Par ici la sortie, ben Ali !

Coup de gueule signé Pascal Riché à la Une de Rue89 qui titre Tunisie : communiqué pitoyable de la France sur la Révolution : « La Tunisie est en fête, le monde entier salue la bravoure d’un peuple qui s’est soulevé contre son tyran, encouragé par l’exemple de l’un des siens, le maraicher et martyr de Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi. Qui n’a pas envie aujourd’hui d’adresser un message chaleureux à ces hommes et ces femmes ? Et pourtant, la France se borne à «prendre acte». Le gouvernement français, après avoir dédouané Ben Ali de la qualification «tout à fait exagérée» de dictateur (par la voix de son ministre de la Culture Frédéric Mitterrand), après avoir proposé une aide sécuritaire au régime (par la voix de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie), s’est fendu d’un communiqué d’une sécheresse pitoyable. On peut le lire sur le site de l’Elysée : «La France prend acte de la transition constitutionnelle annoncée par le Premier ministre Ghannouchi. La France souhaite l’apaisement et la fin des violences. Seul le dialogue peut apporter une solution démocratique et durable à la crise actuelle. La France se tient aux côtés du peuple tunisien dans cette période décisive.» Voilà pour la patrie des droits de l’homme. »

La position française fait également l’objet de reproches dans Le Monde :  »Alors que la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme chiffre à au moins 66 le nombre des morts depuis le début des troubles, la ligne de non-ingérence et d’extrême retenue du gouvernement français était de plus en plus durement critiquée ces derniers jours. » Le quotidien cite le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, Olivier Besancenot, qui « a demandé à la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, de « s’excuser ou démissionner ». Par sa position, Mme Alliot-Marie « s’est clairement rangée du côté de la répression qui a fait près de 70 morts depuis la mi-décembre », écrit, dans un communiqué, M. Besancenot, pour qui  « le gouvernement français doit cesser de soutenir le dictateur en place ». « Ben Ali doit partir et laisser le mouvement social tunisien, les organisations politiques d’opposition bâtir une nouvelle société débarrassée de toutes les tares du régime Ben Ali », conclut-il. » Besancenot a été entendu par le dictateur tunisien. Mais il peut longtemps attendre les excuses de Mam !

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