Mario Draghi, l’alchimiste qui transforme la merde en euros

LE YETI

Dans l’Antiquité et au Moyen Age, les alchimistes essayaient de transformer le plomb en or. Les alchimistes sont des petits joueurs. Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), lui, a fait plus fort : il a transformé la merde en euros !

Les banques françaises ont dans leurs livres des centaines de milliards d’euros d’actifs pourris, de créances irrécouvrables, bref des merdes… mais des merdes françaises !

Pour s’en débarrasser, les banques françaises donnent leurs merdes à la Banque de France.

Ensuite, la Banque de France donne à Mario Draghi ces merdes françaises… et Mario Draghi lui donne en échange des milliards d’euros, tout beaux, tout neufs, tout propres.

Ensuite, la Banque de France donne ces milliards d’euros aux banques privées françaises, qui les utilisent pour acheter les obligations de l’État français.

Et tout le monde est content !

Les banques espagnoles font pareil avec la Banque d’Espagne, les banques italiennes font pareil avec la Banque d’Italie, etc. etc. Mario Draghi est un très grand alchimiste !

Bon, évidemment, les journalistes allemands et les hommes politiques allemands disent que la BCE a tort de recevoir toutes ces merdes et de donner en échange tous ces milliards d’euros aux pays européens du sud : France, Espagne, Italie, etc.

Schäuble en faveur d’une action de la BCE pour réduire les liquidités

Le ministre allemand des Finances, Schäuble, verrait d’un bon œil une action de la BCE pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.

« Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent », a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés vendredi.

Donc « si la BCE essaie d’utiliser sa liberté d’action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer », a-t-il ajouté.

Mais la liberté d’action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. « Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays européens sont encore dans une situation de croissance précaire. »

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