L’irresponsabilité.

« Une démocratie ne peut exister comme forme permanente de gouvernement. Elle ne peut exister que jusqu’à ce que les électeurs découvrent qu’ils peuvent se voter l’argent du trésor public. À partir de ce moment la majorité vote toujours pour les candidats leur promettant le plus d’argent du trésor public, avec le résultat que la démocratie s’effondre toujours sur une politique fiscale laxiste, suivie d’une dictature. » – Alexander Tyler

Cette citation est lourde de vérité quand on considère ce qui se passe dans la plupart des démocraties occidentales. Il y a cent ans, ces démocraties avaient un endettement négligeable. Leur empreinte sur leur économie était de moins de 10% du PIB. Aujourd’hui elles croulent sous les dettes et leurs dépenses annuelles peuvent atteindre au-delà de 50% de leur PIB dans certains cas. Cette croissance fulgurante des états n’est pas sans conséquences. Ces gouvernements doivent débourser des milliards en intérêts sur leur dette astronomique. Il est presque certain que le capital de cette dette ne sera jamais remboursé, mais il pourrait maintenir les générations futures dans l’esclavage pour encore bien des années.

Le niveau de leur dépenses étouffe l’investissement privé et par le fait même, limite leur croissance économique. Leur poids est de plus en plus lourd à porter pour les contribuables. On pourrait effectivement se demander comment les choses ont-elles pu dégénérer à ce point. La réponse est effectivement dans la citation ci-haut. Les électeurs se sont rendu compte qu’ils pouvaient se voter l’argent du trésor public, et les politiciens, soucieux de gagner leur votes, ne sont que trop heureux de leur promettre la lune pour se faire élire.

De simple protecteur à l’origine, l’état s’est attribué de plus en plus de missions, et de plus en plus de pouvoirs. Il s’aventure dans des guerres inutiles. Guerre aux drogues, guerre à la pauvreté, guerre au terrorisme; toutes les excuses sont bonnes. Il s’est donné pour mission de nous éduquer et de nous soigner, mais a failli misérablement dans les deux cas. Les politiciens dépensent sans compter comme des matelots en permission dans un bordel. Il n’y a aucune limite à leur perversion.

Même si on admet que l’état a un rôle à jouer dans l’établissement d’un filet social, ce qui est discutable, pourquoi les programmes sociaux ne ciblent-ils pas que les pauvres? N’est-ce pas eux qu’on devrait aider? À quoi bon que le gouvernement subventionne les plus riches avec des garderies subventionnées, des soins de santé gratuits, des frais de scolarité et des tarifs d’électricité trop bas. Ne pourrions-nous pas vraiment aider ceux qui en ont le plus besoin et laisser faire ceux qui en ont les moyens? Trop logique peut-être?

Mais voilà, côté électoral, ça ne serait pas payant parce qu’il n’y en aurait qu’une très petite minorité qui en bénéficierait. C’est bien plus payant pour nos politiciens de fournir des services mur à mur. Le mieux pour nous acheter avec notre propre argent. La plupart des électeurs n’y voient que du feu. Le problème, c’est qu’à long terme, c’est insoutenable.

On peut bien mettre les affaires sur la carte de crédit, mais quand on est rendu à rembourser notre hypothèque en se faisant des avances d’une de nos cartes de crédit et qu’ensuite on rembourse la carte avec l’aide d’une autre carte; la réalité finira un jour par nous rattraper et nous commençons à le voir maintenant. Plusieurs états américains sont sur le bord de la faillite et doivent couper leurs budgets de façon draconienne. Plusieurs pays d’Europe sont forcés de faire de même. Des enragés envahissent les rues pour protester ces coupes budgétaires. Le lait des mamelles de l’état est addictif. beaucoup auront de la difficulté à s’en passer mais les états n’ont pas d’autre choix. C’est soit couper un peu maintenant et arriver à maintenir certains services, ou tout s’écroule et personne n’a plus rien.

Ce que nous voyons arriver dans les états comme le Wisconsin et le New Jersey viendra un jour au Québec et je suis certain que beaucoup hurleront. Mais c’est ce qui arrive lors qu’on passe des décennies à vivre irresponsablement au-dessus de nos moyens et que vient le jour où quelqu’un passe notre carte de crédit aux ciseaux. La prochaine crise que nous vivrons n’aura absolument rien à voir avec le capitalisme, elle aura au contraire tout à voir avec l’étatisme et l’irresponsabilité.

