Portrait de l’électeur robot québécois

 

 

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201301/18/01-4612896-portrait-robot-des-electeurs-quebecois.php

Portrait-robot. Electeur-robot ?  N’est-ce pas ce qui ressort de cette étude-sondage qui nous montre un Québec qui vote par clans, par castes et par clivages ?  Avec la plupart des Québécois suivant leur programme et bien imperméables aux tentatives pour les changer ?   Si c’est bien ça, il y a trois (3)  conséquences qui sautent aux  yeux.

D’abord, une grande rigidité. Le clan a ses traditions, l’individu a reçu son éducation qui en véhicule les valeurs, et ré-orienter  l’individu – qui s’y identifie plus qu’a la collectivité –  est  lui demander une apostasie. Pas facile…  Ensuite, l’importance est mise sur les signes et non sur les contenus. On peut changer radicalement une politique… si on n’en modifie pas l’énoncé. Donc, garder les mots en en changeant le sens et éviter tout débat au palier des idées elles-mêmes.

Enfin, bien liée à la notion de caste au sein du clan, une identification viscérale à des « personnes ». Chef, symbole, c’est à lui qu’on accorde la loyauté plutôt qu’a l’idée qu’il défend…  et parfois à ses enfants.  Les fils de Daniel Johnson ont reçu la grâce, il en est maintenant de même pour Justin Trudeau.

Les deux Johnson en défendant des positions politiques opposées et Justin béneficiera du même préjugé favorable, quelle que soit l’orientation qu’il prenne, et encore mieux si il n’en prend aucune ou s’en définit une ambigüe dont il pourra faire évoluer  le sens.

On peut compter sur l’électeur-robot programmé. Il est prévisible.

Ça, bien sûr, si ce sondage a bien posé les bonnes questions et est bien allé au fond des choses. Car il y a le phénomène NPD-Layton qu’il faudrait alors expliquer. Comment a-t-on pu en 6 semaines faire basculer  la majorité des Québécois vers un Parti  qui n’avait jamais eu la faveur populaire, en utilisant un langage  qui n’avait aucune connotation historique réelle au Québec… et pour se rallier à un chef charismatique, mais qui demeurait un « pas tout a fait comme nous »  ?

Avant de tirer des conclusions pratiques de cette étude, il va falloir expliquer cette exception.  Quelle admirable manipulation a permis ce résultat ?  Quel est la « sous-routine » mal connue ou bien cachée dans le « programme » des Québécois.  Ceux qui veulent des chnngements ont intérêt a tenter de le découvrir rapidement, sans quoi ils pourraient avoir de grosses surprises…

Pierre JC Allard

 

 

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