L’état d’indolence

INDOLENCE

Prononciation : in-do-lan-s’
s. f.

Sens 1

Terme de médecine. Privation de sensibilité physique. L’indolence d’une tumeur.
Sens 2

Terme de philosophie. État d’une âme qui ne s’émeut de rien, ni du bien, ni du mal. L’indolence des stoïciens est difficile à concevoir. Épicure disait que c’était dans l’âme qu’il fallait planter l’indolence.

En ce sens, il vieillit.
Sens 3

État d’une personne peu sensible à ce qui touche ordinairement les autres hommes.
Sens 4
Nonchalance amoureuse des aises.
ÉTYMOLOGIE
Lat. indolentia, de indolens, indolent.

Au Québec, depuis quelques années, nous vivons une période d’apathie et de cynisme. C’est le constat que fait un de mes collègues blogueur Stéphane Lessard. En fait, il blâme la situation actuelle du Québec au fait que nous sommes trop passifs. Mais pourquoi au fait, le sommes nous?

Oublions les problèmes d’ordre économique que notre modèle québécois cause et le fait que nous fonçons allègrement sur un mur et le fait que notre dette est la 5e plus élevée de tous les pays industrialisés. Même si les Bill Gates et Warren Buffet de ce monde venaient nous signer un chèque pour tout payer, nous aurions quand même un problème. Le problème de fond n’est pas le coût de notre état-providence, mais le fait qu’il corrompt la relation entre l’état et le citoyen.

Dans notre belle province, comme dans la plupart des pays développés, l’état s’est accaparé progressivement de toutes nos responsabilités d’adultes. De la garde de nos enfants, nos soins de santé, le soin de nos ainés, l’état nous prend en charge du berceau à la tombe, de sorte que nous nous retrouvons coupés de nos instincts primaires, en commençant par notre instinct de survie. C’est d’ailleurs la raison pourquoi nous avons si peu d’enfants.

Dans l’érosion du sens des responsabilités, l’Europe mène le bal, tandis que les États-Unis ferment la marche. Nous nous retrouvons quelque part entre les deux. Le Québec se retrouve avec une décrépitude quelque peu plus avancée que le reste du Canada. Pour donner une idée de proportions, la Californie, qui doit faire des contorsions extrêmes pour ne pas se retrouver en faillite, a 30 millions d’habitants et le Québec en a 7,5 millions, mais les deux ont à peu près le même nombre d’employés publics. Ça vous donne un peu les proportions gargantuesques de l’état québécois, et à quel point cet état est incrusté dans toutes les facettes de nos vies. Au Québec, il est difficile de mettre un pied devant l’autre sans la permission de l’état.

Nous en avons développé une telle dépendance que pendant la dernière campagne électorale fédérale, au débat des chefs, plutôt que de demander d’exiger des solutions aux problèmes de notre système de santé, par exemple, ou de nos problèmes d’infrastructures, une dame n’a rien trouvé de mieux à demander aux chefs que de lui dégoter un emploi.

Ici au Québec, il devient de plus en plus difficile de trouver une entreprise qui ne reçoit aucune subvention, pourtant si seulement 2% de vos revenus proviennent du gouvernement, ça leur donne le droit de véto sur 100% de vos activités. Pour un individu, c’est encore pire. Juste le fait d’avoir l’état comme seul fournisseur de soins de santé lui donne le pouvoir de règlementer pratiquement tout dans votre vie. Après tout, si l’état paye pour vos soins de santé, il a tout intérêt à éviter que vous ayez besoin de soins. C’est l’argument derrière toute une panoplie de restrictions à vos liberté comme le port du casque obligatoire sur une moto, les ceintures de sécurité, la guerre au tabagisme, à la malbouffe et aux drogues. On a pas encore des nutritionnistes qui viennent prendre l’inventaire de notre frigo, mais il paraît qu’ils le font en Grande Bretagne. Ils ne sont pas encore sur le point de confisquer vos Jos Louis, mais ça viendra sûrement bientôt.

