Pour en finir avec Dieu… et avec l’athéisme

Entre gens intelligents – on ne parle pas de Grigori Perelman, juste de comprendre que oui n’est pas non, que 2 et 2 font  4  et qu’une cause a des effets – les divergences d’opinions ne peuvent être que des malentendus. Des malentendus qui  naissent de l’ignorance et qui croissent avec la mauvaise foi, la pire ignorance étant celle de ce simple constat et le pire stratagème de la mauvaise fois celui de garder l’autre dans ignorance. Ignorance de ce constat… comme de tout le reste.

Quand on diverge d’opinion, on discute, puis on s’affronte et, à la limite, on s’entretue.   Bien dommage.  Gardant hors d’état de nuire ceux pour qui 2 et 2 ne font pas 4 – ce qui est une autre histoire – on doit donc tenter de réduire I’ignorance et de démasquer la mauvaise fois. On devrait le faire pour tout, mais il faut bien commencer quelque part.  Commençons par le le plus grave.  Le nec plus ultra des malentendus :  Dieu.

Il faut bien accepter l’existence, d’un « cause première », sous une forme ou une autre, et l’appeler Dieu ne devrait gêner personne  Ça commence a gêner, toutefois, quand on prête a cette cause première une liberté  et des intentions, ce qui est une évidente absurdité, puisque,  la « cause première » n’ayant par définition hors d’elle même rien qui puisse la modifier, elle ne peut qu’exprimer ce qu’elle est et ne peut donc faire des choix ni avoir des préférences.

Si on lui en prêt une liberté – équivalent de dire qu’elle pourrait être autre que ce qu’elle est ! – on derive vers la notion de « providence »  et apparait un « dieu–acteur-comme les autres » dans le jeu de l’existence.  Un dieu que son rôle rendrait responsable de tout et auquel on aurait certains reproches a faire…

De ce dieu-providence vers  un dieu personnel à notre image, donc inconstant et capricieux,  il n’y a qu’un pas.  De là à penser qu’on peut se mettre bien avec ce dieu en lui offrant des cadeaux et des sacrifices et vivre ainsi plus peinard, il n’y a qu’un autre pas. Vous êtes au bord de l’abime. Un pas de plus et vous tombez en religion.  Vous vous retrouvez avec plein de mecs qui disent avoir le Big Boss a la bonne et proposent de piloter votre dossie en échange de quelques piécettes et de beaucoup de respect. Navrant.

Navrant et odieux, de sorte qu’il n’est pas surprenant, dans cette cour des miracles, que les moins jocreisse se rebiffent contre les mecs à soutanes et écuelles et les dieux a barbe, anxieux de prouver que les voies de Dieu ne sont pas insondables quand on a les reins solides. Ça fait des athées.

Mais l’athéisme peut aussi devenir un piège quand, à vouloir garder sa pureté à la cause premiere, on en vient à penser que n’ayant ni liberté ni intention elle n’a pas de sens.   Ce qui équivaut à nier  l’évidence que ce qui est « ici » et « maintenant »  y est bien – ou au moins la perception que nous en avons –  et qu’a défaut d’un dieu-providence a implorer, il y a au moins un dieu-cause première don’t il faut comprendre la nature.

Pourquoi chercher à comprendre cette cause première  – appelez la dieu, nature ou que sais-je – puisqu’elle suit sa voie selon ce qu’elle est  et n’en changera pas ?   Parce que vous comme moi qui sommes là ne sommes pas imperturbables et que, si nous existons comme effets de cette cause, il semble bien que nous soyons dans une quête de bonheur.

C’est tout ce dont nous sommes conscients et c’est toute notre réalité. Prenons en acte. Il y a du bien pour nous dans « ce qui est ». Un potentiel de satisfaction. Que l’on dise « lois de la nature » ou « volonté de Dieu » ne change pas les cartes, mais penser « science et recherche » au lieu de « dogmes et invocations » peut changer la donne  en modifiant l’attitude.

Celui qui ne croit pas que sont sort ait été voulu peut se bâtir de ses cartes  des chateaux plus beaux et plus plaisants, car il n’a plus ce sentiment d’enfant abandonné qui ne peut même pas se dire trahi sous peine de blasphème: ses rêves peuvent  échapper au leurre d’un Dieu-personne.

Il lui reste à échapper à celui de l’athéisme. Il doit AUSSI résister à la tentation de nier  qu’une cause première en mouvement tend ineluctablent  vers  un omega qui est l’expression de son être.   Un omega qui, en en étermité, ne peut être une fin dernière, mais est nécessairement une direction invariable.

