On perd le Nord ? On nous le vole !

 

Ca travaille fort à la Commission Charbonneau afin de traquer les fraudeurs, poseurs d’asphalte et couleurs de béton en collusion, ingénieurs «ingénus», politiciens véreux et maires mafieux, attachés politiques peureux et conseillers municipaux comateux.

Mais oubliez un instant les 700 000 $ de ce surprenant monsieur TPS, effacez le 3% de ce petit organisateur d’élection, négligez même les quelques millions des mafiosos municipaux. Je vous invite à quitter la ligue Ban-tam. Montons d’un cran pour accéder au junior A. ( La ligue professionnelle restant réservée au Fédéral, pour les sables bitumineux, les contrats d’avions qui ne voleront pas, les corvettes mal-en-point  et les sous-marins percés.).

“Go North, young man… !  Et, à la différence des contrats arrangés au « Sud », au Nord tout est légal.  Le Devoir informe que « On ne peut pas savoir si le plan Nord sera rentable (…) questions se posent sur le financement des infrastructures au nord du 49e parallèle (…)  et sur le système de redevances » (1).

Le «bar» des terres-mères amérindiennes, au Nord du 49e, est ouvert à tout malfrat en mal de contrats : « N’importe qui dans le monde peut, sur le Web, se procurer des « claims » miniers pour quelques dizaines de dollars. » (2).

Ce n’est pas la manne que l’on nous laissera en heritage, mais des déboursés élevés pour remettre en État ce que ces monopoles miniers auront laissé : « Le Québec compte déjà des dizaines de sites miniers abandonnés dont la restauration revient aujourd’hui à l’État. La facture pourrait dépasser 1,25 milliard de dollars. » (3).

« Charest comptait d’ailleurs aider les minières en investissant des milliards de dollars dans le développement de routes, de ports et de voies ferrées » (4).  Au « Sud », à vous et moi, chaque pied de bitume nous sera compté. Au Nord, une minière peut se faire payer le chemin d’exploitation par la population qu’elle veut exploiter. Elle peut saccager l’environnement, le polluer de ses scories et de sa chimie, puis expédier son minerai en vrac pour être transformé à l’étranger …  en bénéficiant de dégrèvements d’impôt pour avoir pris un «risque» . Le risque que la route gouvernementale n’arrive pas à temps pour le printemps des profits extravagants ?

On perd le nord… ou on nous le vole.

Robert Bibeau

(1)    (2) (3) (4)  http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/363452/le-plan-nord-risque-d-etre-peu-rentable-pour-le-quebec?utm_source=infolettre-2012-11-08&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

 

 

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