S’ils ne peuvent pas vous contrôler au nom de votre propre santé, il le feront au nom de celle de la planète. Depuis près de deux ans maintenant, la théorie selon laquelle ce sont nos émissions de gaz carbonique qui sont responsables de changements climatiques est tranquillement en train de se faire découdre. Même que le programme CLOUD du CERN a récemment démontré que l’influence du soleil sur les rayonnements cosmiques aurait une bien plus grande influence sur le climat que le CO2. Le soleil a une influence sur le climat? Qui l’eût cru! Malgré tout, nos gouvernements ne cessent de multiplier les mesures contre les émissions de carbone, quitte à nous retourner à l’âge de pierre. Il y a quelques années en Grande Bretagne (encore!), on a proposer d’imposer une surtaxe de 20% à ceux qui font des fréquents voyages. Naturellement, ce genre de chose n’aura pas lieu de restreindre les mouvements de gens comme Al Gore ou Michael Moore, mais ça restreint sérieusement le mouvements du reste du monde.

On s’amuse souvent à dire que tous les hommes ont soif de liberté, mais si l’histoire des pays développés depuis 1945 prouvent une chose, c’est qu’entre la liberté individuelle et la sécurité de l’état, les gens voteront plus souvent qu’autrement pour la sécurité et abandonneront leurs libertés. Mais une cage, aussi douillette qu’elle puisse être, demeure une cage.

Une fois qu’ils ont réussi à réguler votre comportement, ils commenceront aussi à réguler ce que vous devez penser. Les mésaventures de Mark Steyn et Ezra Levant avec les commissions des droits de l’homme canadiennes on démontré que pour une profession qui se croit courageuses, il y a plus d’un journaliste qui soit très content de se réfugier dans le conformisme de la rectitude politique. Il est impressionnant de savoir que 85% des journalistes québécois soi-disant « professionnels » ne voient aucun problème à voir leur profession microgérée par l’état. Qu’il puissent ensuite se réclamer indépendants tient de l’équivalent d’un bretzel intellectuel. Tous les champs d’action supposés être les avant-postes de l’indépendance d’esprit, l’art, les écoles ou les médias; ont soit une relation ambiguë avec ou carrément dépendante du gouvernement. Produire un film ici consiste à laisser un organisme gouvernemental nous subventionner pour ensuite produire un matériel osé et avant-gardiste qui ne nuit nullement à l’état.

Puis il vient un temps où même les mots deviennent des incitations à la haine. La moindre critique non-conforme au consensus social devient un crime. Ou simplement faire un lien vers un site internet que l’état juge haineux, peu importe les critères sur lesquels ce jugement repose, devient passible d’amende ou pire.

Comment expliquer que des adultes qui veulent avoir le choix de centaines de marques de céréales au supermarché ou de millions de chansons pour leur iPod, puissent ensuite abandonner tout choix en ce qui a trait à leur santé au seul gouvernement? Ne sommes-nous pas en train de devenir les ados les plus ridés du monde? Bons seulement à choisir notre collection de disques? Et encore! Ce n’est pas si sûr qu’en définitive, l’état nous laissera même choisir nos disques. L’état-providence nous tiendra toujours dans un état d’indolence.

5 pensées sur “L’état d’indolence

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    9 septembre 2011 à 7 07 37 09379
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    L’indolent se trouve des « excuses » pour ne pas « agir ».

    « Ne pas agir » est de comprendre les raisons qui ont poussé quelqu’un d’autre à faire quelque choses. Si cette action est « bonne » on sourit; si elle est « mauvaise » on s’attriste. Par contre, il est essentiel que « l’on comprenne » les causes de l’action pour ne pas avoir à « agir ».

    On a comprit Turcotte qui était « non responsable » parce qu’il ne pouvait plus « réfléchir normalement » et cela nous a paru évident.

    Je me demande si on va « comprendre » le concierge qui vient de poignarder une femme qui ne cessait de « l’écoeurer » lorsqu’il lui demandait de ramasser les crottes de son chien sur le gazon de la propriété qu’il entretenait?

    Ne venez pas me dire qu’il était « maître de lui » lorsqu’il a « explosé »? La même « évidence » dit le contraire.

    Mais quelle est la valeur de la vie dans tout ça?

    Je répondrait selon l’échelle de valeur employée de nos jours: « Environ 40% de budget provincial. »

    La vie est belle; malheureusement, le monde est fermé à cette beauté; il lui attribue une valeur monétaire exclusivement. La vie sert à la productivité, un point un trait.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      10 septembre 2011 à 8 08 15 09159
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      «Mais quelle est la valeur de la vie dans tout ça?
      Je répondrait selon l’échelle de valeur employée de nos jours: « Environ 40% de budget provincial. »»

      C’est là encore, une constatation qui se résume à n’observer que ce qui parait, dans ce système économique, soit des coûts versus des profits. Les soins de santé ne doivent pas être évalués de la sorte et la mise en place d’un système de santé universel ne s’est pas fait en calculant les coûts, mais en s’assurant que toutes et tous allaient pouvoir avoir enfin accès à ce dont ils n’avaient aucun accès au privé, jadis. Eh oui! Le système de santé universel est né des ratées du capitalisme et cela, Duhaime et David s’en moquent éperdument.

