qu’ils sont bêtes!

Chaque année, on n’y échappe pas, des bêtisiers à foison nous sont proposés, mais curieusement, ils n’égratignent que rarement la classe politique, ou scientifique.

Il fallait donc réparer cette injustice.

Il s’appelle Alain Vicaud, et il est directeur de l’environnement à EDF.

Poste prestigieux qui demande une connaissance approfondie de l’environnement, et de sa protection.

Or, on le sait, avec ses 58 réacteurs et ses 1100 sites de déchets nucléaires, la France est dans le monde le pays le plus « nucléarisé », et la catastrophe de Tchernobyl ne semble inquiéter ni EDF, ni AREVA, ni le gouvernement. lien

On sait aussi que les accidents se multiplient dans ces centrales, souvent du fait de leur vétusté, ou de l’erreur humaine.

A St Laurent des eaux, en 1969 et en 1980, des combustibles ont fusionné dans un des réacteurs de la centrale. lien

Le 12 mai 1998, un des réacteurs de la centrale de Civaux, dans la Vienne à perdu son réfrigérant, suite à une rupture de canalisation. En 2006, suite à une étourderie, la puissance thermique autorisée à été dépassée. lien

A Blaye, en Gironde, tous les systèmes de sécurité de la centrale ayant été inondés, la centrale à du être arrêtée d’urgence, et on est passé à deux doigts de l’accident majeur. lien

La liste des accidents, souvent qualifiés d’incidents pour rassurer les populations, ne tiendrais pas dans cette page. lien

Crise financière oblige, au lieu de remplacer le parc, ou de prendre d’autres chemins énergétiques plus respectueux de la défense de l’environnement, EDF a décidé de prolonger la vie des réacteurs, en remplaçant, ou tentant de réparer, les parties abimées, fragilisées.

Ce qui a permis à Alain Vicaud de déclarer : « plus une centrale vieillit, plus elle est sure, du fait qu’on la contrôle tous les dix ans » lien

pour ce « responsable » , la camisole de force pourrait être la bienvenue.

Toujours dans le domaine de l’environnement, c’est un psychiatre, député, maire qui s’invite dans le bêtisier. Il s’appelle Nicolas Dhuic.

On sait qu’aujourd’hui l’une des solutions les plus économiquement et écologiquement intéressante pour produire de l’énergie est l’éolien.

Or Nicolas Dhuic à déclaré avec une superbe assurance :

«L’éolien n’est économiquement pas viable». lien

Il devrait voyager un peu, ou mieux se documenter.

Un parc éolien de 10 MW nécessite un investissement de 13 millions d’euros, dont 11 millions sont financés par de la dette sur 15 ans, à 5%, et 2 millions d’apport en capital.

Or le chiffre d’affaire annuel est de plus de 2 millions d’euros. lien

Proposons donc à ce psychiatre-élu de se faire offrir une calculette pour les fêtes.

Proposons lui aussi de s’interroger sur les frasques de l’EPR qui a vu non seulement son prix quasi doubler avant même d’être terminé, passant de 3 milliards d’euros à 5 milliards, provisoirement, et son délai de fin de chantier repoussé continuellement. lien

La mise en route prévue en 2009 est prévue éventuellement en 2013lien

Mais quittons le domaine de l’environnement, et allons faire un tour dans le monde cruel de la politique.

A l’instar de Georges W.Bush qui avait déclaré que « de plus en plus, nos importations viennent de l’étranger », ou même « ils m’ont largement sous-estimé », donnons la parole à Jean Pierre Raffarin qui a affirmé :

« Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints », suivi à la trace par Jacques Chirac constatant « ma femme est un homme politique ». lien

Le même affirmait « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je l’ai toujours dit »

Il faut retenir cette phrase définitive de Raymond Barre « quand le moment est venu, l’heure est arrivée » lequel jamais à l’abri d’une lapalissade était convaincu que « la meilleure façon de lutter contre le chômage, c’est de travailler ». lien

A gauche, ce n’est pas mieux :

Entre Manuel Vals qui était « partisan du non, mais face à la montée du non, décide de voter oui » et Pierre Mauroy qui affirme « la droite et la gauche, ce n’est pas la même chose », lequel est le plus cohérent ?

Pour cette belle phrase, Mauroy a obtenu le prix de l’humour politique, 1988. lien

Evoquons cette parole définitive de Laurent Fabius « il est plus facile de céder son siège à une femme dans l’autobus qu’à l’assemblée nationale ».

Au centre il serait injuste d’oublier François Bayrou, qui, venant de subir une grosse défaite électorale a déclaré serein :

« Je vous le promet, nous aurons d’autres victoires ». lien Pour cette belle phrase, il a obtenu le prix de l’humour du « press club »

Lors de cette promotion, Borloo a eu le premier prix avec cette jolie phrase :

« Sarközi, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre ».

Sur ce lien, le palmarès des prix de l’humour politique, volontaire ou pas.

De Villepin n’est pas mal non plus lorsqu’il affirme avec aplomb:

« Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare ».

Estrosi, voulant mettre en valeur son patron, Nicolas Sarközi, s’adressait en ces termes aux journalistes qui accompagnaient le chef de l’état en Guyane : « vous avez vu comme monsieur Sarközi est populaire en forêt amazonienne ? »

Question bêtisier, notre président n’est pas à l’abri, il a déclaré le 12 janvier 2010 « le passé est le passé »… ou « mourir, c’est pas facile » lien

Puisqu’on en est au Chef de l’état, c’est quand même visuellement qu’il est le plus efficace.

Il y a ces fameux bafouillages « enf vou bah oui mais c’est alo’heu heu c’est c’est huuu huuu »

Et puis il y a les phrases incompréhensibles :

« qu’un individu qui revient pour la 10ème fois dans le même tribunal pour la même délit soit condamné non pas pour ce qu’il a fait la 10ème fois mais par le fait qu’il a fait quelque chose  la 10ème fois et que çà fait dix fois… » vidéo

On cherche encore à comprendre…

Ou alors çà « tous peuvent dire non, personne  peut dire oui, c’lui qui a le plus p’tit pouvoir peut empêcher de faire une petite chose mais celui qui a le plus grand pouvoir ne peut pas permettre de faire une petite chose, le pouvoir de dire non, en fait, n’existe…euh existe et le pouvoir de dire oui, non, parce que chaque pouvoir équilibre l’autre dans un mouvement de paralysie quasi générale » lien

Comprenne qui pourra.

C’est pour çà qu’il déclare dans un discours à Provins, le 20 janvier 2009 « faut parler simple, mais parler juste, croire que on a toujours intérêt à considérer nos compatriotes comme des gens intelligents et capables de comprendre les enjeux, et on a toujours tort d’essayer de finasser et de ne pas dire les choses(…) c’est quand même agréable de voir des hauts fonctionnaires que vous comprenez quand ils parlent » vidéo

Le moins que l’on puisse dire, c’est que, pour une fois, il applique ce qu’il prétend faire.

Le meilleur est quand même dans cette vidéo qui se passe de tout commentaire.

Heureusement, la plume du chef de l’état Henri Gaino est là pour lui écrire de jolis textes.

Pourtant ce dernier n’est pas au top, lorsqu’il doit improviser, comme on peut le constater sur cette vidéo.

Bien avant eux, un dinosaure de la politique, Georges Marchais avait donné le ton dans l’art du bafouillage comme on peut le juger sur cette vidéo.

Sur cette courte vidéo, on peut apprécier d’autres ratages éblouissants.

Mais oublions vite ces cafouillages, il y a bien mieux à l’assemblée nationale, lorsque Pierre Arpaillange déclare que sur les 52 détenus qui s’étaient évadés, 53 ont été repris.

Yvette Roudy quant à elle veut circoncire dans les établissements scolaires, pendant que Jacques Toubon se met délicatement un doigt dans le nez, avant de se le mettre dans la bouche.

Dans ce document, on découvre Jean louis Borloo manifestement pas très net, Jack Lang qui utilise la « langue de Blois », Michel Rocard qui se bat contre des micros baladeurs, Arlette Laguiller qui prouve, tout comme Lionel Jospin,  qu’elle est plus à l’aise en politique qu’en chanteuse de variété, sans oublier Laurent Fabius qui déclare avec profondeur et conviction : « le sexe c’est ce qu’il y a de plus profond dans la femme », Bill Clinton dans les bras de Morphée, tout comme Raymond Barre, pendant un discours passionnant, et qui sur les conseils d’Edouard Balladur nous demande de nous arrêter.

Ce que je fais immédiatement, en donnant la parole à mon vieil ami africain :

« Celui qui avale une noix de coco fait confiance à son anus ».

L’image illustrant l’article provient de « projet-patrimoine.e-monsite.com

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