Nano Story : Lorsqu’il ne reste que de la route derrière soi

Le décor se fait rare tout comme les liens de chair ou de sang dès que la vitesse a oublié ses passagers en cours de route. Il n’y a plus suffisamment de bagages pour emmagasiner la mémoire et trop de valises sous les yeux pour appréhender le sommeil éternel. Pendant que les paysages se succèdent pour se confronter les uns aux autres, le ciel garde le silence faute de réponse rassurante. Alors lorsque la route s’amenuise, le dernier voyage prend des allures de sortie de piste naturelle sur une chronologie accidentée. Mais entre lumière blanche, trou noir et rétroviseur, la seule sensation qui persiste est celle d’avoir toujours été mal assis.

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