      40% dites-vous? Éric Duhaime est allé soutenir l’invasion de l’Irak, qui a coûté beaucoup plus que cela aux contribuables états-uniens. Et 40% de quoi, quand on sait que le fric ne se partage pas et qu’il se concentre chez les vedettes adorées de Philippe David, Buffet et Gates, ou Jobbs.

      Le système capitaliste est encore une fois, mort, et il ne faut surtout pas le faire revivre, en plus sauvage d’autant plus, ce que proposent les débiles libertariens, dont font partie Éric Duhaime, le nostalgique de Pinochet, et Philippe David, le p’tit enfant gâté de la bloguosphère québécoise.

      Le capitalisme ne vaut pas la peine qu’on le sauve, les seuls qui y gagnent, ce sont les employeurs d’Éric Duhaime, les riches et les bourgeois. Ce n’est pas pour rien que ce raté se lance dans des attaques puériles contre les syndicats dans les couches pleines de Péladeau, avec le raciste et suprématiste, Richard Martineau, l’alias l’islamophobe des couches pleines de Montréal. Un autre raté d’ailleurs, un autre bébé gâté, qui refuse qu’on lui tienne tête (voir la chicane de bébé lala de Martineau avec Dieudonné…).

      «La vie est belle; malheureusement, le monde est fermé à cette beauté; il lui attribue une valeur monétaire exclusivement. La vie sert à la productivité, un point un trait.»

      Pour les capitalistes, évidemment! D’ailleurs, c’est ce que revendiquent ici votre ami Philippe David, qui considère qu’il faille mettre des coûts sur la santé, même si le capital dans ce système capitaliste, n’est de toute évidence, pas partagé. On appelle ça, du totalitarisme soit dit en passant.

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    9 septembre 2011 à 11 11 13 09139
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    Ne mélanger pas le climat avec la ‘droite/gauche’ et le débat sur l’État svp!! Après tout, ne savez-vous pas que la première politicienne à avoir mis le climat sur la table dans les années 80 fut… Margaret Thatcher!!! Eh oui, c’est que les libéraux anglais depuis Ricardo et Malthus, s’ils sont pour ‘le laissez-faire’ et le libre-échange pour promouvoir les visées impériales anglaises, partagent la vision erronée que les ressources sont limités et que l’économie consiste donc à gérer les ressources supposément limités par l’offre et la demande… (ils oublient que les ressources sont une fonction des connaissances d’une société donnée, j’y reviens).

    Du point vue des libéraux comme Bertrand Russel qui ne voulait absolument lâcher le Free Trade pour sauver l’Empire (eh oui, il fallait coûte que coûte maintenir l’étalon-or et l’orthodoxie budgétaire, défendre la City, même si cela impliquait colonisé l’Égypte vers les 1880s du fait de ces ‘maudits’ égyptiens qui ne voulait pas respecter l’orthodoxie budgétaire… ou encore promouvoir des régimes fascistes comme Mussuloni ou Hitler pour casser les syndicats et maintenir l’Étalon-or), l’État-Nation était donc toujours un problème, car il avait la ‘mauvaise’ tendance à vouloir utiliser les ressources pour le développement national.. en lieu de conserver les ressources pour la petite ‘élite’ anglo-saxonne… Ainsi, on ‘squeeze’ les pays en voie de développement par les deux côtés: d’un côté, les mesures de Free Trade, dérèglementation, privatisation et bien sûr, la sempiternelle dette pour contrôler le pays et le forcer à exporter des matières premières dans un ‘marché’ où il ne contrôle pas les prix, tout cela pour générer des devises US (ou Sterling) pour rembourser la dette.. De l’autre, et c’est ici qu’intervient l’histoire du climat de Thatcher et Gore (malthusien de première, lisez son livre, pense que trop de monde en Afrique… et puis ils sont noirs..): en attaquant l’industrie, en attaquant toute forme d’énergie, surtout le nucléaire, on veut réduire c’est pays à utiliser des énergies peu dense et pas fiable comme le solaire et le vent et ainsi empêcher tout développement sérieux de nations industrielles. D’un côté l’austérité financière et le pillage par la finance dérégulé, de l’autre, l’idéologie verte contre la croissance réelle… L’énergie est absolument nécessaire pour le développement économique: il suffit de regarder la consommation d’énergie par tête de tout pays développer versus ceux qui ne le sont pas. Vous n’avez qu’à fouiller les origines du WWF, grand promoteur de cette fraude climatique, et du Club 1001 qui financent le WWF: tous les grands de l’oligarchie anglaise comme Shell (éh oui!!), Conrak Black en son temps, Barrick Gold, etc. et je manque les meilleurs. Ais-je besoin de mentionner qu’ils défendent aussi le ‘libre-échange’ (sic).

