Constant, 24 ans, déporté

Treizième procès du 25 mars au 8 avril 1839

Louis Hénault notaire de St-Clément, 25 ans, condamné à mort, libéré à caution

Joseph Roy culti de St-Clément, 55 ans, 8 enfants, condamné à mort, libéré à caution.

Philippe Tremblay culti de St-Clément, 26 ans, condamné à mort, libéré à caution

Édouard Tremblay culti de St-Cléement, 33 ans, condamné à mort, libéré à caution

Francois Vallée culti de Ste Martine, 30 ans, 3 enfants, propriété incendiée, condamné à mort, libéré à caution

Antoine Charbonneau culti de St-Timothée 46 ans 8 enfants condamné à mort libéré à caution.

Joseph Cousineau culti de St-Timothée, 40 ans, 5 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Francois Dion cordonnier de St-Timothée, 48 ans, 6 enfants, condamné à mort, libéré à  caution.

Louis Julien culti de St-Timothée, 37 ans, 4 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Jean bte Trudelle culti de Chateauguay, 32 ans, 3 enfants, condamné à mort, libéré à caution

Moïse Dalton culti de Chateauguay, 25 ans, 1 enfant, condamné à mort, libéré à caution.

Michel Alarie menuisier de St-Clément, 34 ans, 4 enfants, déporté

Joseph Goyette Charp de St-Clément, 28 ans, 2 enfants, déporté

Basile Roy cult de St-Clément, 40 ans, 5 enfants, déportéJoseph Roy dit Lapensée fils de Louis culti de St-Clément, 24 ans, 1 enfant, déporté

Constant Buisson forgeron de Ste-Martine, 28 ans, 1 enfant, déporté

Charles Bergevin dit Langevin culti de Ste Martine, 50 ans, 7 enfants, propriété incendiée, déporté

Samuel Newcombe médecin de Chateauguay, 65 ans, 5 enfants, propriété incendiée, déporté

Jérémie Rochon Charron de St-Vincent de Paul, 36 ans, 5 enfants, déporté

Quatorzième procès du 10 avril au 1 er mai 1839

Benjamin Mott culti d’Alburgh au Vermont (USA), 42 ans, 2 enfants, déporté

        Évidemment plusieurs de ces hommes sont instruits; et plusieurs écrivent leurs « expériences » reliées à la « Rébellion des Patriotes ».

    L’un d’eux, François Xavier Prieur, a écrit une livre très intéressant.  On remarque qu’il se rattache à sa Foi pour accepter les conséquences de la défaite.  C’est, psychologiquement, sa « bouée de sauvetage ».

           Il y raconte : « …pour n’avoir pas lors obéi aux ordres de l’Église exprimés par nos premiers pasteurs;… On s’attendait à des secours venant des USA et une coopération organisée de la part du Haut-Canada.  Chacun oubliait les malheurs de l’année précédente pour n’envisager que la possibilité du succès et, avec lui, le redressement de tous les griefs réels et imaginaires… J’étais jeune, sans expérience, j’aimais sincèrement mon pays, je croyais à l’existence de tous les griefs énumérés, à l’efficacité du remède proposé… Une chose, cependant, jetait un voile de tristesse sur mon enthousiasme, c’était l’opposition du clergé à notre entreprise…

       …Notre commandant, le docteur Perrigo, après avoir donné ses ordres, s’était absenté, pour s’assurer que rien ne nous menaçait sur les derrières … Il n’était pas encore revenu lorsque nous vîmes l’ennemi déboucher par le grand chemin… Nos gens se mettaient déjà à la poursuite sur le grand chemin, lorsque le Dr Perrigo, qui nous avait rejoint…s’avança au premier rang donnant partout l’ordre d’arrêter.

       Sur le soir, un courrier nous apprit…la déroute de nos amis de Lacolle et des Côtes;…ceux qui n’étaient pas trop compromis rejoindrait tranquillement leurs foyers, que les autres, sous les ordres de Chevalier de Lorimier, se dirigeraient vers la frontière…tandis que moi je retournerais avec mon monde à Beauharnais…

      …Quelques individus, naguères mes compagnons, s’étaient abouchés avec M. le major Denny…qui commandait un détachement stationné dans l’endroit; ils avaient fait des révélations et avaient obtenu…la promesse d’un pardon immédiat s’ils parvenaient à découvrir ma retraite.

