Mâter gouvernemaman

 

Yan Barcelo, 17 avril 2011

Un auteur américain écrivait : « Nous avons enfin rencontré l’ennemi. En fait, nous l’avons élu. » Trait fort spirituel et amusant, mais inadéquat. Il faudrait aujourd’hui reprendre son mot comme suit : « Nous avons bel et bien rencontré l’ennemi. En fait, nous l’avons embauché. » Et nous l’avons embauché en lui allouant une sécurité d’emploi mur à mur.

Je parle évidemment de la fonction publique, tant à Ottawa qu’à Québec. On se plaint beaucoup des politiciens, de leur duplicité, de leur superficialité, du fait qu’ils sont « vendus » – au grand capital surtout. Tout cela est justifié dans une grande mesure. Mais il y a bien pire pour notre pays que ses politiciens. Il y a sa fonction publique, et surtout, ses hauts fonctionnaires et mandarins.

Quand nous nous plaignons du saccage qui a été fait à l’endroit de nos grandes institutions, combien l’éducation a été dénaturée, la justice, travestie, la santé, désorientée, c’est davantage aux pieds des ministères et de leurs hordes de fonctionnaires qu’il faut déposer le blâme qu’aux pieds des politiciens.

L’équation gouvernementale tient à une réalité très simple que nous, électeurs, négligeons de tenir en mémoire. Les politiciens sont élus en poste pour une période de 4 ans; s’ils sont chanceux, 8. Durant ces 4 ou 8 ans, sauf dans le cas du premier ministre, les ministres jouent à la chaise musicale. Pour faire une moyenne brute et très approximative, je dirais à vue d’œil qu’un ministre reste généralement en poste au plus deux ans.

Les fonctionnaires, eux, sont en poste 25 ans, parfois 30 et plus encore. Où est-il, le pouvoir, pensez-vous? Où réside l’information? Où réside la possibilité de glisser aux médias des dossiers compromettants capables de défaire un ministre, de discréditer n’importe quelle politique qu’il pourrait mettre de l’avant, même de faire crouler un gouvernement.

Quand un ministre entre en poste, il est immédiatement pris en charge par son cabinet de hauts fonctionnaires qui, entre autres objectifs, ont la ferme intention de le domestiquer. Pour que ce dernier réussisse à prendre le dessus sur son personnel, à voir clair dans les détours byzantins de leurs politiques et pratiques officieuses, à ne pas trébucher dans toutes leurs priorités secrètes, il lui faut au moins deux ans. Puis, ces deux années passées, il doit déjà se remettre en branle pour les prochaines élections, ce qui le remet à la merci de ses fonctionnaires. Ce n’est que s’il gagne un deuxième mandat qu’un gouvernement élu peut espérer mettre la main sur la bête féroce et léthargique qui est supposée accomplir ses volontés politiques.

Et encore! Les libéraux, au Canada, ont eu de longues périodes de règne pour s’immiscer dans les recoins de la fonction publique et y incruster ses hommes et ses façons de voir. Les conservateurs, eux, n’ont jamais vraiment eu le temps d’y parvenir.

On se demande pourquoi nos institutions sont si perverties et imperméables au changement. Par exemple, pourquoi l’éducation au Québec continue-t-elle inexorablement de se détériorer et de produire un programme farfelu après l’autre malgré la volonté affichée de quantité de ministres qui semblent déterminés à changer les choses pour le mieux? La réponse tient à l’immense force inertielle qui réside dans la masse des fonctionnaires, tous dotés d’une assurance d’emploi intouchable, et qui portent pour la plupart une arrogance formidable : la certitude, héritée de leur formation universitaire, d’être capables de transformer la société à leur guise par des manœuvres répétées d’ingénierie sociale. Le phénomène a un nom : la « technocratie ».

J’en viens à la question des élections prochaines? Comme tout un chacun, je n’ai pas voté pour les fonctionnaires qui mènent ce pays. Remarquez, je crois qu’une fonction publique de haut calibre est nécessaire à un pays, et il est bon qu’elle ne soit pas constamment réorientée au gré de n’importe politicien opportuniste qui atterrit dans le siège d’un ministre. Cela étant dit, je crois que la fonction publique doit être rendue beaucoup plus souple et malléable à la volonté politique. Mais à la taille qu’affiche actuellement la fonction publique et en tenant compte de l’immunité que lui confère sa sécurité d’emploi, c’est un ordre de choses que nous ne sommes pas près de voir advenir.

Or, je ne voterai certainement pas pour les libéraux, les principaux artisans de cette fonction publique démesurée sous laquelle le pays ploie. Je ne voterai pas non plus pour le NPD; ce parti, par son idéologie interventionniste, ce qui est aussi le cas des libéraux, ne peut être qu’un générateur incontinent de jobs de fonctionnaires, de bureaux, de comités et de programmes de toutes sortes. Quant au Bloc, par sa génétique même, l’accès au pouvoir lui est interdit et je ne vois tout simplement pas l’intérêt de souscrire à sa résistance passive.

Ne restent plus que les conservateurs. Stephen Harper en a contre la fonction publique et sa taille démesurée. Il en a contre l’obésité du gouvernement et, très lentement, il est en train de tailler dans le gras pour ramener l’appareil étatique à des mesures plus… humaines. Pourrait-il en faire plus et plus rapidement? Très certainement, mais il faut tenir compte de la nature de la bête et de son infinie capacité de résistance et d’agressivité passive. Ce travail d’érosion ne peut pas être déclaré de façon affichée de peur que la bête ne se cabre. C’est une guerre qui doit être menée secrètement, mine de rien, en visant ultimement à châtrer la créature.

Je crois, mais je n’en suis pas certain, que Harper et son équipe mènent cette guerre nécessaire. Et c’est la principale raison pour laquelle je prévois voter pour ce parti.

Le parti conservateur est-il une option idéale? Certainement pas. Il y a nombre de reproches que j’entretiens à son endroit. Le principal, c’est qu’il est à la solde de l’idéologie du libre marché et de la « globalinanité ». Comme tant d’autres acteurs politiques, les conservateurs ont sacrifié à ce lavage de cerveau planétaire. Mais ils ne sont pas les seuls. Les libéraux sont dans la même galère. Quant au NPD, il n’est qu’une version plus souriante de l’idéologie de « gouvernemaman ».