    A. Smith et ses suiveurs comme Von Mises se gourent lorsqu’ils pensent que le fait fondamental qui distingue l’homme de l’animal est sa capacité à échanger; on n’a jamais vu un chien échanger un os, c’est vrai, mais c’est un fait mineur qui n’explique en rien la capacité à découvrir, à générer plus de découvertes. Si on pouvait enseigner à un chien à faire du troc, en quoi cela lui permettrait-il d’inventer des boites de conserves pour chien ou encore d’augmenter sa productivité dans la production d’os?? Mais c’est pas de là que vient la division du travail (elle est présente chez les animaux comme les fourmis). Si en plus de la division des sexes,de la géographies et des dons individuels, la division du travail chez l’homme provient fondamentalement de sa capacité créatrice, de sa capacité à inventer, la vrai origine de la richesse. Pour l’homme des cavernes, une rivière ne pouvait pas générer d’électricité, car il ne connaissait pas cette dernière.. le pétrole existe depuis le début de l’humanité, mais n’est devenu une ‘ressource’ seulement quand ont pu trouver moyen de l’utiliser comme le moteur à combustion, de même, une roche d’uranium n’avait aucun intérêt pour les hommes jusqu’à Einstein fit la découverte que matière était énergie (combien vaut une telle découverte??? pour l’humanité, beaucoup plus que les actions d’une compagnie comme Enron, la légendaire efficacité du privé qui fit exploser les prix de l’électricité de 1000%, endettant l’État Californien de milliards de dollars… ceci étant dit, l’histoire, seul laboratoire pour confirmer ou infirmer une thèse économique, montre qu’il y a des entreprises privés ou publiques qui furent très bonne ou encore qui furent très mauvaises. Ce n’est pas tout blanc et tout noir comme vous le prétendez. N’est-il pas drôle qu’en santé, au US, c’est devenu une super bureaucratie, c’est ce qui fait que ça cher là-bas!!! Il faut bien payer des agents pour nier le contrats d’assurances… ).

    Il est drôle qu’au moment même de l’échec du modèle néolibéral (avec des résultats encore pire en Argentine, 2001, au Mexique (moins de croissance et plus de pauvreté que sous le modèle ‘protectionnisme’, modèle moins bon que celui du dirigisme de Corée du Sud qui mettait l’accent sur les nouvelles technologies, mais toujours mieux que lui actuel!, de la crise financière causé par la spéculation bancaire qui n’a plus aucune connexion avec l’économie réelle; les options et actions n’ont aucune connexion avec de la création de richesse réelle, mais maintiennent qu’il faille imposer l’austérité pour payer ces valeurs fictives que sont les paris spéculatifs des hedges funds et des banques) vous le défendez encore!!! Vous semblez aussi idéologue que les communismes, qui quand ça allait mal, disait: il faut socialiser encore plus… et vous, si ça va mal, il faut déréguler encore plus…

