Obama. En rappel démocratique

 

Voilà qui est fait.  Ceux pour qui c’est une surprise m’étonnent.  J’écris partout depuis des mois et même des années, que l’effort et l’investissement considérables que représente la mise en place à la Présidence d’un premier représentant d’une minorité visible ne pouvait être rentabilisé qu’en prolongeant son séjour pour quatre années supplémmentaires, ce qui était naturellement prévu au départ.

On a parlé d’abondant, hier, sur les médias américains, de ce clivage des votes entre l’élement wasp bourgeois qui a voté Romney et les « autres » qui ont voté et fait élire Obama.  Un indice prémonitoire d’une évolution irréversible qui est a faire des USA tout autre chose.  Ceux qui contrôlent ce pays le savent depuis longtemps et en tiennent compte.  Après Obama ils auront donc aux USA un Président  Pancho ou Paco, puis une Présidente… ou l’inverse.

Il faut mettre en couverture l’image qui réconforte Quidam Lambda, « quelqu’un » ou « quelqu’une » qui lui ressemble. C’est à ça que ça sert, un président…  Le Président est le Grand Communicateur Interprete. Celui qui fait vouloir au peuple  ce que ses dirigenats veulent qu’il veuille.  Avec l’appui de tous les médias… et tout le fric qu’il faut, puisqu’on l’imprime (virtuellement, bien sûr), selon les besoins.

Obama est la bonne image pour que ce’on veut faire aux USA. On lui a donc donné une bonne main d’applaudisements et il garde le fauteuil.   Pour la politique  et les programmes, lui ou un autre ne change rien.  Ce qui gère les USA, ce n’est pas un homme – c’est devenu drôlement trop complexe pour une seule personne – mais un petit groupe de financiers qui décident, avec comme conseillers la fine fleur des intellectuels et comme exécutants les ressources les plus compétentes.

Et ca marche. Cahin-caha, plutôt mal que bien, mais qui pourrait faire mieux ?  Il n’y a pas de justice ? Mais y en-a-t-il jamais eu ?  Ce que les USA font au reste du monde est une ignominie ?  Naturellement, mais le citoyen américain veut il vraimnet moins que TOUT ce qu’il peut  prendre de la sueur et du sang des autres ?

Quand on parle de démocratie, c’est un discours  séduisant, mais y croire peut créer beaucoup de déception et changer exigerait un gros effort.

Pierre JC Allard

 

 

 

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