Ne pas le nier, c’est garder un espoir…  C’est la boîte de Pandore, mais c’est échapper à l’absurde qui est tout ce qui transparait de la trajectoire de la partie pour entrevoir la cohérence du tout.

C’est la grâce à se souhaiter

Pierre JC Allard.

15 pensées sur “Pour en finir avec Dieu… et avec l’athéisme

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    19 juillet 2010 à 8 08 15 07157
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    Excellente plaidoirie sur, finalement, « le droit à la liberté spirituelle » de l’humain, face à l’importance existentielle de ce qu’il ne connaît pas……encore.

    Car, en réalité, « Dieu » devient « LA » solution facile à ce questionnement individuel profond, que tout individu voit apparaître dans son esprit, à un moment ou à un autre de sa vie. Les questions : « Qui suis-je? » et surtout : « Quelle est ma raison d’être? » chapeautent ce questionnement délicat.

    Celui-ci, place alors l’individu, devant l’inconnu et l’inexpliqué que rien, ni personne, n’a encore décrit avec une précision et une logique suffisante pour transformer cet inconnu en « connaissance » satisfaisante.

    Ce questionnement, étant d’une importance existentielle pour l’être humain, devient une brèche potentielle dans ses propres défenses de « la liberté de penser » individuelle.

    Et l’histoire nous prouve que cette « brèche » fut détectée très tôt par ceux qui décidèrent de prendre le contrôle de l’esprit de leurs semblables, en installant un « savoir » là où aurait dû s’établir une « connaissance ».

    L’ont-ils fait pour « aider » ou pour « prendre le contrôle » de l’humanité? L’histoire nous démontre que, finalement, les deux possibilités semblent avoir été présentes, en parallèle sans se nuire beaucoup l’une et l’autre.

    Il y a eu différentes « réactions » à cette « perte de liberté de penser », au cour de l’histoire. Plusieurs, y percevant une réponse rassurante à leur questionnement existentiel, capitulèrent leur « droit de liberté de penser », en acceptant de le circonscrire à l’intérieur de « dogmes ». Ceux-ci durent être établis au départ, puisqu’on ne pouvait fournir autre choses comme
    «explications logiques » à ce questionnement; ces « dogmes » furent présentés comme le « savoir » tiré d’une « révélation ».

    D’autres, défendirent leur « droit à la liberté de penser », de la façon décrite dans le texte plus haut. Ils se permirent de faire tous les reproches possibles à ce qui fut appelé « Dieu », qui, selon le dogme principal, était responsable de tout ce qui est et de tout ce qui se produisait, puisqu’il avait tout décrété au préalable. Ne pouvant pas fournir d’explication plus valable que les « dogmes », ils se réfugièrent dans la discrimination du propriétaire attitré du « savoir » révélé dans ces « dogmes ».

    D’autres, encore, repoussèrent simplement ce questionnement existentiel en adoptant un principe de vie qui disait : « Profitons du moment présent aussi longtemps que l’occasion sera là, parce qu’après…en fait on s’en fout et on verra bien lorsque ce moment se présentera ».

    Un dernier groupe, refusant de perdre leur droit à la liberté de penser, tout en continuant de s’en prévaloir sensément, se dirent : « Comme ces explications dogmatiques, n’expliquent absolument rien qui puisse être prouvé, je n’accepterai pas d’échanger mon « droit de penser librement » pour quelque chose qui n’a fondamentalement, aucune valeur. La réalité étant « qu’on ne sait pas », j’accepte cette réalité et j’attendrai jusqu’à ce que « l’on sache ».

    C’est « l’état spirituel » actuel, dans lequel se retrouvent, encore aujourd’hui, les individus formant nos sociétés.

    Évidemment cela représente un cheminement important de l’évolution vers le « droit à cette liberté de penser » que les hommes ont recouvré peu à peu au cours des siècles; mais le questionnement de base initial n’est toujours pas encore solutionné.

    La réaction de reprocher quoi que ce soit à ceux qui ont voulu « prendre le contrôle des esprits », ne donne absolument rien et ne s’attaque même pas au problème fondamental. Ces reproches ne sont que des déversements émotionnels en réaction à cette peur intérieure de chacun face au questionnement sur cet inconnu.

    De vouloir donner la responsabilité d’expliquer ce questionnement sur l’inconnu, à la science, ou encore, se servir des résultats scientifiques actuels pour démontrer l’exactitude ou l’inexactitude de la position, jusqu’ici gratuite des « dogmes », est de donner une responsabilité à la science qui, depuis toujours, refuse d’accepter cette responsabilité.