Par ailleurs, je sais gré à Harper de ne pas souscrire au faramineux bobard de l’origine humaine du réchauffement climatique, alors que tant d’autres gouvernements dans le monde s’y abonnent. Est-ce à dire qu’il ne faut pas se préoccuper d’environnement? Ne soyons pas stupides. Par contre, il serait difficile de trouver façon plus absurde de dépenser les deniers publics qu’en cherchant désespérément à contrer un phénomène climatique qui échappe presque entièrement à tout contrôle humain. Il s’avérera beaucoup plus intelligent et immensément moins dispendieux d’œuvrer à nous adapter aux changements inévitables qui s’annoncent. Et qui ne dureront qu’un temps. N’oublions pas que nous sommes déjà à l’an 12 500 d’une période interglaciaire qui, en moyenne, ne s’étale que sur 10 000 à 12 000 ans. Nous nous acheminons avec plus de certitude vers un nouvel âge glaciaire. Dans 50, 100 ou 500 ans, nous nous préoccuperons beaucoup plus désespérément de réchauffer la planète que de la refroidir.

Mais ma principale raison de souscrire au parti de Stephen Harper tient à la volonté de celui-ci de contenir l’appareil gouvernemental et à la guerre silencieuse qu’il a déclarée à l’hypertrophie de la fonction publique. Son style plus secret, sa façon de toucher aux choses sans en avoir l’air sont très bien assortis pour ce type d’opération. Son parti n’a eu que trois ans pour se frotter à la bête et en prendre la mesure. Je crois qu’un nouveau mandat de quatre ans ne sera pas superflu.

46 pensées sur “Mâter gouvernemaman

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    17 avril 2011 à 4 04 54 04544
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    @Yan Barcelo
    « Nous avons trouvé l’ennemi. En fait, nous l’avons élu ». disait cet auteur américain. Vous précisez que c’est sa haute fonction publique qui serait l’ennemi, plutôt que les politiciens. Je suis d’accord. Mais je ne fais une grande différence entre un haut fonctionnaire et un politicien. Un politicien est un fonctionnaire élu.

    Vous dites que ces fonctionnaires seraient « vendus ». Non, ils font honnêtement leur travail. Ce sont des serviteurs de l’État. Ils travaillent avec coeur pour leur employeur. Ils travaillent pour le bien de l’État. Ils se dévouent pour que l’État dispose de plus de pouvoir. Ainsi, l’État, le gouvernement pourra mieux faire son travail de super-maman et de super-papa.

    L’État super-maman éduque nos propres enfants. Nous, parents, on n’est pas capables. Mais l’État super-maman en est mieux capable que nous. L’État prend l’argent dans notre poche et embauche des professeurs. Nous, parents, on s’incline avec reconnaissance tellement on est ignare. L’État est infiniment sage. L’État sait tout. L’État ne gaspille pas, lui au moins. Nous autres, on est bien trop cons pour nous occuper nous même de nos enfants. L’État indique aux professeurs ce qu’il faut enseigner et ce qu’il ne faut surtout pas dire.

    L’État nomme des fonctionnaires pour longtemps. Ils imposent leur façon de voir, super-intelligente et uniforme, pour l’enseignement de tous les enfants du pays. Si chacun pensait différemment, ce sera l’anarchie. Il faut que les enfants pensent la même chose sur le pays. Sinon, le pays sera ingouvernable.

    Ce qui est vrai pour l’enseignement est vrai pour les autres fonctions de l’État. L’État crée ainsi une technocratie inamovible. Ces hauts fonctionnaires sont la condition nécessaire pour prolonger la survie de l’État. Ce fut le même procédé à toutes les époques, et dans tous les pays. L’État crée une mafia de haut fonctionnaires qui immobiliseront tout ce qui bouge dans le pays, si c’est dans le mauvais sens.

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  • Ping : l’Etat supermaman | gidmoz

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    17 avril 2011 à 7 07 47 04474
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    Très intéressant votre raisonnement M. Barcelo.

    Certainement beaucoup plus que ce que l’on entend des spécialistes à la télé.

    C’était d’ailleurs la notion que j’avais adopté pour combattre la structure sociale actuelle qui n’est plus acceptable. Vous avez parfairement raison.

    C’était ce que j’avais choisi, jusqu’à ce que je me rende compte qu’en réalité, c’était tout le système qui était à revoir.

    Non seulement la façon qu’on administrait nos impôts mais même la façon d’en recevoir les retombées.

    Le système actuel est anti social et loin d’être démocratique. Je respecte énormément votre opinion, mais je vais, certainement, faire plutôt valoir mon rejet total de cette « farce démocratique » qui nous dirige.

    Merci pour cet article

    Amicalement

    André Lefebvre

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    17 avril 2011 à 12 12 03 04034
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    Je ne m’imaginais pas de lire un billet d’appui à Harper sur ce blog.
    Si Harper prend le pouvoir le 2 mai prochain, majoritaire ou minoritaire, ATTENTION au 3 mai…
    L’agenda secret va sortir avec l’appui d’Ignatieff et « god bye » la démocratie.
    Ces deux hommes sont allés à l’Université Yale où les Maîtres Américains ont été formés…
    Souvenons-nous de la démonstration de force exagérée au G8 et au G20 à Toronto avec des casseurs-policiers-mercenaires payés par nos impôts pour montrer au monde entier que le Canada peut être réprésif en se servant de la violence, pas seulement en Afghanistan et en Lybie, mais à l’intérieur du Canada également…
    Mon Dieu faites des recherches sur le passé des candidats: IMPORTANT.
    Le NPD est peut-être gouvernemaman, mais il respecte le peuple qui doit se battre pour survivre.
    Ce sera encore plus vrai à la fin de 2011 et pour une dizaine d’années à venir.

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    17 avril 2011 à 12 12 38 04384
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    Bonjour M. Barcelo,

    Premièrement, je vous félicite pour votre choix politique au fédéral, et surtout, de le partager sur ce blog collectif. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que M. Harper est l’homme de la situation, sans oublier son équipe, qui est beaucoup plus mature qu’en 2006.

    Vous avez également bien répondu, à savoir si le PCC était en soi une entité politique idéale. Il faut être rigoureux dans notre analyse, comme par exemple, je n’appuierai jamais l’ensemble des mesures qui étaient présentes dans leur Plan d’action économique, des mesures qui ont fait mal à nos finances publiques (hausse de la dette). D’un autre côté, ils sont beaucoup plus en phase avec nos demandes que les deux autres partis. La force inertielle de la fonction publique est possible grâce au blindage syndical de ses employés. Notre haut taux de syndicalisation est la principale raison de notre retard économique et de l’inefficacité des «serviteurs du public». Même chose pour les professionnels d’ici et les paramètres qui les limitent : les principaux coupables sont les ordres professionnels. La formule RAND, au Québec, doit être abolie, idem pour les ordres. Le Canada devra aussi emboîter le pas.

    J’ai tout de même une question pour vous, vous dites :

    Il y a nombre de reproches que j’entretiens à son endroit. Le principal, c’est qu’il est à la solde de l’idéologie du libre marché et de la « globalinanité ».

    Qu’est-ce qui vous irrite dans le principe du «libre marché», à ne pas confondre avec «corporatisme» ? Parce que personnellement, je trouve que le PCC devrait être davantage un partisan du free trade. Simple curiosité. Très bon texte, en passant.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    17 avril 2011 à 13 01 33 04334
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    Monsieur Yan Barcelo , vous dites que vous ne voterez pas pour ; les Libéraux , le NPD , le Bloc et qu’il ne reste plus que les conservateurs. Vouliez-vous provoquer , vous avez réussi.

    Pour votre gouverne , avez-vous entendu parlé de Madame Élizabeth May du Parti Vert du Canada ? Le simple fait que vous n’ayez pas parlé d’  »ELLE » et de sont parti , vous enlève 10 points , donc – 10.

    Les Conservateurs(l’extrême droite) chez ceux-ci , on l’oublie que les  »FEMMES » existent et la Nature . On ne pourra peut-être rien empêcher du désastre qui se produit , mais on pourrait-tu respirer encore de l’air pur avant d’en finir……..

    Monsieur Fraddé , une dette de 200 milliards de plus depuis les Conservateurs et les F35 ne sont pas encore là. === Vous souvenez-vous des sous-marins , des chars d’assault etc.etc.etc. pour la guerre ?

    Pour moi les conservateurs , c’est une gagne de  »NULS ».
    Jean-Marie De Serre.

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    17 avril 2011 à 17 05 37 04374
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    Comme tu dis Yan :

    « Les fonctionnaires, eux, sont en poste 25 ans, parfois 30 et plus encore. Où est-il, le pouvoir, pensez-vous?”

    En effet Yan, ceux-ci représentent la plus grande majorité (plus de 50%) de ceux qui veulent garder le statut-quo pour sécuriser leur avenir… Donc, selon mon point de vue, tant qu’il y aura des fonctionnaires à la solde, la parole de la minorité ne se fera pas entendre ?

    Tant qu’à voter pour Harper, allons-y en humour et répétons le « contrat »…

    http://www.youtube.com/watch?v=120SbHzHTuQ&feature=player_embedded

    Louise

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    17 avril 2011 à 17 05 52 04524
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    J’ai tendance à être d’accord avec l’analyse de Fernand Cloutier. Comme Yan écrit, il y a certains aspects du gouvernement Harper qui me plaisent, mais à cause de trucs comme le G20 ou la nouvelle loi sur les produits dangereux qui va compliquer l’accès aux produits naturels, ou le cirque de la grippe H1N1 ou le copinage avec les multinationales et les organisations de l’ONU ou les USA et l’imposteur Obama, au bout du compte, je crois que le PC est pas mal comme le PLC, mais qu’il doit plaire à sa base d’électeurs, donc il propose des choses secondaires mais qui soulèvent les passions, comme abolir le registe par exemple.

    C’est comme Duceppe. Il n’est pas loin de Harper ou Ignatieff dans sa pensée politique, mais pour plaire à sa base, il fait constamment allusion à la langue, à l’indépendance du Québec.

    Mais ça, c’est juste pour obtenir votre vote. Le lendemain de l’élection, vous n’existez même plus les électeurs.

    Mais au départ, avant qu »il devienne premier minsitre, il a rencontré les Bilderberg, et ils l’ont probablement choisi pour être le prochain PM.

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    17 avril 2011 à 18 06 02 04024
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    Moi je pense qu’ils sont tous sur la même équipe, travaillant pour Canada Inc., mais chacun devant préserver l’image qu’il représente les intérêts d’un certain segment de la population.

    Sinon, comment expliquer que les partis et députés étaient 100 % unanimes et d’accord pour la mission en Lybie, 2 semaines avant le début de la campagne, alors qu’au moins 75 % de la population est contre ce genre d’interventions dans d’autres pays.

    Si l’opposition était une véritable opposition, plutôt qu’une opposition qui fait semblant, un gouvernement minoritaire ne serait jamais capable de faire des choses comme ça. C’est impossible.

    Il faut qu’ils soient tous sur la même équipe, et ce qu’ils nous montrent, c’est un show pour la galerie, un spectacle pour confondre la population.

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    17 avril 2011 à 18 06 10 04104
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    Il aurait été de bon ton de remarquer que ce ne sont pas les fonctionnaires qui ont décidé l’envoi de troupes canadiennes sur des terrains de guerre, ni eux qui ont accepté que des lobbys évangélistes aient leurs entrées dans le gouvernement..venant de quelqu’un qui affirme haut et fort ses convictions religieuses, votre oubli semble surtout idéologique… et vouloir voter pour un confrére semble logique..bon vent dans votre démocratie de cul bénis !

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    17 avril 2011 à 18 06 22 04224
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    « Il faut qu’ils soient tous sur la même équipe, et ce qu’ils nous montrent, c’est un show pour la galerie, un spectacle pour confondre la population. »

    Sans commentaire… même si j’approuve ! 😉

    Louise

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    17 avril 2011 à 18 06 23 04234
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    Est ce les fonctionnaires qui ont décidé d’envoyer des troupes sur des terrains de guerre ? est ce eux qui ont décidé d’acheter des avions de guerre ? est ce eux qui ont ouvert les portes aux lobbys évangélistes ? Vous auriez pu parler de Mme Kryskow qui dirige MyCanada, un organisme de jeunes évangéliques qui milite pour des politiques fédérales à l’image de Dieu. « Dieu nous a confié la mission de stopper l’avortement », dit-elle lors d’une cérémonie de prière enregistrée sur vidéo. Elle détient un rare laissez-passer qui lui permet de rencontrer députés et sénateurs.