    Pour vos lumières, si les ‘free traders’ américain sont un peu différend des anglais et ‘défendre’ un peu plus la science et ne sont pas malthusien, c’est qu’US il y a une grande tradition pro-scienfitique, d’économistes qui défendirent le développement industrielle contre le libre-échange anglais qui voulait cantonné les US dans un pays de matière première (de même que les pays comme l’Inde, Irelande, Turquie, Chine, pays d’Amérique du Sud, oh surprise, tous les pays qui eurent du libre-échange au 19e et qui devinrent le tiers-monde du 20e …) comme le coton esclavagistes (les sudistes étaient pro-free trade, les industrielles pour la protection). Alexander Hamilton, Daniel Raymond, Mathew Carey, Henry C.Carey( que Bastiat a vulgairement copié et que l’Institut Économique de Montréal ne dit pas; son ‘idée’ d’Harmonie économique vient de Henry Care: The Harmony of Interest, sauf que Bastiat l’a mis à la sauce libre-échange.), Franklin Delano Roosevelt et le programme spatial de Kennedy; on ne pouvait pas vendre le libre-échange anglais au US de la même manière… La tradition américaine n’est pas libre-échangiste, n’en déplaise à Milton Friedman… Le pays est devenu la superpuissance qu’elle est avec plus de 100 ans de protection, avec du financement étatique des canaux, des chemins de fers (mais avec privé pour le faire: toujours les deux dans différentes proportions selon les pays et les traditions). Même l’Angleterre a adopté le libre-échange qu’une fois la suprématie industrielle atteinte… Vous devriez lire Lars Magnusson, Nation, State and the industrial revolution: the visible hand; le ‘marché’ pure où l’État viendrait rompre cette ‘harmonie’ n’est qu’une lubie de l’esprit, jamais une telle chose n’exista et comble de l’ironie, c’est l’État qui permit la création du marché lui-même, d’abord nationaux et ensuite international. En effet, il a fallu l’État nationale pour briser les féodalités qui mettaient des barrières et des péages partout; bien sûr ils criaient que l’État attaquaient leurs liberté… Vous devriez savoir que Hayek (explicitement contre Henry C.Carey) était partisan des Hapsbourg et détestait l’industrialisation des nationalistes américains (ceux-ci voulaient répandre le modèle américain, anti-coloniale, pro-développement; l’influence de Carey en Allemagne, Russie, Japon, Canada!, Irlande, etc. JS Mills le détestait, lui qui travaillait pour la British East India Company qui tua plus d’un millions d’indiens lors de la révolte de 1857).

    Sur le sujet, vous pourrez lire le livre suivant:
    Wealth, Power, and the Crisis of Laissez Faire Capitalism, de Donald Gibson avec les thèmes suivants (ie l’économie ne se réduit pas aux classiques anglais et à Marx, dont les idées découlent en fait de Ricardo… Seul dans le système américain l’emphase est mis sur la capacité créatrice de l’homme comme l’origine de la richesse).

    Serving Property or Promoting the General Welfare * American System v. Smith * Emerging Oligarchy: Absentee Owners Take Control * Imperialism and the Rise of an American Oligarchy * FDR and JFK Revive the American System * Oligarchs Take Over Foreign Policy * Oil, the IMF, and the Free Trade Imperialism Offensive * Bush, Laissez Faire, and Free Trade Imperialism * Laissez Faire at Home * An Oligarchy That Must Change and Can’t Change

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      10 septembre 2011 à 8 08 34 09349
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      «Ce n’est pas tout blanc et tout noir comme vous le prétendez. N’est-il pas drôle qu’en santé, au US, c’est devenu une super bureaucratie, c’est ce qui fait que ça cher là-bas!!! Il faut bien payer des agents pour nier le contrats d’assurances… ).»

      Ce n’est pas ce que disent les socialistes, versus les capitalistes. Nous ne disons pas, nous les socialistes, que les soins médicaux états-uniens sont mauvais, nous les disons seulement moins accessibles à toutes et tous, dans un système qui n’a jamais répartie la richesse et qui ne le fera jamais. Et d’autre part, il apparait donc clair que ceux qui en ont les moyens, pourront faire du profit à partir des maladies d’autrui, s’ils se donnent les moyens d’exploiter ces maux. Et que pour se donner ces moyens d’exploiter ces maux, il faut préalablement posséder ce capital, qui ne se partage pas et qui se concentre visiblement et historiquement, dans les poches de la minorité parasitaire bourgeoise.

      Il n’est donc pas question de qualité de ces soins, ou même de coût, bien qu’il soit prouvé que les coûts augmentent per capita quand ces soins sont privatisés, mais il est plutôt question d’accessibilité et de «liberté» d’entreprendre en la matière, ce qui donne automatiquement le droit d’exploiter son prochain.

      Pas croyable, mais je suis plus catholique que les catholiques! Je n’exploiterai jamais mon prochain.