3 pensées sur “L’irresponsabilité.

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    11 mars 2011 à 6 06 19 03193
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    « Une démocratie ne peut exister comme forme permanente de gouvernement. Elle ne peut exister ……….une politique fiscale laxiste, suivie d’une dictature. » – Alexander Tyler»

    N’importe quoi, encore une fois. Une politique fiscale laxiste? Mais pour qui? Pas pour les particuliers certain! Pour les entreprises, au Québec en tout cas, c’est le cas! Paradis fiscal pratiquement, le Québec ne demande rien aux exploitants des exploités, et ces derniers pourtant, voient leurs économies voler en fumée, dans des opérations de pillage orchestrées telle, la «contribution santé», laquelle finalement, servira à la construction de l’amphithéâtre de monsieur Péladeau.

    D’autre part, le capitalisme ne peut pas s’appliquer, et il ne tient absolument pas compte du facteur humain, lequel vous reprochiez pourtant aux socialistes de nier l’existence. Drôlement, ce facteur ne semble pas exister pour les capitalistes, ou peut-être pire encore, ils s’en moquent éperdument.

    Du capitalisme ne partageant pas la richesse, imposant ensuite des dogmes à la con qui n’en tiennent pas compte, il ne peut que s’en dégager un profond totalitarisme et une somme considérable de contradictions. L’inégalité économique que ce système crée, crée d’elle-même une inégalité sociale inévitablement, et le reste suit. Dès qu’il y a du fric, il y a des injustices. Et le système capitaliste, État ou non en paternel, concentrera toujours la richesse au sein de la minorité possédant les moyens de production.

    Il serait donc opportun d’imaginer que, État ou non, il y aura toujours collusion entre les patrons, et leurs intérêts, versus ceux de ceux qu’ils exploitent, et les leurs.

    Le monde de monsieur David n’est donc que fiction. Une fiction où le prolétariat devient docile à sa propre exploitation, et servile comme une vache à lait qui ne sait pas qu’elle est traite. Philippe David rêve en couleur, alors même que le système capitaliste est plus détesté que jamais, et plus fautif que jamais dans ses prétentions et ses promesses.

    L’absence de l’État n’y changera rien, au contraire même. Il accentuera plutôt les injustices et portera probablement le coup final à cette duperie orchestrée par les avantagés du système capitaliste et leurs sbires, c’est-à-dire à la bourgeoisie et aux types comme monsieur David.

    «Il est presque certain que le capital de cette dette ne sera jamais remboursé, mais il pourrait maintenir les générations futures dans l’esclavage pour encore bien des années. »

    En effet, mais cette dette n’est qu’un leurre, et une laisse à prolétaire, pour la bourgeoisie. Oui, cette dette préserverait un prolétariat dans une forme d’esclavage, dans le sens où il sera tout au long de son existence, forcé de la payer. Mais il n’en est rien et le prolétariat peut l’effacer d’un coup de baguette magique cette dette, en abolissant le capitalisme.

    D’ailleurs, et ce qui est ironique ici, c’est que les dettes majeures portant le coup final aux économies occidentales furent multipliées par le fait même que les États ont soutenu des banques privées, lors de leur faillite.

    Il faut faire table rase et se débarrasser de l’économie capitaliste, qui ne fonctionne de toute façon pas du tout. C’est en réalité, un racket et une mafia que défend ici monsieur David, qu’il défende l’existence de l’État ou non pour imposer le capitalisme, sauvage ou non.

    «Le niveau de leur dépenses étouffe l’investissement privé et par le fait même, limite leur croissance économique.»

    Mythes par-dessus mythes, faisant fi des ratées du système capitaliste, État ou non. Le système capitaliste ferait encore pire sans État, au niveau des injustices touchant le prolétariat. Ce que veulent les types comme monsieur David, c’est l’asservissement total des prolétaires au diktat des paresseux incapables de gagner par eux-mêmes leur vie et pour ce, il leur faut faire tomber le dernier rempart entre la dictature et la force laborieuse. Car de fait, même si l’État, sous gouvernements capitalistes, sert l’intérêt de certains patrons, il est tout de même le régulateur entre l’exploitant et l’exploité et limite ainsi les dommages que causeraient une économie totalement capitaliste qui celle-ci, ferait éternellement fi des dommages collatéraux, du facteur humain par exemple.

