Préférer Schumpeter à Keynes…

Si la crise fait partie de l’horrible héritage de George W. Bush, la reprise économique, elle, est supposée émaner de l’activisme d’Obama et -le moins que l’on puisse en dire- c’est qu’elle se présente sous une forme pour le moins fragile et timide… En fait, il semblerait bien que ce Président ait, en même temps que les milliards utilisés au titre des stimuli, épuisé quasiment tout son capital de sympathie sachant que le débat – aujourd’hui – en est toujours aux interrogations par rapport à l’opportunité de dépenser encore et toujours pour encore plus de stimuli….

Faux débat qui mènera les Etats-Unis encore plus bas dans le degré de la récession car ce pays n’a plus – comme après la Grande Dépression – besoin de mesures Keynésiennes susceptibles de le relancer. Les artifices de politique monétaire, baisses de taux quantitative et autres constructions d’autoroutes n’y redresseront pas plus une situation de l’emploi qui a désespérément besoin de mesures structurelles de fonds (eh oui! même aux Etats-Unis!). En réalité, tant le secteur financier que les infrastructures et la formation des salariés de ce pays auraient besoin d’un sérieux lifting et ce dans une conjoncture où notre monde se retrouve dans une transition critique du fait de l’évanouissement de l’économie industrielle. Et pendant ce temps, ces Messieurs s’étripent sur le bien fondé de stimuli supplémentaires au lieu de se concentrer sur l’innovation et sur l’amélioration de la productivité… Pourquoi ne pas plutôt appliquer le principe de « destruction créatrice » décrit par Schumpeter?

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