      «Il est drôle qu’au moment même de l’échec du modèle néolibéral (avec des résultats encore pire en Argentine, 2001»

      2002. Faillite.

      «Vous semblez aussi idéologue que les communismes, qui quand ça allait mal, disait: il faut socialiser encore plus… et vous, si ça va mal, il faut déréguler encore plus…»

      Où, quand? Quels communistes? Les stalinistes? Les maoïstes? Eh bien, elle est bonne celle-là! Et les communistes, ne l’oubliez pas, devaient composer avec l’impérialisme de leurs adversaires idéologiques, ne le saviez-vous pas? La Russie de Staline n’a jamais été communiste et a exercé une dictature sur le prolétariat, alors de quel socialisme nous parlez-vous donc? Mao en a fait autant, et a concentré les pouvoirs sur sa petite personne. Alors de quel socialisme parlez-vous donc? Les seuls qui soient le plus près de ce but sont les Cubains, et pour l’instant, ce pays va beaucoup mieux que ses adversaires capitalistes, du même calibre économique.

      Vous mettez vos adversaires dans le même panier, mais nous n’y sommes pas.

      «Le pays est devenu la superpuissance qu’elle est avec plus de 100 ans de protection, avec du financement étatique des canaux, des chemins de fers (mais avec privé pour le faire: toujours les deux dans différentes proportions selon les pays et les traditions).»

      Et en pillant ses voisins, en pratiquant l’impérialisme, inévitable dans la sphère capitaliste. Ne l’oubliez pas. Et c’est pour ce même impérialisme que le capitalisme s’effondrera.

      Et pour ce qui est de l’économie, le marxisme ne s’attaque pas à la façon de créer de la richesse, mais à la façon dont les bourgeois exploitent les prolétaires. Le marxisme n’est qu’une méthode d’analyse, rien d’autre.

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    9 septembre 2011 à 20 08 24 09249
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    «Au Québec, depuis quelques années, nous vivons une période d’apathie et de cynisme. C’est le constat que fait un de mes collègues blogueur Stéphane Lessard. En fait, il blâme la situation actuelle du Québec au fait que nous sommes trop passifs. Mais pourquoi au fait, le sommes nous?»

    Parce qu’il y a des conditionnements visant à l’être, un conditionnement qui endort tous les prolétaires, au profit de Quebecor par exemple. Les couches pleines à Péladeau, où sévissent Éric Duhaime l’agent de la CIA, et ses acolytes, aussi fidèles au capital que lui, Elgrably et l’imbécile de raciste Richard Martineau, endorment les lecteurs et leurs conseillent de ne pas trop chercher à comprendre, les pourquoi du comment.

    Le cynisme est entretenu et tout est fait par les tarés de libertariens, hypocrites, pour mettre la faute sur l’État, qu’ils contrôlent pourtant, via les laquais de la bourgeoisie qui s’y sont faits élire.

    Le cynisme, les libertariens l’entretiennent. Et ils ne proposent finalement rien du tout pour sortir des impasses du système capitaliste, bien au contraire, ils nous invitent, comme vous le faites souvent, à mettre de côté le seul et dernier rempart des prolétaires, face au diktat de la minorité parasitaire bourgeoise, en l’occurrence, celle qui salarie les mercenaires Éric Duhaime, Richard Martineau et leurs pareils.

    «Oublions les problèmes d’ordre économique que notre modèle québécois cause et le fait que nous fonçons allègrement sur un mur et le fait que notre dette est la 5e plus élevée de tous les pays industrialisés.»

    Voilà une observation plutôt bornée, bornée sur une position qui voudrait que le capitalisme soit le bon modèle à suivre, infailliblement. Or, c’est le modèle capitaliste qui ne fonctionne pas nulle part au monde, et qui comme aux États-Unis d’Amérique, dépend d’un certain corporatisme au sein de la mafia bourgeoise et d’un impérialisme relatif. Les bourgeois se concèdent des droits divins entre eux, et le Québec n’y est pour rien si les capitalistes veulent à tout prix respecter les dogmes de ce système déficitaire, qui ne partage pas la richesse et qui risque bien de ne jamais la partager. Or, ici encore, en parfaite contradiction, ceux et celles qui quémandent cette richesse, la créent de leur labeur…

    Le Québec et les autres pays qui seraient potentiellement en faillite, parce qu’ils ont trop donné aux contribuables de cette économie, ne seraient en fait que renégats d’un système économique, favorisant évidemment, les riches, que monsieur David défend vainement.

    Les libertariens sont les derniers remparts sectaires du clan capitaliste, les pires. Ils nous voudraient dociles et serviles aux lois régies par les riches, qui se plaignent d’avoir à trop partager leurs richesses, amassées, rappelons-le, au détriment d’autrui, sur le labeur d’autrui, sur l’exploitation donc, d’autrui.

