QE 3

Les marchés vacillent : il n’est pas rare d’assister ces récentes semaines à des bourses qui perdent plus de 2% en une séance pendant que les rendements du Bon du Trésor américain à 10 ans repassent en-dessous de 3%. La crise européenne se greffe et amplifie une conjoncture globale de croissance pour le moins fragile…Eh non car contrairement aux espoirs de beaucoup d’optimistes invétérés, la croissance n’est vraiment pas un acquis. Elle l’est du reste d’autant moins que nos économies croulent sous des endettements massifs et que le pouvoir d’achat des consommateurs ne saurait être rétabli comme par enchantement par des Etats ne parvenant même plus à gérer leurs propres finances. Ralentissement des productions industrielles et augmentation du chômage représentent les signaux les plus concrets d’une détérioration des économies Occidentales alors même que les « QE2 » – second round des 600 milliards de dollars injectés dans le système au titre des baisses de taux quantitatives –  et leur miracle escompté qui peine à se matérialiser sont appelés à prendre fin à la fin de ce mois. En fait – et la Réserve Fédérale n’en est bien-sûr pas seule responsable-, la reprise tant espérée n’aura pas lieu et, à cet égard, le malaise généralisé des investisseurs, des consommateurs, bref des simples citoyens n’est pas prêt de se dissiper dans ce qui risque fort d’être un été extrêmement incertain et en tout cas très volatil. En outre, pour couronner ce cocktail nauséabond, le Congrès US continuera à s’étriper ces prochaines semaines à propos de la limitation du plafond des endettements publics américains avec en ligne de mire le spectre du défaut de paiement de son Etat Fédéral ! En d’autres termes, tous les ingrédients sont désormais réunis pour … un « QE3 »

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