    Oh Sweeeet Lord…

    Vous auriez pu parler du The Armageddon Factor, le livre de Marci McDonald :
    Pour étayer sa thèse, Marci McDonald — ancienne chef de bureau de Maclean’s à Paris et à Washington — dépeint méthodiquement un gouvernement conservateur fédéral en symbiose avec certains des éléments les plus militants de la droite religieuse canadienne et américaine.
    Elle souligne combien ces éléments sont omniprésents au sein du gouvernement Harper, y compris dans les rangs de la garde rapprochée du premier ministre. Elle raconte comment, depuis l’arri­vée au pouvoir des conservateurs, les lobbyistes de la droite religieuse ont leurs entrées dans les coulisses du pouvoir fédéral.

    bref, je vous souhaite bien du plaisir dans votre démocratie de cul bénis …

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    17 avril 2011 à 18 06 37 04374
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    Coudonc, reste-tu juste moi et JMDS à ne pas être atteint par l’infect virus du conservatisme ici d’dans???! 😡
    Ô SIDA de blogue! Qu’allons nous devenir nous les petits avatars fragiles de la social-démocratie! 😥 😥 😥

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    17 avril 2011 à 19 07 21 04214
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    J’ai finalement trouvé une entrevue de Shelley Ann Clark (qui commence à 29m.50 de la vidéo ci-dessous) que tout le monde devrait écouter.

    Mme Clark était la secrétaire ou adjointe administrative qui était chargé de taper les documents qui constituent le traité de libre échange entre le Canada et les USA et elle dit depuis près de 20 ans qu’il y avait deux séries de documents (une première série pour les 1ers ministres des provinces montrant des chiffres pas trop dommageables pour les industries des diverses provinces, et une autre série de documents ou les diverses industries canadiennes mangeaient une volée). Les 1ers ministres des provinces ont autorisé les premiers documents, mais ils auraient été subséquemment modifiés et les PM des provinces auraient signé les documents modifiés sans même le savoir.

    La première partie de la vidéo traite justement du bilan financier des conservateurs, et ce n’est pas mieux que les Libéraux. Certains diraient même que c’est pire. Mais ça c’est un autre débat.

    Mais le témoignage de Shelley Ann Clark donne une autre vision de ou on s’en va et pourquoi.

    Seriez-vous surpris d’apprendre que Brian Mulroney a vendu nos ressources aux Américains sans nous le dire et sans même le dire aux 1er ministres des provinces?

    Si vous faites des petites recherches sur le gouvernement Mulroney, pour ceux qui n’étaient pas là ou qui s’en souviennent pas, il y a une belle brochette de députés et de ministres qui se sont fait accuser de fraude et qui faisaient partie du gouvernement Mulroney. C’était une belle gang!

    http://blip.tv/play/hY86gp%2BPNAI.html

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    17 avril 2011 à 20 08 03 04034
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    Correction, les PM des provinces n’ont rien signé,mais se sont fait montrer des documents trafiqués et au bout du compte la véritable entente n’a jamais été rendue publique. Mais au bout du compte, ce qu’elle dit, c’est que le Canada a été vendu aux USA, et SURTOUT que les négociateurs pour le Canada étaient vendus aux USA, et travaillaient dans l’intérêt des USA.

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    17 avril 2011 à 20 08 27 04274
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    @ Lenard Léveillé

    Je connais une p’tite vampirette qui est loin d’être infectée par le virus. Je te la présenterai un jour :). Je dirais aussi que notre Marc-en-pion national est loin, lui aussi, d’être infecté (il a le sang pur, trrrrrrrès pur). Donc, vous êtes 4.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    17 avril 2011 à 20 08 37 04374
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    Fraddé.

    Vous croyez que je vote? Détrompez vous.

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    17 avril 2011 à 20 08 59 04594
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    @SD : qui est JMDS ????
    @Fraddé : mais de quoi tu parles l’cave ??? sang pur de quoi ?? quand est ce que tu changes ce ridicule proverbe à la con que tu traines comme un boulet de pensée ???

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    17 avril 2011 à 22 10 56 04564
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    @Marc
    Qui est SD????? 😯

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    17 avril 2011 à 23 11 05 04054
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    La ligne du pouvoir va directement du VRAI POUVOIR corporatif et financier:

    1) au Premier Ministre qui est la courroie de transmission entre ce pouvoir et le cirque politique Le PM est le seul élu ayant un certain pouvoir. Sa mission est de garder la population tranquille. Ministres et députés ne sont pas là pour représenter le population, mais pour lui vendre la politique du Pouvoir selon les instructions du PM qui exécute ses directives reçues.

    2) au Greffier du conseil privé qui coordonne les sous-ministres… contremaitres des hordes de fonctionnaires qui exécutent les directives du pouvoir en respectant les balises placées par le politique.

    3) au Gouverneur de la Banque du Cnaada qui agit hors de tout controle politique pour les affaires aire sérieuses: l’argent et le crédit.

    PJCA

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    17 avril 2011 à 23 11 08 04084
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    @ Aimé

    Vous croyez que je vote? Détrompez vous.

    Je n’ai jamais prétendu le contraire. Ça fait longtemps que je sais qu’un bon libertarien, ça ne vote pas (du moins, très très rarement).

    @ Marc

    sang pur de quoi ??

    Si tu avais lu comme il faut … Ton sang n’est pas contaminé par le virus du conservatisme. Ton sang étant non contaminé, cela signifie qu’il est pur de toute maladie. Nous, par contre, nous sommes malades, on tousse comme ça ce peut pas … He-heuuuu he-heuuuuu … Un bon social-démocrate, au sang non contaminé, fait tout en son pouvoir pour incarner et appliquer la pureté. La preuve, Mam’ Marois (une bonne sociale-démocrate typique), l’a bien dit l’année dernière :

    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=R-sBMfeNFLM?hd=1&w=1280&h=750%5D

    *Changement de sujet, comme évolue ton projet D’INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE ? Je suis curieux …

    Fraddé
    P.S : «Marc, reconnais le moment favorable, parce qu’il ne passe pas souvent» – Frad’

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    17 avril 2011 à 23 11 13 04134
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    La ligne du pouvoir va directement du VRAI POUVOIR, corporatif et financier:

    1) au Premier Ministre qui est la courroie de transmission entre ce pouvoir et le cirque politique Le PM est le seul élu ayant un certain pouvoir. Sa mission est de garder la population tranquille. Ministres et députés ne sont pas là pour représenter le population, mais pour lui vendre la politique du Pouvoir selon les instructions du PM qui exécute ses directives reçues.

    2) au Greffier du conseil privé qui coordonne les sous-ministres… contremaitres des hordes de fonctionnaires qui exécutent les directives du pouvoir et gèrent le pays en respectant les balises placées par le politique.

    3) au Gouverneur de la Banque du Canada pour les affaires aire sérieuses – l’argent et le crédit – qui agit hors de tout controle politique et à l’abri de toute improbable velléité d’influence démocratique.

