Pas de panique !

 

Selon certaines estimations, tout augmentation durable de 10 dollars des prix du pétrole génèrerait 25 milliards de dépenses supplémentaires de la part des ménages américains et se traduirait ainsi par une réduction de 0.2% du P.I.B. de ce pays. Il n’est donc pas étonnant que la flambée des prix énergétiques, qui agit comme un impôt déguisé, ait quelque peu affaibli la consommation aux Etats-Unis en ce début d’année 2011. En fait, les retombées de cet envolée des tarifs pétroliers restent très difficile à quantifier tant sur le comportement du consommateur que sur l’impact sur les produits dont les prix dépendent étroitement des énergies fossiles ou encore sur les conséquences en terme de chômage… Une certitude cependant: cette taxe supplémentaire et substantielle prélevée sur l’ensemble de la chaîne allant de l’entreprise au consommateur comprime fâcheusement les marges des sociétés et des industries qui ne peuvent répercuter l’ensemble de cette augmentation sur leurs clients.

Ce n’est certes pas (encore) cette appréciation du pétrole qui fera sombrer nos économies dans la récession mais elle contribue indiscutablement à alourdir le climat général déjà assez morose… Cette ascension des tarifs pétroliers devrait par ailleurs contribuer (en théorie bien-sûr) à mettre sous pression les bourses qui ont – historiquement – quasi systématiquement démontré une corrélation inverse par rapport aux prix de l’énergie. J’ai lu tout récemment qu’une appréciation de plus de 40% des tarifs pétroliers agissait toujours de déclencheur d’une correction boursière. Etant, aux niveaux actuels du prix du baril, tout proche de ce seuil des 40%, doit-on donc s’attendre au commencement de la fin du cycle de hausse des bourses? Nuançons quand même ce pronostic car les fluctuations des tarifs pétroliers n’ont pas encore atteint l’ampleur ni la volatilité des chocs pétroliers des années 70 ou les envolées subies lors de la première guerre du Golfe…

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