    Les libertariens sont les ennemis du prolétariat, Philippe David n’est pas notre ami chers camarades. Ils sont les amis de nos exploitants et n’ont rien d’autre à offrir qu’une dictature totale de la minorité parasitaire bourgeoise, sans entrave du «méchant État», qui pourrait être celui des prolétaires, rappelons-le aussi. Il ne nous suffirait que de prendre le pouvoir, ce qui n’est pas impossible. Et tout ce temps où les libertariens jugent que l’État servait le corporatisme, il était, cet État, sous l’emprise des capitalistes…

    Je le répète, la dette du Québec n’est pas celle des prolétaires du Québec, mais bien celle des sectaires et fidèles au système capitaliste, qui pourtant, n’a jamais fonctionné, ni surtout, partagé les richesses. Et il ne risque pas de le faire. D’autre part, ces sectaires n’ont qu’à assumer cette dette s’ils y tiennent, alors Philippe David n’a qu’à contacter ses amis libertariens et les appeler à se cotiser avec lui, pour payer cette dette relative à un système ne fonctionnant pas. C’est tout simplement, un appel au totalitarisme. Les libertariens sont totalitaires.

    Par ailleurs, les Humains n’ont pas à se faire dire par les riches, qu’ils sont trop coûteux en soins de santé, en éducation, en syndicat, etc.. D’ailleurs, les études de l’IRIS et d’autres groupes d’étude confirment que les coûts de soins de santé sont moins coûteux per capita lorsqu’ils sont payés collectivement que si nous les payions au privé, seul, chacun de notre côté comme le souhaitent ces égoïstes et opportunistes de libertariens.

    Le Québec n’est pas pire qu’ailleurs. Les Humains du Québec ont sensiblement les mêmes besoins essentiels que ceux d’ailleurs. Et le capitalisme, et les lois relatives qu’il impose, n’en tiennent pas compte. Alors à quoi bon faire survivre un système économique, qui se fiche de vous, et qui engraisse des paresseux, ceux qui possèdent les outils d’exploitation, c’est-à-dire, les moyens de production.

    Certes, les «Philippe David» et les «Éric Duhaime» voudraient bien qu’on se fiche, nous, de nos syndicats, une union légitime pourtant, des forces laborieuses exploitées par ces sales parasites que sont les bourgeois, que évidemment, défendent M David et M. Duhaime, même si eux aussi, se comportent de la sorte en se donnant des outils tels que; Cyrano, l’Institut Économique de Montréal, Fraser, etc.. Mais ce ne sera pas le cas.

    «Même si les Bill Gates et Warren Buffet de ce monde venaient nous signer un chèque pour tout payer, nous aurions quand même un problème. Le problème de fond n’est pas le coût de notre état-providence, mais le fait qu’il corrompt la relation entre l’état et le citoyen.»

    Voilà ce que prétendent les libertariens et leurs sectaires de disciples. Mais il n’en est rien. Ils nous disent, sans gêne, que notre problème est l’État. Mais de facto, ce sont les forces capitalistes qui le dominaient, qui le possédaient et qui contribuaient au corporatisme dont sont aujourd’hui honteux pour la cause, opportunistes qu’ils sont, les libertariens. L’État est remplaçable par le parti prenant le pouvoir, or, depuis des décennies, nous n’avons que des partis capitalistes au pouvoir, et c’est là le problème. Le monolithisme des débats y est d’ailleurs consternant, voire aberrant.

    Bref, cet État dont aujourd’hui sont honteux ceux qui le tiennent et le tenaient depuis toujours, peut être contrôlé par les forces laborieuses, il ne suffirait que du vote en cette faveur. Mais il suffirait également que l’on soit «permis» de proposer une alternative économique, donc un e alternative sociale à celle qui prévaut et qui manifestement, nous impose la lutte de classes, nous imposant celle-là, les contradictions des intérêts de chacune de ces classes dans nos sociétés qui ne partagent pas la richesse, même si ceux et celles qui la quémandent, sont pourtant ceux et celles qui la créent, cette putain de richesse.

    Ironiquement, aujourd’hui, les libertartiens, après avoir soutenu le l’exploitation du labeur d’autrui pendant des décennies, voire des siècles si cela se trouve, ils nous invitent, via les pages des couches pleines de M. Péladeau entre autre, et ici, à nous débarrasser du seul et dernier rempart entre notre asservissement total et le diktat de cette minorité parasitaire qu’ils défendent, oui, oui, cette minorité parasitaire que l’on nomme bourgeoise, vu sa possession des moyens de production.