    Le privé ne crée pas la richesse et dans sa croissance, une entreprise en prive une autre de croître. Quand Bombardier obtient un contrat pour des wagons du métro de Montréal, c’est plusieurs autres compagnies qui ne l’obtiennent pas et des travailleurs donc, qui risquent le chômage.

    Le monde imaginaire de monsieur David n’a rien du monde idéal pour le prolétariat, mais bel et bien, tout de jouissif pour la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, qui ne se voit plus limitée dans ses excès, par un État paternaliste, malheureusement nécessaire dans ce type de rapport de classes.

    Il n’y a rien de scientifique au raisonnement des capitalistes purs et durs comme monsieur David, qui font en effet fi du facteur humain, du mauvais partage de la richesse sous cette économie capitaliste, et qui finalement se fichent éperdument de tout ce que je dis ici.

    «Leur poids est de plus en plus lourd à porter pour les contribuables. »

    Ce qui est lourd à porter pour les contribuables, pour les prolétaires surtout, c’est leur propre exploitation, et la concentration par ce biais, de la richesse qu’ils créent, au sein de la minorité parasitaire qui exploite leur labeur. Sinon, y a le soutien aux banques privées qui était assez lourd, et qui perdra l’économie des États-Unis d’Amérique dans la brume.

    «Les électeurs se sont rendu compte qu’ils pouvaient se voter l’argent du trésor public, et les politiciens, soucieux de gagner leur votes, ne sont que trop heureux de leur promettre la lune pour se faire élire.»

    Déni de l’histoire. Historiquement, les États ont toujours servi, sous gouvernements capitalistes, les capitalistes. Le prolétariat en a toujours souffert et en soufrerait d’avantage, si l’État disparaissait, avant la disparition du capitalisme.

    Des faillites telles celles que nous vivons et avons vécu dans les récentes années, il y en a aux 20-30 ans. Le système capitaliste vit de la misère du prolétariat, qui n’a jamais voté pour ce.

    «De simple protecteur à l’origine, l’état s’est attribué de plus en plus de missions, et de plus en plus de pouvoirs.»

    Les bourgeois ont compris qu’ils devaient contrôler l’État, et ils l’ont fait. Le méchant État, c’est la marionnette qui est dirigée par des bourgeois. Rien d’autre. Les fantasmes davidiens ne sont en réalité qu’une duperie. Ses amis ont déjà le pouvoir, il ne fait ici, que tenter de se débarrasser d’outils devenus désuets pour le reste du voyage.

    Le capitalisme est une ratée monumentale, et monsieur David nous propose d’en augmenter les sévices en enlevant le seul rempart dont les prolétaires ont besoin. N’oublions pas que, l’État peut être contrôlé par les travailleurs, via un parti des travailleurs, qui mettrait en place un programme pour les travailleurs, et non comme en ce moment, pour les patrons que défendent les capitalistes comme monsieur David.

    Et tant qu’il y aura des classes, dont la bourgeoisie et le prolétariat, il y aura une lutte de classes, et par conséquent, collusion entre des autorités quelconques et les teneurs des moyens de production. Les bourgeois.

    Je reviendrai peut-être plus tard pour varger sur le reste du texte, là, je dois aller me faire exploiter pour faire vivre la famille Morin.

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    11 mars 2011 à 20 08 48 03483
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    Bon, j’ai eu le temps de finir…., ouf! Philippe, vous devenez répétitif, m’obligeant à la devenir…

    «Il s’aventure dans des guerres inutiles. Guerre aux drogues, guerre à la pauvreté, guerre au terrorisme; toutes les excuses sont bonnes.»

    Bullshit! Ces guerres servent les intérêts des bourgeois produisant des armes, dont des Armes de Destruction Massive. Ces producteurs, État présent ou non, continueront d’avoir des intérêts à ce qu’il y ait des guerres. L’État, ou sa disparition, n’y changera rien du tout.

    Ces guerres sont inutiles dites-vous? Au contraire! Pour les fabricants d’armes et de moyens de sécurité quelconque, c’est payant!

    Qu’il s’agisse de lutte à la drogue, que les États font entrer d’eux-mêmes parfois sur leur territoire, ou de guerre à la pauvreté, qui n’est que le résultat en fait, du mauvais partage de la richesse sous le capitalisme, pur ou moindre, les capitalistes y gagnent!

