Même si les tricornes sont à niveau, le bateau penche à droite!!!

Même si les tricornes sont à niveau, le bateau penche à droite!!!

 

      Tous les dirigeants parlent de défendre les droits de la population, mais les faits qui en résultent sont que l’individu perd son pouvoir d’achat, sa liberté, son emploie est ses régimes sociaux.

      Les capitaines gardent leurs tricornes à niveau, mais cela est simplement le fait de leur « jeu de pieds ».

      Vous me direz que c’est tout à fait normal puisqu’ils se présentent tous comme des « pieds de céleri », beau, bon, pas chers; mais  rien n’empêche qu’en réalité le bateau penche définitivement et de plus en plus vers la droite.

      Il est temps de redresser la barre!!!

     De quelle façon pouvons-nous redresser le navire? Est-ce en redistribuant les objets qui se trouvent sur le pont (ce qui est proposé à chaque élection), où en relocalisant le lest qui se trouve au fond de la cale?

     La simple logique nous indique que c’est à sa base qu’il faut faire le redressement.

     En établissant une échelle de valeur de politique sociale adéquate et équitable pour tous les individus de la société, nous faisons un premier pas incontournable.

     Chaque jours, nous défendons, promulguons et montons en épingle la valeur sociale de la démocratie; et nous avons parfaitement raison. Personne ne peut nier la supériorité de la démarche démocratique dans une société. À la condition incontournable, cependant, que le système en place soit vraiment un système démocratique.

     À l’avènement de la démocratie, chacune des familles de la population du Québec possédait une terre qui lui assurait sa survie. Notre système économique « démocratique » s’est accaparé de ces terres, attirant les gens dans les villes en promettant un salaire hebdomadaire pour garantir la survie de l’individu. Sauf que le salaire n’était pas du tout une « sécurité », mais un échange de « puissance de travail » pour une compensation monétaire.

     Une sorte d’esclavage supposément améliorée. Mais l’amélioration était de la foutaise puisque lorsque le travail diminuait, la compensation monétaire disparaissait pour les individus; tandis que dans l’esclavage, on continuait de garantir la nourriture à l’esclave. Le tout n’était qu’un leurre du système économique. 

     Et c’est devenu une prise de conscience incontournable puisque nous constatons, aujourd’hui, que des enfants de chez nous, vivant dans cette démocratie dirigée par des pieds de céleri, partent pour l’école sans avoir pu se nourrir. Je ne crois pas que cela ait pu se produire lorsque nos parents avaient une terre. Je ne crois pas non plus qu’un enfant d’esclave commençait sa journée sans avoir mangé. 

     Le système démocratique doit donc devenir une amélioration de la situation pré-démocratique. Cela ne se produit qu’à la seule condition minimale de donner à l’individu une « garantie de survie » équivalente à cette terre qu’il a abandonné au système économique. Sinon la démocratie s’assoit sur un vol qualifié (mais déguisé) du seul vrai moyen de survie du citoyen. Est-ce que la démocratie peut réinstaller cette garanti de survie? Là, est toute la question.   

     La condition de base même de la démocratie est « une voie = un vote ». Aussitôt qu’on déroge à cette condition, on est propulsé hors de la démarche démocratique.

     La raison d’être de cette condition : une voie = un vote, est de s’assurer, au départ, que chacun des individus ait un droit équivalent à celui de tous les autres, pour assurer sa qualité de vie. Aborder la démocratie par une autre optique est de la foutaise « blablaïque ». Et de parler, à ce niveau, d’une réussite économique personnelle grâce à un travail « avec détermination » est un mensonge éhonté

     La première valeur d’un système démocratique est donc d’assurer la qualité de vie de chacun des individus.

     Pour ce faire, il est évident que le système doit se doter d’une économie qui produise les revenus nécessaires à assurer cette qualité de vie de chacun. Il est également indispensable de faire disparaître cette notion d’élitisme qui prévaut actuellement parmi la population. Le seul avantage de cette notion d’élite sociale, c’est qu’elle permet à de pures imbéciles de se faire percevoir comme des « spécialistes » de toute sortes, même s’ils prouvent constamment un manque de jugement endémique. À ce moment-là, c’est l’habit qui fait le moine. En les déshabillant on se rend compte qu’ils n’ont que des « moineaux » comme tout le monde.

     Le système de production doit donc être géré de façon honnête en gardant à l’esprit sa responsabilité envers l’appui qu’il doit apporter à la politique démocratique avant même d’aborder « l’impérialité » de générer des profits.

      Le tableau d’ensemble se simplifie énormément lorsqu’on établi ces simples critères de base.