    PJCA

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      18 avril 2011 à 10 10 45 04454
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      @PJCA
      Merci pour cette précision qui donne un matériel « pyramidal » plus concret à mon article. Votre commentaire ne donne pas d’indice si vous êtes d’accord ou non avec ma lecture, et jusqu’à quel point.
      Pour les choses « importantes » relatives aux mondes financier et économique surtout, il est certain que la ligne de pouvoir est très directe comme vous la décrivez. Par ailleurs, pour une foule d’autres applications sociales (éducation, justice, santé, famille, etc.), l’organisation sociale est davantage aux mains des fonctionnaires que des politiciens. Ce sont les apprentis-sorciers des ministères qui ont bousillé institution après institution au Canada et au Québec.

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    17 avril 2011 à 23 11 51 04514
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    Aimé Laliberté
    17 avril 2011 à 17:54

    Harper les a rencontré quelques semaines à Zurich si je ne me trompe pas…

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    17 avril 2011 à 23 11 54 04544
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    Aimé Laliberté
    17 avril 2011 à 17:54

    Avant le G ») de Toronto…

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    18 avril 2011 à 15 03 25 04254
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    Lenord Léveillé , parle pour toi , ne m’associe pas à toi , si tu n’est pas capable de signer ton vrai nom.
    Jean-Marie De Serre.

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    18 avril 2011 à 15 03 55 04554
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    JMDS
    Trop tard c’est fait et je ne reviendrai pas en arrière, cher associé! 😈

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    18 avril 2011 à 15 03 57 04574
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    I beg your pardon , j’aurais dû écrire Lenard Réveillé. === C’est J.M.D.S. et pas JMDS , très important.

    Monsieur Marc Lafontan , votre bois pour l’hiver prochain , est-il fendu ? Si non , il est plus que temps. === Je suis Jean-Marie De Serre du 3228 rang Craig de Tingwick et du 1673 rang 3 de Tingwick , dont avec qui Messieurs , Landreville , Pinards , Roux , Lachance etc.etc.etc. je fais affaire….

    Je fais même affaire avec , l’UPA , la Financière Agricole , Desjardins et la Banque Nationale.

    Voulez-vous que je m’étendent ? …. J’ai pas le temps aujourd’hui.
    Jean-Marie De Serre.

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    19 avril 2011 à 11 11 46 04464
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    Grands dieux, monsieur Barcelo, j’imagine que si vous avez écrit cet article, c’est qu’il s’agit vraiment de votre opinion. Mais je suis renversé de votre réductionnisme. Vous croyez vraiment que les fonctionnaires sont responsables de nos malheurs?

    Je ne doute pas un instant de la force d’inertie de la bureaucratie et des luttes de pouvoir qui peuvent s’y jouer aux plus hauts échelons. Mais j’aimerais suggérer que les grands groupes d’intérêt qui constituent de formidables lobbys (corporations professionnelles, syndicats, chambres de commerce et grandes corporations) sont des éléments bien plus importants de la paralysie sociale et politique que les pauvres fonctionnaires pris dans leur ensemble. Ce n’est pas pour rien que les sous-ministres sont souvent bousculés quand le gouvernement change.

    Vous ne semblez pas avoir la moindre idée du pouvoir de l’argent et des lobbys en tous genres ni du pouvoir de nuisance des corporations professionnelles. SVP, raffinez votre analyse un peu!

    Quant à votre choix électoral, vous ne semblez avoir aucun doute sur les bienfaits de l’appareil de contrôle et de noyautage des institutions de l’État que M. Harper met tranquillement en place en catimini. Pour en avoir personnellement fait l’expérience (j’avais demandé à une haute fonctionnaire du ministère de la Santé de synthétiser en quelques mots l’analyse des déterminants de la santé à la base de la politique de santé publique depuis au moins 10 ans), je peux vous assurer que le bureau du PM a des comportements similaires à ceux des états policiers.

    Vous devriez entretenir une petite gêne sur la sagesse de votre choix.

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      19 avril 2011 à 14 02 16 04164
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      Monsieur Lamontagne,
      Merci pour votre commentaire, dont j’apprécie le ton mesuré. Vous me jugez naïf. Soit. Dans la chose politique, je ne prétends à aucune compétence étendue. Chose certaine, je n’ignore pas la puissance des lobbys que vous mentionnez. Elle est déterminante pour infléchir les politiques et règlements des ministères et de tout l’appareil gouvernemental. Or, l’appareil gouvernemental, c’est la fonction publique, bien plus que le parti au pouvoir.
      Comme l’a indiqué Pierre JC Allard, les choses descendent dans la chaîne de commandement à partir des lobbys financiers et industriels surtout, via le PM et le greffier du conseil vers les sous-ministres et leurs subalternes. C’est dans la fonction publique que les politiques et les priorités se figent; dans la fonction publique que les grands « valets » de l’État, gagnés à un lobby ou un autre, oeuvrent dans l’ombre pour infléchir la conduite des ministres ou carrément la leur dicter. Je suis très curieux de constater la marge de manoeuvre dont disposerait un Layton qui, par un incroyable coup du hasard, gagnerait les élections. Combien de ses politiques auraient finalement prise sur les priorités et agendas de la fonction publique?
      Vous dites de Harper qu’il est à mettre en catimini un noyautage des institutions de l’État. C’est exactement ce que ce sont assuré de faire les libéraux avec beaucoup plus de succès pour la simple raison qu’ils ont eu beaucoup plus de temps pour le faire. Et vous dites que le cabinet de Harper a des comportements similaires à ceux d’un état policier. Vous faites là un procès d’intention passablement grave et qui aurait grandement besoin d’être étoffé. Que Harper retienne de l’information et montre une plus grande propension au secret, j’en conviens tout à fait. Mais s’agit-il d’un état policier qui se met en place?
      Plusieurs pensent que Harper va détruire le Canada. Je suis probablement très naïf, mais je vois que le travail de destruction a été entrepris bien avant lui. Après tout, quelle part de son économie le Canada contrôle-t-il? 15 ou 20%. Nous vendons nos actifs à qui mieux-mieux depuis belle lurette. La performance des étudiants dans le reste du Canada sont inférieures même à celles qu’on constate au Québec. Vancouver et sa région appartiennent à l’Asie. On dénonce la prolongation que Harper a donné à la mission canadienne en Afghanistan, mais n’est-ce pas les libéraux qui l’ont initiée?
      Je n’ai pas d’admiration particulière pour Harper et son parti. Ils obéissent autant que les libéraux à des intérêts formulés dans l’ombre de bureaux obscurs. Ils ne changeront pas la nature de la bête étatique, il y a seulement des chances qu’ils en atténuent l’obésité. Et ils vont éviter que le Canada se lance dans les ruineuses politiques de contrôle du changement climatique. Enfin, il affiche un parti pris pour la famille, l’institution la plus fondamentale de la société. Ce sont les trois points d’avantage que je lui reconnais. À mes yeux, il représente simplement un moindre mal.
      Quant à la question de savoir si Harper est un danger pour la démocratie, la peur est surfaite, parce que l’idée démocratique est elle-même surfaite. Une fois aux quatre ans et à l’aide de sondages multiples, les politiciens prennent le pouls de l’opinion publique. La population constitue en quelque sorte un autre puissant lobby à qui on demande de se prononcer de temps en temps. Est-ce ridicule? Pas du tout. C’est un gain immense. Dans les pays à régime despotique, on ne s’occupe du sentiment populaire que lorsque ce dernier est au bord de la révolte – et encore. Il est certain que la démocratie est un véhicule politique à parfaire, mais on a au moins un régime minimal au Canada. Entre temps, les lobbys et les corporatismes vont continuer de tenter derrière portes closes d’infléchir les orientations du gouvernement, de préférence en achetant politiciens et hauts fonctionnaires. Libéral ou conservateur ou socialiste, cela n’y changera pas grand’chose.
      Soyons honnête. Le Canada et le Québec demeurent une des régions dans le monde où la vie est la plus douce et civile. Nos institutions ne sont pas parfaites, loin s’en faut, mais nous ne sommes pas dans le fond du baril non plus. Aussi maladroit et imparfait que soit notre bric-à-brac politique, il demeure un des plus accomplis au monde. Voici qu’un parti conservateur fait entendre sa voix dans le concert canadien. S’agit-il d’une engeance perverse qui va entraîner le Canada à sa ruine dans quatre ans? Je ne le crois pas. C’est une voix plus conservatrice qui contribue simplement à rééquilibrer le débat politique. Quand les conservateurs se seront suffisamment pervertis et engraissés à Ottawa, il sera temps de voter libéral à nouveau. À ce moment-ci, ce serait prématuré.