    Certains diront que les États-Unis d’Amérique ont perdu la guerre en Irak, mais cela serait faux, ou du moins, ce serait faire fi des profits engendrés par cette guerre, chez les producteurs d’armes et les firmes diverses de sécurité, dont GARDA, qui travaille ici sans embûche, au Québec.

    Foutaise! L’État n’y est pour rien, c’est celui qui contrôle l’État qui y est pour quelque chose! Et celui dont on parle n’est ni plus ni moins qu’un valet temporaire, 4 ans, de la bourgeoisie! La minorité parasitaire que défend monsieur David et sa clique de sectaires du RLQ.

    Quant au terrorisme, je ne l’aborde même pas, puisque toutes et tous sont conscients qu’il est contraint, celui-là, par le terrorisme, ironiquement! Ne me faites pas croire qu’une GBU-33 n’est pas terrorisante, lorsqu’elle balaie sous vos yeux, votre famille, et votre entourage, en vous laissant assommé sur le trottoir du marché central adjacent à la maison visée, où les «méchants» se trouvaient…

    Le terrorisme sert la cause des bourgeois, quand il le faut. Et monsieur David le nie, parce qu’il nie également que la lutte de classes existera tout de même, même si l’État est le plus moindre du monde! D’ailleurs, le seul État que monsieur David accepterait, ce serait celui des bourgeois, lequel ne reconnaîtrait que le droit à la propriété privée, ignorant en cela, non par ignorance véritable, mais bel et bien par hypocrisie, l’inévitable concentration de la richesse créée par les prolétaires chez la minorité parasitaire profitant du labeur de ces premiers. Et cela, l’État de monsieur David le permettrait! Soyez en certaines et certains!

    «Il s’est donné pour mission de nous éduquer et de nous soigner, mais a failli misérablement dans les deux cas.»

    Totalement faux. Le Québec sort gagnant de ses tampons sociaux, dont il doit être fier. Et au contraire, les pays ayant suivi l’exemple souhaité par monsieur David se sont heurté de plein fouet, à la réalité. Toutes et tous ne peuvent pas se mettre des capitaux de côté, toutes et tous ne possèdent pas les capitaux nécessaires pour passer à travers les crises majeures, qui continueront d’exister, même avec un moindre État.

    Mais pire encore, les seuls heurts dont le Québec a souffert lors de la récente crise bourgeoise des banques privées, c’est celui de devoir répondre à des dogmes, ceux d’un système incapable de fonctionner, et encore moins capable de partager les richesses, pourtant ironiquement quémandées par ceux et celles qui les quémandent!

    Le problème n’est donc pas l’État, causant retenue et limite à l’asservissement des prolétaires (salariés) à la dictature de la minorité parasitaire défendue par monsieur David, la bourgeoisie. C’est plutôt, QUI le contrôle qui nous dérange et qui porte atteinte aux attentes des contribuables, des prolétaires en l’occurrence. Jusqu’ici, ils furent capitalistes, ces valets pour qui nous avions le droit de voter. Ils servaient, n’en déplaise à monsieur David, les intérêts de ceux et celles qu’il dénonce hypocritement. Ils l’ont toujours fait, et c’est pour cela que les socialistes ont toujours affirmé que l’État actuel, dans le monde tel que nous le connaissons, était un «État bourgeois».

    Il y a donc d’autres solutions que celle d’abolir l’État, ou de l’accuser des maux qui nous frappent. Il serait aisé plutôt, d’affirmer que cet État est, et était, contrôlé par les capitalistes depuis belle lurette, et que ces capitalistes via l’État, ont toujours servi la cause des bourgeois, lesquels sont défendus ici, par monsieur David. Nous pouvons prendre le contrôle de l’État, et un indice semble me donner raison, et dire que les capitalistes ont plutôt peur de cette solution. Prenez par exemple monsieur Éric Duhaime, cet apologiste de la dictature de Augusto Pinochet, il diffame ici et là, sur Amir Khadir, affirmant que ce dernier aurait un agenda caché, islamiste celui-ci. Amir Khadir passe donc plus de temps à se défendre des accusations puériles de monsieur Duhaime, lui-même au service des pétrolières et des institutions patronales, qu’il passe de temps à parler des alternatives. Cela me prouve, à mon sens à moi, que monsieur Khadir est sur la bonne voie, et que Québec-solidaire prône quelque chose qui fait peur aux patrons, aux bourgeois surtout.