    La science a décidé qu’elle ne prend pas sur elle, la responsabilité de s’attaquer au questionnement existentiel de l’individu. Elle refile plutôt cette « patate chaude » à la philosophie. Qui, elle, est devenue beaucoup plus intéressée à découvrir le « fonctionnement » immatériel de la pensée que d’en découvrir la « raison d’être ».

    Finalement, il ne reste qu’une seule prise de position possible, qui soit concordante avec ce questionnement individuel profond.

    C’est d’accepter de « chercher » à résoudre le problème individuellement, au moyen des données que chacun peut dégoter dans l’histoire, la science, la philosophie et surtout son propre vécu, qui ont tous contribué à façonner son propre esprit. Les résultats de chacun peuvent, ensuite, être comparés pour en faire la synthèse.

    Peut-être pourrions-nous ainsi, assurer notre « droit à la liberté de penser », de façon définitive. Mais surtout, pourrons-nous peut-être découvrir l’explication logique qui répondrait à ce besoin de « connaissance » qui, actuellement, n’est rempli que par un « savoir » inexpliqué que l’on dit « inexplicable ».

    Amicalement
    André Lefebvre

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    20 juillet 2010 à 9 09 21 07217
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    J’espère que le nouveau forum sur la religion, qui vient d’être installé, servira à établir etv définir ce besoin de « connaissance » qui pourra remplacer le « savoir » actuel restreignant pour notre « liberté de penser ».

    En tout cas, personnellement, je m’engage à faire en sorte d’activer les réactions du plus grand nombre de participants, de toutes les opinions en jeux, dans le plus grand respect de ces opinions.

    Je pense que le sujet est tellement délicat que ce respect envers les « réactions » interactives qui sont foncièrement IMPRÉVISIBLES, se doit d’être accordé inconditionnellement par chacun d’entre nous.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    20 juillet 2010 à 13 01 38 07387
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    Bonsoir M. Allard,

    le fait est que l’appeler dieu ne devrait pas gêner, enfin n’aurait pas dû, si ….

    Si les personnes chargées de « porter » cette parole ne l’avaient détourné à leur profit, que celui-ci soit idéologique, politique ou économique.

    Combien de morts en effet en son nom , alors que « Dieu » n’a jamais demandé de tels sacrifices.

    Les officiers SS allaient à la messe pendant que finissaient de se consumer des corps innocents. Les papes faisaient brûler les hérétiques et anglais et Irlandais se sont affrontés au nom d’une vision différente de ce dieu durant des années.

    Les extrémistes islamistes commettent des attentats aussi au nom de leur dieu, et moi qui ait été un fervent enfant de choeur et de coeur,j’ai fini par perdre la foi pour la reporter dans le seul être humain car même si celui-ci est parfois aussi décevant, je me sens plus près de lui d’un point de vue génétique.

    Je vis depuis quelques années dans un pays qui a eu lui aussi son dieu, mais vivant cette fois, et lui aussi a fait mourir bien des gens par ses erreurs.

    C’est sans doute pour cela que les Chinois ne croient plus qu’en une chose: eux-mêmes, ce qui semble d’ailleurs leur donner bien plus de force que toutes les prières imaginables.

    Pour ma part, je ne crois plus qu’au hasard, celui de la naissance qui va faire d’un enfant né dans un pays riche un privilégié par rapport à un autre voyant le jour dans un pays moins privilégié.

    est-ce pour cela que l’enfant riche doit croire en une certaine supériorité de sa race ?

    Sûrement pas, mais c’est pourtant ce qui se fait depuis des siècles au nom des religions, fermant ainsi un cercle devenu plus que vicieux.

    Bonne continuation.

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    20 juillet 2010 à 14 02 52 07527
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    Intéressant votre commentaire hengxi

    J’ai également vécu dans un pays où la richesse n’était dévolue qu’à une très petites minorité. La majorité survivait avec l’équivalent de 1 demi dollard par jour.

    Je trouvais cela inacceptable, jusqu’à ce que je me rende compte que ce demi-dollard était le budget officiel de survie pour chaque famille. Et, aussi incroyable que cela me paraissait, c’était suffisant pour la majorité des familles. Lorsque des revenus supplémentaires se présentaient, ils servaient à acheter des Télés, vidéos etc…

    Enfin de compte, il semble que la richesse ne soit qu’une apparence face au coût de la survie. CHez nous, pour survivre, il faut, au moins, $600.00/semaine sinon on a des problèmes de survie, et ce montant ne nous rend pas heureux pour autant. Là-bas, avec $3.50 on n’a aucun problème réel et les gens sont heureux de vivre.