      …avaient mis sur mon compte presque toute la responsabilité du mouvement…le 20 novembre au matin, mes généreux hôtes et moi vîmes la maison investie par des soldats…Je fus traduit devant M. le major Denny, qui… fit arrêter les misérables délateurs. »

      L’histoire se précise un peu.  Nous avons maintenant des traîtres délateurs qui sont arrêtés en même temps que les vrais héros.  Ils sont donc en prison et subissent les procès avec les autres.  Nous ne nous permettrons pas d’essayer de les identifier.  Savoir qu’ils y sont est suffisant.

      Nous avons vu que les procès débutent au mois de novembre 1838.  Il y avait eu une première rébellion en 37 qui avait été matée rapidement. Celle de 38 ne fut pas tellement plus longue. Qu’est-ce qui s’était passé pour que la rébellion échoue aussi rapidement ?

     Lors de la première rébellion de 37, lord Durham ne sait pas trop comment régler le problème des prisonniers « rebelles ». Il veut bien leur faire subir un procès, mais il sait qu’un jury anglais les condamnera à la peine capitale, qu’un jury canadien les acquittera et qu’un jury mixte n’arrivera jamais à s’entendre. Il fait donc signer un aveu de culpabilité aux huit « chefs » de la rébellion, ce qui lui permet de leur éviter la peine capitale pour une condamnation à l’exil. L’entente entre les partis est évidente. Les huit accusés acceptent et signent. Voici leur nom :

     Dr Wolfred Nelson, Après la Confédération, Luc-Hyacinthe Masson fut député de Soulanges à la chambre des Communes du Canada du 3 septembre 1867 au 8 juillet 1872. L’ardent agitateur patriote de 1837 était devenu un fervent adepte du parti conservateur.

    Robert Shore Milnes Bouchette, il revient en 1845, devient greffier du procureur général du Canada-Est trois ans plus tard, et accède au poste de commissaire des douanes en mars 1851. Robert Bouchette fait aussi partie de plusieurs commissions gouvernementales, 

     Siméon Marchessault. En octobre 1840, Marchesseault put rentrer définitivement au Bas-Canada. Peu après son retour, il alla s’établir avec sa femme et ses enfants à Saint-Hyacinthe où il exerça de nouveau les fonctions d’huissier.

    Toussaint Hubert Goddu, Il était major lors de son exil. Il semble qu’il était Lieutenant colonel à son décès en 1879.

     Dr Henri Alphonse Gauvin, Avant de revenir au Québec, il va faire des voyages en Angleterre et en France. Il s’installe à Montréal, y publie deux journaux qui ferment avant sa mort le 2 mars 1841.

   Bonaventure Viger, Viger mena une vie tranquille après 1840. Il épousa, le 11 octobre 1841 à Boucherville, Eudoxie Trudel, dont il eut cinq enfants. Bientôt, ses fromages le rendirent aussi célèbre que ses exploits. En 1867, il était capitaine de milice et coroner à Saint-Bruno de Chambly.

   Rodolphe Desrivières après l’exil, il ne s’impliqua plus dans la rébellion

   Dr Luc Hyacinthe Masson  Après la Confédération, Luc-Hyacinthe Masson fut député de Soulanges à la chambre des Communes du 3 septembre 1867 au 8 juillet 1872. L’ardent agitateur patriote de 1837 était devenu un fervent adepte du parti conservateur 

      Curieusement, on ne retrouve aucun de ces noms sur la liste de ceux qui subissent un procès en 1838. Les « chefs » ne sont plus présents. Que s’est-il passé?

      Le 2 janvier 1838 à Middlebury au Vermont, Louis Joseph Papineau et Edmond O’Callaghan s’oppose à toute action précipitée sans l’aide des USA.  Le Dr Robert Nelson, Dr Cyrille Côté et Édouard-Elisée Malhiot prennent le mouvement en main.  Célestin Beausoleil avec Édouard Élisée recrutent au sud de Montréal.  Certains disent que Robert Nelson, responsable de cette situation, s’enfuit au début du combat, d’autre, disent que c’est faux.  Ce qui est une certitude, c’est qu’à la fin du combat, il n’est plus là.  Au moins un des chefs peut maintenant être soupçonné de lâcheté.

       Retournons à la prison du « Pied du courant » avec François Xavier Prieur :

       « Le troisième jour de notre détention dans cet endroit, M.de Saint-Ours, alors shérif de Montréal, vint nous rendre visite, et voyant l’état déplorable dans lequel nous étions, prit sur lui de faire enlever les barricades des fenêtres qui interceptait le passage de l’air et de la lumière;… » (NdA. St-Ours est ce héros, entre autre, de la guerre de 1812 que nous avons déjà vu)

       Dans son livre, c’est le 10 novembre, dans la nuit, que Prieur confie : « Ici se termine ma carrière de militaire et de chef de troupe, et va commencer celles de fugitif, de prévenu, de condamné et d’exilé parmi les forçats. »  Sa vie de fugitif ne dure pas longtemps.  D’après son récit, Prieur n’a aucune espèce d’idée comment survivre seul en forêt; et il sera capturé chez des amis qui l’on secouru.

      Emprisonné au moulin à farine avec d’autres rebelles qui incluent les délateurs inconnus à ce moment-là, il révèle : « Voici les noms de mes co-accusés : Le Dr Perrigo, J.Bte Henri Brien, Chevalier de Lorimier, Joseph Dumouchel, Louis Dumouchel, Ignace Gabriel Chevrefils, Jacques Goyette, Toussaint Rochon, Joseph Wattier, Jean Laberge et F.X. Touchette.  Perrigo fut libéré sans subir de procès sous prétexte de Franc-maçon.  Le procès fut tenu en Anglais. »

      Il sera dans la même cellule que Francois Chevalier de Lorimier avant que celui-ci soit pendu.

      Dans sa lettre d’adieu Francois Chevalier de Lorimier dit : «  Des hommes d’un mérite supérieur au mien m’ont battu la triste carrière qui me reste à parcourir de la prison obscure au gibet. »  « battre la triste carrière » est ici synonyme de « battre le chemin vers »; de Lorimier parle donc de la responsabilité des « hommes de mérite supérieur à lui », c’est-à-dire : ses chefs.  C’est une accusation très claire.

      Il dit également : « Le sang et les larmes versés sur l’autel de la liberté arrosent aujourd’hui les racines de l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué des deux étoiles des Canadas. ».

     Qu’est-ce que ce drapeau marqué de deux étoiles ?  Les patriotes avaient-ils un drapeau ?   (Voir le texte intégral de sa lettre d’adieu). = http://emerillon.niala.net/le-blogue/testament-politique-de-francois-marie-thomas-chevalier-de-lorimier/

Voici la réponse à cette question, tirée de: http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/oct/23.htm

Les Patriotes et leurs drapeaux

     On reconnaît trois étendards qui furent brandis lors de différentes manifestations patriotiques.  Le premier, dit «drapeau de Saint-Charles», consiste en trois bandes horizontales de couleurs verte, blanche et rouge rappelant la contribution des Irlandais, des Français et des Anglais à l’avancement de la démocratie au Bas-Canada.   Le deuxième, dit le «drapeau de Saint-Eustache» représente une branche d’érable surmontée d’un maskinongé orné de cônes de sapin et des lettres C (Canada=anglophones) et JB (Jean-Baptiste= Canayens).  Le dernier est dit «drapeau des Frères-chasseurs» et s’inspire du drapeau américain où deux étoiles sur fond azur représentent le Haut et le Bas-Canada unis au sein d’une république confédérée.  Le plus populaire semble être le premier: «drapeau de Saint-Charles»

       Hindenland, français de Paris, qui sera pendu lui aussi, présente les lignes suivantes :

       « …Le sang versé sera lavé par du sang : que la responsabilité en retombe sur ceux qui la mérite.  Canadiens, mon dernier adieu est ce vieux cri de la France : Vive la liberté !  Vive la liberté !… »  Que penser de cette « responsabilité qui doit retomber sur « ceux qui la mérite ».  Est-ce que ce ne serait pas ses « chefs » qui les ont laissé tombé ? Ces phrases sous-entendent, en tous les cas, que lui, ne la mérite pas.

        Prieur quant à lui, écrit :

       « Je ne comprend vraiment pas, aujourd’hui, comment une pareille idée (l’indépendance) avait pu prendre de si fortes racines au sein de notre population et survivre, chez nous, condamnés politiques…. »

        Mon cher Prieur, si tu avais vraiment acquis l’expérience des « coureurs de bois », tu aurais compris tout de suite que la source de tes convictions était « l’art oratoire ».  Les « sauvages » le savaient très bien; et Louis Joseph Papineau, le meilleur orateur de l’époque, le savait également.

 Suite au procès, il y a eu 12 exécutions :

M. Cardinal

M. Duquette

Decoigne

Robert

Ambroise Sanguinette

Charles Sanguinette

Hamelin,

De Lorimier

Hindenlang

Narbonne

Daunais.

        La majorité de la population commençait à donner de dangereux signes de désaccord envers ces exécutions.  Prieur ajoute : « Les exécutions cessèrent grâce à un ordre formel venu d’Angleterre (NdA. paraît-il); mais les procès et les condamnations à mort ne cessèrent pas.  En juin, nous apprirent que les condamnations à mort seraient commuées en déportation et en exil. »  (NdA. Tous revinrent sauf un qui décida de rester en Australie et deux autres qui décédèrent de maladie).

        Ces hommes, comme plusieurs autres, qui se battaient pour améliorer le sort des « Canayens », croyaient-ils, furent condamnés, non pas pour des actes déshonorants, mais pour avoir été entraîné par des dirigeants en lesquels ils avaient Foi et qui avait éveillé chez eux, un sentiment patriotique mal dirigé.  On a tenté la même chose lors de la Crise d’octobre, avec, encore une fois, le meilleur orateur de l’époque.  Et on tente la même chose encore aujourd’hui.  Malheureusement, l’orateur manque.  Jacques Pariseau est maintenant, trop âgé. D’ailleurs, son art attise plutôt l’esprit au lieu « d’énerver » les passions.

       Le combat des « Patriotes » du Bas-Canada était le même que celui des « Patriots » du Haut-Canada.  Ils se battaient tous pour l’indépendance de « deux Canadas » égaux, l’un francophone, l’autre anglophone, unis vers un futur commun (Les deux étoiles du drapeau).  Ce concept formidable à été complètement effacé de notre histoire par des « partis » intéressés strictement à leur propre pouvoir et aux intérêts personnels. Quel aurait été l’impact positif, dans le monde d’aujourd’hui, de ces deux républiques unies vraiment bilingues? Personne ne peut l’imaginer; mais il est facile d’entrevoir le rayonnement d’influence qu’aurait posséder une telle entité nationale.

      Le peuple actuel n’a plus tellement Foi en la politique; mais cela ne signifie pas du tout qu’il n’est plus dépendant d’une Foi quelconque; loin de là.  Par contre, la plupart sont effrayés de revenir à la Foi en eux-mêmes.  Ils ont peur d’être responsables de leurs décisions et de leurs actes, comme acceptaient de l’être leurs ancêtres « Canayens ».

       Évidemment, les autorités s’efforcent d’empêcher une telle prise de conscience car alors, ils risqueraient de perdre le contrôle absolu sur le troupeau. À leurs yeux, la « Liberté » c’est « l’Anarchie ». Autrement dit, dans leur conviction d’élite de la société, « Le populo est imbécile, ignare et irresponsable! »; et ils font tout pour qu’elle le devienne et le demeure. Leur meilleur coup jusqu’ici est au niveau de « l’instruction publique », depuis que les autorités, il y a 40 ans, ont décidé d’orienter l’instruction sur la « compétence » au lieu de la « connaissance ». Difficile d’évaluer encore pour l’instant, jusqu’où va se dégrader notre société avant de prendre conscience de cette manipulation fondamentale des esprits.

      La position générale actuelle de notre société est que la majorité de la population croit que si les lois n’existaient pas (on en promulgue une centaine par année), tout le monde volerait et tuerait; et que si la « notion de péché » n’avait pas été inculquée, l’abus sexuel et la pédophilie serait répandus à travers la société.

      Curieusement, on constate, dans la réalité, que cet «Ordre social » tellement rassurant, protégé par les autorités tant civile que morale, exige que le vol et le meurtre soit exclusivement réservés à cette autorité, tandis que l’abus sexuel et la pédophilie soit la chasse-gardée presqu’exclusive de l’autorité ecclésiastique. Nous sommes peut-être beaucoup plus civilisés que nos ancêtres « Canayens »; mais extrêmement moins « responsables ».

 

À suivre

                                                                                      Elie l’Artiste

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