    Bref, ici, nous pourrions parier que Québec-solidaire, comme parti au pouvoir, ne ferait rien comme les autres États que dénoncent monsieur David, et que cet État ne ferait pas dans le corporatisme, bien au contraire. Et que donc, l’État n’est pas le problème, c’est qui le dirige qui l’est. Et la révocabilité des élus en est une autre, quand elle n’existe pas.

    Bref, monsieur David ment effrontément lorsqu’il affirme que l’État a failli à ses tâches promises. Ce sont des partis capitalistes au pouvoir qui ont failli, non par hasard, ou par erreur, mais bel et bien par volonté hypocrite.

    Le parti Libéral a toujours voulu privatiser les services, alors pourquoi aurait-il fait le contraire? Parce qu’il l’a promis? Les capitalistes ont bien promis le partage de richesses, et pourtant! Le PQ en a fait autant, mais il est autant capitaliste que le PLQ, sauf qu’il porte un étendard nationaliste, une ceinture fléchée. Cela ne le dégage pas de sa promesse capitaliste affirmée sous plusieurs de ses chefs. L’ADQ, n’en parlons même pas, c’est plutôt comme une extension du Conseil du Patronat, et le regroupement de monsieur Legault n’en est qu’une copie!

    Alors bref, quand dans l’histoire du Québec, ce dernier fut-il dirigé par autre chose que des capitalistes, nationalistes ou fédéralistes? Jamais!

    Laissez-nous notre chance chers salariés, vous verrez ensuite, et jugerez ensuite. Mais détrompez-vous, monsieur David ne vous dit pas tout. Il ne vous dépeint l’État que comme il le voit lui-même, comme un obstacle au parfait diktat de la minorité parasitaire, la bourgeoisie. Il la sert et ne sert en ce cas, aucunement les intérêts des prolétaires (salariés) du Québec, ni ceux des autres pays, délimités par des frontières imaginaires, que seuls les nationalistes peuvent apercevoir.

    Le Québec, malgré cela, a réussi à rendre l’accès à l’éducation et à la santé, meilleur que dans les pays capitaliste de son calibre économique et cela, monsieur David n’a jamais réussi à le nier via quelconque statistique. D’ailleurs, monsieur David fait dire ce qu’il veut bien entendre, aux statistiques. Par exemple, il disait de celles-ci, venant de l’OMS (ONU), sur Cuba, qu’elles étaient trafiquées, mais défendait d’autre part, celles de pays critiqués également, dont l’État était aussi moindre qu’il le souhaiterait pour le Québec. Les statistiques n’étaient donc bonnes, que lorsqu’il le désirait! Un aveuglement volontaire, ou une vision sélective! Choisissez!

    «Les politiciens dépensent sans compter comme des matelots en permission dans un bordel. Il n’y a aucune limite à leur perversion.»

    Certes, mais pas souvent pour des intérêts prolétaires. Et d’autre part, les seuls facteurs portant le gouvernement capitaliste à donner du leste aux travailleurs, c’est la grogne populaire dont il a amplement peur! Les lestes donnés, sont en fait des soupapes populaires, contre des grognes qui risqueraient la chute du capitalisme lui-même. Cela, les libertariens en font fi, ils font donc ainsi fi du «facteur humain», existant parce que le capitalisme le crée, via par exemple, l’«impartage» de la richesse.

    «Même si on admet que l’état a un rôle à jouer dans l’établissement d’un filet social, ce qui est discutable, pourquoi les programmes sociaux ne ciblent-ils pas que les pauvres? N’est-ce pas eux qu’on devrait aider? À quoi bon que le gouvernement subventionne les plus riches avec des garderies subventionnées, des soins de santé gratuits, des frais de scolarité et des tarifs d’électricité trop bas. Ne pourrions-nous pas vraiment aider ceux qui en ont le plus besoin et laisser faire ceux qui en ont les moyens? Trop logique peut-être? »

    Totalement illogique en fait, puisque le capitalisme ne partage pas la richesse et que le système proposé par monsieur David, ne tiendrait lui-même pas compte de ce fait indéniable.

    Moi-même, j’ai la chance d’avoir mes parents pour garder mes trois enfants, à deux pas d’où je me fais exploiter. Autrement, je n’aurais pas les moyens financiers de me payer une gardienne à 20$ chaque enfant quotidiennement. Mais pas du tout! Peut-être monsieur David, lui, en a-t-il les moyens, mais pas nous, et pourtant, tous deux, nous travaillons à temps plein (40h/semaine + temps supplémentaire).

    Santé? Totalement absurde! Le privé n’a pas sa place, non pas parce qu’il permet une double-vitesse, mais bel et bien parce qu’il permet à quelqu’un qui en a les moyens (S’il n’y a pas de partage de richesse, il est clair qu’une minorité ici, sera la seule potentielle entrepreneure dans le domaine!) de profiter de la misère des autres qui n’en ont pas les moyens. On légitime ici, sous de faux prétextes (mérites et sacrifices), la liberté d’exploiter la maladie d’autrui, ce qui n’a aucun sens, sauf pour un capitaliste, ou un fils de riche comme monsieur David.

    D’autre part, quant à l’éducation, bien au contraire, il faut voir le tout comme un investissement, et rendre gratuit l’accès à l’éducation supérieure. Entendons-nous! Il n’y a rien de gratuit, comme l’affirme ici monsieur David. Le tout est payé collectivement, selon les moyens de chacun, c’est-à-dire progressivement, via les impôts, et cela fonctionne à merveille dans les pays norvégiens, sinon même à Cuba, où monsieur David ne pourrait donner d’exemple semblable, chez des économies de pareils calibres dans d’autres pays!

    Les frais d’électricité seraient trop bas? Et quoi encore?!? Nous travaillons tous les deux, ma femme et moi, à temps plein, ne possédons aucun article de luxe, n’avons surtout pas de télévision HD, ou de PC super-perfectionné, ni-même d’accès à la haute vitesse, et malgré tout cela, nous peinons à payer nos foutus comptes et très franchement, nous nous trouvons dans un bien meilleur État que certains camarades, encore moins énergivores. N’importe quoi, à vrai dire! Monsieur David se fiche éperdument de la misère des autres autour de lui, parce qu’il ne la vit pas. C’est un fils de riche, qui baigne dans la facilité. Il a tout cuit dans le bec et se plaint le ventre plein. Un peu de misère ne lui ferait pas de tort.

    Et rappelons sur cela, que si H-Q était moindrement privatisée, comme société d’État, le prix de votre facture en serait quintuplé, pour rejoindre le prix du marché, sur lequel monsieur David bande plus que dur. L’argumentaire de monsieur David se résume à celui d’un gros bébé pourri-gâté, qui se fiche éperdument des autres bébés aux gros ventres, lesquels crèvent de faim. Heureusement, avec nos priorités, nos enfants sont bien loin de crever de faim…

    «Mais voilà, côté électoral, ça ne serait pas payant parce qu’il n’y en aurait qu’une très petite minorité qui en bénéficierait. C’est bien plus payant pour nos politiciens de fournir des services mur à mur. Le mieux pour nous acheter avec notre propre argent. La plupart des électeurs n’y voient que du feu. Le problème, c’est qu’à long terme, c’est insoutenable.»

    Au contraire, il n’y a là, que le capitalisme qui ne le soutienne pas! Les dogmes de ce système sont si capricieux, qu’avant longtemps, on privatisera votre air, et vos organes. Vous devrez les mériter, t’sé!

    Les capitalistes sont des débiles! Ils s’affolent encore de la dette, alors que le capitalisme est mort en 2007-2008, et que nous assistons à un spectacle de mort-vivant depuis ce KRACH, lequel fait penser les types comme monsieur David, que tout est prêt à repartir, avec l’aval de ceux et celles qui se sont fait crosser par la bourgeoisie qu’il défend, ironiquement!

    Monsieur David et ses maîtres peuvent bien ravaler leur propagande de débiles, nous mettrons, tôt ou tard, fin à leur diktat.

    «On peut bien mettre les affaires sur la carte de crédit, mais quand on est rendu à rembourser notre hypothèque en se faisant des avances d’une de nos cartes de crédit et qu’ensuite on rembourse la carte avec l’aide d’une autre carte; la réalité finira un jour par nous rattraper et nous commençons à le voir maintenant.»

    N’importe quoi… Les États-Unis d’Amérique sont parmi les plus endettés des pays du monde et croyez-moi, ils ne sont pas prêts de payer leur dette et en fait, ils ne la paieront jamais. D’ailleurs, aucun pays sur Terre ne la paiera. Conneries par-dessus conneries. Cela ne peut que tenir les populations laborieuses, le prolétariat international, dans un esclavage maladroitement soutenu, par des mensonges.

