Merci Patrick !

 

Patrick Lagacé  a aujourd’hui le courage de nous dire la vérité.  Venant de Cyberpresse, un média de Gesca, le groupe de Paul Desmarais dont on connait la paternelle sollicitude envers le Parti Libéral de Jean Charest, c’est un geste  qui n’apparaît rien de moins qu’héroïque. Soyons en bien conscients.  Il peut pousser autre chose que des Pratte et des Dubuc  dans ce milieu équivoque.

Cela dit, je ne vais pas recopier la chronique de Lagacé: voici le lien.  Mais  je résume l’argument qui est bref et le constat aussi terrible qu’accablant.  Jean Charest, totalement discrédité par l’immobilisme et les soupçons de corruptions, provoque les étudiants pour pouvoir se présenter devant la population en défenseur de l’ordre.  Ce faisant, c’est LUI qui met en péril la paix sociale et qui tirera profit d’un drame s’il y en a un. IL NE FAUDRA PAS L’OUBLIER

Je vais maintenant ajouter de mon propre chef ce que Patrick, journaliste à La Presse, ne pourrait  pas dire.  Jean Charest, dont le bureau d’avocat à Sherbrooke défendait des membres du crime organisé, s’est brièvement illustré pour le Parti Conservateur fédéral, avant d’être repêché, repeint en rouge et mis à la tête du Parti Libéral du Québec pour « sauver le Canada ».

Depuis cette première déloyauté, il s’est fait remarquer par une défense frileuse des intérêt du Québec, l’équivoque de ses propos, et l’absence de vision de ses projets… dont se détache maintenant, en fin de règne, ce Plan Nord dont les aspects les plus frappants sont un bradage de nos ressources naturelles a vil prix et les occasions qu’il donnera aux constructeurs du monde entier de venir se joindre à la curée pour d’alléchants contrats dont on ne peut écarter qu’ils seront obtenus moyennant ristournes et pots de vin.

C’est à ce bilan choquant que Jean Charest voudra demain que la population donne un satisfecit, au cours d’une élection anticipée, misant sur la peur qu’il pourra inspirer en créant des affrontements opposant notre jeunesse aux forces de l’ordre… mais aussi, sur  le campus universitaire, aux gens de la même agence de sécurité  qui fournissait des mercenaires canadiens en Irak !

Le cynisme de cet homme est dégoûtant.  Quoi qu’il arrive, quelles que soient les options, il faut se souvenir que RIEN n’est plus important que de chasser cet individu Charest de son poste et de la vie publique québécoise.

 

Pierre JC Allard

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