    J’ai l’impression que la notion de richesse est une fausse direction pour atteindre le bonheur individuel. Elle ne peut qu’améliorer la qualité de vie, une fois que la survie est assurée. Ce dernier point est indiscutable; mais la survie pour avoir accès à cette qualité de vie, augemente de beaucoup le prix de la survie.

    C’est un problème assez difficile à cerner. C’est toujours, probablement, une question d’équilibre entre deux choses. Finalement cela semble être « l’équilibre » quel qu’il soit qui atteigne le but visé; et non les moyens employés.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    20 juillet 2010 à 23 11 52 07527
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    Bonjour,

    « Vous dites: »J’ai également vécu dans un pays où la richesse n’était dévolue qu’à une très petites minorité. La majorité survivait avec l’équivalent de 1 demi dollard par jour. »

    Il y a peu, M. Allatds me disais que peu de monde avait une réelle vision de la Chine, en lisant cette phrase, je me rends compte qu’il a totalement raison. Il y a du travail, beaucoup de travail, la seule chose à espérer étant que les mêmes qui sont aveuglés par des clichés acceptent de retrouver la vue, ce qui n’est jamais évident …

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    21 juillet 2010 à 4 04 35 07357
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    Sauf que je ne parlais pas de la Chine.
    Je ne faisais que relever la notion de richesse.

    Excusez-moi.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    21 juillet 2010 à 23 11 05 07057
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    J’ai déjà parlé quelque part – sur Agoravox, je crois – de spiritualité.
    Il est arrivé une armée de coiffeurs pour fendre les cheveux en quatre rien qu’avec ce mot.
    On en est rendu avec la spiritualité au même niveau que la haute cuisine: on cherche tellement du « plus bon » qu’on finit par perdre l’intuition et le charme de la simplicité.
    Alors, j’observe…
    Je vois les dur croire en l’athéisme comme on croyait jadis à toute la panoplie du catholicisme en une foi aveugle.
    Croire en l’athéisme.
    Je pense que le phénomène de la science a fini par effacer toute trace de cette perception intuitive de la beauté de l’Univers, et à le voir comme une masse de « hasards » ou d’un montage.
    Les athéistes ne se perçoivent plus maintenant que comme un montage de chair. C’est pas loin de la Z-28, de la formule 1, ou de tout autre appareillage explicable dans les détails.
    Comme la religion.
    Les athéistes ont des visions de mécaniciens. Il n’en est pas mieux de certains astrophysiciens qui lorgnent les bouliers et qui collent une montre sur l’Univers.
    Les certitudes bien figées sont des cadavres.
    J’aime bien le « doute » qui permet des mises à jour et le grand plaisir de l’imagination…
    What the fuck do we know?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Que_sait-on_vraiment_de_la_r%C3%A9alit%C3%A9_!%3F
    Controversé?
    Oui.
    Mais regardez-le dans le doute, pas dans la croyance, c’est une porte fermées sur le temps et le « non-temps » …

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    22 juillet 2010 à 2 02 21 07217
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    Bonjour,

    « Les athéistes ont des visions de mécaniciens »

    Oui, tout comme les adeptes des religions, car dans les deux cas il s’agit d’expliquer une chose que certains trouvent inexplicable.

    Et si la croyance idéale était justement de pas vouloir expliquer, du moins avec une vision humaine, c’est à dire avouer : Je ne sais pas !

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    22 juillet 2010 à 13 01 54 07547
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    @Gaetan Pelletier

    « Il n’en est pas mieux de certains astrophysiciens qui lorgnent les bouliers et qui collent une montre sur l’Univers.
    Les certitudes bien figées sont des cadavres. »

    Avouons qu’une montre « figée » est une montre qui ne sert à rien, même si elle installe le doute sur l’heure qu’il est. 🙂

    « Mais regardez-le dans le doute, pas dans la croyance, c’est une porte fermées sur le temps et le « non-temps » … »

    En complet accord avec vous!

    @hengxi

    « Et si la croyance idéale était justement de pas vouloir expliquer, du moins avec une vision humaine, c’est à dire avouer : Je ne sais pas ! »

    Cela provoque évidemment un temps d’arrêt récupérateur. Par contre, Avouer : « Je ne sais pas! », entraîne une conséquence fondamentale: celle de vouloir « connaître ». Car « savoir » demande trop de convictions très proches de la « croyance ».

