Police vs Justice: la sarkozie en miettes.

Ce qui devait arriver arriva !

Comme vous le savez sans doute à propos de la garde à vue, réforme adoptée en première lecture avant-hier, mardi 25 janvier à l’Assemblée nationale, les policiers sont furieux. La présence d’un avocat étant désormais de mise lors d’un interrogatoire, cette loi visant à protéger les accusés restreindrait leur pouvoir. Plus d’aveux soutirés sous la torture ou sous la menace.

Alors que certains, sous couvert d’anonymat estiment que c’est la victoire de l’avocat et ex premier flic de France Nicolas Sarkozy, là, ils vont vite en besogne ou ne savent simplement pas de quoi ils parlent. En effet, cette réforme exigeant la présence de l’avocat tout au long de cet acte d’enquête ne se conforme qu’ à des exigences européennes et à un impératif du Conseil constitutionnel… Avec foi et conviction, Nicolas Sarkozy le président français avait fait adopter, à Lisbonne, au Portugal, son mini-traité ( terminologie Nicolas Sarkozy) européen en refusant d’écouter le peuple puisqu’il n’a jamais voulu entendre les 57% de Français qui réclamaient un référendum.

Les policiers considèrent désormais les parlementaires UMP qui ont voté en majorité pour cette loi comme des « nases » et des « tartuffes ». Pour eux, ces derniers donnent une image déplorable de l’Assemblée nationale, sorte de caisse de résonance de Bruxelles. Ils estiment que les députés ne sont qu’un agrégat de potaches cyniques et hypocrites. C’est ainsi que deux syndicats de police considérés de droite ont écrit avant le vote, aux parlementaires pour les prévenir qu’ils les désigneraient auprès de leurs électeurs s’ils votaient en faveur de la réforme de la garde à vue.

Diantre ! Encore de la délation pour clôturer le tout ? Or, cette loi que vilipendent les syndicats Alliance et  Synergie a été votée à la hâte car le Conseil constitutionnel avait donné jusqu’au 1er juillet au gouvernement pour légiférer. Le report de l’arrivée de l’avocat à la douzième heure, pour une garde à vue ordinaire, est possible en cas de « raisons impérieuses » tenant aux « circonstances particulières de l’enquête », « pour permettre le bon déroulement d’investigations urgentes », ou encore pour « prévenir une atteinte imminente aux personnes ». Ceci ne veut donc pas dire que des auditions « libres » selon les syndicats de police qui se trouvent désormais affaiblis n’auront pas lieu.

La Sarkozie est de plus en plus en lambeaux. Tant mieux ! D’ailleurs, je suis rivé sur France 2, j’écoute et regarde Ségolène Royal chez Guillaume Durand qui fait une prestation haute en couleurs à l’émission Face aux Français


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