    La fin approche monsieur David, changez de discours si vous le voulez, cela ne changera pas le fait que nous changerons désormais bientôt de système économique, et ce ne sera certainement pas celui que vous préconisez, du moins, pas volontairement, si vous me suivez.

    Des enragés envahissent les rues pour protester ces coupes budgétaires. Le lait des mamelles de l’état est addictif. beaucoup auront de la difficulté à s’en passer mais les états n’ont pas d’autre choix. C’est soit couper un peu maintenant et arriver à maintenir certains services, ou tout s’écroule et personne n’a plus rien.»

    Encore des conneries! Ces prémonitions sont relatives aux lois stupides d’un système économique qui se fiche éperdument du facteur humain. Les dogmes du capitalisme ne survivront pas à la mort du système capitaliste lui-même mon cher Philippe.

    Et très franchement, vous faites un peu semblant que le capitalisme est toujours en vigueur et qu’il n’a jamais frappé un mur, récemment. Un peu fictionnelle votre histoire! Revenez sur Terre! Votre capitalisme se meure, les remparts états-uniens aux alternatives se meurent aussi. Qu’allez-vous faire? Quand il y aura le momentum désiré, nous frapperons monsieur David, vous le savez bien. Une question de temps…

    Cessez de rêver. Que les États capitalistes veuillent appliquer les dogmes d’un système économique qui ne fonctionne lui-même pas, c’est une chose, mais d’y croire, et de croire en cela, qu’ainsi va la vie et que les peuples devront faire avec, c’en est toute une autre! Vous rêvez en couleur. Il ne me faudrait pas grand chose pour créer une armée populaire et renverser cette dictature, je ne fais qu’attendre le bon moment, cher adversaire, tout en menant mon combat pour la conscientisation de la classe laborieuse, afin qu’elle ne trébuche plus jamais sur les pièges de la pègre que vous formez, vous et les autres serviteurs des capitalistes.

    Racket, voilà le bon terme pour définir le capitalisme!

    «Ce que nous voyons arriver dans les états comme le Wisconsin et le New Jersey viendra un jour au Québec et je suis certain que beaucoup hurleront. Mais c’est ce qui arrive lors qu’on passe des décennies à vivre irresponsablement au-dessus de nos moyens et que vient le jour où quelqu’un passe notre carte de crédit aux ciseaux.»

    Au dessus des moyens du système capitaliste vous voulez dire, alors que les plus riches des capitalistes, se partagent entre eux, plusieurs milliards! Des milliards d’êtres humains crèvent de faim, et le capitalisme, lui, a concentré des dizaines de milliards de dollars entre les mains d’une poignée d’être humain, se calculant en de ça de 0.15% de la population mondiale! Et encore, les 0.15% parlent des millionnaires, non des milliardaires! Il y a encore moins de milliardaires! Mais m’sieur David défend tout de même ce système de débile, qui ne fait qu’avantager les parasites qui ne savent pas eux-mêmes gagner leur propre vie, préférant la faire gagner par le labeur d’autrui.

    Par ailleurs, il prétend que l’État maintient la concentration de la richesse, et la cartellisation par conséquent, du pouvoir, au sein d’une minorité bourgeoise, s’accommodant elle, de donner certains baumes aux prolétaires (salariés). Mais en réalité, ce sont les intérêts de classe qui jouent les conjugateurs ici.

    En effet, les prolétaires y trouvent un lieu de combats d’intérêts communs, entre salariés, et les employeurs y trouvent les leurs, soit l’asservissement le plus parfait du prolétariat (la classe salariée). Par exemple, il n’est pas caricaturé de prétendre que les torchons de monsieur Péladeau (JDM & JDQ) jouent contre les intérêts des travailleurs salariés, un rôle prédominant de propagande, allant en la faveur du patronat. Il n’est pas non plus exagéré d’affirmer que les couches pleines de m’sieur Péladeau, vont clairement en faveur et à la défense d’intérêts dits de «droite». Le capitalisme y est fortement défendu. Soyons clair. Il n’est pas non plus étonnant, donc, d’y trouver les comédiens d’une triste comédie, ceux qui dépendent indéniablement du financement des «grands capitalistes», ou ironiquement, des États! Éric Duhaime en ce sens, invité ici et là, dont aux deux canaux de société d’État (fédéral et provincial), ne me semble pas «neutre» sur la question. Je ne vois pas pourquoi «LUI», et pas «Amir», sur les mêmes sujets précisons-le. On n’invite jamais Amir pour le programme de son parti presque parfaitement démocratique. On l’invite pour se défendre des accusations débiles et diffamatoires d’Éric Duhaime, où il affirme mensongèrement, qu’Amir Khadir a un agenda islamiste caché (Il devrait prouver ses dires cet Éric Duhaime…, payé par la CIA et les frères Koch pour faire sa propagande au Québec.., dépendant qu’il est des mamelles des parsaites.)