    Quant à Gates et Buffet, ils ne sont que les preuves vivantes que le capital, sous le système capitaliste, ne peut que se concentrer au sein de la minorité parasitaire. M. David en dira tant, ce n’en est pas moins un fait indéniable, une réalité qui échappe aux capitalistes, aux libertariens par conséquent.

    Gates, Buffet, ces deux parasites n’ont même pas visité la totalité de leurs entreprises… C’est dire à quel point l’argumentaire de la «gestion» vient de passer au suivant…

    Philippe David pourra bien dire que Gates et Buffet ont eu le «génie», mais il devra un jour, ironiquement, composer avec ses prétentions et traiter les autres comme il se doit… Si Gates et buffet sont des génies, que sommes-nous? Nous ne sommes pas moins les forces laborieuses, leur permettant de vivre, de manger, de boire et de profiter de babioles inutiles, pourtant créées celles-ci également, par les exploités du monde entier.

    Gates et Buffet ne sont que les exemples dont Marx parlait dans les années 1800, et c’est toujours d’actualité ne pouvons-nous que constater.

    Et quant à l’État, ce n’est pas un État providence, c’est une décision collective. Et c’est une bonne décision, en attendant l’avènement de la fin des libertariens et de leurs des égoïstes, de toujours vouloir profiter de leur prochain.

    L’État, par exemple, nous fournit des soins de santé, à prix modique, vu le prix que nous seraient vendus des soins au privé. Car en effet, et il faut le préciser, les contribuables sauvent de l’argent en se dotant de soins de santé universels. Effectivement, les soins au privé sont plus coûteux per capita, selon une étude de l’IRIS et de plusieurs autres groupes d’étude sans intérêt lucratif, ce qui ne saurait être le cas des firmes citées par nos amis libertariens, qui ne sont évidemment que des firmes privées, servant de lobby pour les riches et les employeurs. Aux bourgeois donc. D’ailleurs, cela set-il que je rappelle que M. Duhaime, Éric de prénom, doit sa carrière aux pétrolières, qui financèrent ses études et sa carrière en quelque sorte? Pourtant, ce même hypocrite méprise les syndicats, et d’autres, comme les «BS», qui vivraient selon lui, aux mamelles de l’État… Éric Duhaime vit aux mamelles des pétrolières… Il a été nourri au biberon de pétrole brut…

    Et d’autre part, le «méchant État» actuel du Canada, fait du corporatisme avec les conservateurs et les pétrolières de l’Alberta, cela ne gêne en aucun cas Monsieur Duhaime ou ses acolytes. Ils devraient peut-être, cela dit, se mettre sur la même longueur d’ondes!

    «Dans notre belle province, comme dans la plupart des pays développés, l’état s’est accaparé progressivement de toutes nos responsabilités d’adultes. De la garde de nos enfants, nos soins de santé, le soin de nos ainés, l’état nous prend en charge du berceau à la tombe, de sorte que nous nous retrouvons coupés de nos instincts primaires, en commençant par notre instinct de survie. C’est d’ailleurs la raison pourquoi nous avons si peu d’enfants.»

    J’ai rarement lu si ironiques passages. C’est incroyable et pathétique!

    Philippe David se plaint, voyez-vous, des services de garde… Elle est bonne celle-là!

    Du fait que la femme se soit dotée du droit de travailler, comme nous le savons, les bourgeois en ont fait un usage opportuniste. Débutant par l’exploitation abusive, qui perdure, des femmes au travail, la bourgeoisie, via ses autres possessions, a rendu la vie si difficile que finalement, pour arriver, les couples en venaient à l’option inévitable où la femme devait travailler non de gré, mais pour payer les factures du couple.

    Bref, la garde des enfants, certes ridicule quand on s’attarde à cette question d’une autre façon que celle des libertariens (on paie quelqu’un, plutôt que de vous payer, pour faire votre devoir!), est devenue indispensable pour beaucoup d’entre nous. Eh oui! Nous ne pouvons pas nous permettre de n’avoir qu’un salaire! Eh ben! Philippe David est surpris? Et pourtant, c’est le cas de bien des gens.

    Je reviendrai pour le reste du vomit. C’est pathétique et parfait pour les exemples dont j’ai besoin pour ma présentation du courant sectaire des libertariens.

    Solidairement aux Humains qui veulent se départir de l’exploitation de la minorité parasitaire bourgeoise,

    Sylvain Guillemette
    Lanaudière
    AS

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