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        19 avril 2011 à 16 04 03 04034
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        Quand les conservateurs se seront suffisamment pervertis et engraissés à Ottawa, il sera temps de voter libéral à nouveau. À ce moment-ci, ce serait prématuré.

        Curieuse conclusion.
        Une déclaration de consentement à la corruption par dépit et du choix du plus offrant par intérêt.

        «Révélée, la corruption financière peut être combattue et sanctionnée. La corruption des idées est plus insidieuse, plus subtile et, à ce titre, d’une dangerosité plus essentielle.»
        Edwy Plenel

        DG

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          19 avril 2011 à 16 04 59 04594
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          Monsieur Gélinas,
          Il faut être malveillant pour lire dans ce que j’écris un consentement à la corruption. Si vous êtes incapable de vivre dans un monde où la corruption existe, je vous invite à ne manger ni fruit ni légume et, surtout, aucune viande. Dès qu’ils entrent dans votre système digestif, ils se corrompent. Et si vous êtes radicalement réfractaire à la corruption, je vous invite à déménager sur la lune. L’absence d’oxygène assure que rien ne s’y corrompt. Que voulez-vous, la politique est la zone par excellence non seulement de la compromission mais aussi de la corruption. Tout tient à l’art de retarder cette corruption ou de la contenir. Quel malheur, aucun système n’y est encore parvenu à la perfection. Et aucun système n’y parviendra jamais, car la régulation de la corruption réside dans l’âme et la conscience de chacun.

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            19 avril 2011 à 18 06 32 04324
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            Monsieur Barcelo,

            vous me faites l’invitation à comparer la corruption au sytème digestif en omettant les fonctions essentielles des reins du foie et des poumons; organes de détoxication assurant, par filtration et excrétion, régulation et santé.

            En terme clair c’est le Jugement; une pensée qui décide de la valeur d’une proposition, fondement de la conscience.
            Encore faut-il avoir des valeurs fondamentales à partager en société.

            Le vice de la corruption est la vertu des cupides.

            DG

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            21 avril 2011 à 17 05 07 04074
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            Monsieur Barcelo,

            Le mot ‘consentement‘, (la concession ou l’acceptation), auquel j’ai ajouté ‘par dépit‘ était une façon ironique de réfuter votre conclusion.
            Vous avez discerné cette façon rhétorique d’aborder votre argument.

            Vous déclarez que je vous ai mal lu et vous développez mon refus de concéder ou d’accepter la corruption en me signifiant qu’il vaux mieux la conjuguer au lieu de la combattre, confirmant ainsi l’interprétration que j’ai fait à votre ‘consentement par dépit’.

            Vous avez compris que je constate comme vous que nous vivons dans une démocratie de corrution avec laquelle je refuse de composer, et qu’une de mes valeurs, la Justice, m’oblige à combattre.

            J’apprécie aussi le ton de la discussion, malgré le fait que je soit plus direct et moins révérencieux dans l’argument.

            DG

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    20 avril 2011 à 0 12 23 04234
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    M. Barcelo, je ne peux qu’être en total désaccord avec votre manière de voir. J’approuve à 100% les propos de Messieurs Lamontagne et Gélinas.

    Quant à votre comparaison entre la corruption et la digestion, elle est carrément boîteuse. Quand je mange, je digère. C’est normal et c’est sain! La nourriture se dégrade, mais ne se corrompt pas. La corruption, c’est une perversion. La corruption, c’est de vouloir manger la carotte par le mauvais orifice, ce qui est un détournement de la fonction du dit orifice. C’est un vice, même pour une agnostique comme moi!

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    20 avril 2011 à 20 08 05 04054
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    M. Barcelo,
    Permettez-moi de continuer la discussion.

    Vous écrivez: «C’est dans la fonction publique que les politiques et les priorités se figent; dans la fonction publique que les grands « valets » de l’État, gagnés à un lobby ou un autre, oeuvrent dans l’ombre pour infléchir la conduite des ministres ou carrément la leur dicter.»

    J’estime qu’une telle affirmation doit s’appuyer sur au moins un des éléments suivants: soit des exemples précis où une volonté ministérielle a été infléchie par des fonctionnaires et que cette inflexion était mauvaise, soit un témoignage d’une personne pouvant confirmer que c’est effectivement ainsi que ça se passe, soit une expérience personnelle. Pour le moment, votre argument n’est supporté par aucun fait précis et n’est qu’une opinion. Donc, à vous d’apporter les exemples.

    Vous écrivez également: «Quant à la question de savoir si Harper est un danger pour la démocratie, la peur est surfaite, parce que l’idée démocratique est elle-même surfaite.» Je ne commenterai pas la dernière partie de votre phrase, c’est un autre débat.

