Rachida Dati tombe de la lune et porte plainte

Interrogé par le Nouvel Observateur sur l’origine des rumeurs de sa liaison avec Carla Bruni-Sarkozy, le chanteur Benjamin Biolay a répondu : « Tout le monde le sait : de l’ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati ». Réplique de l’eurodéputée et maire du VIIe arrondissement de Paris par la bouche de son avocat, sur le site du Figaro : « Rachida Dati a pris connaissance avec effarement et une totale incompréhension des propos tenus par Benjamin Biolay ».

Ça alors ! C’est vrai, quoi : où donc Biolay a-t-il bien pu aller pêcher une fable pareille ? Aurait-il lu notre aimable pochade d’avril dernier, « Amour, talonnettes, mensonges & trahisons » : Rachida-la-jalouse ou la vengeance de l’éconduite ? Plus sûrement L’Express de la même époque : « Mardi 30 mars, entre fromage et dessert. Les convives du déjeuner d’élus parisiens de la majorité ont droit à l’annonce d’une exécution : celle de Rachida Dati, maire du 7e arrondissement, absente ce jour-là. Son bourreau ? Pierre Charon, conseiller de Paris et membre de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy. Avant même la sortie du Canard enchaîné, le lendemain, révélant que l’ancienne garde des Sceaux s’est vue retirer sa protection policière et sa voiture, il expose à la cantonade les bases de ce qui est depuis devenu « l’affaire Dati ». « Il nous a expliqué que l’Elysée avait les preuves qu’elle était impliquée dans cette rumeur sur le couple présidentiel mais sans être plus précis », raconte l’un des participants. » Mais Dati ne doit pas lire L’Express.

Ni Le Monde : « Depuis plusieurs semaines, le chef de l’Etat est convaincu, sur la foi d’indices probants, que Mme Dati n’est pas étrangère aux rumeurs sur la vie privée du couple présidentiel. » Ni le Journal du dimanche : « Selon nos informations, une enquête des services de renseignements français, remise au chef de l’Etat durant le week-end précédant le premier tour des régionales, ciblerait notamment Rachida Dati. » Non plus que le livre Carla et les ambitieux, des journalistes Michaël Darmon et Yves Derai : « Déterminées, Sophie Douzal [ex belle soeur du chef de l’Etat, Nda] et Rachida Dati s’emploient jour après jour à tenter de déstabiliser les deux couples recomposés après le divorce présidentiel de la fin 2007.

D’un côté, il faut accréditer la thèse selon laquelle l’ex-mannequin – dont le pedigree amoureux a fait le tour du monde – multiplie les aventures pour se venger des prétendues sorties de route de son mari. De l’autre, elles insinuent et font circuler par des proches que « Cécilia s’ennuie » à Dubai comme à New York, que « Richard n’est jamais là », et que l’ex-première dame se languit de la politique, sa deuxième passion après ses enfants. Elles en savent assez sur les quatre protagonistes pour être capables d’agrémenter leurs récits d’anecdotes et de détails crédibilisant ce storytelling. »

Vraiment, les prétendus « effarement » et « totale incompréhension » de la Dati sont risibles : n’a-t-elle pas elle-même déclaré, toujours en avril 2010, au micro de RTL : « Les rumeurs, la calomnie, les ragots, sont inadmissibles et scandaleux. Je suis mise en cause de façon indirecte et c’est scandaleux. Il y a une enquête, on est dans un Etat de droit. La justice est là pour protéger la vie privée et l’honneur. Aujourd’hui, il faut que ça cesse. (…) Je fais la différence entre l’entourage du président de la République [qui l’attaque, ndlr] et le président lui-même. Le président ne peut pas cautionner ce que dit Pierre Charon. » C’est bien qu’elle était alors au courant qu’on l’accusait d’être pour quelque chose dans ce bruit qui circulait d’une idylle entre Biolay et Bruni ! « Mme Dati s’interroge sur l’origine d’une telle rumeur aussi fantaisiste qu’invraisemblable », hasarde aujourd’hui son avocat, qui conclut : « En conséquence, elle a décidé de porter plainte contre M. Biolay pour diffamation ». D’où notre propre conclusion: Rachida tombe de la lune et porte plainte !

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