     Voici ce que je pense plus précisément :

     Un « pensionné de vieillesse» du gouvernement reçoit autour de 14,000 $ par an pour survivre. C’est environ 8,000$ de moins que le niveau de pauvreté. Ces chiffres sont des faits réels et non des platitudes intellectuelles. Ce sont alors ces faits réels que le système démocratique doit affronter.

     La solution à tous les problèmes devient alors assez simple:

« Assurer un revenu universel garanti de 14,000 $ à chacun des citoyens atteignant la majorité ». (Ce qui ne peut pas créer de problème à être atteint puisque c’est 10,000 $ sous le niveau moyen).

     À ce moment-là, l’assurance chômage n’existe plus, l’assistance sociale disparaît, la pension de vieillesse, la RRQ et le supplément garanti disparaissent aussitôt, sans oublier les coûts reliés à l’aide donnée aux étudiants qui n’ont plus leur raison d’être. L’instruction devient abordable par tous.

    Les énormes dépenses gouvernementales reliées à l’administration de ces régimes sociaux disparaissent également. Ajoutons les coûts reliés à toutes les revendications sociales, les commissions d’enquêtes au sujet de la pauvreté et la qualité de vie du citoyen, qui n’existent plus.

    Plusieurs fonctionnaires perdraient leur emploi, mais les organismes de « réinsertion sociale », qu’ils ont eux-mêmes mis sur pieds, pourraient leur servir à réintégrer la société économique. Si c’est bon pour les autres, c’est évidemment bon pour eux tout autant.

     Cette mesure de revenu garanti installerait un climat de sécurité sociale puisqu’il serait d’au moins 28,000 $ par famille. On peut mesurer difficilement l’impact qu’une telle mesure aurait sur la santé des citoyens. Cependant, il est certain que cet impact serait positif. Ce qui signifie que les coûts de la santé diminueraient d’autant.

     Au sujet de la santé, il faut revenir à une « pratique curative » au  lieu de continuer d’encourager l’escroquerie de la « pratique préventive ». La prévention est le résultat de la tranquillité d’esprit, de la bonne alimentation et des habitudes saines de vie; et non celle des « pilules » et des « vaccins ».

     Il serait peut-être souhaitable d’envisager la nationalisation de l’industrie pharmaceutique et la mise sous tutelle gouvernementale des bourses et des banques.

     Comment pourrions-nous accéder aux sommes nécessaires pour assurer un tel régime? Évidemment une grande partie de la somme est déjà disponible à cause de la disparition des régimes actuels devenus caduques. Mais comment trouver le reste?

     Actuellement, l’individu est taxé directement, au moyen des impôts, à environ 30% à partir d’un revenu d’environ 10,000 $; il est également taxé à l’achat de quoi que ce soit (sauf nourriture) au taux d’environ 12% à 15%.

      Les entreprises sont taxées actuellement à 11% au fédéral (il est faux de dire 16%) et au moins au même taux au provincial, soit 11%; donc 22% au total.

     La nouvelle optique demande que l’exemption d’impôt soit majorée au niveau de pauvreté; c’est foncièrement logique.   Donc impôt sur le revenu à partir de 23,000 $ par an, pour chacun des individus.

     Le taux d’imposition commence alors à 30% jusqu’à un revenu de 60,000 $,  35% jusqu’à 100,000 $, 50% au-delà de 100,000 $  et au-delà de 500,000 $ 55%. Une taxe « spéciale » serait décrétée pour les produits de superluxe : autos luxueuses, suite luxueuse d’hôtel etc…

     Les profits d’entreprises seront taxés à 30%, et une table d’évaluation sera fixée pour récupérer les revenus en impôt perdus par la société, sur les salaires des travailleurs remplacés par la machinerie à concurrence de 40hres semaine par personne remplacée au même taux qu’un particulier. C’est à dire: Une machine qui remplace trois travailleurs est « imposée » au même titre que trois travailleurs travaillant 40hres/sem ( Même si elle travaille 24hre par jour).

     Toute industrie sera obligée de se contraindre à un taux de majoration de prix, ne dépassant pas 40% du coût de production pour établir le prix de vente de leur produit.

     La taxe de vente sur les produits sera fixe et adoptée à 15% sur tous les produits sauf la nourriture. 

     La taxe sur les services gouvernementaux comme la poste sera révisée.

     Les bonis de performances chez les emplois gouvernementaux et paragouvernementaux seront complètement abolis.

     Les responsables administratifs du gouvernement et des sociétés paragouvernementales seront responsables des malversations dans leur secteur d’administration.

     Les différentes charges administratives des banques seront ramenées à leur niveau minimal. Les taux de tous les prêts seront assujettis à une acceptation gouvernementale.

     Les taux de pourcentage sur les cartes de crédit et les charges administratives ne pourront pas dépasser un total de 12% par an.