    Je n’ai pas dit que M. Harper mettait en place un état policier mais qu’il avait des comportements similaires à ceux d’un état policier par son obsession du contrôle. La nuance vous a peut-être échappé. Et vous avez mentionné, de manière très pertinente, sa propension au secret. Je vous ai déjà donné un exemple très précis, dont j’ai été témoin de première main, de l’interventionnisme du bureau du PM. Dans ce cas-là, je peux vous assurer que ce n’est pas la fonctionnaire qui contrôlait l’agenda. L’incident dont j’ai été témoin avait trait à quelque chose de complètement anodin, ce qui le rendait encore plus renversant. Je n’ose pas imaginer l’ampleur du contrôle quand il s’agit de sujets plus délicats. Mais les exemples de contrôle et de tentative de noyautage sont innombrables. La presse en rapporte régulièrement. Cependant, je vous invite à vous rappeler le cas de l’organisme «Droits et démocratie» pour avoir une idée des mesures prises quand les sujets sont plus chauds. Ce dossier n’est pas encore clos, mais les témoignages des gens qui y ont travaillé sont formels: alors que l’organisme appliquait son mandat de manière rigoureuse, la prise de contrôle du conseil d’administration par des gens nommés par le bureau du premier ministre s’est traduit par le départ forcé de la moitié du personnel, écoeuré par l’ingérence et le contrôle politique. Les pratiques du gouvernement Harper, si elles ne sont pas celles d’un régime totalitaire, ne sont certainement pas un bienfait pour la vérité, la transparence et la démocratie. Elles constituent plutôt une menace.

    Vous écrivez également : «Ils [les Conservateurs] ne changeront pas la nature de la bête étatique, il y a seulement des chances qu’ils en atténuent l’obésité. Et ils vont éviter que le Canada se lance dans les ruineuses politiques de contrôle du changement climatique.» Peut-être le contrôle des changements climatiques sera-t-il, effectivement, coûteux. Mais pour le moment nous n’en savons rien parce que le gouvernement Harper a refusé systématiquement de considérer que c’était même un problème.

    Par contre, en parlant d’obésité et de coûts, le bar ouvert pour les chasseurs F-35, est-ce que ça vous dit quelque chose? Le coûteux programme d’agrandissement des prisons alors que la criminalité est en baisse et que la plupart des mesures répressives mises en place n’auront aucun effet sur la délinquance, vous croyez que c’est de l’argent bien dépensé? Ah! j’oubliais le party du G-20 et du G-8. Combien de milliards déjà? Je ne parlerai pas de l’engagement militaire en Afghanistan dont on peut questionner la sagesse et la pertinence, mais ça aussi c’est une jolie facture, sans compter les morts et les estropiés.

    Bref, à mes yeux, le gouvernement Harper représente la pire politique possible. Je vous accorde qu’ils n’ont pas tout faux (l’utilité préventive du registre des armes à feu est toute relative). Mais, entre deux maux, on choisit le moindre n’est-ce pas? La coalition pourrait être une belle première mais je doute que le ROC soit prêt à cette expérience inédite. L’esprit d’aventure des premiers Canadiens est bien loin…

    Mais soyez assuré que mon meilleur scénario est encore un gouvernement minoritaire. La politique du pire n’est jamais sage.

