Mieux gérer son argent grâce à des outils en ligne

Par Noémie L.

Avoir une vision claire de son argent et de ses finances est quelque chose d’assez compliqué si on n’utilise que ses relevés de compte. On peut toujours essayer de mettre en place un tableur Excel mais au final, la tâche se révèle très souvent des plus compliqués et très peu lisible.

Depuis l’arrêt de MS Money, il ne restait ainsi plus que Quicken en logiciel PC ou Mac pour avoir la possibilité d’exporter ses comptes et organiser ses dépenses de manière sécurisée (membre du programme Trustee). Le problème est que le prix d’une licence  (entre 50 et 80 dollars par licence) n’est vraiment pas donné.

Pour éviter les problèmes de compatibilité matériel, et face au vide créé par la disparition de Money, de nombreux clients internet sont apparus ces dernières années. Paradoxalement, ce n’est pas un financier mais un assureur qui m’a fait découvrir ces nouveaux acteurs du marché de la gestion financière personnel.  C’est mon contact chez le courtier Gaudreau Demers, chez qui j’ai une partie de mes assurances, qui m’a fourni cette liste de solutions numériques pour la gestion de mon argent.  Au fond, il faut faire un choix entre Quicken, Mint, Yodlee, Budgetable ou GNus Cash (licence libre sous GNU).

Personnellement, je recommanderais plus Mint que les autres pour des raisons de sécurité  mais également d’interface. Mint est en effet une référence en terme d’ergonomie et de visibilité pour la gestion de ses actifs et de ses revenus. C’est très clair et extrêmement intuitif.

Côté sécurité,  l’outil fait partie de programmes très sérieux  comme TRUSTe, Verisign Secured, et Mac Afee Secure. C’est très rassurant.

Et ce que l’on peut dire en terme de gestion d’épargne personnel, c’est que les possibilités d’action sont gigantesques comme, par exemple, de fixer un objectif d’épargne ou d’économies pour partir en vacances, mais également de mieux répartir et comprendre ses dépenses par poste (voiture, nourriture, loisirs…), pour mieux les rationaliser. On peut également fixer des limites d’alertes ou anticiper de manière plus compréhensible l’impact d’une dépense sur ses finances restantes.

Attention aux problèmes de synchronisation

Attention tout de même à certains écueils bancaires. En règle générale, les banques canadiennes ne sont pas vraiment pas ouvertes à la transmission de données vers des services tiers. Dans beaucoup de cas, ce n’est pas vraiment dans leurs politiques de sécurité.

Ainsi, même si de nombreux outils comme Mint se sont très souvent arrangés  avec les banques pour accorder leurs API de façon à intégrer efficacement les données bancaires par pays, parfois la synchronisation prend du temps ou ne marche tout simplement pas.

Parfois, c’est également un problème de langue. Et c’est particulièrement problématique au Québec majoritairement francophone. Ainsi, Mint ne marche pas pour certaines banques et pour certaines interfaces en Français, comme par exemple avec la RBC.

Il faut donc parfois s’armer de patience et multiplier les appels avec sa banque et le service clientèle de l’outil de gestion financier pour faire fonctionner l’ensemble. Mais, je trouve que le jeu en vaut la chandelle, car la gestion de son argent et de son épargne en ressort extrêmement simplifié à tous les niveaux.

Ecrit par : Noemie L le 29 août 2012.

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