     Pour la santé, l’industrie pharmaceutique sera tenue à un coût normal de 40% sur le coût de fabrication du produit. (Une pilule coûtant 1/2 cent à produire ne se  vendra plus à 1.00 $ l’unité).

     La qualité du produit sera garantie par tous les producteurs selon les normes gouvernementales établies.

     Les monopoles et les risques de monopolisation seront contrecarrés aussitôt qu’ils apparaissent. S’ils sont « extérieurs » au pays, on bloque son importation dans ce pays.

     Le prix des sous-produits pétroliers seront fixés par une entente négociée du gouvernement et des producteurs pour des périodes déterminées d’au moins quatre ans.

     Voilà, grosso modo, un aperçu du genre de philosophie sociale, économique, administrative et politique qui devrait prévaloir dans une société vraiment démocratique soucieuse de la qualité de vie de ses citoyens et consciente de la nécessité d’une économie stable, honnête et équitable pour les industries tout autant que pour le citoyen.

      Le bateau serait alors en équilibre sans verser ni à droite, ni à gauche. Fini les « jeux de pieds » pour garder le chapeau à niveau.

     Fini également la danse du « cha-cha-cha » avec « trois pas en avant, trois pas en arrière ». Il est temps de faire « un pas de côté » et d’arrêter de danser comme des imbéciles.

     Ceux qui croient que nous n’aurions pas assez de revenus pour faire tout ça, font erreur. Les revenus gouvernementaux serviraient en premier lieu à assurer le salaire garanti de chacun des citoyens et c’est le reste qui serait le budget administré par le gouvernement.

        Nous serions alors obligé d’avoir un gouvernement responsable, objectif et honnête qui devra apprendre à bien administrer les fonds publics, L’époque de la tirelire « corne d’abondance intarissable », comme on semble considérer les poches des citoyens, est terminée.

    Prenons l’exemple du Québec; 7 millions de personnes payées à 14,000 $ par an coûtent 98  milliards de dollars.

     Au Québec, les revenus possibles sont les suivants: en nationalisant réellement Hydro Québec, Loto-Québec, la Caisse de dépôt et les différentes autres « caisses » pour en faire un « capital social », on augmente les revenus provinciaux de 40 à 50 milliards de dollars, au moins, par année. Sans parler encore des sommes « arrachées » aux travailleurs pour « l’assurance-emploie » qui est un autre « racket » révoltant. (Évidemment plus question de payer 500,000 $/an plus dépenses, plus bonis qui double le salaire à tous les ans).

     Les nouvelles structures de taxations  augmentent les revenus d’une dizaine de milliards et le budget actuel gouvernemental est d’environ 102 milliards. Les revenus totaux du gouvernement s’élèverait environ à 160 milliards dont 98 milliards sont alloués au « salaire garanti » du citoyen. Le budget administratif du gouvernement devient alors environ 64 milliards de dollars. Budget qu’il ne doit pas dépasser.

     Actuellement, le système de santé s’accapare de près de la moitié du budget provincial, ce qui n’a pas de sens et qui n’est même pas possible en réalité. La santé fait l’impossible et rien ne fonctionne; elle devra se contenter de faire ce qui est possible et tout se mettra à fonctionner.

     Cette réalisation sociale demandera une restructuration de tout le système du fonctionnariat évidemment; mais cela devient de plus en plus nécessaire de toute façon, avant qu’il ne soit trop tard. Le bateau doit être redressé.

     Les moyens pour atteindre ces buts sont à être établis par un consensus populaire; rien d’autre ne serait acceptable. Il faut donc commencer par établir un moyen efficace pour la population de faire connaître ses opinions; ce qui signifie un système d’élection performant et réellement démocratique.

     Pour installer cette démocratie réelle, il ne nous reste plus d’autre choix que de faire valoir notre VETO sur le système politique actuel. Il n’y a pas d’autres moyens, malheureusement.

 

     Ensuite il nous faudra installer un système qui fait des députés, des élus de l’ensemble de la société libres d’influences particuliaires. Il nous faut, également, faire disparaître cette notion de « gauche » et de « droite » qui devient caduque puisque la « bateau » doit atteindre l’équilibre stable; ni à gauche, ni à droite. Tous les députés sont donc élus comme députés indépendants et non comme actuellement « des pu-t-in-dépendantes ».

     À partir de là, tout est possible.

Amicalement

                                                                                                     Elie l’Artiste

Une pensée sur “Même si les tricornes sont à niveau, le bateau penche à droite!!!

  • avatar
    16 avril 2011 à 9 09 36 04364
    Permalink

    Si vous croyez que la situation actuelle ne nécessite pas un « coup de barre » drastique, à cause de l’administration des « pieds de céleri » actuels, le prochain article portera sur les « navets » de la taxation depuis les dix dernières années.

    Cela devrait vous convaincre.

    Sinon, il n’y a rien à faire.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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