Quotient familial : la droite-qui-ment se moque (encore) du monde

« François Hollande veut-il « anéantir la politique familiale », comme le dénonce Jean-François Copé, le patron de l’UMP, « assassiner les classes moyennes », comme l’accuse Laurent Wauquiez, le ministre de l’Enseignement supérieur ? Au bal des hypocrites, les ténors de la majorité se sont bousculés la semaine dernière », écrit Thierry Philippon dans Le nouvel observateur le 19 janvier. Et le 23, c’est l’hypocrite en chef qui tente d’enfoncer le clou, inventant « une attaque absolument sans précédent contre les classes moyennes ». Menteurs ! Bouffons ! En cause, l’annonce du candidat social-démocrate de réformer le quotient familial. Or « Aujourd’hui, les 10% des ménages les plus aisés reçoivent 46% de cet avantage fiscal, soulignait en mai 2011 un rapport du Conseil des Prélèvements obligatoires, rétablit Philippon. Logique : la moitié des Français, ne payant pas d’impôt sur le revenu, ne peuvent en bénéficier, et les familles nombreuses sont surreprésentées au sein des ménages pauvres. C’est donc un des dispositifs les plus inégalitaires de notre fiscalité. Alors, reprenons les arguments : modifier le quotient familial, c’est porter un coup à la politique familiale. En réalité, ce dispositif ne représente que 11% des aides totales (…). Difficile d’affirmer que le projet socialiste constitue un « matraquage des classes moyennes », comme l’a fait la ministre du Budget, Valérie Pécresse. En revanche plus on grimpe dans l’échelle des revenus, plus la perte est lourde. Elle s’élèverait à 2 836 euros pour les 10% des ménages disposant d’un revenu moyen annuel de 80 000 euros. » Notons la participation de la Pécresse, toujours volontaire lorsqu’il s’agit de postuler à notre rubrique Ferme la gueule ! La vérité, c’est évidemment que l’UMP ne défend pas les classes moyennes mais les riches, comme le prouvent les chiffres, qui sont têtus. On les trouve par exemple dans Alternatives économiques : «  les 10% des revenus les plus élevés bénéficient de prestations et/ou d’avantages fiscaux qui peuvent atteindre 400 euros par enfant et par mois, tandis que les 90% des revenus les moins élevés ne touchent en moyenne que 175 euros ». En poussant des cris d’orfraie, nos UMPistes ne font que ce qu’ils ont toujours fait : défendre les 10% les plus riches. Qu’ils s’en aillent tous !

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