Patrick Lagacé. Des héros chez les hérauts

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace/201301/07/01-4608959-les-bandits.php

On a dit que la parole avait été donnée à l’Homme pour déguiser sa pensée, et il n’y a aucun doute raisonnable que les médias aient été donnés au pouvoir pour qu’il nous cache ses intentions.  En France, un blogueur génial avait établi, il y a quelques années, que toute la presse dépendait de 6 personnes !

Au Québec nous avons Gesca et Québécor, avec Transcontinental trop petit pour en faire un tripode, mais qui équilibre l’animal médiatique comme sa queue le kangourou.  Côté nouvelles, sous sommes parfaitement désservis. Mais…

Mais la vérité n’est PAS complètement occultée.  Il y a de fortes tètes qui nous passent des messages, malgré les périodiques montées au front en bloc pour de mauvaises causes auxquelles les obligent leurs instances.

Ces fortes têtes sont notre espoir pour une information parfaitement libre, laquelle naitra dès qu’une structure permettra qu’ils gagnent leur sel de façon indépendante des magnats de la presse.

En attendant le jour de leur émancipation, il  est bon de saluer ceux qui prennent le risque occasionnel de la malpensance dont nous avons bien besoin.  Une bonne pensée, donc, pour ceux qui roulent « tout croche » pour nous dire la vérité à leur risque et péril en évitant une fatale sortie de route.

Aujourd’hui, je lève mon chapeau à Patrick Lagacé qui a  le courage d’appeler un banquier un bandit.  Cliquez le lien en tête de cet article. Ce n’est pas rien, car à travers quelques intermédiaires, c’est un banquier son  patron, comme nous avons tous un banquier en haut de notre propre chaine alimentaire.   Dire « bandits », c’est vraiment tirer la queue du tigre.

Lagacé heureusement n’est pas le seul. Daniel Lessard, dont j’ai parlé récemment et dont un seul direct couche parfois l’adversaire.

Yves Boisvert, qui fait des sauts périlleux par dessus les cornes de taureaux comme Loto-Québec et la Régie des jeux.

Pierre Foglia, le vieux bretteur à la Cyrano qui a montré a une génération de Québécois qu’on peut se battre avec des mots.

Et ne pas oublier Lester, ni les Alain Gravel, Marie Maude Denis et toute l’équipe d’Enquêtes, sans lesquels ils n’y aurait pas eu de Commission Charbonneau…  Leur investigation n’était pas sans danger. Ce qui me rappelle d’avoir un bon souvenir aussi pour Gaetan Girouard

Pierre JC Allard

 

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