Pendant la crise, la fête bat son plein

La faillite n’empêche pas manifestement la fête, et les dépenses somptueuses. A l’approche du 14 juillet une magnifique Garden party sera offerte avec l’argent de l’état, donc le nôtre.

Celle de 2009 a coûté 732 826 euros, auxquels il faudra ajouter la « prestation » de Johnny, l’exilé fiscal, qui a couté près de deux millions d’euros. lien Il est probable que Sarkozy fera aussi bien en 2010. Avec 100 euros par invité, (ils étaient 7500 privilégiés) on est encore loin de 5050 euros offerts par l’état lors du sommet de la méditerranée.

Cette « plaisanterie » a couté 175 millions d’euros que la France a dépensés entre juillet et décembre 2008 pour assurer la présidence Sarkozy de l’Union Européenne en 2008. Jacques Chirac s’était « contenté » de 114 millions pour la même période en l’an 2000. Le dimanche 13 juillet, la réunion des dirigeants des 44 pays invités a, à elle seule, couté 16,6 millions d’euros, avec la fameuse douche pour le chef de l’état à 245 772 euros. lien

Laquelle n’aurait même pas servi. La douche froide, ce sont les français qui la prennent. Le nouvel airbus présidentiel va couter au moins 180 millions d’euros, alors que Sarkozy dispose déjà d’un Falcon de 50 millions d’euros, et qu’un second lui sera livré courant 2010. lien.

Il comporte une chambre présidentielle, avec douche, un bureau salon, une salle de réunion pour 12 personnes, un centre médical avec mini salle d’opération, et sera équipé entre autres d’un four à pizza.

Les caisses de l’état sont vides, mais il y a toujours de l’argent à jeter par les fenêtres. Les factures se suivent et se ressemblent : Avant le jet privé d’Alain Joyandet, à 116 000 euros il y a eu un autre jet privé, celui de Christian Estrosi lequel a couté en janvier 2008, 138 000 euros. lien

René Dosière, toujours sur la brèche, dénonce les voyages présidentiels qui sont passés de 14 millions en 2009, pour atteindre 22 millions à dépenser pour 2010. Il dénonce aussi les réunions de parlementaires UMP reçus régulièrement par Sarkozy et qui coutent 200 000 euros par an. lien Ce n’est pas une nouveauté : le président sortant du Sénat a dépensé 600 000 euros de frais de bouche, et 350 000 € de frais de déplacement.

Ces chiffres (et d’autres) sont dénoncés par Paul Ohlott, conseiller national. lien Il y a une espèce d’indécence de constater qu’un million d’euro est parti en fumée, pendant que des français essayent de s’en sortir avec 700 euros par mois. Le meilleur reste à venir : L’Elysée communique, puisqu’il s’agit de valoriser l’image de Sarkozy, lequel on le sait en a bien besoin, mais d’année en année, on constate une augmentation assez effarante de ce budget.

Pour 2009, le budget de communication de l’Elysée a été de 7,5 millions d’euros. La prévision 2010 est de 21,9 millions. Et puis, il y a le salaire de ceux qui conseillent le président : Patrick Buisson et Pierre Giacometti, décortiquent pour le Président les sondages et essayent d’anticiper les mouvements d’opinion. Ce petit travail vaut plus de 600 000 euros par an.

A cela vient s’ajouter le nouveau site présidentiel qui selon « le Parisien » coute 500 000 euros par an, auquel il faut ajouter 500 000 autres euros destinés au site de la fondation Carla Bruni. On sait que Sarkozy aime fréquenter les vedettes du show biz, et c’est tout naturellement qu’il a équipé l’Elysée d’un studio de télévision ce qui a couté 2,5 millions d’euros.

Une nouvelle salle de presse a été rénovée pour 500 000 euros, et le matériel de son n’a rien à envier à celui utilisé par les professionnels du spectacle : 45 caisses de matériel, 40 enceintes, des pupitres, groupes électrogènes, et le tout à l’avenant, pour un poids total pouvant aller jusqu’à 8 tonnes transportées lors des déplacements présidentiels. lien

La cerise sur le gâteau, c’est WAKA. Sachant que lors de l’élection de 2007, ce sont les personnes âgées qui ont permis la victoire, Sarkozy sait qu’il a un gros déficit avec les jeunes. lien Pour tenter de les séduire, l’Elysée a donc crée Waka, un nouveau site internet UMP destiné aux « djeun’s ». La création de ce site, datant de mi-mai 2010 vaut 2 millions d’euros.

Lorsqu’on interroge Thierry Saussez, grand manitou de la « Com » sur l’origine du mot waka, il explique qu’il s’agit d’un canoë maori. lien

Sauf que ce canoë est à plusieurs rameurs, et ressemble plus à une galère. Ce nouvel outil pourrait en effet vite tourner à la galère, car on y observe que les commentaires non favorables au gouvernement sont purement et simplement supprimés, avec comme raison «  qu’il s’agit de messages redondants ».

Cela représente le trois quart des messages qui sont ainsi censurés. On connaissait déjà le monumental flop du « clip » « tous ceux qui veulent changer le monde » destiné à séduire les « Djeun’s » mais pour ceux qui n’ont pas eu la « chance » de le découvrir intégralement, le voici sur cette vidéo, et en profiter pour découvrir que cette chanson est le plagiat d’un tube yéyé des années 70 « qu’est ce qui fait pleurer les blondes » chantée par Vartan. lien Laquelle chanson ayant été elle-même plagiée sur : « Ride the Lightning » créé par John Kongos. Mais ceci est une autre histoire.

En tout cas, on le voit, les caisses de l’état ne sont pas vides pour tout le monde. Car comme disait mon vieil ami africain :

« Plus le singe monte sur le cocotier, plus il montre son derrière ».
Olivier Cabanel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *