Nicolas Sarkozy 2012: main basse sur les médias publics

 

En perte de vitesse dans les sondages, le président de la République française Nicolas Sarkozy place ses pions médiatiques de façon sournoise. En fin tacticien qu’il est, le roitelet élyséen sait qu’il peut compter sur les médias amis pour se repositionner. Sa volte-face en matière de son Hadopi  (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet) est aussi une stratégie bien rodée, mise en place pour caresser dans le sens du poil les internautes. Beaucoup de choses se joueront sur Internet lors de la campagne présidentielle de 2012. L’épuration a donc commencé au sein de l’audiovisuel public.

Dès son arrivée au trône de France, Nicolas Sarkozy avait déjà mis sa volonté pour rendre son contrôle des médias d’Etat effectif, oubliant que ce sont nos impôts qui financent ces institutions que sont France télévision ou Radio France. Maintenant, il s’attaque à l’Agence-France-Presse qui a toujours eu, c’est vrai, deux représentants au conseil d’administration. Ils passent à 5 sur 12. La réforme de l’audiovisuel public voulue par le président de la République commence à faire grincer des dents. Les syndicats ne sont pas contents. Que peut dire un directeur de chaîne ou un journaliste sachant que c’est le chef de l’Etat qui les nomme ?

Un décret paru au ‘Journal officiel’ du 22 avril vient d’ailleurs de confirmer à leurs postes, Jean-Luc Hees (Radio France) et Rémy Pflimlin (France télévision). On sait que le premier s’était débarrassé sans vergogne des humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon à la demande expresse de l’Elysée. Stéphane Guillon a au moins remporté une victoire aux prud’hommes suite à ce licenciement abusif. Quant au deuxième patron, « tombeur » de Patrick de Carolis, il s’agit simplement d’une épuration..médiatique. A peine arrivé, il avait évincé Arlette Chabot de la direction de l’information. A la trappe, Franz-Olivier Giesbert et Guillaume Durand, dont les émissions ont été déprogrammées…faute d’audience. Hum. Frédéric Taddeï voit son émission, « Ce Soir… (Ou Jamais) » la meilleure émission sans doute de France et de Navarre, être victime d’une restriction. Elle est passée de quotidienne en hebdomadaire. Fichtre.

Sur la short list (black list) et/ou Liste noire des pestiférés de l’Elysée, on peut citer pêle-mêle Eric Zemmour qu’on veut virer pour contenter l’électorat noire et arabe, Mireille Dumas ou encore Patrick Sebastien, ce dernier étant très critique sur la sarkozie. C’est quand même consternant de savoir que cet homme, Nicolas Sarkozy, qui passe son temps à fustiger les dictatures un peu partout dans le monde, soit lui même ce qu’il reproche aux autres.

Bienvenus en sarkozie !


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