    «La prochaine crise que nous vivrons n’aura absolument rien à voir avec le capitalisme, elle aura au contraire tout à voir avec l’étatisme et l’irresponsabilité.»

    «Mauvaise réponse!» M’sieur David envisage quasiment la fin après le régime de ses maîtres. Le capitalisme ne durera pas. Il laissera place à l’émancipation des êtres humains, qui se débarrassera possiblement, de son propre asservissement à la classe parasitaire et minoritaire bourgeoise.

    M’sieur David rêve en couleur. Son monde imaginaire ne verra jamais le jour, sauf dans des poches ici et là, de «seigneuries» nouveau genre, défendues par des milices privées.

    Une revue de l’histoire, sous des lois et technologies modernes.

    Finalement, et ce que je pense du texte….

    C’est de la marde, l’un des derniers replis des capitalistes. Ils sont à la veille de partir pour nos camps de travailleurs «volontaires»…, qu’ils se soucient soudainement de la misère des autres…, et encore! M’sieur David remet les ratées sociales aux simples ratées individuelles, alors qu’elles sont indéniablement assujetties à leur propres conditionnement, et que mêmes les particuliers sont ironiquement soumis aux dogmes du capitalisme, ne partageant pas la richesse. Comment peut-on donc appliquer les lois d’un système qui ne fonctionne pas?

    Vive le totalitarisme!

    Philippe, perdue votre affaire. Vaut mieux sauver les meubles, mon message passe tellement bien ces temps-ci au travail… Mes camarades de travail adorent la conscientisation que je leur offre, gratuitement.

    Sincèrement, j’espère qu’ils vous paient bien, parce que ça n’en vaut plus la peine, pas en 2011.

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      12 mars 2011 à 8 08 08 03083
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      «Il s’est donné pour mission de nous éduquer et de nous soigner, mais a failli misérablement dans les deux cas.»

      Totalement faux. Le Québec sort gagnant de ses tampons sociaux, dont il doit être fier.

      HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHA!!!! Excusez-moi pendant que je retrouve ma chaise…

      Comme le rapporte mon collègue Raymond Viger ce matin:

      En premier lieu, je propose de partir sur des chiffres pour mieux comprendre l’ampleur du phénomène dans les deux pays :

      * Nous avons en France 14.000.000 d’élèves inscrits dans un cycle d’étude dont 12.700.000 dans un cursus pré universitaire. On a 150.000 personnes qui sortent du système sans aucune qualification soit 1.2% du total.

      * Au Québec il y a 40% des garçons et 28.4% des filles qui quittent l’école sans diplôme, et plus de 1/3 des élèves n’ont pas terminé leur secondaire dans 50% des écoles de Montréal. Numériquement, la population d’étudiants représente 1.813.859 individus, et on estime les étudiants pré universitaire à 1.559.918. Il y a 533.492 personnes qui sortent du système sans diplôme soit 34.2%.

      Ces chiffres quelque peu fastidieux nous permet de nous rendre compte que la différence est assez importante pour être soulignée.

      Vraiment de quoi être fier!

      Quant à notre système de santé, où on attend en moyenne 20 heures à l’urgence et où les temps d’attente pour les chirurgies poussent les québécois à se taper plus de 20 heures de vol et d’escales pour aller se faire soigner à Mumbaï où les techniques chirurgicales dépassent celles disponibles ici; quel franc succès!

      Et le plus ironique est que si les médecins de Mumbaï venaient immigrer au Québec, ils seraient probablement forcés de conduire un taxi, faute de reconnaissance de leur compétences jusqu’à ce qu’ils aient pratiquement refait leurs études universitaires à nos universités sous-équipées et sous-financées.

      Merci de démontrer une fois de plus à quel point vous êtes DÉCONNECTÉ DE LA RÉALITÉ.

      Je vous laisse à vos divagations débiles…

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