    « Cherchez et vous trouverez », n’est sûrement pas rattachée à la Foi, mais bien à la « recherche ». À ce moment-là, la « connaissance » devient quelque chose de très différent du « savoir ». Ne croyez-vous pas?

    André Lefebvre

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    23 juillet 2010 à 15 03 02 07027
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    J’ai pris la liberté de suivre le lien et d’aller lire votre article très intéressant.

    Pourtant j’ai relevé quelques points :

    « En bon agnostique tu te défends de franchir ce seuil, mais tout le monde ne réagira pas pareillement. »

    Ma réponse serait: J’imagine que c’est parce que tous ne sont pas agnostiques.

    « La suite, tu l’imagines, consiste à lui trouver un sens, et du coup perdre sa liberté, et après à vouloir imposer ce sens aux autres, et leur faire perdre leur liberté. »

    Je ne vois pas pourquoi ; à moins que : « trouver un sens » signifie, dans votre esprit, prouver l’existence de Dieu. Ce qui est de scléroser le sujet énormément.

    Prenons l’exemple scientifique du « Modèle Standard ». Celui-ci stipule une évolution à partir d’un instant où l’univers actuel était « concentré » dans un infime petit volume.
    On sait que la science ne peut pas reculer plus loin, dans l’évolution de cet univers, qu’à l’instant de Planck, soit 10^-43 sec après le Big bang, où n’existait qu’une dimension de 10^-35 mètre.

    Donc, selon votre position, la science n’aurait pas le droit de chercher à trouver ce qui s’est déroulé au niveau évolutif durant cette durée de 10^-43 seconde primordiale. Sous peine de faire perdre leur liberté à tous ceux qui lisent leurs comptes rendus scientifiques.

    Ne pas aller plus loin serait exactement le contraire de la libération que vous défendez, puisqu’elle obligerait alors tous le monde à faire un acte de Foi envers cette donnée que l’univers a débuté à l’instant de Planck, animée d’une énergie infinie et d’une densité extraordinaire, tout en affirmant qu’aller au-delà est limitatif pour la liberté.

    Personnellement, je suis convaincu que tout acte de Foi est de brimer, justement, cette liberté de penser, de dire et d’agir.

    Je n’ai Foi en rien, c’est pourquoi je ne suis ni « religieux » ni « Athée ». N’avoir Foi en rien est la position de l’agnostique qui reste l’esprit ouvert envers la compréhension potentielle.

    J’ai suivit vos exemples en attendant de découvrir un exemple scientifique astrophysique (puisque l’explication de l’univers en dépend directement), mais vous ne vous y êtes pas adressé.

    Quant à « l’axiome » dont vous parlez, j’imagine que c’est pour caractériser deux positions de départ qui bloque toute discussion, c’est-à-dire :
    1) la nécessité de la cause première est INCONTOURNABLE ».

    2) l’univers, considéré dans son ensemble, existe de lui-même, SANS NÉCESSAIRE D’ORIGINE.

    Il est évident que celui qui défend l’axiome no 1, est adepte du Modèle Standard, et que celui qui défend l’axiome no 2 est plutôt adepte du modèle « Théorie d’univers cyclique » (à tous le moins, sinon de l’univers statique). Qui est simplement une transposition de la « religion » de l’hindouisme. Sur les cycles de l’univers.

    Si je fais erreur, ne vous gênez pas pour me corriger s’il vous plaît.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    23 juillet 2010 à 18 06 23 07237
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    @ l’enfoiré

    Merci, je viens d’y passer…

    @ l’artiste

    crois qu’il y a une confusion. Le lien àe mène pas à un article que j’ai écrit, mais à un article qui veut réfuter un l’article que j’ai publié il y a quelques jours…

    PJCA

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    23 juillet 2010 à 18 06 56 07567
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    Bof! Ce n’est pas grave, l’argument ne tient pas, de toute façon.

    Mais j’avais bien saisi ce détail. J’ai prit la liberté de donner mon argumentation quand même. J’espère que tu m’excuseras. 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

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    23 juillet 2010 à 22 10 12 07127
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    @ L’artiste

    Evidemment rien a excuser. Je suis heureux que le débat s’élargisse et quiconque va en découdre sur Avox et laisse un lien vers CentPapiers nous rend un grand service…. Je ne me voyais simplement pas reprendre l’argumentation à partir du CONTRAIRE de mon opinion :-)!

    PJCA

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    24 juillet 2010 à 0 12 48 07487
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    Preuve additionnelle que nous sommes tous complémentaires, ainsi que ….nos opinions. 🙂

    Bonne journée

    André Lefebvre

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