Marin-Courroye: les procureurs de la Ré-Élysée

Dans le jeu du Monopoly transposé en vraie vie, Nicolas Sarkozy passera-t-il de la rue du Faubourg Saint-Honoré à la case prison dans une cellule VIP de la maison d’arrêt de la Santé après que son immunité de président de la République se soit volatilisée ? Ah, quel slogan révélateur: « Ensemble tout est possible ». Une grande première qui risque malheureusement d’arriver au voltigeur des affaires frauduleuses élyséen, plus que jamais au cœur d’une magouille abyssale et tentaculaire. Malgré tous les subterfuges, par devers-lui, nonobstant l’appui et le zèle des procureurs Jean-Paul Marin et Philippe Courroye.

Etranges similitudes entre cette affaire Karachi et celle qui secoue encore la République, à savoir, l’intrigue Woerth-Bettencourt-Sarkozy. Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a refusé de ses dessaisir du dossier en faveur de la juge Isabelle Prévost-Desprez. Lui, dans son élément, ne veut pas voir son ami Nicolas Sarkozy mis en difficulté. D’un autre côté, c’est au tour du procureur de Paris, Jean-Paul Marin, proche lui aussi de l’Elysée, qui tente de bloquer l’ordonnance (clic, clic, clic) sur la recevabilité de la constitution de parties civiles dans l’affaire Karachi du juge Renaud Van Ryumbeke que Le Nouvelobs.com a mis en ligne, hier.

Mais au juste, qu’est-ce qu’un procureur de la République ? Selon Wikipedia, en France, le procureur de la République est le magistrat du ministère public chargé de l’action publique dans le ressort d’un tribunal de grande instance (TGI). Il est assisté par des substituts, magistrats également, qui, avec le procureur, constituent le parquet d’un tribunal de grande instance. Pourquoi donc, alors que six familles de victime de l’attentat de Karachi ont déposé une nouvelle plainte pour corruption, afin qu’un juge d’instruction puisse enquêter sur d’éventuelles rétro-commissions en faveur du duo Edouard Balladur-Nicolas Sarkozy, le procureur veut faire obstruction ?

Alors pourquoi un magistrat (procureur) qui devrait normalement défendre les parties civiles ne joue pas son rôle ? Un homme d’Etat cubain disait : « La Patrie ou la Mort ». Nos hommes politiques ont tendance à dire : « La Patrie ou Moi ». Seul leur petit nombril ou le pouvoir les intéresse. Que vaut la mort d’un homme ? Ainsi, dans le dossier des attentats de Karachi, toutes les expédients mensongers et les tentatives de détournements liés à la supposée prescription tombent, semble-t-il à l’eau. Balladur et Sarkozy qui était, lui, trésorier de sa campagne présidentielle de 2005.

Selon les documents saisis au Luxembourg, indique Le Monde.fr, Nicolas Sarkozy serait à l’origine de la création de deux sociétés ad hoc pour recevoir les commissions litigieuses et/ou pots-de-vin. Ces derniers n’étant plus versés, la Direction des constructions navales (DCN) au Pakistan, aurait vu l’armée pakistanaise commanditer un attentat en représailles. Qui a décidé de ne plus le faire ? Quand on sait que Nicolas Sarkozy était le Eric Woerth de Edouard Balladur c’est-à-dire trésorier de sa campagne en 2005 comme Woerth à l’UMP en 2007, on se dit simplement qu’il a copié ce modèle.

La France est finalement une République bananière, à l’image de ces pays africains. Etats dans lesquels le président possède tout, ne cède rien, nomme tous et a même le droit de vie et de mort sur ses sujets car, ce sont des royaumes sans dénomination. Sarkozy est le suzerain nu de la France avec des juges à ses bottes…

Crédits photo: Dreamstime.com

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