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    21 avril 2011 à 13 01 36 04364
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    Monsieur Lamontagne,
    Tout d’abord, je ne vous fais pas dire que vous accusez le gouvernement Harper de mettre en place un état policier. J’ai très bien saisi la nuance de votre propos. Cependant, vous ne pouvez pas nier que votre texte sème le soupçon à l’effet que les comportements de Harper, rappelant ceux d’un état policier, impliquent une prochaine étape : la mise en place effective d’un état policier. Toutefois, vous n’allez pas jusque-là explicitement, j’en conviens.
    Beaucoup de choses auxquelles vous vous objectez chez les conservateurs ne leur sont absolument pas spécifiques. Les libéraux faisaient et en ont fait autant, sinon plus et pire. Tout d’abord, c’est le gouvernement de Paul Martin qui a engagé le Canada en Afghanistan, pas celui de Harper. Au programme d’achat des F-35 on peut opposer celui, notoire, des frégates dans les années 90. Au noyautage des ministères et organismes par le gouvernement Harper il suffit d’opposer le fait que ceux-ci sont déjà solidement noyautés par les libéraux, et de longue date, une situation que Harper tente simplement de changer à son avantage, comme tous les gouvernements avant lui.
    Des jeux d’influence? Il suffit de se rappeler le scandale des commandites. Une personne près de moi, à l’emploi du ministère de la main d’œuvre, a travaillé pendant deux ans à faire congédier un employé fainéant sous sa responsabilité, accumulant un dossier de griefs et de plaintes gros comme une bible. Ce dossier s’est rendu jusqu’au bureau du ministre en titre, d’où la décision est revenue en douce : l’employé fainéant a simplement été transféré à un autre bureau.
    À l’ACDI, on disposait d’une flotte de bateaux de pêche vieillis que l’organisme avait racheté de l’entreprise Irving, du Nouveau-Brunswick (pourquoi avoir racheté ces vieux tonneaux, je vous le demande?). Puis, l’ACDI s’est retournée vers Haïti à qui elle a vendu les bateaux. Mais ces bateaux, totalement inadéquats pour les besoins des petits pêcheurs, n’ont fait que rouiller sur les quais et sur les plages. Par contre, le programme de l’ACDI avait accompagné sa vente d’un programme de réforme des pratiques de pêche qui a jeté quantité de pêcheurs dans la misère et le chômage, les faisant refluer vers les villes. Pas de problème, l’ACDI a mis au point un programme de « formation », qu’elle a vendu à Haïti, pour remettre ces gens au travail, engageant pour cela nombre de spécialistes canadiens, dont un ami. Je n’ai aucune preuve me permettant d’accuser un valet de l’État, mais je me demande : pourquoi, au départ, cette faveur à la famille Irving d’avoir racheté ces bateaux surannés?
    Dans un autre cas, quelqu’un que je connais a dénoncé les liens du directeur de je ne sais plus quelle prison avec les Hell’s Angels. Ce directeur était propriétaire d’un club à Trois-Rivières dont les Hell’s avaient fait le quartier général de leur chapitre (vous avez probablement entendu parler de cette affaire). Tout au long de la chaîne de commandement du Solliciteur général on s’est porté à la défense du directeur en question et trois ou quatre sénateurs et députés se sont levé en chambre pour le couvrir. Ce directeur n’a finalement jamais été inquiété.
    Enfin, un exemple notoire, quand la Caisse de dépôt du Québec a voulu accroître sa participation dans le Canadien Pacifique il y a une vingtaine d’années, les Communes ont voté une loi spécifique interdisant une propriété de plus de 10% par un même détenteur dans la vénérable institution. Je ne peux pas donner de preuves de la corruption ou du trafic d’influence qui a prévalu à cette loi d’exception conçue spécifiquement pour bloquer le geste de la Caisse (pas plus que vous ne pouvez donner de preuve d’une intervention spécifique du cabinet de Harper dans votre exemple relatif au ministère de la santé). Cependant, pouvez-vous imaginer tout le magouillage et le grenouillage qui ont dû présider à la passation, en toute urgence, d’une telle législation de blocage?
    Vous me percevez peut-être comme un ardent défenseur de Harper, ce que je ne suis pas. Mais je ne vais certainement pas le diaboliser. Il faut se rappeler, comme me le faisait remarquer quelqu’un il y a quelques jours, qu’avant la crise financière, le programme des conservateurs envisageait de déréglementer davantage l’industrie financière au Canada. Quelle stupidité abyssale! Il faut croire que la crise leur a donné une petite gêne. Et il faut donner crédit à Paul Martin d’avoir bloqué, il y a quelques années, la demande du secteur bancaire d’autoriser les fusions entre banques canadiennes.
    Par contre, cette stupidité abyssale que je dénonce chez les conservateurs, elle n’est pas leur monopole. Cette idéologie de la « globalinanité » qui les anime est partagée par tous les autres partis, sauf peut-être celui de Layton (mais je ne suis pas certain…) Le Canada est à vendre, Monsieur Lamontagne, comme le Québec d’ailleurs, et la pancarte À Vendre a été posée à la porte du pays dans les années 90 par le gouvernement Mulroney; les libéraux n’y ont strictement rien changé.
    Pour conclure, j’adhère à la proposition que vous faites à la fin de votre texte, et que je juge optimale : un gouvernement conservateur minoritaire. (Il aurait été bien de faire l’économie de la présente campagne…) Il y a des éléments du programme conservateur qui m’inquiètent suffisamment pour ne pas leur souhaiter de remporter les élections. Mais il y en a tout autant chez les libéraux. Sauf que ces derniers nous ont déjà fait la preuve de leur corruption et je n’aimerais pas les voir revenir en place avant quelques années. Entre temps, la solution la moins mauvaise me semble être celle de Harper. (Je ne fais pas confiance au NPD et à sa propension de nourrir l’obésité de gouvernemaman.)
    Plus le temps avance, plus je me pose la question à savoir si l’option d’annuler son vote que proposent certains dans ce site n’est pas la plus appropriée. Mais je dois avouer qu’un tel geste m’indispose car il me semble passivement stérile. Je préfère encore poser un geste positif (voter pour un parti, dans ce cas-ci, les conservateurs), même si ce choix est loin d’être idéal et se situe dans un contexte lui-même loin d’être idéal.
    Dernier mot : j’apprécie le ton civil et mesuré que vous adoptez dans vos propos et c’est pourquoi je me donne la peine d’y répondre longuement.

    @Térez L.
    Tout d’abord, j’apprécie également chez vous le ton civil de votre intervention et je vous en remercie. Dans les choix politiques, il y a beaucoup de place à l’erreur, et je ne prétends certainement pas que l’option que j’adopte est optimale. Cependant, je ne crois pas qu’on puisse douter de ma bonne foi et de ma bonne volonté, tout comme je ne doute pas de la bonne foi et de la bonne volonté de vous-même et de messieurs Lamontagne et Gélinas. C’est pourquoi un ton civil me semble tout à fait de mise.
    Quant à ma comparaison, elle n’est pas parfaite, sans doute, mais pour la poursuivre, je vous invite à considérer ceci. Du point de vue d’un être humain, un fruit qui pourrit est en voie de corruption. Cependant, du point de vue de la terre, ce même fruit est seulement engagé dans un processus de digestion, ses éléments en voie d’être décomposés pour être retournés à la terre. Ce qui relève de la corruption d’un point de vue est simplement une digestion d’un autre. Or, le fruit que mange un humain est à la fois en processus de corruption et de digestion. Pour vous en convaincre, je vous invite à régurgiter dans une assiette des fruits que vous aurez mangés, et à les remanger. Dites-moi après cela que la « digestion » en cours, digestion que les fruits manifestent, ne vous apparaît pas comme une corruption.

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      21 avril 2011 à 14 02 49 04494
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      Sans vous donner parfaitement raison mon cher M. Barcelo, j’aime énormément votre façon d’argumenter. Très positif.

      Merci de cette démonstration.

      Bravo également au autres intervenants. La discussion est devenu extrêmement agréable sur ce site.

      Amicalement

      Elie l’Artiste

      P.S.
      « Plus le temps avance, plus je me pose la question à savoir si l’option d’annuler son vote que proposent certains dans ce site n’est pas la plus appropriée.  »

      Laissez-vous aller mon cher ami; laissez votre intuition se manifester. (D)

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        21 avril 2011 à 15 03 45 04454
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        Élie L’Artiste,
        Merci pour ce bon mot. C’est un compliment que je peux très bien vous rendre.

        Répondre
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          22 avril 2011 à 0 12 17 04174
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          J’y reviens parce que le précision des mots est importante pour moi. J’ai un côté un peu obsessionnelle. Lorsque vous affirmez qu’un fruit qui pourrit est en voie de corruption, je ne suis pas d’accord. Je dirais plutôt qu’il est en voie de décomposition ou de putréfaction.

          Quand j’entends le mot corruption, j’y décèle une intentionnalité, une volonté, une action consciente et délibérée. De toute manière, ici, le terme corruption doit être entendu dans son sens juridique et c’est pourquoi je considère votre analogie non valable. Nous ne sommes pas dans le domaine de la nature, mais dans celui de la culture.

          Oui, la corruption fera toujours plus ou moins partie des moeurs sociales et politiques. Ce n’est pas une raison pour abdiquer. Comme Denis G., je crois qu’il faut combattre la corruption de toutes nos forces. Pas question pour moi non plus de composer avec la corruption, mais si on trouve une manière de la composter, ça, je pourrais être d’accord! 😀

          Répondre
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            22 avril 2011 à 0 12 36 04364
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            🙂

            Terez je ne peux qu’être en accord avec vous et votre définition de la corruption.
            Compostons.

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